Séance du 06/06/2024· Suspension et reprise de la séance Nous avons eu ce débat en commission. J’invite toutefois ceux qui siègent dans cette assemblée à se demander quels arguments ils pourraient opposer à certains interlocuteurs. Un maçon portugais ou italien, un ouvrier sénégalais qui ne s’est pas fait naturaliser, mais habite en France depuis quarante ans et y paie ses cotisations sociales, n’aurait donc gagné que le droit de souffrir un peu plus que les autres ? Les motifs exposés ne sont pas tenables ; nous avons le devoir de venir en aide à ces personnes. La notion de résidence stable et régulière suffit à écarter tout risque de « tourisme »,…
C’est au Parlement d’en décider !
Et que faites-vous pour les autres ? Rien !
Nous sommes tous d’accord pour que des soins palliatifs soient proposés à chaque personne atteinte d’une maladie incurable et présentant des souffrances réfractaires ; nous l’avons dit en long, en large et en travers lors de l’examen du titre Ier. Toutefois, le sous-amendement de Mme Ménard va plus loin et me paraît contrevenir à la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades, car il vise à créer une obligation de soin pour les malades concernés, préalable à tout accès à l’aide à mourir. L’adopter reviendrait à remettre en cause la loi Kouchner, un texte fondamental en matière de droits…
La possibilité donnée à un proche d’accomplir ce geste ultime serait en effet une innovation, mais si elle était introduite dans notre droit, cette mesure permettrait de rassurer à la fois les soignants, en garantissant leur liberté de conscience, et les malades, qui auraient ainsi – Mme la rapporteure l’a souligné très justement hier – l’assurance de voir leur volonté respectée quand le personnel médical refuse d’accomplir cet acte – auquel il est pourtant autorisé –, et quand la mort est une question de jours.Comme vous tous, je me suis beaucoup interrogé. Le traumatisme d’un aidant ou d’un …
Eh oui !
Cet amendement de notre collègue Raphaël Gérard entend comme les précédents laisser le patient libre de son choix jusqu’au bout. Sur cette question, je me suis beaucoup interrogé pendant l’examen du texte en commission spéciale. Je me suis d’abord dit qu’une des raisons majeures qui militait en faveur de cette modification était qu’elle allait dans le sens du respect de la volonté du patient, au cœur de ce projet de loi.Je me suis ensuite demandé s’il était bon d’ajouter de la détresse à la détresse en n’offrant à la personne d’autre possibilité que celle de s’auto-administrer la substance lét…
Séance du 04/06/2024· Suspension et reprise de la séance Oui !
Je tiens avant tout à saluer, avec beaucoup de reconnaissance et d’affection, Alain Claeys, auteur aux côtés de Jean Leonetti de la loi de 2016, et qui suit nos débats. Après ce qui est arrivé au texte de notre collègue Olivier Falorni à la fin de la législature précédente, après l’avis 139 du Comité national consultatif d’éthique qui indiquait qu’il y avait un chemin éthique pour une aide à mourir, après la convention citoyenne sur la fin de vie, après la mission d’évaluation confiée à nos collègues Caroline Fiat et Didier Martin sur la loi Claeys-Leonetti, de quoi aurions-nous l’air si nous …
Séance du 03/06/2024· Après l’article 4 (suite) Ces amendements me paraissent introduire une grande confusion dans le texte en raison de la notion même de continuum. Elle peut être comprise comme le refus philosophique de considérer l’aide à mourir comme relevant de la même catégorie d’actes que les soins palliatifs et, sur ce point, je suis d’accord avec les signataires. Mais on peut aussi considérer le refus du continuum comme le refus d’informer les personnes qui bénéficient de soins palliatifs de l’éventuelle solution que constituerait l’aide à mourir, alors qu’il serait naturel, si nous votons ce texte, qu’elles en soient informées, ou…
C’est de l’obstruction !
Séance du 28/05/2024· Article 1er (suite) Cet amendement de Raphaël Gérard, pour lequel j’ai une pensée amicale, vise à garantir l’accès aux soins palliatifs et d’accompagnement aux personnes faisant l’objet de mesures de privation de liberté.En commission spéciale, M. le rapporteur et Mme la ministre ont expliqué que les détenus en fin de vie auraient accès aux soins palliatifs et d’accompagnement dans le cadre des unités hospitalières sécurisées interrégionales (UHSI). Celles-ci ne sont pas à proprement parler des établissements pénitentiaires mais des lieux de privation de liberté placés sous l’autorité conjointe des ministères de …
Séance du 28/05/2024· Article 1er (suite) C’est cela, mes chers collègues, que vous ne voulez pas voir. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe RE et sur les bancs du groupe SOC.)
Séance du 28/05/2024· Article 1er (suite) Je ne peux me résoudre ni à ce que nous opposions en permanence les soins palliatifs et l’aide à mourir, ni à ce que des personnes, arrivées au dernier moment de leur vie, pâtissent d’une injustice.
Séance du 28/05/2024· Article 1er (suite) Comme M. Philippe Vigier, je suis élu d’un département qui ne dispose d’aucune unité de soins palliatifs mais je suis, moi aussi, rassuré par ce que vient d’annoncer Mme la ministre. Dans ces départements, des équipes mobiles mènent un travail formidable et j’en profite pour leur rendre hommage mais, quand bien même nous créerions un droit opposable, n’oublions pas que ce texte vise surtout à réparer une injustice. Même dans les départements pourvus d’unités de soins palliatifs, il peut arriver que des personnes renoncent à ces soins, notamment parce qu’ils n’auront pas permis d’atténuer leur …
Séance du 27/05/2024· Discussion générale Personne n’a dit ça !
Séance du 19/03/2024· Discussion générale (suite) Quel est le rapport ?
Soyons modestes : je crois que nos prédécesseurs ont exercé leur mandat avec au moins autant d’engagement que nous et qu’ils ont été tout aussi présents dans l’hémicycle. (« Exactement ! Bravo ! » et applaudissements sur plusieurs bancs des groupes RE, LR, Dem et HOR.)Pour certains d’entre nous, le texte proposé ne va même peut-être pas assez loin : il faudrait rétablir la possibilité d’être à la fois député et maire, car c’est bien là le mandat le plus universel, celui qui permet d’être spécialiste à la fois du logement, de la culture et des sports. Contrairement à ce que certains affirment, …
Nous sommes préoccupés par l’état de nos institutions, et singulièrement par le poids du pouvoir législatif : or, en adoptant la loi du 14 février 2014, la volonté du législateur était précisément de redonner tout son poids et tout son pouvoir au Parlement. Mais est-il plus puissant maintenant que le cumul des mandats est interdit ?
Alors que nous nous apprêtons à examiner l’article unique d’un texte qui vise à autoriser le cumul d’un mandat de député européen, de sénateur ou de député avec celui d’adjoint ou de vice-président d’un exécutif local, je voudrais partager avec vous l’état d’esprit dans lequel se trouvent une partie des députés du groupe Renaissance.Tout d’abord, nous sommes reconnaissants au groupe Horizons et apparentés d’avoir osé inscrire ce débat important à l’ordre du jour. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe Dem.) Considérant que nous sommes tous les élus du suffrage universel, nous assurons …
Séance du 12/03/2024· Déclaration du Gouvernement relative à l’accord de sécurité franco-ukrainien et à la situation en Ukraine, suivie d’un débat et d’un vote C’est vrai !
Séance du 12/03/2024· Déclaration du Gouvernement relative à l’accord de sécurité franco-ukrainien et à la situation en Ukraine, suivie d’un débat et d’un vote Vous vous ridiculisez !
Si nous examinons cette version du texte en séance, c’est grâce à la majorité et aux groupes composant la NUPES : je crois qu’il fallait le rappeler. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes RE, LFI-NUPES, Dem, SOC, HOR et Écolo-NUPES.)
Comme chacun le sait, cet article 3 porte sur le principe de réparation. Pour la clarté de nos débats, je souhaite saluer le fait que les députés des groupes Les Républicains et Rassemblement national se soient résolus à soutenir l’article 1er. Alors que les premiers avaient indiqué en commission qu’ils voteraient contre, M. Di Filippo ayant affirmé qu’il était hostile à la reconnaissance de la responsabilité de la nation depuis 1942, les seconds avaient volontairement déserté les bancs. (M. Andy Kerbrat applaudit. – « Mais non ! » sur quelques bancs du groupe RN.) Je me félicite donc que les …
Séance du 06/03/2024· Discussion générale La moitié de la vie d’une femme ou d’un homme – quarante-trois ans – nous sépare d’un temps où les amours et le désir homosexuels étaient regardés comme dangereux pour l’ordre social et envisagés de façon discriminatoire par le droit de notre pays.Il s’agissait en réalité d’une triple discrimination : discrimination par l’établissement, en 1942, d’une majorité sexuelle différente de celle retenue pour les amours et le désir hétérosexuels, renvoyant implicitement à cet atroce poncif homophobe qui associe homosexualité et pédophilie ; distinction par l’établissement, en 1960, d’une circonstance …
Séance du 27/02/2024· Lignes de fret ferroviaire L’étude de ce projet est en effet inscrite dans le CPER et, comme je le disais, la deuxième réunion du comité de pilotage a eu lieu hier. Je partage votre constat, monsieur le ministre : la solution passant par la réhabilitation de la voie existante est délicate, tant elle est lourde d’un point de vue financier. Toutefois, elle mérite d’être examinée avec beaucoup de sérieux, tout comme la solution alternative, sans doute plus facile à réaliser, consistant à aménager une plateforme de transport combiné, qui conduirait à mobiliser également l’État pour accompagner la société Egger aux côtés de …
Séance du 27/02/2024· Lignes de fret ferroviaire J’associe à ma question mon collègue Stéphane Viry, également député des Vosges. L’envie de train n’a jamais été aussi grande, et elle ne concerne pas seulement les voyageurs. Des entreprises qui, jusqu’à présent, considéraient le train, même combiné au camion, comme un moyen de transport compliqué et coûteux, en un mot archaïque, se posent désormais la question d’y recourir pour l’acheminement de leurs commandes et de leurs livraisons.C’est le cas, dans les Vosges, de la société autrichienne Egger. Elle envisage en effet de recourir au rail pour s’approvisionner et expédier vers le reste de l…
Séance du 14/02/2024· Vote sur l’ensemble· rapporteur Mais, finalement, ce débat aura permis de faire tomber les masques : il y a, d’un côté, ceux qui soutiennent les élus locaux dans leurs initiatives, qui leur font confiance, et, de l’autre, nonobstant les grandes déclarations d’amour pour les élus locaux, ceux qui ne les aiment pas, qui s’en méfient et qui les soupçonnent de tout, surtout de ne pas agir dans l’intérêt des Français. Nous nous souviendrons de ce débat ; merci à toutes et à tous de l’avoir ouvert ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RE, Dem et HOR.)
Séance du 14/02/2024· Vote sur l’ensemble· rapporteur Je voulais conclure en disant que je ne pensais vraiment pas, en déposant ce texte, qui ne vise qu’à faire appliquer une loi votée par la représentation nationale, provoquer un nouveau débat sur la décentralisation.
Séance du 14/02/2024· Explications de vote· rapporteur C’est pourtant vrai.