Article 6
Dispositif
Supprimer cet article.
Exposé sommaire
Cet article poursuit un mouvement de déjudiciarisation de certaines procédures en confiant, à titre expérimental, la révision du montant des pensions alimentaires fixées au titre de l’entretien et de l’éducation des enfants aux organismes débiteurs des prestations familiales (essentiellement les caisses d’allocations familiales) et à des officiers publics ou ministériels.
C’est une atteinte à la séparation des pouvoirs puisque cela aboutit à modifier le contenu d’un jugement.
En accordant, sous couvert d’une volonté de déjudiciarisation, la possibilité aux directeurs des CAF de réviser une pension alimentaire, le projet de loi autorise qu’une décision de justice soit modifiée par un organisme de droit privé sur la base d’un barème et sans garantie d’assistance du justiciable.
De plus, cette disposition est contraire aux dispositions du Règlement Européen 4/2009 et au principe d’impartialité du juge, le directeur de CAF étant placé, de fait, dans la position d’être juge et partie.
Cosignataires
Damien Abad, Valérie Bazin-Malgras, Jean-Yves Bony, Fabrice Brun, Julien Dive, Jean-Jacques Gaultier, Patrick Hetzel, Marc Le Fur, Sébastien Leclerc, David Lorion, Véronique Louwagie, Gilles Lurton, Jean-Louis Masson, Frédérique Meunier, Frédéric Reiss, Martial Saddier, Jean-Marie Sermier, Éric Straumann, Stéphane Viry, Claude de Ganay