Article unique · alinéa Alinéa 2
Dispositif
À l’alinéa 2, substituer aux mots :
« répondant à un savoir-faire traditionnel et dont la majorité des plats proposés à la clientèle dispose de la mention « fait maison » dont les critères sont fixés aux articles D. 122‑1 et suivants »
les mots :
« qui proposent des plats bénéficiant de la mention « fait maison » au sens de l’article L. 122‑19 ».
Exposé sommaire
En rétablissant le droit pour les restaurateurs d’installer des préenseignes hors agglomération, la proposition de loi relative aux préenseignes vise bien à soutenir la restauration rurale traditionnelle.
C’est dans l’optique de ce soutien précis qu’avait été déposé un amendement lors de l’examen en commission, qui mentionnait le « savoir-faire traditionnel », sous-amendé ensuite par souci de précision, en restreignant la dérogation aux restaurants dont la majorité des plats étaient « faits maison » par sous-amendement. Il est cependant apparu que la notion de « restaurants répondant à un savoir-faire traditionnel » ne correspondait à aucune définition juridique précise, et poserait en conséquence des difficultés au stade de l’application de la loi. Cet amendement supprime donc la mention de « savoir-faire traditionnel ».
Le texte adopté en commission prévoit également que seuls sont concernés par le régime dérogatoire des préenseignes les restaurants proposant une majorité de plats comportant la mention « fait maison ». Cette mention, qui doit être indiquée par les restaurateurs dans les conditions prévues à l’article L. 122‑19 du code de la consommation, permet de s’assurer que la proposition de loi bénéficiera bien à la restauration rurale de qualité. Comme le prévoit l’article L. 122‑20 du même code, un plat « fait maison » est un plat élaboré sur place à partir de produits bruts. Les conditions d’utilisation de cette mention sont précisées aux articles D. 122‑1 à D. 122‑3 du code de la consommation.
Toutefois, la référence à une « majorité des plats » comporte une dimension de contrôle qui risquerait d’être difficile à exercer en pratique. Par ailleurs, il apparaît que les restaurants proposant plusieurs plats « faits maison » (soit au moins deux) répondent aujourd’hui à l’exigence de qualité et de savoir-faire culinaire que cette proposition de loi cherche à viser. L’amendement garantit donc une dérogation équilibrée, à destination des restaurants qui pratiquent une cuisine traditionnelle et qu’il convient de valoriser.
Cosignataires
Caroline Abadie, Bérangère Abba, Lénaïck Adam, Damien Adam, Saïd Ahamada, Éric Alauzet, Ramlati Ali, Aude Amadou, Patrice Anato, François André, Pieyre-Alexandre Anglade, Jean-Philippe Ardouin, Christophe Arend, Stéphanie Atger, Laetitia Avia, Florian Bachelier, Delphine Bagarry, Didier Baichère, Frédéric Barbier, Xavier Batut, Sophie Beaudouin-Hubiere, Belkhir Belhaddad, Mounir Belhamiti, Aurore Bergé, Hervé Berville, Grégory Besson-Moreau, Barbara Bessot Ballot, Christophe Blanchet, Yves Blein, Pascal Bois