Article 14
Dispositif
Le Gouvernement remet au Parlement, chaque année avant le 1 er octobre, un rapport dressant le bilan, par juridiction, des poursuites engagées par les parquets par rapport aux plaintes déposées en matière de violences intra-familiales.
Exposé sommaire
Cet amendement du Groupe LR est une demande de rapport afin d’améliorer l’inscription, l’enregistrement et le partage entre les commissariats des plaintes et mains-courantes contre les auteurs de violences conjugales afin de les condamner plus rapidement et efficacement.
Afin que les mains courantes et les plaintes déposées dans les commissariats ne restent pas sans suite, il faut améliorer leur comptabilisation et leur enregistrement. En effet, les nombreuses auditions ont révélé l’insuffisante prise en considération par la police et la gendarmerie des mains courantes et plaintes déposées par les victimes de violences.
Dans le cadre des violences conjugales, nous devrions élaborer un fichier similaire au FIJAISV11 afin d’améliorer la prise en charge des victimes et le traitement des mains courantes ou plaintes. Le statut de la main courante doit évoluer afin qu’une véritable existence juridique lui soit donnée à travers la création d’un fichier central des mains courantes.
L’ambition est de prévenir le renouvellement des violences conjugales et de faciliter l’identification des auteurs. En effet, les auditions ont montré que bien souvent, lorsqu’une femme porte plainte ou dépose une main courante contre l’auteur de violences conjugales, une autre plainte ou main courante a été déposée dans un autre commissariat contre la même personne.
C’est la raison pour laquelle nous devons faire la lumière sur une situation problématique relayée par de nombreuses associations. Celles-ci déplorent de fréquents classements prématurés d’affaires de violences intra- familiales.
Cette situation s’avère catastrophique psychologiquement et juridiquement pour les personnes qui ont osé franchir le pas en déposant une plainte contre leur conjoint violent. Les témoignages de ces victimes qui se sentent trahies et abandonnées par les pouvoirs publics sont insupportables. Aucune victime ne doit être ignorée lorsqu’elle appelle à l’aide.
Ce rapport doit permettre d’amplifier l’important travail de formation et de sensibilisation des acteurs du monde judiciaire sur la question de la prise en compte des violences intra-familiales.
Tel est l’objet de cet amendement.
Cosignataires
Damien Abad, Emmanuelle Anthoine, Julien Aubert, Nathalie Bassire, Thibault Bazin, Valérie Bazin-Malgras, Valérie Beauvais, Émilie Bonnivard, Jean-Yves Bony, Ian Boucard, Jean-Claude Bouchet, Marine Brenier, Xavier Breton, Bernard Brochand, Fabrice Brun, Gilles Carrez, Jacques Cattin, Gérard Cherpion, Dino Cinieri, Éric Ciotti, Pierre Cordier, Josiane Corneloup, François Cornut-Gentille, Marie-Christine Dalloz, Olivier Dassault, Bernard Deflesselles, Rémi Delatte, Vincent Descoeur, Fabien Di Filippo, Éric Diard,