Madame la ministre de la santé, depuis hier, une promesse se réalise : des docteurs juniors exercent partout où il manque des médecins. Ce sont de jeunes docteurs qui ont soutenu leur thèse et sont donc responsables. Ils vont exercer pendant un an dans nos territoires. Cette année supplémentaire est nécessaire pour valider leur cursus de médecine générale, la médecine générale devenant une spécialité à part entière.La loi qui le permet, en préparation depuis 2020 et adoptée en 2022, apportera une réponse dans tous nos territoires. Dans le cadre du travail parlementaire, avec la présidente de l…
Séance du 22/10/2026· Suspension et reprise de la séance Il est soutenu par les députés du groupe EPR. Si vous le votez, il apportera un peu d’argent aux agriculteurs qui en ont bien besoin compte tenu de l’été qu’ils ont passé.
Séance du 22/10/2026· Après l’article 8 (suite) Il me revenait de le dire.Par mon intermédiaire, notre groupe a participé à la construction de la proposition de loi transpartisane visant à imposer l’affichage du nutri-score. Je vous demande de franchir cette étape : l’ensemble de la population a besoin du nutri-score sur le plan pédagogique pour éviter les dégâts à long terme de la malbouffe. (M. Arnaud Simion applaudit.)
Séance du 22/10/2026· Après l’article 8 (suite) Je ne reprends pas tous les arguments qui ont été développés. Dans le sud Aveyron, pays du roquefort, les habitants sont favorables au nutri-score, à la condition que nos produits – qui ne peuvent pas évoluer – ne soient pas soumis à l’obligation d’étiquetage.
Séance du 22/10/2026· Après l’article 8 (suite) J’ai participé à l’élaboration de cet amendement dans le cadre du travail transpartisan qui a été évoqué. Le nutri-score présente une vertu essentielle : il permet d’informer les consommateurs, qui savent ainsi ce qu’ils vont manger et quelles en seront les conséquences sur leur santé. Il en a une autre : celle d’inciter les fabricants à modifier la composition de leurs produits alimentaires.Or les produits qui bénéficient d’une AOP ou d’une IGP sont soumis à des cahiers des charges si stricts que leur recette ne peut évoluer librement. C’est pourquoi je défends cet amendement, qui vise à excl…
Bien sûr !
Séance du 21/10/2026· Après l’article 5 (suite) Pour reprendre ce que disait M. le rapporteur général, le rapport sur les dépassements d’honoraires que nous avons rédigé avec Yannick Monnet a été le premier à être publié sur le sujet. Nous présentions dix mesures pour tenter de résoudre cet épineux problème.Si vous instaurez une taxe de 10 ou 20 % sur les dépassements d’honoraires, le médecin, comme la mutuelle qui rembourse le malade, intégreront effectivement la somme à leurs tarifs, sans compter, pour la mutuelle, des frais de fonctionnement. En fin de compte, cette taxe entraînera 13 % ou 26 % de dépenses en plus pour le patient. C’est …
Séance du 21/10/2026· Après l’article 5 (suite) Je crois que ce que veulent les femmes, c’est accoucher dans de bonnes conditions et bénéficier d’un système sécurisé. Pour qu’il le soit, pour que tout fonctionne, il faut disposer du personnel nécessaire – les sages-femmes, les pédiatres et les obstétriciens –, notamment pour pouvoir pratiquer une césarienne en urgence. On peut certes accepter quelques exceptions liées à des contraintes territoriales, mais pour la sécurité des parturientes, des bébés et des familles, la concentration des moyens doit rester la règle.
Séance du 21/10/2026· Après l’article 5 (suite) Je fais partie des quatre membres de la commission qui auditionne les experts en intelligence artificielle, et dans le cadre de nos travaux je ne crois pas avoir entendu ce que vous rapportez, monsieur Davi ; j’ai plutôt entendu que cela allait bouleverser le marché de l’emploi. Un expert nous a dit qu’aux États-Unis, les entreprises qui avaient anticipé négativement l’arrivée de l’intelligence artificielle, c’est-à-dire celles qui n’ont pas investi et qui n’ont pas embauché, ont disparu du marché. La vie des entreprises, c’est l’adaptation. On ne peut pas être contre l’intelligence artificiel…
Séance du 29/06/2026· Article 9 ter (appelé par priorité) Le sport, dans l’Aveyron, crée un lien fondateur. Notre territoire est un immense terrain de jeux, parsemé de clubs de foot, de rugby, d’escrime, de tir à l’arc, mais aussi d’activités de sport santé, en particulier dans ma circonscription. Il n’est pas rare que des compétitions rassemblent plus de 20 000 participants.Même des territoires tels que l’Aveyron – qui compte d’ailleurs, avec Rodez, un club professionnel – ont besoin d’un sport et de sportifs professionnels de haut niveau. Quand Zidane vient à Rodez pour parler de sa carrière, tous les jeunes Aveyronnais ont évidemment envie de s’id…
Je n’ai pas dit cela !
Pour illustrer les difficultés d’accès aux soins palliatifs, évitons de toujours nous référer aux territoires ruraux. Très souvent, dans ces territoires, on a répondu à ces difficultés il y a des années, grâce à des réseaux de médecins et de soignants capables de bien prendre en charge des patients et d’apporter des traitements aux douleurs – car les médecins savent le faire !
Séance du 26/06/2026· Suspension et reprise de la séance Lorsqu’un médecin dira à un malade qu’il ne répond pas aux critères d’accès à l’aide à mourir, remettrez-vous en cause sa parole ? Je n’en suis pas certain. Ne remettez jamais en cause la loyauté de l’information délivrée par les médecins et les soignants ! (M. Vincent Caure applaudit.)
Séance du 26/06/2026· Suspension et reprise de la séance Je crois qu’il est très dangereux d’enfoncer un coin dans la confiance dont doivent bénéficier les médecins et les autres soignants. (M. le rapporteur général applaudit.) Lorsqu’un médecin fait une annonce à un patient, il le fait de façon loyale ; les médecins sont formés à cela. Je ne vois donc pas pourquoi il faudrait systématiquement remettre en cause cette loyauté.
Par expérience, je sais que chaque fois que l’on sollicite l’avis d’un juge pour une affaire médicale, son premier réflexe est de demander l’avis d’un expert, voire d’une commission d’experts. Je vous laisse imaginer les délais que cela engendrerait.
En tant qu’ancien soignant, je suis très favorable à ce texte (Applaudissements sur les bancs du groupe SOC et sur quelques bancs des groupes LFI-NFP et EcoS) car il s’adresse à des malades qui ne supportent plus leurs douleurs, douleurs que l’on ne parvient pas à calmer. Ce texte est généreux, il s’adresse à des hommes et des femmes dont il faut s’occuper. La mission d’un médecin ou d’un soignant est de s’occuper des gens jusqu’au bout. Je ne comprends pas que des médecins, qui ont l’aura universitaire, puissent saucissonner la médecine, faire défiler les pathologies les unes après les autres…
Monsieur Sitzenstuhl, cela relève de la pratique médicale quotidienne. Dans le dialogue singulier entre un patient et son médecin, ce dernier dira : « La procédure existe, mais je fais valoir ma clause de conscience pour ne pas l’assumer. Je ne peux donc pas vous prendre en charge. Je vous oriente vers un confrère qui pourra le faire. » C’est aussi simple que cela. Cette information peut être donnée dès le début de l’entretien, pour répondre à la demande du patient. La plupart du temps, les médecins qui suivent ces patients connaissent déjà ces procédures et savent comment s’en retirer rapidem…
Séance du 24/06/2026· Suspension et reprise de la séance Il faut préciser un point : l’insuffisance rénale est certes une maladie chronique mais elle ne cause pas de douleurs intolérables et réfractaires aux traitements. Vous l’ignorez sans doute, mais une insuffisance rénale en phase terminale s’appelle un coma urémique. La meilleure, c’est que les médecins disaient autrefois qu’il s’agissait d’une très belle façon de mourir !
Séance du 24/06/2026· Suspension et reprise de la séance Exactement !
Séance du 24/06/2026· Suspension et reprise de la séance Il faut arrêter de jouer avec les mots – affection ou pathologie. Leur emploi dépend de la phrase dans laquelle on souhaite les placer. Une affection peut être de longue durée ; c’est plus joli qu’une pathologie de longue durée.Mais l’essentiel est moins l’affection ou sa cause que ses symptômes. Nous nous adressons à des gens qui souffrent de façon extrêmement pénible, pour lesquels il n’y a aucun moyen de traiter la souffrance et qui demandent que cette souffrance s’arrête parce qu’ils n’en peuvent plus. Qu’ils aient un cancer, une maladie X ou Y importe peu. On ne va pas établir le catalogu…
Conformément aux bonnes pratiques médicales, le médecin est tenu d’informer loyalement le patient. Se soustraire à cette obligation n’est ni humainement ni médicalement acceptable. Lorsque quelqu’un qui souffre atrocement et n’en peut plus demande une solution, il est normal que le médecin lui expose, sans nécessairement entrer dans les détails, les différentes possibilités qui s’ouvrent : calmer par des patchs ou par des perfusions, ou administrer des médicaments qui feront progressivement perdre conscience au patient et provoqueront son décès. C’est ce que font les médecins dans les unités d…
Les chiffres sont là. Tout n’est pas parfait, il existe encore des retards dans les diagnostics et dans l’accès aux soins, mais le problème sera réglé avant que ce texte ne soit mis en application. Arrêtez de tirer toujours vers le bas !
Entre 2024 et 2025, le nombre de nouvelles installations de médecins a progressé de 32 %, et même de 42 % dans les zones moins denses ; la couverture du territoire atteint 98 % ; seulement 4,5 % des malades en affection longue durée (ALD) n’ont pas de médecin référent, alors qu’ils étaient 50 % il y a cinq ans.
Un peu d’optimisme ! Des réformes ont été votées depuis 2020. En octobre, 3 500 docteurs juniors iront là où il manque des médecins.
Surtout, ne vous accaparez pas la moitié des soignants ou des infirmières.
…que certains exercent parce qu’ils ont envie de s’occuper jusqu’au bout des gens. Ceux qui n’en auront pas envie pourront faire jouer leur clause de conscience. Avançons sur ce texte car il faut aider ceux qui sont actuellement en train de mourir dans une chaleur torride.
Je suis un peu amer d’entendre les gens parler du métier de médecin, du métier d’infirmière. Laissez-les tranquilles ! (Mme Claudia Rouaux applaudit.) C’est un métier de vocation…
Je ne partage aucun avis avec M. Sitzenstuhl sur ce texte ! (Mme Martine Froger applaudit.)
Mais venez voir !
Il faut arrêter de dire que dans les endroits où il n’y a pas de soins palliatifs, rien n’est possible pour ces malades. Je suis dans le Sud-Aveyron, où il y a en ce moment, si je puis dire, une épidémie de cancers malheureusement très agressifs, et je connais personnellement deux personnes qui sont parfaitement bien accompagnées à leur domicile par des infirmières dévouées, par des médecins qui savent prescrire et par des kinés qui font de la mobilisation et mettent en œuvre des plans anti-escarres. Arrêtez de dire que, hors les soins palliatifs, il n’y a rien. (Applaudissements sur les bancs…