Séance du 04/06/2024· Suspension et reprise de la séance J’aimerais ajouter une précision lexicale et revenir sur le témoignage de la personne de 90 ans, rapporté par Mme Danielle Simonnet. À mes yeux, la tentative de suicide est un appel à l’aide, pour soulager les souffrances, alors que le suicide est une tentative ratée.Les différentes interventions de nos collègues ont fait état des souffrances des patients : il nous faut donc remettre le patient au centre du soin et améliorer la gestion de la douleur. Avant tout, nous devons investir largement dans les services de soins palliatifs déjà existants et dans la gestion de la douleur. Le plan d’inves…
Je lui passais le cadre de santé afin qu’il puisse obtenir le traitement adéquat pour soulager sa douleur. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RN.)
Mme la ministre affirme que les professionnels ne seront pas obligés de participer à ces actes. Je suis persuadée au contraire que certains d’entre eux, sous pression, le feront à contrecœur, pour pouvoir bénéficier d’un avancement de carrière, par exemple.J’ai travaillé en hôpital. Il ne m’est jamais venu à l’idée de conseiller d’en finir à un patient angoissé qui m’appelait la nuit car il n’avait plus de traitement.
Les soignants travaillant en soins palliatifs refuseront de pratiquer l’euthanasie car ils ont la volonté de soigner, de soulager la douleur et non de tuer. Si nous ne sommes pas suffisamment précis, nous ouvrirons la porte à des contentieux qui engorgeront les tribunaux. Ce sera Soleil vert !
En notre qualité de législateur, nous devons travailler de la manière la plus précise possible pour le plus grand nombre de Français afin que nul ne puisse dire : « Quand c’est flou, il y a un loup. »
Séance du 28/05/2024· Article 1er (suite) Il vise à garantir un accès équitable et universel aux soins palliatifs, quel que soit le lieu de résidence de nos concitoyens, en métropole ou en outre-mer. Les normes et les niveaux de soins devraient être identiques à Paris comme à La Réunion, dans la Creuse comme chez moi dans le Lot-et-Garonne. Les patients devraient bénéficier d’un même soutien et d’un même accès aux services de santé. À l’heure où la désertification médicale dans les campagnes et les territoires d’outre-mer est de plus en plus préoccupante, représentant un véritable défi pour les années à venir, il me semble primordial …
Séance du 10/04/2024· Marché européen de l’électricité …en reprenant enfin le contrôle de l’énergie que nous produisons nous-mêmes à bas coût ! (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)
Séance du 10/04/2024· Marché européen de l’électricité Vous allez non seulement maintenir les hausses de prix, mais imposer le rattrapage des coûts sur les factures, alors que vous aviez promis l’inverse. Cet accord désavantage les entreprises et les contribuables français au profit de l’Allemagne et des spéculateurs. Il est impératif de mettre fin à cette absurdité et à cette injustice. Quand allez-vous baisser la facture d’électricité de 40 %, comme le propose le Rassemblement national (Exclamations sur les bancs du groupe RE),…
Séance du 10/04/2024· Marché européen de l’électricité Le coût de l’énergie demeure l’une des préoccupations majeures de nos concitoyens. Grâce à l’alliance de la production nucléaire et de la production hydraulique, les Français pourraient, et devraient, bénéficier de l’une des électricités les moins chères d’Europe. La réforme du marché européen de l’électricité, qui sera votée ce soir au Parlement européen et dont votre gouvernement s’est félicité, est une arnaque. Pourquoi ? Parce qu’elle ne prévoit aucune remise en question des règles de libéralisation du marché de l’énergie, qui sont pourtant un échec depuis plus de vingt ans. Les factures d…
Séance du 02/04/2024· État de catastrophe naturelle dans le Lot-et-Garonne Les familles, qui font souvent partie de la classe moyenne, n’ont pas les moyens de prendre en charge le coût des travaux pour leur habitation. En opérant une division inconcevable entre les territoires, les communes et les habitants, vous précarisez tout le monde.
Séance du 02/04/2024· État de catastrophe naturelle dans le Lot-et-Garonne J’ai été sollicitée par de nombreux habitants de mon département, le Lot-et-Garonne, au sujet d’importantes fissures constatées sur leurs domiciles, qui sont attribuables à la canicule intense de l’été 2022. La multiplication des incidents climatiques au sein du département entraîne des dégâts substantiels pour les résidences. De plus, les compagnies d’assurances ne prennent pas systématiquement en charge le coût des réparations.Un arrêté publié au Journal officiel le 15 septembre 2023 a déclaré l’état de catastrophe naturelle dans plusieurs municipalités du Lot-et-Garonne. Cependant, il n’a é…
Séance du 30/01/2024· Déclaration du Gouvernement et débat Il n’a rien fait ! On veut des actes !
Séance du 23/01/2024· Situation des pêcheurs C’est faux !
Séance du 20/12/2023· Projet de loi contrôler l’immigration, améliorer l’intégration Bravo !
Séance du 28/11/2023· Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques Les agriculteurs ne veulent pas vivre d’aumônes mais de leur travail, et ils en ont assez d’être traités comme une espèce rare à protéger. La hausse des prix du carburant, comme la concurrence déloyale des produits importés, leur porteront vite le coup de grâce si votre réaction n’est pas à la hauteur de leurs attentes.
Séance du 28/11/2023· Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques La chambre d’agriculture du Lot-et-Garonne m’a fait part de son inquiétude face à la forte hausse du prix du carburant qui, conjuguée à l’augmentation significative de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) touchant le gazole non routier (GNR), contraint les exploitants à des avances de trésorerie de plus en plus importantes. Tant dans la filière conventionnelle que dans la filière biologique, la tendance à la suppression des molécules autorisées dans les traitements agricoles entraîne en effet une augmentation des passages mécaniques, accroissant la consommat…
Séance du 22/11/2023· Discussion générale La fin du monopole de la RATP, prévue pour le 31 décembre 2024, a été planifiée depuis longtemps en raison d’obligations légales négociées avec la Commission européenne. Cependant, malgré une préparation de près de quinze ans, il est évident que toutes les conditions requises pour cette transition ne sont pas encore remplies.On peut être en désaccord avec l’ouverture à la concurrence des bus de la RATP, mais la responsabilité de cette ouverture ne dépend que de la décision de la région Île-de-France. En tant que législateurs, notre responsabilité est de l’accompagner au mieux.Des inquiétudes s…
Séance du 07/11/2023· Étudiants ultramarins en métropole C’est quoi la suite ?
Séance du 07/11/2023· Difficultés des agriculteurs C’est trop facile, ça !
Séance du 24/10/2023· Situation de l’hôpital public de Remiremont Parlons-en !
Séance du 11/07/2023· Recours aux cabinets de conseil Vos cabinets de conseil, monsieur le ministre, coûtent un pognon de dingue et ce sont toujours les Français qui paient. (« Eh oui ! » sur les bancs du groupe RN.)
Séance du 11/07/2023· Recours aux cabinets de conseil Comment justifier que l’on paie à prix d’or une étude visant, par exemple, à « réfléchir à l’évolution du métier d’enseignant » ou à réorganiser la direction générale de l’enseignement scolaire ? Nos enseignants ne sont-ils pas compétents pour réfléchir à l’évolution de leur métier ? Nos fonctionnaires non plus ? Madame la Première ministre, notre haute administration est parmi les plus réputées du monde : pourquoi une telle défiance à son égard ? Comment le justifiez-vous ? (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)
Séance du 11/07/2023· Recours aux cabinets de conseil Ces chiffres n’incluent pas les prestations informatiques, parfois utiles. Je ne parle donc que de dépenses plus contestables. Une telle intrusion du secteur privé dans la gestion des affaires publiques soulève des interrogations d’abord en termes de transparence et de prévention des conflits d’intérêts, puis en termes de confiance dans notre haute administration, les missions étant souvent identiques à celles qu’assument les corps d’inspection et de contrôle de la République. Enfin, elle pose la question de la maîtrise des dépenses publiques et de l’utilisation de l’argent du contribuable par…
Séance du 11/07/2023· Recours aux cabinets de conseil Ma question s’adresse à Mme la Première ministre. Un rapport de la Cour des comptes publié hier met en évidence, une fois encore, les dérives liées au recours aux cabinets de conseil durant la gouvernance d’Emmanuel Macron. Le recours à des cabinets de conseil privés, parfois étrangers, a considérablement augmenté au cours des dix dernières années, son coût passant de 11 millions d’euros en 2014 à 103 millions en 2018, pour atteindre 200 millions en 2022.
Séance du 23/06/2023· Après l’article 14 Le Parlement est chargé de voter les lois, mais il se doit également de les évaluer. Cette proposition de loi relative à l’objectif ZAN réduira drastiquement, pour tous les acteurs compétents en matière d’urbanisme, les quotas de droits à artificialiser. Les élus locaux relaient déjà de nombreuses difficultés concrètes. À notre grand dam, ils ont été mis de côté dans les instances décisionnaires, ce qui témoigne d’un manque d’anticipation et d’accompagnement de la part de l’État, d’autant que les règles de comptabilisation de l’artificialisation sont bien trop floues pour pouvoir être appliqué…
C’est en effet l’objet de cet amendement de mon collègue Villedieu. Rappelons la énième promesse du Gouvernement : une instruction technique du ministère devait apporter plus de transparence s’agissant des projets réalisés dans des zones d’aménagement concerté. Le Gouvernement veut plus de transparence, nous aussi. Cette question ne doit pas être traitée de manière opaque, sur un coin de table dans un ministère. Le Gouvernement pense que la notion d’opération d’intérêt national est trop permissive, mais ce ne peut être le cas au regard des objectifs ZAN.
L’article 8 prévoyait d’exclure les projets d’intérêt supracommunal de l’objectif ZAN. La suppression de cet article, comme celle des précédents, démontre la volonté de nuire du Gouvernement, qui garde toutes les cartes en main pour faire pression sur les petites communes. Or les projets supracommunaux concernent essentiellement les métropoles, et pas forcément les petites communes rurales, dont le territoire sera le premier concerné par les ZAN, puisque c’est là qu’il y a le plus de nature. L’amendement vise à réintroduire cette exception dans la loi.
Le Gouvernement tente de confisquer au Parlement sa compétence pour rédiger un article dont nos collectivités ont besoin. L’amendement vise donc à rétablir l’article 6, qui garantit que la fixation des objectifs pour les années à venir tiendra compte des efforts déjà accomplis par les collectivités pour réduire l’artificialisation des sols. Nous éviterons ainsi que les bons élèves soient les plus sévèrement punis. Comment pouvez-vous nous demander de vous faire confiance et de vous laisser définir cette procédure par décret, alors que cela ferait courir aux collectivités le risque d’être soumi…
Il concerne la participation des députés et des sénateurs, dont le rôle est de voter la loi. Si les parlementaires – dont nous sommes – ont effectivement un lien avec leur circonscription, ils sont avant tout des élus de la nation. Leur présence au sein de la conférence régionale pose donc un double problème : premièrement, celui de leur légitimité à intervenir sur des questions qui concernent l’ensemble de la région – les députés et les sénateurs ne sont les représentants ni de l’État, ni de leur circonscription ; deuxièmement, ils seront désignés parmi des dizaines de parlementaires élus dan…
Il vise à supprimer la participation du directeur de l’ARS qui, selon nous, n’a rien à faire dans la conférence régionale. En effet, les projets d’aménagement des hôpitaux relèvent des chefs d’établissement concernés et sont conduits conjointement avec la région ou l’État, qui sont déjà présents au sein de la conférence.