Article 34
Dispositif
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Exposé sommaire
Le Gouvernement demande au Parlement de l’habiliter à légiférer par ordonnance.
Le groupe Les Républicains ne s’oppose évidemment pas par principe aux ordonnances, outil prévu par notre Constitution.
Toutefois, il s’oppose avec la plus grande fermeté à son utilisation pour une réforme des retraites, et particulièrement avec une telle proportion. Le texte prévoit de légiférer par ordonnances sur plus d’un tiers du projet de loi.
Une telle réforme ne peut être déléguée au Gouvernement. Notre système des retraites concerne tous les Français, jeunes ou âgés, femmes ou hommes, urbains ou ruraux, salariés comme indépendants comme fonctionnaires. Seul le Parlement, représentant du peuple Français, peut et doit légiférer en la matière. Les Français ont le droit de savoir, avant le vote du Parlement, à quelles règles ils vont être soumis. Au lieu de ça, du fait des ordonnances, ils vont être mis devant le fait accompli à leur publication.
Le Conseil d’État pointe lui-même la perte de visibilité d’ensemble de la réforme à cause des ordonnances, et donc les risques anticonstitutionnels.
Cosignataires
Damien Abad, Nathalie Bassire, Gilles Carrez, Éric Ciotti, Olivier Dassault, Bernard Deflesselles, Rémi Delatte, Marianne Dubois, Virginie Duby-Muller, Daniel Fasquelle, Jean-Jacques Ferrara, Jean-Jacques Gaultier, Annie Genevard, Claude Goasguen, Jean-Carles Grelier, Claire Guion-Firmin, Michel Herbillon, Sébastien Huyghe, Christian Jacob, Valérie Lacroute, Guillaume Larrivé, Constance Le Grip, David Lorion, Emmanuel Maquet, Franck Marlin, Jean-François Parigi, Guillaume Peltier, Jean-Luc Poudroux, Aurélien Pradié, Jean-Luc Reitzer, Bernard Reynès, Vincent Rolland, Antoine Savignat, Michèle Tabarot, Jean-Charles Taugourdeau, Jean-Louis Thiériot, Michel Vialay, Éric Woerth