Séance du 30/05/2024· Discussion générale Comment construire différemment en milieu tropical – en utilisant par exemple le bambou, les galettes de chanvre, le bois de goyavier ou de cryptomeria ? Il faut aussi structurer les filières. Nos populations ne veulent pas seulement être logées, c’est-à-dire trouver un toit de façon temporaire, mais habiter, c’est-à-dire vivre bien au milieu des autres. Nous devons donc contribuer à assurer une mixité sociale dans un environnement serein. Voilà quel est l’enjeu pour nous, progressistes.Au moment où le Plom 3 est en cours de finalisation, je profite de cette tribune pour rappeler qu’il n’est p…
Séance du 30/05/2024· Discussion générale Je tiens tout d’abord à remercier ma collègue Karine Lebon et le groupe GDR pour cette proposition de résolution de commission d’enquête sur le logement outre-mer. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes SOC et Écolo-NUPES.)La situation actuelle est terrible pour les populations ultramarines. Nous subissons la double peine parce que non seulement il n’y a plus de logements disponibles – j’y reviendrai – mais lorsqu’on en trouve un, le risque est qu’il soit insalubre, délabré voire indécent. Les familles de nos territoires subissent les conséquences de la crise, qui est réelle : je rap…
Séance du 16/05/2024· Suspension et reprise de la séance L’alinéa 12 de l’amendement présente deux risques. D’une part, l’expression « production durable de biomasse » laisse penser qu’il s’agit d’une solution magique pour répondre à nos objectifs de décarbonation. Or les différents usages de la biomasse n’ont pas encore été complètement définis. De nombreux secteurs économiques, notamment ceux de la mobilité, de l’énergie et de la construction, comptent sur la biomasse. Mais cette production se ferait au détriment des terres nourricières qu’il faut impérativement préserver au nom de la souveraineté alimentaire et agricole. Je le répète : la rédacti…
Il vise, à l’alinéa 2, à substituer aux mots « le 1er septembre » les mots « à la rentrée scolaire ». Vous le savez peut-être, La Réunion et Mayotte sont situées dans l’hémisphère sud et leur climat est tropical. Dans ces académies, la rentrée a lieu au mois d’août.
Cet amendement vise à tenir compte du calendrier scolaire des régions ultramarines. Il s’agit, concrètement, de substituer aux mots « le 1er septembre » les mots « à la rentrée scolaire ».
Séance du 03/04/2024· Réforme de l’octroi de mer Ayons le courage de faire la lumière sur les pratiques de ces opérateurs économiques qui s’enrichissent depuis trop longtemps sur le dos des habitants des territoires d’outre-mer.
Séance du 03/04/2024· Réforme de l’octroi de mer Dans les territoires ultra-marins, la vie chère dure depuis trop longtemps ; elle est vécue comme une injustice insupportable par leurs habitants. J’en prendrai un seul exemple : se nourrir coûte 37 % de plus à La Réunion que dans l’Hexagone, alors que 36 % de la population de ce département vit sous le seuil de pauvreté. Je pourrais également commenter le prix de l’énergie et de certains services.Aujourd’hui, on nous dit que l’octroi de mer serait l’une des causes de la vie chère. Nous ne le contestons pas, mais nous affirmons qu’il est trop facile d’en faire la cause principale de la situati…
Séance du 29/02/2024· Article 1er (suite) Toutes les études ont montré que ces produits ne protègent pas, mais détruisent le vivant. Toutes les études ont prouvé qu’ils ne sont bons ni pour la santé publique, ni pour l’environnement, ni pour la biodiversité – exceptionnelle, comme les écosystèmes – de nos territoires. Nous ne voulons plus de ces produits : nous voulons être des territoires exemplaires. (Applaudissements sur les bancs du groupe SOC, ainsi sur quelques bancs du groupe Écolo-NUPES.)
Séance du 29/02/2024· Article 1er (suite) Je profite de ce débat pour rappeler qu’outre le drame du chlordécone, nous avons connu, dans les territoires ultramarins, le glyphosate, le fipronil et le malathion.
Cet amendement, rédigé selon les préconisations de la note « Un cadre juridique et déontologique pour un recours vertueux de l’État aux cabinets de conseil » de l’Observatoire de l’éthique publique, en date du 6 avril 2022, étend le délit d’octroi d’avantage injustifié, dit délit de favoritisme, au recours abusif à l’externalisation. Il vise à créer un délit de favoritisme dans les cas spécifiques de recours abusif à l’externalisation, défini par le nouvel article, c’est-à-dire dans les cas où le recours à l’externalisation est pratiqué de manière injustifiée, la personne publique favorisant l…
Séance du 23/01/2024· Après l’article 13 Je profite de cet amendement pour apporter des éléments concernant les copropriétés dégradées outre-mer, en me fondant sur le dernier rapport de la Fondation Abbé Pierre. Il ressort de cet état des lieux effectué en 2023 que dans les territoires ultramarins, le sujet est encore peu investi. Les acteurs qui interviennent dans ces copropriétés font état de situations diverses, mais non moins réelles : bâti ancien, malfaçons qui entraînent de mauvaises conditions de vie, problèmes d’isolation et d’humidité, jusqu’au risque d’état de péril. Cette vulnérabilité est désormais accrue par le changemen…
Il tend à prévoir une seconde vague de tests statistiques afin d’évaluer l’évolution des discriminations au sein d’entreprises ou d’administrations dans lesquelles des pratiques discriminatoires ont été constatées. Dans le cas où elles auraient encore lieu, une amende majorée pourrait être prononcée.
Séance du 06/12/2023· Enjeux du changement climatique outre-mer Ajoutons à cela la perte de la biodiversité – nos territoires représentent 80 % de la biodiversité française. À La Réunion, malgré les efforts déjà consentis, 40 % des espèces végétales sont en voie de disparition. De surcroît, dans les outre-mer, la forte littoralisation de l’habitat et des activités économiques constitue un facteur aggravant de risque.Le changement climatique a aussi une influence sur la santé des populations ultramarines – je pense en particulier aux pathologies provoquées par les vagues de chaleur et le rayonnement solaire. Et elles sont d’autant plus vulnérables que les i…
Séance du 06/12/2023· Enjeux du changement climatique outre-mer Au moment où se déroule la COP28, je voudrais appeler votre attention, monsieur le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, sur les enjeux du changement climatique outre-mer. En mars 2023, le Giec – Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat – rappelait que nos territoires, plus particulièrement nos îles, s’ils sont comme toutes les régions du monde déjà affectés par le changement climatique, le seront de façon plus marquée à l’avenir : inondations lors des cyclones tropicaux et fortes pluies, élévation du niveau de la mer, sécheresses avec le…
Séance du 05/12/2023· Discussion générale Je tiens d’abord à remercier nos collègues Maud Petit et Johnny Hajjar pour la qualité de leur travail. Dans nos territoires ultramarins comme dans l’Hexagone, le cinéma est un divertissement apprécié par tous les publics, particulièrement par les plus jeunes. Il l’est d’autant plus chez nous que l’offre culturelle demeure modeste par rapport à celle de l’Hexagone. Il n’est pas seulement un divertissement, mais est aussi un plus culturel, voire un enrichissement.Toutefois le cinéma en outre-mer doit aujourd’hui faire face à des investissements élevés, à des charges d’exploitation qui augmenten…
Séance du 06/11/2023· Suspension et reprise de la séance Par ailleurs, le parcours résidentiel n’est que théorique : les populations en grande précarité passent pratiquement toute leur vie dans un logement social, et la rotation est très faible. Voilà une raison de plus pour voter cet amendement. Je le répète, le logement est une véritable bombe à retardement. (M. Johnny Hajjar applaudit.)
Séance du 06/11/2023· Suspension et reprise de la séance Le problème du logement est une bombe à retardement en outre-mer. Je l’illustrerai par un chiffre : en trois ans, la production de logements aidés à La Réunion est passée de plus de 3 000 à 1 200 à peine, alors que l’île compte 42 000 demandeurs de logements. D’où l’intérêt de voter cet amendement. Il ne saurait être balayé d’un revers de main, au motif que les crédits ne sont pas consommés – M. Gaillard et Mme K/Bidi l’ont souligné. Cette sous-consommation tient essentiellement à deux facteurs : l’aménagement du foncier et l’augmentation du coût des matériaux. Cela explique que certains appel…
Séance du 06/11/2023· Suspension et reprise de la séance Nous avons en effet adopté cette mesure, mais les crédits n’ont pas été octroyés. En outre, le prix de l’énergie est devenu à La Réunion le premier facteur d’inflation, car il se répercute sur les coûts de production. C’est pourquoi je demande, à titre exceptionnel, ces 10 millions d’euros qui, je le répète, correspondent à une promesse faite l’an dernier lors de l’examen des crédits de cette mission, et non tenue. Inscrivons-les dans le projet de budget pour 2024 !
Au-delà de l’analyse des moyens engagés et de ce vous appelez, monsieur le ministre délégué, une « progression significative » du budget consacré aux outre-mer, l’examen des crédits de la mission Outre-mer est l’occasion de rappeler que les défis auxquels nous faisons face dépassent de loin ceux auxquels sont confrontés les populations et nos collègues de l’Hexagone.Chez nous, en 2023, l’accès à l’eau, à un logement digne, à l’emploi, le coût de la vie, celui des déplacements en avion, l’accès aux soins et la qualité de ceux-ci ou les conséquences du réchauffement climatique sont sources d’inj…
Séance du 09/10/2023· Article unique (suite) En complément, je rappelle que le prix des produits alimentaires à La Réunion dépasse de 37 % celui de l’Hexagone. J’ajoute que 37 % de la population réunionnaise vivent sous le seuil de pauvreté, soit 320 000 habitants.Le sous-amendement vise à préciser que l’accord visé dans l’amendement concerne la modération du prix global d’une liste limitative de produits de consommation courante. Chacun aura compris, en effet, qu’il est indispensable que cet accord aboutisse au début de l’année 2024 pour permettre aux territoires ultramarins de bénéficier de la baisse des prix de certains produits coura…
Séance du 09/10/2023· Article unique (suite) L’amendement no 77 tend à préciser que les dispositions du II de l’article s’appliquent si l’Observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires (OFPM) ou la DGCCRF constatent, au sein d’une filière, une déformation du partage de la valeur.L’amendement no 76 est défendu.
Il s’agit de porter à deux ans la durée de la suspension prévue en cas de récidive. Nous rappelons que cela resterait un maximum et n’empêcherait pas le juge de prononcer une peine moins longue.
Séance du 03/10/2023· Article 11 (suite) Je ne reviendrai pas sur ce qui a été évoqué par mes collègues ultramarins depuis plusieurs heures, voire plusieurs jours, depuis que nous avons entamé l’examen du projet de loi pour le plein emploi. Comme cela a déjà été dit, ce texte fait totalement l’impasse sur les réalités sociales et économiques de nos territoires. La concertation n’existe pas, sans parler du fait qu’elle aurait dû être menée avant.Il s’agit d’un amendement de repli, qui vise à prolonger de six à douze mois le temps de la concertation avant la prise d’ordonnances par le Gouvernement. Cette concertation doit être menée av…
Il vise à supprimer la liste des emplois exigeant des conditions d’aptitude particulières, dite Ecap. Celle-ci a été définie en 1987 lors de la mise en œuvre initiale de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés (OETH) pour accorder une exemption, probablement de manière transitoire, à certaines branches professionnelles. Elle n’a jamais été révisée, en dépit de plusieurs tentatives. Des travaux, menés en 2019, ont abouti à un texte réglementaire qui n’est jamais paru.Alors que l’accès à un emploi librement choisi est un droit fondamental, l’existence d’une telle liste vient en complèt…
Il vise à sanctuariser le fonctionnement en plateforme de l’emploi accompagné. À l’article 8, l’État réaffirme sa volonté de piloter le dispositif tout en l’ouvrant à des acteurs extérieurs au secteur médico-social. Cette ouverture fait craindre une désorganisation alors que le dispositif monte en charge – l’objectif est de 30 000 personnes accompagnées d’ici la fin du quinquennat, contre 7 666 personnes fin 2022.
Dans la continuité des précédents, le présent amendement du groupe Socialistes et apparentés vise à garantir que le consentement de l’allocataire du RSA, au moment de la signature de son contrat d’engagement, sera libre, éclairé et exprès, et que les actions contenues dans ce même contrat seront adaptées et pertinentes. En effet, en l’état du projet de loi tel qu’adopté par le Sénat, le consentement du bénéficiaire du RSA n’est pas recherché. En outre, les actions qui seront inscrites dans le contrat d’engagement ne doivent satisfaire à aucune qualité : elles pourront donc être en total décala…
Séance du 27/09/2023· Suspension et reprise de la séance Il s’agit de consacrer le consentement de la personne lors de la conclusion de son contrat d’engagement, comme c’est le cas dans le droit en vigueur. Les termes « librement débattu » sont en effet mentionnés, en l’état du droit, à propos du projet personnalisé de l’allocataire du RSA.
Séance du 27/09/2023· Suspension et reprise de la séance Il s’agit d’un amendement de repli, qui vise à exclure les personnes ayant demandé le RSA du périmètre des personnes soumises à l’obligation de signer un contrat d’engagement réciproque et ainsi à les exempter des quinze heures d’activité hebdomadaires. Si cet amendement était adopté, n’auraient donc à signer un tel contrat que les personnes en recherche d’emploi, les jeunes en Pacea ou en CEJ et les personnes en situation de handicap accompagnées par Cap emploi.
Séance du 27/09/2023· Suspension et reprise de la séance Nous proposons, par cet amendement d’appel, de supprimer toute référence au diagnostic initial dans le contrat d’engagement. Nous estimons en effet qu’à l’instar des pratiques des missions locales, le diagnostic doit être remis en cause très régulièrement et ne doit pas servir de base de référence inamovible, au risque d’assigner le demandeur d’emploi à la situation qui était la sienne quand il s’est inscrit.Nous croyons, plus largement, que l’accompagnement par la collectivité doit conduire la personne accompagnée à penser elle-même l’évolution et la transformation de son diagnostic, donc de …
Séance du 26/09/2023· Suspension et reprise de la séance Cet amendement de mon collègue Elie Califer vise à insérer l’alinéa suivant, après l’alinéa 17 : « Dans les collectivités régies par l’article 73 de la Constitution, lorsque des difficultés tenant à la situation personnelle et familiale, à l’offre de mobilité et à la situation locale du marché du travail font temporairement obstacle à son engagement dans une démarche de recherche d’emploi, la personne bénéficie au préalable, de la part de l’organisme référent vers lequel elle est orientée, d’un accompagnement à vocation d’insertion sociale. »