Indigne !
« Absent » signifie que le député n'a pas pris part au scrutin, pas qu'il était absent de l'Assemblée.
« Absent » signifie que le député n'a pas pris part au scrutin, pas qu'il était absent de l'Assemblée.
Indigne !
Chez moi, à Lancié, dans le Beaujolais, une AESH a refusé de signer son contrat pour échapper à une affectation à 40 kilomètres de chez elle. (MM. Rodrigo Arenas et Ugo Bernalicis s’exclament.) Imaginez ce qu’il en serait si elle risquait de devoir aller travailler à l’autre bout du département ! (Brouhaha prolongé sur les bancs du groupe LFI-NFP.)L’application de la rédaction actuelle du texte découragerait nombre de candidats et aggraverait les problèmes. Elle mettrait sur le carreau beaucoup d’AESH et des milliers de familles en pâtiraient. Voilà la vérité. Si le texte devait être adopté, j…
La situation des AESH ayant souvent été abordée par la commission, je tiens à souligner certains points avant que nous ne poursuivions nos débats. Ce sujet, sur lequel nous sommes nombreux à être engagés, a fait l’objet de plusieurs textes ces dernières années, dont la proposition de loi transpartisane déposée par notre collègue Corentin Le Fur.J’en viens au texte qui nous est proposé aujourd’hui. Comme nos débats l’ont établi et comme M. le ministre l’a indiqué, l’honnêteté que nous devons à ceux qui nous écoutent me fait dire qu’il présente trop de lacunes et trop de risques d’effets indésir…
Très bonne question !
Excellent rapport !
Ne me faites pas le coup de l’accusation de mépris ! Je suis moi-même philosophe de formation, ne me faites pas ce coup-là. La vérité que vous ne dites pas, c’est que ces filières sont saturées et qu’elles n’offrent pas de débouchés. C’est pourquoi votre réponse est totalement à côté de la plaque.Il est grand temps, chers collègues, de remettre du bon sens et de l’ordre dans tout ça ! (Applaudissements sur les bancs du groupe DR. – Mme Danièle Brulebois applaudit également.)
…là où il y a du boulot et où les jeunes seront bien payés. Voilà les besoins du pays ! Or, votre réponse, c’est d’ouvrir encore des places en psychologie, en sociologie, en droit – uniquement dans des filières déjà saturées ! (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.)
Il faut former entre 5 000 et 7 000 soudeurs par an et permettre 20 000 recrutements par an dans la maintenance industrielle. En 2030, il va nous manquer 60 000 techniciens et agents de maîtrise dans les industries mécaniques,…
Vous hurlez : « des places, des places, des places ! » Mais ce n’est pas à la fac qu’il faut ouvrir des places, mais dans les filières industrielles, celles de l’enseignement professionnel, dans les filières techniques. (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP et sur quelques bancs du groupe EcoS.) C’est de cela que le pays a besoin !
La vérité, c’est que tout le monde n’a pas vocation à aller à l’université et que ce n’est pas un échec, ce n’est pas grave. C’est un fils d’artisan, qui a grandi dans une famille remplie d’artisans, qui vous le dit : ce n’est pas grave de ne pas aller à la fac. Ce n’est pas un drame, on peut réussir sa vie autrement. Non, il n’y a pas que la fac pour réussir ! Et le collège unique a fait cent fois plus de dégâts en cinquante ans que Parcoursup. Ce qui est flagrant ces dernières semaines, c’est le mépris pour toutes les filières techniques et professionnelles que révélaient vos interventions. …
C’est un vrai massacre. Que vous faut-il de plus ?La vérité, c’est qu’il faut une sélection assumée, transparente, fondée sur des règles républicaines, méritocratiques, connues par tous et égales pour tous, et assortie d’une véritable orientation, de passerelles et d’un droit à la seconde chance – car on a aussi le droit d’échouer et de rebondir.
C’est ce qui se passe aujourd’hui. À peine 31 % des étudiants finissent leur licence en trois ans et 60 % ne la finissent pas en quatre ans.
Arrêtons les tartufferies : la sélection n’est pas le problème, c’est la solution, celle qui permettra de ne pas envoyer des jeunes dans des voies sans débouchés, de leur indiquer clairement les règles du jeu et d’arrêter de leur mentir.Il faut être très clairs : si vous ne pratiquez pas la sélection à l’entrée, elle intervient à la sortie, par l’échec.
Ce que vous leur promettez aujourd’hui est un mensonge éhonté.
Alors, chers collègues, je vais vous livrer un scoop : la sélection est inéluctable. (M. Jean-Claude Raux s’exclame.) D’ailleurs, ce n’est pas moi qui le dis, c’est Mathilde Panot. Vraiment, ce week-end j’ai adoré entendre Mathilde Panot expliquer à Benjamin Duhamel sur France Inter qu’il fallait de la sélection à Assas après avoir expliqué, dans les manifs évidemment, qu’il n’en fallait surtout pas. Quelle ironie !J’ai aussi consulté le programme de LFI. Que proposez-vous aux jeunes ? La sectorisation sans sélection. Savez-vous comment cela s’appelle ? La ségrégation territoriale ! Voilà le v…
C’est l’éléphant au milieu de la pièce. La gauche ne veut d’aucune sélection, on l’a bien compris.
Il faudra toujours faire des choix lorsque le nombre des demandes dépasse celui des places disponibles. Le vrai débat, celui que nous aurions dû avoir aujourd’hui, monsieur le premier ministre, porte sur la sélection à l’université. Tel est le débat de fond que l’on devrait avoir dans un grand pays comme le nôtre.
…sans un outil pour aider les formations universitaires à gérer les flux que vous avez voulu diriger vers l’enseignement supérieur. Tout ce que vous racontez relève de la démagogie et du mensonge.
…pour gérer la massification scolaire que vous avez voulue,…
Vous ne pouvez pas faire sans un outil de tri et de sélection…
…comme vous voulez, ça ne changera rien.Une université comme Lyon 1 reçoit 50 000 candidatures par an pour 10 000 places.
Si ce débat ne permet pas de poser toutes les vérités sur la table, il ne sert à rien.Beaucoup de jeunes sont angoissés pour leur avenir, à juste titre. Depuis des décennies, vous les poussez à passer le bac, à aller à la fac, à viser des bac + 4, des bac + 5, des bac + 12... Pour quels résultats ? Si cette crise révèle bien une chose, c’est le fiasco de la massification débridée et démagogique inspirée par Bourdieu qu’il vous a plu de citer et mise en œuvre depuis François Mitterrand.La première chose à offrir à nos jeunes, c’est la vérité. Et la première vérité, c’est que le fond du problème…
C’était un rapport intéressant.
Très intéressante !
Les nouveaux maîtres censeurs !
C’était vraiment une excellente question !
Elle a raison !
Excellent !
Ce n’était pas l’intervention du siècle !
Ce sera la sélection par l’échec !