Je voudrais remercier notre collègue Geneviève Darrieussecq d’avoir défendu cet amendement, et Mme la ministre d’avoir émis un avis favorable.Cela a été dit, il s’agit pour les médecins d’abord de donner un avis sur la demande d’aide à mourir et d’accepter de prescrire la substance létale – puis seulement, éventuellement, de l’administrer. La création d’un registre de volontaires – non pas public, monsieur Pradié, mais confié, par exemple, à l’Ordre des médecins – me semble de nature à apaiser la communauté médicale, très divisée sur ce sujet. Administrer la dose létale sera un geste difficile…
Séance du 04/06/2024· Suspension et reprise de la séance Lesquelles, par exemple ?
Séance du 04/06/2024· Suspension et reprise de la séance En effet, la demande d’aide à mourir émane d’un citoyen – qui est certes un patient, mais pas un médecin. Même si l’on peut trouver des raisons d’inscrire l’aide à mourir dans le code de la santé publique, comme il ne s’agit pas d’un soin, il n’y a pas sa place – cette loi est sociétale. Nous, législateurs, devons assumer nos responsabilités et ne pas tout faire reposer sur les médecins en inscrivant ces dispositions dans le code de la santé publique.
Séance du 04/06/2024· Suspension et reprise de la séance Je rejoins ma collègue Geneviève Darrieussecq sur un point : l’aide à mourir n’est pas un soin. Par conséquent, elle n’a pas sa place dans le code de la santé publique. Je propose donc d’inscrire cette disposition dans le code civil.
Séance du 04/06/2024· Suspension et reprise de la séance Je vais dans le sens de Mmes la rapporteure et la ministre, puisque je propose de codifier. Codifier, c’est important, mais dans quel code inscrire ces dispositions ?
Elle ne concernera donc pas quelques cas seulement, mais l’ensemble de nos concitoyens. Cette loi, n’obligeant personne, engagera tout le monde.
Je remercie le rapporteur général, qui a engagé tous les députés à réfléchir à leurs derniers jours. Cette loi n’obligera personne mais, de la même manière, elle engagera l’ensemble des Français à se demander ce que seront leurs derniers jours.
L’article 5 établit que « l’aide à mourir consiste à autoriser et à accompagner une personne qui en a exprimé la demande à recourir à une substance létale ». Le droit en vigueur n’interdit pas le recours à une telle substance, si bien que son administration n’est actuellement ni interdite, ni autorisée – c’est pourquoi cet article marque une avancée, puisqu’il autorise explicitement l’administration d’une substance létale, sous certaines conditions énumérées par le code de la santé publique. J’ai déposé l’amendement no 2334 visant à inscrire cette autorisation dans le code civil plutôt que dan…
Dans la même logique, cet amendement propose une dépénalisation de l’aide à mourir plutôt qu’une autorisation de celle-ci. Dépénaliser permettrait de lever la pression sur les médecins sans pour autant que la société organise la fin de vie, laquelle relève du colloque singulier entre le médecin et son patient.
Cet amendement vise à rendre hommage à tous les médecins qui, depuis des années, en pleine conscience et prenant leurs responsabilités, vont un peu au-delà de la sédation profonde et continue. Il y a cinquante ans, Simone Veil a dépénalisé le geste que certains d’entre eux pouvaient faire par compassion pour les femmes.
Madame la ministre, je vous remercie pour votre écoute et pour avoir précisé l’objectif et le périmètre du texte du Gouvernement : il s’agit bien de quelques centaines de cas à traiter de manière exceptionnelle et compassionnelle.Comme beaucoup de mes collègues, je nourris des doutes. C’est tout l’intérêt de ces débats que de les exprimer. Ma première interrogation est la suivante : alors que nous nous apprêtons à autoriser les gens à demander une aide à mourir, pourquoi faire peser sur le corps médical la lourde responsabilité de décider de l’accorder ? Nous savons que les médecins l’assument…
Vous dites vouloir mettre le patient au cœur de l’aide à mourir : c’est le patient qui en fera la demande, et le médecin ne sera là que pour la recueillir. À mon sens, cela relève plus du code civil que du code de la santé publique !Si nous voulons vraiment placer la personne au centre de la démarche – le médecin ne faisant qu’accompagner –, il faut que ce soit dans le code civil. C’est ce qui me gêne un peu dans le texte, mais nous aurons l’occasion d’en reparler à propos d’autres amendements : pourquoi écrire que c’est le patient qui fait la demande si c’est ensuite le médecin qui prend la d…
Nous avons débuté ce soir l’examen du titre II, consacré à l’aide à mourir. Ce débat fait appel à nos consciences, et le choix auquel procédera chacun d’entre nous l’engagera personnellement.Pour que nous puissions nous forger une conviction, il importe que Mme la ministre précise l’objectif de ce titre II : quel est son périmètre ? Qui sont les patients concernés ? On voit bien que dans l’hémicycle, plusieurs visions coexistent : cette partie du texte fait l’objet d’interprétations concurrentes.En ce qui me concerne, je suis tout à fait favorable à un geste compassionnel, réservé à des cas ex…
Séance du 31/05/2024· Suspension et reprise de la séance Lorsqu’une maladie grave est annoncée à un adulte ou à un enfant, une réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) est organisée. Au cours de cette réunion, les professionnels établissent un projet thérapeutique, qui concernera donc, suivant les cas, un adulte ou un mineur. Pour le plan d’accompagnement personnalisé, ce sera la même chose.
Dans la vraie vie, tout ce dont nous parlons relève du colloque singulier entre le médecin et le patient. Or les nombreux amendements à l’article 3 tendent à administrer (« Exactement ! » sur les bancs du groupe RE) la relation entre le professionnel de santé et le patient. Pourtant, ce moment où l’on annonce un diagnostic est tout sauf administratif : c’est un dialogue, tout ce qu’il y a de plus humain, au cours duquel le médecin dose ses explications.Lorsque le médecin annonce une maladie grave à un patient, il arrive que celui-ci ne veuille pas l’entendre, qu’il mette des mois à se rendre c…
Séance du 31/05/2024· Suspension et reprise de la séance Je le retire.
Séance du 31/05/2024· Suspension et reprise de la séance On voit bien que dans notre société, le vieillissement et la mort sont de plus en plus invisibilisés. Par ailleurs, on segmente les aspects de la question en commençant par parler de résidences préservant l’autonomie, puis d’Ehpad, d’hôpitaux, et maintenant de maisons d’accompagnement. C’est donc un amendement d’appel que je vous présente, afin de savoir comment le Gouvernement compte informer la population chaque fois que sera créée une maison d’accompagnement, afin que le vieillissement, la maladie et la fin de vie soient rendus plus visibles. Je ne demande pas qu’on en revienne au catafalqu…
On y accède de la même manière !
Effectivement, comme sur FranceConnect. Il suffit peu ou prou de se connecter à FranceConnect pour accéder à Mon espace santé et le modifier. Il en va de même d’un compte en banque ou d’une carte bancaire, auxquels un code est associé.Monsieur Pilato, comment proposez-vous de distinguer les identifiants du titulaire et de la personne désignée ? Faudrait-il, pour ainsi dire, associer un deuxième code à une même carte bancaire ?Je défends mon amendement no 2110 et les amendements identiques. La loi doit disposer que Mon espace santé est conçu comme un coffre-fort personnel contenant les données …
Je voudrais demander à ceux de mes collègues qui ont ouvert un compte Mon espace santé comment ils font pour y accéder.
Très bien !
Il vise à supprimer la possibilité pour la personne de confiance, la famille ou un proche d’un patient de modifier les informations contenues dans l’espace numérique de santé du patient. Comme je l’ai dit en commission spéciale, les directives anticipées sont un peu comme un testament. Comment imaginer qu’un tiers puisse modifier votre testament ? Il s’agit d’un document personnel : une tierce personne ne doit pas pouvoir le modifier.
Séance du 29/05/2024· Explications de vote Bravo !
Séance du 28/05/2024· Article 1er (suite) Je comprends l’objectif de cet amendement, mais soyons réalistes : le financement des soins palliatifs est déjà important. Comprenez-vous les conséquences de l’obligation de garantir l’accès aux soins palliatifs, quel que soit le lieu de résidence ? Vous rendez-vous compte de la difficulté de finir sa vie à domicile, quand les soins palliatifs et d’accompagnement sont lourds ? Peu de personnes le peuvent, parce que cela nécessite du personnel et des financements. Votre amendement part d’un bon sentiment mais il est impossible de mobiliser de tels moyens humains et financiers, alors que les eff…
Séance du 28/05/2024· Article 1er (suite) Je voudrais rappeler le rôle des soignants dans les services de soins palliatifs. Nous essayons de détailler leurs missions mais, comme l’ont dit plusieurs de nos collègues, ils s’en acquittent naturellement chaque jour, pour traiter les douleurs physiques, psychologiques, ainsi que la douleur liée à l’isolement et à l’absence de la famille – je ne sais pas trop comment la nommer. Enfin, M. le rapporteur général évoquait les conquêtes dans la lutte contre les douleurs. N’oublions pas que si nous souffrons moins qu’il y a cinquante ans, c’est grâce aux progrès considérables de la science. On pa…
Séance du 15/05/2024· Simplification de la vie économique Bravo !
Il faut publier un avis de recherche !
Séance du 04/04/2024· Suspension et reprise de la séance Cet amendement vise à compléter l’amendement no 112 qui vient d’être adopté, en proposant que les ARS fournissent une information compréhensible.
Séance du 04/04/2024· Suspension et reprise de la séance Enfin !
Séance du 04/04/2024· Suspension et reprise de la séance Cette question est très importante. Lorsque la pollution aux Pfas a été révélée dans le Rhône il y a deux ans, la question de la coordination de l’information s’est posée, étant donné que celle-ci émanait aussi bien de la préfecture que la Dreal et de l’ARS. Des prélèvements ont été faits dans les eaux, dans les sols, sur les poules, dans les œufs, conduisant à la collecte de milliers de données qui n’étaient pas nécessairement compréhensibles par les citoyens, ni par les élus.Or vous ne pouvez pas imaginer la réaction d’un élu à qui on dit que des tests font état de la présence de Pfas sur so…