Séance du 05/03/2024· Après l’article 1er L’ordonnance de protection est un outil efficace, mais qui pourrait être amélioré. Ainsi, s’il peut être proposé au conjoint violent une prise en charge sanitaire, sociale ou psychologique, son consentement est requis. Or il est rare que le conjoint en question admette son comportement violent, aussi aura-t-il tendance à refuser cette prise en charge. Si l’on veut que la mesure soit efficace, il faut se passer de l’accord du conjoint violent.
Toutefois, il manque encore des magistrats et ce n’est pas une injure que de le souligner. C’est un simple constat. Même si les nouveaux magistrats prendront certainement leurs fonctions, force est de constater qu’ils ne sont pas encore arrivés. Or, si nous voulons que le texte que nous nous apprêtons à adopter ce soir soit efficient, il faut qu’ils arrivent enfin dans les juridictions. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)
Cela fait des années qu’ils le font, et ils travaillent bien. Toutefois, de nombreux tribunaux judiciaires manquent de magistrats, ne vous en déplaise, monsieur le garde des sceaux. Le groupe Rassemblement national a voté la loi d’orientation et de programmation.
Revenons-en aux fondamentaux de notre droit. Il ne faut pas oublier que l’ordonnance de protection constitue une véritable intrusion du droit pénal dans le droit civil de la famille. En mélangeant ces deux branches du droit, nous prenons le risque, à terme, d’une déformation certaine du droit civil.Ensuite, permettez-moi de rassurer M. Balanant et de souligner que les juges aux affaires familiales savent parfaitement travailler dans l’urgence.
Vous-même avez admis que, pour les victimes mariées ou mères de famille, il pouvait être difficile de se reloger, par exemple, dans un délai de six mois. J’avoue que je ne comprends pas pourquoi une femme non mariée et sans enfant rencontrerait moins de difficultés !
L’article 515-12 du code civil dispose qu’après six mois, les mesures prévues par l’ordonnance de protection « peuvent être prolongées au-delà si, durant ce délai, une demande en divorce ou en séparation de corps a été déposée ou si le juge aux affaires familiales a été saisi d’une demande relative à l’exercice de l’autorité parentale », ce qui suppose dans le premier cas que le couple soit marié, dans le second qu’il ait au moins un enfant. Pour les victimes ne répondant à aucune de ces conditions, la prolongation est impossible ; c’est donc la fin du secret concernant leur adresse ou de la j…
Séance du 05/03/2024· Discussion générale Le 3 août dernier, Sylvie Sanchez a été tuée par son ex-conjoint ; il l’a poursuivie avec sa voiture et l’a volontairement percutée à plusieurs reprises, avant de l’écraser contre un portail. Sylvie Sanchez avait pourtant déposé une main courante pour menaces de mort le 18 juin 2023. Lors d’une perquisition chez son ex-conjoint, les gendarmes avaient saisi quatre armes – carabines et fusils. Une mesure d’hospitalisation en psychiatrie avait été ordonnée puis levée, l’expert psychiatre n’ayant pas relevé de dangerosité chez l’intéressé ; celui-ci avait reçu une simple convocation à une audience…
Séance du 27/02/2024· Déclarations du Président de la République sur la guerre en Ukraine À croire que vous la souhaitez, cette guerre !
Séance du 30/01/2024· Explications de vote …tout en masquant la réalité de l’insondable état de notre système de santé, comme je l’ai rappelé la semaine dernière. Bref, ce texte n’est en fin de compte qu’un artifice destiné à masquer la vacuité de votre politique de défense des droits des femmes.Farouchement attaché à la liberté de conscience, le groupe Rassemblement national laissera chacun voter en conscience. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)
Séance du 30/01/2024· Explications de vote …– nous devrions en avoir conscience en ces moments où les agriculteurs connaissent des difficultés – ne réglera pas les problèmes quotidiens des femmes, car il ne s’agit là que d’une opération de communication destinée à flatter l’ego de certains (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe RN),…
Séance du 30/01/2024· Explications de vote Pourquoi ce texte ? Et pourquoi à ce moment précis ? Vous ne m’enlèverez pas de l’esprit qu’il s’agit d’une pâle diversion, notamment destinée à masquer le véritable problème : l’effectivité de l’accès à l’IVG sur tout le territoire français. Cela devrait d’ailleurs vous inquiéter car, près de cinquante ans après l’adoption de la loi Veil, nombre de femmes, principalement dans les zones rurales, ne parviennent pas à recourir à une IVG dans le délai légal. Au reste, c’est précisément pour pallier les carences abyssales de notre système de santé que ce délai a récemment été repoussé à quatorze s…
Séance du 30/01/2024· Explications de vote …et par la politique menée par les gouvernements successifs du président Macron. De même, la liberté des femmes est menacée par l’islamisme galopant. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)
Séance du 30/01/2024· Explications de vote …puisque le Conseil constitutionnel a toujours jugé l’avortement conforme à la Constitution, nos débats sont inaudibles pour ceux qui estiment (Protestations sur plusieurs bancs de la majorité) – vous ne voulez pas l’entendre mais vous l’entendrez quand même – que nous devrions plutôt légiférer sur des droits et libertés réellement menacés, comme le droit de nos agriculteurs à vivre décemment de leur travail. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.) Ce droit-là est menacé par l’Union européenne…
Séance du 30/01/2024· Explications de vote …notamment aucun parti politique représenté au Parlement (Applaudissements sur les bancs du groupe RN), étant rappelé que 234 300 IVG ont été pratiquées en France en 2022, soit deux fois plus qu’en Allemagne.Alors que la liberté de la femme d’avorter est pleinement protégée par la loi défendue par Simone Veil, et qu’elle fait désormais partie intégrante de notre patrimoine juridique, alors que sur le plan constitutionnel, il n’y a strictement aucun risque d’atteinte à l’IVG…
Séance du 30/01/2024· Explications de vote Le débat sur l’IVG a eu lieu il y a presque cinquante ans – certains parmi vous l’ont oublié – et personne, absolument personne, dans la société française contemporaine, ne souhaite plus remettre ce droit en cause,…
Séance du 30/01/2024· Explications de vote …à l’heure où ils viennent également interpeller les parlementaires que nous sommes sur les problèmes que connaît leur profession, comment pouvons-nous consacrer autant de temps à un texte qui vise à constitutionnaliser l’IVG ?
Séance du 30/01/2024· Explications de vote …viennent à Paris crier leur désespérance immense face à une situation qui leur échappe et à certains politiques qui ne les entendent pas,…
Séance du 30/01/2024· Explications de vote …premières victimes de l’écologie punitive de l’Union Européenne qui a décidé de les sacrifier,…
Séance du 30/01/2024· Explications de vote À l’heure où les agriculteurs,…
Séance du 30/01/2024· Explications de vote …partout sur notre territoire, rend ces propos particulièrement criants de vérité.
Séance du 30/01/2024· Explications de vote Je l’évoquais déjà la semaine dernière, mais la colère immense des agriculteurs français,…
Séance du 30/01/2024· Explications de vote Nous sommes réunis dans cet hémicycle pour voter un texte très éloigné des aspirations actuelles de nos concitoyens. (Exclamations sur plusieurs bancs.)
Séance du 24/01/2024· Article unique (suite) Monsieur le ministre, monsieur le rapporteur, lorsque j’ai évoqué la clause de la conscience, vous avez brandi l’avis du Conseil d’État. Soit.De mon côté, je vous renvoie à la lecture éclairante de l’avis du Comité consultatif national d’éthique du 8 décembre 2020, qui précise que « dès lors que le droit d’un État comporte une clause de conscience spécifique, il peut être difficile de la supprimer tant que n’est pas reconnu un droit à l’avortement ». Ce qui suppose, a contrario, que, si on reconnaît un droit à l’avortement, c’en est terminé de la clause de conscience des personnels soignants –…
Séance du 24/01/2024· Article unique (suite) Je souhaite m’exprimer notamment sur l’amendement n° 113 de Mme Panot, qui vise à compléter le titre VIII de la Constitution par un article 66-2 ainsi rédigé : « Nul ne peut porter atteinte au droit à l’interruption volontaire de grossesse et à la contraception. La loi garantit à toute personne qui en fait la demande l’accès libre et effectif à ces droits. »Le débat, nous l’avons eu lors de l’examen des textes précédents, mais je rappelle que, tel qu’il est rédigé, cet article garantirait un droit inconditionnel et absolu, de sorte que n’importe qui pourrait demander un avortement pour une fem…
Séance du 24/01/2024· Article unique (suite) Je rebondis sur les propos de notre collègue Hetzel : vous voulez nous convaincre de voter favorablement, au motif que ce projet de loi ne changerait rien. Mais si ce projet ne change rien, c’est bien qu’il y a un problème. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)
Séance du 24/01/2024· Article unique (suite) …sinon, c’est figé et ce n’est plus de la jurisprudence.
Séance du 24/01/2024· Article unique (suite) La jurisprudence, c’est fait pour évoluer…
Séance du 24/01/2024· Article unique (suite) Et quand bien même, un arrêt du Conseil d’État irait dans votre sens, rien n’empêcherait ce même Conseil d’État de changer de jurisprudence, quelques heures ou quelques jours plus tard.
Séance du 24/01/2024· Article unique (suite) L’avis du Conseil d’État n’engage pas la section du contentieux qui est, quant à elle, amenée à statuer.
Séance du 24/01/2024· Article unique (suite) Vous savez ce que valent les avis de la Cour de cassation ou du Conseil d’État. Ce ne serait pas faire injure au Conseil d’État que de dire qu’un avis n’est qu’un avis ou qu’un avis n’engage que celui qui l’a rendu.