Toutefois, nous sommes confrontés au problème du pouvoir d’achat. Il faut agir maintenant, mais pas avec des taxes dont le produit ira dans les caisses des supermarchés. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)
Dès lors, pourquoi attendre et ne pas agir dès la petite enfance ?
Une « taxe incitative » : quelle énormité ! Mais passons.Madame la ministre, vous avez évoqué des dispositifs de prévention et d’éducation nutritionnelle. Ils prendront cependant du temps à produire leurs effets. Chacun ici connaît les conséquences d’une mauvaise alimentation sur la santé : diabète, obésité, maladies cardiovasculaires. Chacun connaît les enjeux – mais croire qu’une taxe supplémentaire réglera le problème revient à se tromper de combat.Les habitudes alimentaires se construisent dès les premiers mois de la vie et durant toute l’enfance. J’ai vu des mères, dès les premiers jours,…
Séance du 22/10/2026· Après l’article 8 (suite) Nous devons informer les consommateurs, sans réduire la qualité d’un aliment à une simple note et, surtout, sans imposer de nouvelles contraintes et sanctions financières à nos entreprises agroalimentaires. Nous voterons contre l’amendement. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RN.)
Séance du 22/10/2026· Après l’article 8 (suite) Il ne mentionne pas la présence d’additifs – cela devrait vous intriguer –, ni le degré de transformation, ni la qualité des ingrédients utilisés. Un produit peut donc obtenir un nutri-score favorable sans être de bonne qualité. Donc, vive le planet-score, qui est beaucoup plus performant ! (M. Christophe Bentz applaudit.)
Séance du 22/10/2026· Après l’article 8 (suite) Le nutri-score présente une limite importante : il résume un aliment à une lettre et à une couleur, sans renseigner précisément sur sa composition.
Séance du 21/10/2026· Après l’article 5 (suite) …et d’aggraver les inégalités territoriales en matière d’accès aux soins.En somme, contrôlons les abus, mais ne fermons pas la porte aux investissements dont nos territoires ont besoin !
Séance du 21/10/2026· Après l’article 5 (suite) En effet, dans de nombreux territoires ruraux, obtenir un rendez-vous avec un médecin, consulter un spécialiste, accéder à certains examens comme une IRM s’apparente à un parcours du combattant. Dans nos territoires éloignés des grandes villes, nous avons donc besoin d’investissements pour maintenir les cabinets médicaux, moderniser les équipements et développer l’offre de soins. Or une taxation à 100 % comme celle que prévoit l’amendement risque de décourager les investissements…
Séance du 21/10/2026· Après l’article 5 (suite) Je préconise une approche moins radicale. Nous devons certes lutter contre les dérives de la financiarisation de la santé, mais gardons-nous de pénaliser les patients.
Séance du 21/10/2026· Après l’article 4 (suite) D’un côté des viticulteurs qui se battent pour survivre, de l’autre un État qui leur complique la tâche. Dans mon département, les Pyrénées-Orientales, les intéressés manquent de bras et de trésorerie ; l’État prétend défendre la viticulture, mais refuse de faciliter le recrutement de vendangeurs. Je suis désolée, mais l’amendement no 2006, qui permettrait de mieux rémunérer les saisonniers sans augmenter le coût de l’embauche, est un amendement de bon sens. Nos viticulteurs ont, je le répète, besoin de bras, pas de bâtons dans les roues ! (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe RN.)
L’idée est bonne car nous cherchons évidemment des solutions pour nos entreprises sinistrées. Toutefois, les cotisations sociales financent les retraites, les hôpitaux et la protection sociale. On ne peut pas d’un côté dénoncer les déficits de la sécurité sociale et de l’autre multiplier les dispositifs qui diminuent ses recettes. (Exclamations sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.) Les entreprises ont besoin d’une aide ciblée, réelle et rapide. L’amendement ne précise pas la durée pendant laquelle l’exonération de cotisations sociales s’appliquerait. Le dispositif, qui devrait être ponctuel,…
Nous ne pouvons pas continuer à présenter aux Français un tableau qui ne reflète pas sincèrement les comptes de la sécurité sociale. Comment peut-on, dans l’article liminaire, afficher un solde excédentaire alors même que les régimes obligatoires de base sont déficitaires ? L’intégration des excédents de la Cades risque de donner une image trompeuse de la réalité. Les Français ont droit à la vérité sur l’état de leurs finances sociales et le Parlement doit pouvoir exercer pleinement son pouvoir de contrôle. Nous ne pouvons pas demander toujours plus d’efforts à nos concitoyens tout en entreten…
Séance du 08/10/2026· Discussion générale (suite) Splendides !
Nous refusons que les infirmiers puissent être chargés d’administrer la substance létale, car cette disposition cache une évolution majeure que beaucoup de nos concitoyens n’ont pas pleinement perçue.Depuis des décennies, les infirmiers sont, si je puis dire, le visage des soins de proximité : ils accompagnent les malades, soulagent la douleur, mettent une présence humaine là où la vulnérabilité est la plus grande. Vous leur demandez de sortir de leur rôle, d’endosser une mission radicalement différente, en vertu d’une forme de logique de banalisation progressive de l’acte létal au sein du sys…
Ah ! Alors il faudrait préciser ce qui se passe si la préparation magistrale n’a pas été utilisée ou si elle ne l’a été que partiellement. Comment le produit est-il suivi ?
L’alinéa 10 prévoit que le médecin ou l’infirmier chargé d’accompagner la personne rapporte la substance à la pharmacie d’officine. Le médecin ou l’infirmier va donc à la pharmacie avec la personne – nous sommes bien d’accord ? –, cette personne qui souffre, qui est malade…
Cet amendement touche à une question essentielle : celle de la vérité. La seconde phrase de l’alinéa 9 assimile le décès issu de l’aide à mourir à une mort naturelle ; nous ne pouvons l’accepter. Quels que soient les mots employés, les euphémismes retenus, une mort provoquée par l’administration volontaire d’une substance létale n’est pas une mort naturelle. Dire le contraire, c’est demander à la loi de nier la réalité.Depuis le début de ce débat, nous constatons une même tendance : remplacer les termes exacts par des formules plus acceptables. Ainsi ne parle-t-on plus d’euthanasie, mais d’« a…
Nous voterons en faveur de ces amendements.Après une opération chirurgicale, en cas de complications, le médecin n’est-il pas présent ? De même, ce dont il est question ici, c’est de la présence du médecin après l’administration de la substance létale. J’espère que cette remarque éclairera notre discussion.Ces amendements visent en quelque sorte à renforcer la sécurité du patient. Des questions demeurent cependant : si le patient ne décède pas, que doit faire le médecin ? La procédure recommence-t-elle ? Le médecin sauve-t-il le patient ?
Monsieur le rapporteur général, monsieur le rapporteur, je pense que mon amendement va vous plaire, car il défend la liberté de choix de la personne. Souvent, le patient ou le résident choisit un établissement conforme à ses valeurs. Il existe donc un contrat moral et juridique entre l’établissement, les soignants, les résidents et leurs familles. Aussi, aux termes de mon amendement, le patient choisira l’établissement qu’il souhaite et l’aide à mourir y sera pratiquée « sauf si le règlement intérieur dudit établissement dispose expressément que l’euthanasie et le suicide assisté n’y sont pas …
Il vise à exclure explicitement les maisons d’accompagnement de la liste des structures au sein desquelles l’aide à mourir pourrait être pratiquée. Nous devons en effet respecter la vocation de ces établissements : celle de structures intermédiaires destinées à accueillir des personnes fragilisées qui ne se trouvent pas nécessairement en phase terminale, selon les explications que nous ont données le gouvernement et les rapporteurs lors de l’examen du texte relatif aux soins palliatifs et à l’accompagnement. Elles ont été présentées comme des lieux de répit, de soutien, d’accompagnement et de …
Certains de ces amendements modifient profondément l’équilibre du texte : nous voterons contre. Dans la rédaction actuelle, comme l’a dit le rapporteur général, l’intervention d’un professionnel pour administrer la substance létale est réservée aux situations où la personne est physiquement empêchée d’agir elle-même. Lesdits amendements feraient disparaître cette garantie, si bien que l’administration par un tiers deviendrait un simple choix. Ce n’est pas une précision rédactionnelle, c’est un changement de philosophie.
Il tend à assurer la protection de la personne contre tout abus de faiblesse.
Il s’agit d’un amendement de précision.
L’article 9 est sans doute l’un des plus révélateurs de la philosophie de ce texte. Alors même qu’il organise l’administration d’une substance létale destinée à provoquer délibérément le décès d’une personne, il prévoit que celle-ci sera juridiquement « réputée décédée de mort naturelle ». Cette disposition pose une question fondamentale de vérité et de cohérence. Comment qualifier de mort naturelle un décès qui résulte de l’administration volontaire d’un produit létal préparé, délivré et administré dans le cadre d’une procédure légale ?Les mots ont un sens, le droit en a lui aussi un. En modi…
Si cet article est présenté comme une garantie pour la liberté de conscience des soignants, en réalité, la clause de conscience qu’il prévoit est largement insuffisante.D’abord, ce n’en est pas véritablement une : le professionnel qui refuse de participer à l’aide à mourir est en effet tenu de communiquer le nom des confrères disposés à mettre en œuvre la procédure. Autrement dit, on reconnaît son objection de conscience tout en lui demandant de contribuer à la réalisation de l’acte qu’il réprouve. C’est une contradiction profonde.Ensuite, elle demeure incomplète. Alors qu’ils sont directement…
Un mot sur les amendements précédents. Vous dites que les pharmaciens ne sont pas prescripteurs et n’ont donc pas besoin de clause de conscience, mais les infirmiers ne sont pas prescripteurs non plus, et pourtant ils en bénéficient.Pour en revenir à l’amendement no 131, il vise à ce que le pharmacien chargé de délivrer la préparation létale ne puisse entretenir aucun lien familial, personnel ou patrimonial avec le médecin prescripteur. Il n’y a guère de raison de refuser une telle précaution puisque, dans tous les domaines sensibles, nous cherchons à prévenir les conflits d’intérêts, réels ou…
Cet amendement vise à supprimer la possibilité pour un infirmier d’administrer directement la substance létale lorsque la personne n’est pas en mesure de le faire elle-même.Cette question dépasse largement la simple répartition des compétences entre professionnels de santé. Elle touche à la conception même que nous avons du soin. Depuis le début de nos débats, vous nous assurez que l’aide à mourir constituerait un acte exceptionnel, entouré de garanties strictes et placé sous la responsabilité du corps médical. Si tel est réellement le cas, alors pourquoi inclure progressivement dans le dispos…
Cet amendement vise à ne pas associer les pharmacies d’officine à la délivrance des substances létales. Leur mission est de préparer, délivrer et sécuriser les traitements destinés à prévenir, guérir ou soulager, non de devenir un maillon de la chaîne de l’aide à mourir.Nous souhaitons également soulever une question de cohérence : vous refusez aux pharmaciens une clause de conscience, tout en leur demandant de participer à une procédure qui suscite de profondes interrogations éthiques dans leur profession.Dans plusieurs pays ayant légalisé l’euthanasie ou l’aide à mourir, cette liberté de con…
Séance du 26/06/2026· Suspension et reprise de la séance Je complète les propos de mon collègue. Dans de telles situations, il ne faut pas précipiter la décision. Notre responsabilité est de laisser du temps : le temps de soulager, d’accompagner, de parler et de vérifier que la volonté exprimée demeure stable. Ainsi, ces quinze jours ne sont pas un obstacle. Ils représentent un délai minimal de prudence, de discernement et d’humanité. Vous affirmez que la demande doit être libre, éclairée et réitérée ; vous ne pouvez donc pas refuser un délai qui permette de s’en assurer pleinement.
Peut-on organiser une procédure de fin de vie sans prévoir l’information des proches qui accompagnent la personne concernée ? Le texte prévoit bien la communication de certaines informations au patient, mais il ne garantit nullement que la personne de confiance ou les membres de la famille peuvent être associés à cette démarche lorsqu’ils le souhaitent. Ce sont pourtant eux qui, souvent, partagent les derniers moments de la personne malade, la soutiennent et l’accompagnent dans l’épreuve ; ce sont eux, aussi, qui devront vivre avec les conséquences de cette décision.Nous ne pouvons ignorer la …