Dans l’élaboration d’un texte, il y a le fond et la forme. S’agissant du fond, je suis convaincue qu’un mineur peut faire preuve d’un discernement libre et éclairé et qu’il est parfaitement en mesure d’évaluer ses souffrances, mais ce n’est pas l’objet du débat. S’agissant de la forme, nous sommes tenus de rédiger de futures lois précises, mesurées, évaluées. Or, en toute humilité, nous n’avons pour l’instant pas de réponse à apporter aux mineurs.Avec l’article 5, désormais adopté, et l’article 6, qui le sera peut-être prochainement, nous créons de facto de nouveaux droits. Par conséquent, soy…
Des amendements se penchaient sur le soutien psychologique aux personnes qui seraient amenées à administrer la substance létale, mais ils ont été jugés irrecevables sur le fondement de l’article 40 de la Constitution. Comment, dès lors, pourra-t-on venir en aide à des familles sur le point de se déchirer – comme dans le cas, par exemple, où c’est un membre de la fratrie plutôt qu’un autre qui aura été désigné pour administrer le produit ?
Je le dis avec beaucoup humilité : nous allons un peu trop loin dans cette définition de l’aide à mourir. On peut envisager qu’une personne décide de s’administrer une substance létale. On peut, dans un deuxième temps, envisager qu’un membre du corps médical soit chargé de cette administration. Mais permettre au malade de désigner un tiers pour s’en charger pose à mon sens un problème.
Beaucoup a déjà été dit sur ces amendements. J’ajoute qu’ils ont été déposés par pas moins de cinq groupes politiques, preuve qu’ils ont toute leur place dans le texte.
Séance du 10/04/2024· Motion de rejet préalable Cette démarche est irresponsable, ensuite, car voter la motion de rejet préalable reviendrait à s’opposer aux avancées permises par le texte : la lutte contre l’accès des mineurs à la pornographie, dont les effets sur leur santé ne sont plus à démontrer ; la création d’un filtre anti-arnaque, alors que 18 millions de Français sont victimes, chaque année, d’arnaques en ligne ; la peine de bannissement numérique pour les cyberharceleurs ; ou encore la protection des droits des femmes en ligne, grâce à une expérimentation prévoyant le retrait des contenus qui présenteraient des actes de torture e…
Séance du 10/04/2024· Motion de rejet préalable L’Assemblée nationale est amenée à se prononcer sur le projet de loi visant à sécuriser et réguler l’espace numérique. Nous regrettons que La France insoumise propose de rejeter ce texte en bloc, avant même d’entendre les explications de vote. (Exclamations sur plusieurs bancs du groupe LFI-NUPES.) Tant sur la forme que sur le fond, une telle démarche est irrespectueuse et irresponsable. (Mme Sophia Chikirou s’exclame.)Elle est irrespectueuse du travail du Parlement, tout d’abord, car le texte qui nous est soumis est le fruit d’un très long chemin, qui a débuté formellement l’été dernier au Sé…
J’ai déjà exposé mes arguments : par principe, je suis opposée à l’extension de la peine complémentaire de bannissement numérique alors même que la loi introduisant ce dispositif n’a pas encore été promulguée.La peine complémentaire a pour objectif de lutter contre l’impunité sur les réseaux sociaux. Or ce qui est visé ici, c’est l’exercice illégal de la profession d’infirmier ou de masseur-kinésithérapeute, délits déjà sanctionnés par une peine d’emprisonnement et une interdiction d’exercice et dont le lien avec le numérique m’apparaît ténu.
Cet amendement, qui tombera si l’amendement no 55 est adopté, vise à supprimer les alinéas 5 à 9 qui concernent l’exercice illégal des professions de médecin, de chirurgien-dentiste ou de sage-femme. Pour qu’une peine complémentaire soit efficace, il faut que le juge soit en mesure d’en vérifier l’application effective. Dans le cas contraire, privée de sa substance, elle renforce le sentiment d’impunité des prévenus.
Le juge peut prononcer une interdiction d’exercer pour une durée de cinq ans, ce qui est plus efficace qu’une suspension de compte pour protéger les Français. Je vous invite donc à soutenir cet amendement.
Cet amendement vise à supprimer la peine complémentaire de bannissement pour les délits d’exercice illégal de la médecine et de pratiques commerciales trompeuses, en cohérence avec l’article 5 du projet de loi visant à sécuriser et réguler l’espace numérique (Sren). L’idée d’une peine complémentaire de bannissement numérique, qui constitue un outil innovant pour lutter contre la haine en ligne, est en effet satisfaite par ce dernier projet de loi.En commission, en séance et encore aujourd’hui dans les échanges en vue de la commission mixte paritaire qui doit se réunir pour examiner le projet d…
Séance du 14/03/2024· Suspension et reprise de la séance Je n’ai appartenu à aucun conseil municipal, départemental, régional : des élus jeunes, c’est un message d’optimisme et d’espoir, le signe que toute la nation, je le répète, a sa place dans nos rangs afin de construire, par la législation, son propre avenir. (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes Dem, RE, LFI-NUPES et SOC. – M. Charles Fournier applaudit également. – Exclamations sur plusieurs bancs du groupe HOR.)
Séance du 14/03/2024· Suspension et reprise de la séance Cette proposition de loi organique n’est pas moderne ; elle appartient au passé, c’est une députée élue à 26 ans dans le Bas-Rhin qui vous le dit. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NUPES, ainsi que sur quelques bancs du groupe SOC. – M. Charles Fournier applaudit également.)
Séance du 14/03/2024· Suspension et reprise de la séance Avec tout le respect que j’ai pour le groupe Horizons, je ne dois pas être la seule dans l’hémicycle que la tenue des débats, ce soir, met très mal à l’aise. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RE et sur de nombreux bancs du groupe LFI-NUPES.) C’est surréaliste ! Nous traitons de l’avenir de nos institutions, or les amendements sont retirés ou défendus, ne laissant aucune place à la discussion, aux explications. Qui plus est, ces histoires de seuils se révèlent incompréhensibles. Ce texte est censé viser à « renforcer l’ancrage territorial des parlementaires », à nous rapprocher de …
Je rejoins M. le ministre. L’amendement no 141 intègre les places de marché dans la définition de la fast fashion. Ce sous-amendement va plus loin, en précisant les conditions opérationnelles sous lesquelles une place de marché peut être concernée.
Séance du 05/03/2024· Discussion générale De la même manière que nous n’avons pas de planète B, nous n’avons pas un deuxième espace d’orbite basse autour de la Terre. Il nous faut donc, comme nous le faisons sur terre, réfléchir à l’impact de l’envoi de satellites et des déchets qui les accompagnent et à leur éventuel recyclage, afin de limiter la pollution dans l’espace extra-atmosphérique. Enfin, la préservation de notre capacité tant à explorer qu’à exploiter l’espace nous impose de contrôler davantage la circulation spatiale pour prévenir les éventuels dommages. Cela passe non seulement par la sécurisation du trafic spatial, mais …
Séance du 05/03/2024· Discussion générale Une astronaute américaine, Christa McAuliffe, a déclaré : « L’espace est pour tout le monde. Il n’est pas réservé à quelques personnes en sciences ou en mathématiques, ou à un groupe restreint d’astronautes. C’est notre nouvelle frontière et c’est l’affaire de tous de connaître l’espace. » Je partage naturellement ce constat. Il nous appartient, élus comme citoyens, de nous interroger, d’éveiller notre curiosité à l’espace, à son mode de fonctionnement et aux règles qui doivent le régir.En ce sens, je tiens à remercier chaleureusement notre collègue, Cécile Rilhac, qui nous soumet aujourd’hui …
Je tiens à rappeler que l’article 5 du projet de loi dit Sren, que nous avons voté il y a quelques mois, portait sur la peine complémentaire de bannissement des réseaux sociaux. Alors que nos collègues sénateurs y avaient ajouté une quinzaine d’infractions susceptibles d’entraîner cette peine complémentaire, nous avions pour notre part décidé de réduire cette liste aux infractions les plus cohérentes avec le dispositif, comme le cyberharcèlement. À l’inverse, une peine de bannissement des réseaux sociaux ne peut être prononcée si l’infraction n’a aucun rapport avec le harcèlement en ligne, com…
Séance du 31/01/2024· Baisse des forfaits MaPrimeRénov’ pour les chauffages au bois Monsieur le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, ma question, à laquelle j’associe Laurent Croizier, député du Doubs, porte sur le dispositif MaPrimeRénov’. En effet, l’Agence nationale de l’habitat (Anah) a annoncé début décembre une baisse de 30 % des forfaits pour l’installation d’équipements de chauffage fonctionnant au bois – réduction qui sera effective dans quelques semaines à peine, le 1er avril prochain.Cette décision brutale a été prise sans concertation avec une filière qui, pourtant, se structure depuis des années pour accompagner la transition én…
Avant l’examen des amendements et après avoir aussi entendu les quelques réticences qui se sont exprimées, je souhaite apporter ma contribution. Doit-on inscrire ce droit fondamental visant à protéger et à garantir l’interruption volontaire de grossesse dans notre Constitution ? Bien entendu, je soutiens cette disposition, et je salue le travail des commissaires aux lois pour trouver la rédaction la plus juste possible.Chers collègues, dans la vie d’une femme, cette liberté constante à disposer de son corps est un droit fondamental, un droit qui doit être solidement protégé et mérite de se tro…
Séance du 24/01/2024· Article unique (suite) Je voudrais rappeler que ce projet de loi constitutionnelle comporte un article unique, de deux alinéas, soit quatre lignes. Il ne s’agit donc ni de repousser le délai pour avorter, ni d’encadrer le suivi des femmes par les différentes associations et les professionnels de santé, ni de réguler plus généralement les travaux des acteurs concernés par ces questions. Nous sommes simplement en train de réfléchir à la façon de garantir constitutionnellement ce droit.Je suis assez effarée, en tant que jeune parlementaire, d’entendre les prises de parole de la droite, que je trouve très désagréables, …
Séance du 28/11/2023· Discussion générale Je commencerai mon propos en rappelant que le groupe Démocrate soutiendra toujours le secours aux personnes en danger et qu’il est donc pour lui inenvisageable de détourner le regard du sujet qui nous réunit aujourd’hui. Il s’agit là d’un principe fondamental sur lequel on ne peut transiger, et nous devons agir de manière responsable pour assurer des conditions de secours dignes.Je reviens à présent sur quelques généralités relatives à l’élaboration de cette proposition de résolution européenne. Lorsqu’elle nous a été présentée en commission, en avril dernier, votre exposé des motifs, monsieur…
Séance du 28/11/2023· Motion de rejet préalable Alors que nous sommes réunis pour examiner une proposition de résolution visant à faire respecter le droit international dans le secours des migrants en mer Méditerranée, le groupe La France insoumise a déposé une motion de rejet préalable. Je regrette que, sur chaque texte, quels que soient l’objet du débat, le travail fourni ou le degré de compromis auquel nous sommes parvenus, ce groupe marque son opposition à toute discussion.Car, entendons-nous bien, adopter la motion de rejet préalable, c’est opposer un « non » ferme, total, au contenu de cette proposition de résolution européenne, et ce…
Séance du 06/11/2023· Agriculture, alimentation, forêt et affaires rurales Comme beaucoup de députés issus des circonscriptions rurales, je suis régulièrement sollicitée par des agriculteurs qui demandent tous à avoir de la visibilité sur l’accompagnement qui leur est proposé, afin de faire face aux nombreux défis qui les attendent.Je voudrais revenir sur le sujet des pesticides. Le présent projet de loi de finances relève le budget du ministère de l’agriculture d’un milliard d’euros pour 2024 pour financer et accélérer la transition écologique. Une partie de ce financement doit, bien entendu, servir à la recherche de solutions alternatives à l’utilisation des pestic…
Séance du 11/10/2023· Après l’article 6· rapporteure Merci, chère collègue, de montrer que la volonté d’avancer en la matière est commune. Toutefois votre amendement étant satisfait, je vous demande de le retirer, faute de quoi j’émettrai un avis défavorable.Nous parvenons au terme de l’examen des titres I et II pour lesquels j’ai eu l’honneur d’être rapporteure. Je saisis l’occasion qui m’est offerte pour vous remercier pour la qualité des débats. (Applaudissements sur les bancs des groupes RE, Dem et HOR ainsi que sur les bancs des commissions.) Je remercie en particulier le président de la commission spéciale, le rapporteur général et son équ…
Séance du 11/10/2023· Après l’article 6· rapporteure Votre amendement part d’une bonne intention. Nous en avons discuté en des termes presque similaires en commission mais, et je le regrette, je vais donner un avis défavorable. On dépasse ici de beaucoup, en effet, le champ des plateformes : on touche à tous les sites commerçants en ligne et c’est donc une obligation très large qui pèsera non seulement sur les grands sites mais aussi sur de très nombreux petits sites. Votre proposition me paraît par conséquent disproportionnée.D’autre part, votre amendement ne me semble pas conforme au droit européen.
Séance du 11/10/2023· Après l’article 6· rapporteure Merci de défendre cet amendement de Bruno Studer, très impliqué sur cette question. Vous souhaitez permettre un environnement de travail sain, éthique, dans un secteur en évolution très rapide. La question de la santé mentale des modérateurs est bien trop peu prise en compte. Avis évidemment favorable.
Séance du 11/10/2023· Article 6· rapporteure …dans un format ouvert, soixante-douze heures après l’envoi de la notification ou de l’injonction, dans une liste unique régulièrement mise à jour. J’espère donc, honnêtement, que vous retirerez votre amendement.
Séance du 11/10/2023· Article 6· rapporteure Mon honnêteté intellectuelle m’incite à vous dire que votre amendement est presque satisfait puisqu’en commission – si vous avez suivi les débats –, nous avons adopté un brillant amendement d’Éric Bothorel qui prévoit que les adresses électroniques auxquelles est appliqué le filtre seront rendues publiques par l’autorité administrative,…
Séance du 11/10/2023· Article 6· rapporteure Cet amendement vise à renvoyer au pouvoir réglementaire la définition des conditions d’introduction du recours devant la personnalité qualifiée.
Séance du 11/10/2023· Article 6· rapporteure Défavorable.