Article 2
Dispositif
L’article L. 161‑17‑2 du code de la sécurité sociale est ainsi modifié :
1° Au premier alinéa, le mot : « soixante-deux » est remplacé par le mot : « soixante-cinq » et l’année : « 1955 » est remplacée par l’année : « 1964 » ;
2° Le deuxième alinéa est ainsi rédigé :
« Cet âge est fixé par décret pour les assurés nés entre le 1 er janvier 1956 et le 31 décembre 1963 de manière croissante à raison de quatre mois par génération. » ;
3° Les 1° et 2° sont abrogés.
Exposé sommaire
Les effets de la crise ont un impact très négatif sur l’équilibre financier de notre système de retraites. Ainsi, en dépit de la réforme de 2010 – pour mémoire, le COR prévoyait avant la réforme de 2010 un besoin de financement de 40 à 50 Mds d’euros à l’horizon 2020 – de nouveaux efforts et ajustements doivent être fournis.
Les années de croissance quasi nulle que nous traversons creusent le déficit du système qui devrait atteindre près de 20 Mds d’euros en 2020, tous régimes confondus. En attendant une reprise durable et une hausse structurelle de l’emploi, nous devons faire un effort supplémentaire pour sauver notre système de retraites par répartition, ainsi que le font nos voisins européens.
Cet effort doit être à la fois lisible, efficace et juste. Le paramètre qui répond le mieux à ces deux injonctions est l’augmentation de l’âge légal de départ à la retraite.
Ce projet de loi est une triple tromperie à l’égard des Français :
- il augmente le coût du travail ;
- il appauvrit les retraités et les actifs ;
- il table à terme sur la multiplication des départs avec décote et donc sur la baisse des pensions.
Nous proposons de reporter l’âge légal de départ à 65 ans et de retourner ainsi à la situation qui préexistait à la réforme des retraites de François Mitterrand. Depuis 1981, les femmes ont gagné près de 5 ans d’espérance de vie, les hommes plus de 8 ans.
Notre défi n’est pas de baisser sans cesse l’âge de la retraite mais de garantir un niveau de vie décent aux retraités et de soulager les jeunes générations de la dette qui s’accumule sur nos comptes sociaux.
Cosignataires
Élie Aboud, Yves Albarello, Nicole Ameline, Benoist Apparu, Julien Aubert, Olivier Audibert Troin, Patrick Balkany, Jean-Pierre Barbier, François Baroin, Sylvain Berrios, Xavier Bertrand, Étienne Blanc, Marcel Bonnot, Jean-Claude Bouchet, Valérie Boyer, Xavier Breton, Philippe Briand, Bernard Brochand, Dominique Bussereau, Jacques Alain Bénisti, Gilles Carrez, Olivier Carré, Yves Censi, Jérôme Chartier, Luc Chatel, Gérard Cherpion, Guillaume Chevrollier, Jean-Louis Christ, Alain Chrétien, Dino Cinieri, Éric Ciotti