Séance du 06/06/2024· Suspension et reprise de la séance Il vise à revenir à la version initiale du projet de loi. Si nous retenions la notion de phase avancée, cela ouvrirait sans doute l’aide à mourir à des personnes certes atteintes d’une maladie au stade avancé mais dont le pronostic vital n’est pas nécessairement engagé. L’Académie nationale de médecine considère le qualificatif « phase avancée » comme « inadapté et dangereux ». Selon elle, le risque est que des personnes atteintes d’une maladie incurable mais avec laquelle il est possible de vivre longtemps soient éligibles à l’aide à mourir.
Merci !
Dans un souci de clarté, cet amendement rédactionnel vise à remplacer « aux conditions » par « à toutes les conditions ».
Il vise à rappeler, à l’alinéa 6, que la demande d’aide à mourir est exprimée « librement » par le malade. La personne qui formule une telle demande doit le faire sans pression d’aucune sorte. La liberté du patient et de ses choix est au cœur de ce projet de loi. Il conviendrait donc qu’elle soit évoquée dès l’article qui définit l’aide à mourir.
Mais il sera trop tard, la modification aura déjà été faite !
Voilà !
Monsieur le rapporteur, je trouve que votre amendement n’est pas suffisamment clair. Je suis favorable à l’amendement no 3079 et à ceux qui lui sont identiques, à l’amendement no 943 et, éventuellement, à l’amendement no 2124 de la collègue Rousseau, qui me paraissent plus clairs.
Je ne comprends pas comment il est possible de déterminer si un document a été modifié ou supprimé. Qui pourra dire ce qui est arrivé, ce qui se trouvait dans l’espace numérique avant le passage de la personne de confiance, du parent ou du proche, et ce qui s’y trouvait après ? Comment le contrôler ?
Eh oui, c’est ça !
Que fait-on de nos amendements identiques ?
C’est fou !
M. Isaac-Sibille a bien présenté cet amendement, qui vise à préciser les modalités de l’accès à l’espace numérique de santé du malade. Nous préconisons qu’il ne soit accessible qu’à la consultation pour la tierce personne. Le type d’action que la personne de confiance, le parent ou le proche, pourrait effectuer n’étant pas défini – cela reste assez flou –, pour éviter toute dérive, il serait préférable de limiter cet accès à la consultation.
Exactement !
Il n’a pas dit qu’il voulait mourir ! On ne sait pas !
Ce n’est pas ce qui est écrit !
Mme la ministre et plusieurs députés ont déjà parfaitement défendu des amendements identiques. Je souhaite simplement exprimer, comme M. Bazin et Mme Panosyan-Bouvet, mon inquiétude quant à la possibilité que ces dispositions soient réintroduites dans le titre II.
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Pourquoi ?
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