Séance du 29/05/2026· Suspension et reprise de la séance L’article 4 constitue une avancée utile puisqu’il renforce l’obligation de transparence sur l’origine des approvisionnements alimentaires, conformément à une attente aussi forte chez les consommateurs que chez les agriculteurs. Le dispositif reste toutefois incomplet, car il ne cible que les distributeurs et la restauration commerciale, alors que les choix d’approvisionnement ne se font pas seulement dans les rayons, mais interviennent d’abord dans les entreprises de transformation agroalimentaires, qui décident chaque jour d’utiliser des matières premières de telle ou telle origine. Par consé…
Séance du 29/05/2026· Après l’article 12 bis L’article 12 a introduit une avancée importante : l’extension du droit de préemption des Safer à la nue-propriété. C’est une réponse attendue pour lutter contre les montages en démembrement qui, depuis des années, contournent leur intervention.Mais, une fois la préemption exercée, une question demeure : à qui les terres sont-elles rétrocédées ? Le code rural confie aux Safer une multiplicité de missions, sans les hiérarchiser. L’installation, qui devrait être la priorité, se dilue dans l’énumération de ces missions. Le présent amendement entend combler ce vide : il ne crée pas de mission nouve…
Il vise à rendre réellement atteignables les objectifs du texte en matière d’alimentation de qualité dans la restauration collective. Un producteur de fruits et légumes, un éleveur ou une coopérative locale ne peut répondre seul à un marché global, couvrant l’ensemble des besoins d’une cantine ou d’un Ehpad. Dans les faits, cela favorise les grandes plateformes de distribution et écarte nos producteurs locaux de la commande publique alimentaire. L’allotissement par catégorie de produits constituerait une solution simple : chacun pourrait se porter candidat pour ce qu’il produit, dans sa filièr…
Séance du 22/05/2026· Après l’article 7 (amendements appelés par priorité)· rapporteure pour avis Avis défavorable : adopter l’amendement serait revenir sur le caractère alternatif des critères de définition des zones humides, ce que je ne saurais approuver.
Séance du 22/05/2026· Après l’article 8 ter (amendements appelés par priorité)· rapporteure pour avis J’entends vos préoccupations : cette redevance représente une charge pour les exploitants et les acteurs du négoce. Toutefois, cette indexation répond à un principe de cohérence économique puisqu’elle permet de maintenir dans le temps le niveau de la redevance sans en modifier le barème ni l’augmenter de façon discrétionnaire. Ne pas l’indexer sur l’inflation engendrerait en outre une diminution des moyens financiers alloués aux agences de l’eau, sans apporter de réponse ciblée aux difficultés rencontrées par les exploitants, difficultés que nous avons évoquées aujourd’hui. Avis défavorable.
Séance du 22/05/2026· Article 7 (amendements appelés par priorité)· rapporteure pour avis Favorable sur les amendements identiques nos 1614 et 2020, défavorable sur les autres.
Séance du 22/05/2026· Article 7 (amendements appelés par priorité)· rapporteure pour avis Cet article a été supprimé en commission, mais son intérêt n’avait pas été bien compris. La nouvelle rédaction proposée par cet amendement, qui vise à préciser que l’objectif de restauration des zones humides n’est pas remis en cause, substitue à une approche purement surfacique et forfaitaire de la compensation une évaluation qualitative réelle des fonctionnalités perdues et des fonctionnalités effectivement restaurées. En droit de l’environnement, la proportionnalité n’est pas une notion floue ; elle s’apprécie en fonction de quatre dimensions complémentaires et cumulatives : quantitative, q…
Séance du 22/05/2026· Article 7 (amendements appelés par priorité)· rapporteure pour avis Je me réjouis que l’article 7 fasse l’objet d’autant d’amendements de rétablissement, qui témoignent d’un consensus transpartisan sur la nécessité de doter notre droit d’un cadre adapté à la réalité des zones humides.
Séance du 22/05/2026· Article 8 ter (appelé par priorité)· rapporteure pour avis Je partage la préoccupation qui est au fondement de l’article 8 ter : les entreprises qui fabriquent des produits phytopharmaceutiques et des engrais doivent participer au financement de la transition écologique et à la compensation des externalités de leurs produits. Il faut cependant trouver le moyen adéquat et le moment opportun.Cette redevance ne me semble pas être l’outil adéquat, car elle contribuerait à l’inflation – elle serait très certainement répercutée sur les prix auxquels nos agriculteurs achètent les intrants. Il conviendrait plutôt de définir une responsabilité élargie.Par aill…
Séance du 22/05/2026· Suspension et reprise de la séance· rapporteure pour avis Une telle disposition mériterait un examen approfondi et une concertation avec les agences de l’eau. Il serait plus utile d’en discuter dans le cadre du projet de loi de finances (PLF).Demande de retrait ; à défaut, avis défavorable.
Séance du 22/05/2026· Après l’article 6 ter (amendements appelés par priorité)· rapporteure pour avis Placer les agences de l’eau sous la tutelle conjointe du ministère chargé de l’environnement et du ministère de l’agriculture introduirait structurellement un conflit d’intérêts dans leur gouvernance. Les agences ont précisément pour mission d’arbitrer entre les différents usages de l’eau, dont l’usage agricole, et de faire respecter les objectifs de bon état des masses d’eau fixés par la directive-cadre. Une tutelle agricole sur l’instance chargée de contrôler et de financer les prélèvements agricoles entrerait en contradiction flagrante avec cette mission. À mon sens, la place des enjeux agr…
Séance du 22/05/2026· Article 6 ter (appelé par priorité)· rapporteure pour avis Défavorable.
Séance du 22/05/2026· Article 6 ter (appelé par priorité)· rapporteure pour avis Défavorable.
Séance du 22/05/2026· Article 6 ter (appelé par priorité)· rapporteure pour avis Défavorable.
Séance du 22/05/2026· Après l’article 8 bis (amendement appelé par priorité)· rapporteure pour avis Nous l’avons déjà dit : l’agriculture biologique n’est pas le seul levier de réduction des pollutions dans les AAC. Il existe des pratiques conventionnelles à bas intrants, des couverts végétaux ou des zones tampons qui peuvent être tout aussi efficaces en fonction de la configuration des sols ou des cultures.Les objectifs que prévoit l’amendement apparaissent très ambitieux si on les rapporte à la situation actuelle. La France compte environ 15 % de SAU dédiées au bio. La transformation que vous proposez supposerait des taux de conversion très supérieurs à la moyenne nationale, au sein de pér…
Séance du 22/05/2026· Article 6 ter (appelé par priorité)· rapporteure pour avis Défavorable.
Séance du 22/05/2026· Article 6 ter (appelé par priorité)· rapporteure pour avis Défavorable.
Séance du 22/05/2026· Article 8 bis (appelé par priorité)· rapporteure pour avis L’article 8 bis a pour objet de tracer, pour l’action publique en matière de qualité de l’eau, une trajectoire certes mesurable, mais arbitraire et sans fondement scientifique. L’article 8, tel qu’il a été rétabli, prévoit déjà une évaluation et une révision des programmes d’actions obligatoires relatifs aux captages prioritaires. Nous avons également voté le sous-amendement de Mme Le Feur qui prévoit que le préfet assurera le suivi d’indicateurs d’amélioration de la qualité de l’eau et en rendra compte chaque année. L’objectif d’évaluation est donc satisfait. Avis favorable à la suppression d…
Séance du 22/05/2026· Après l’article 8 (amendements appelés par priorité)· rapporteure pour avis Le plan Eau fixe déjà un objectif ambitieux, à savoir multiplier par dix la réutilisation des eaux usées traitées d’ici à 2030. Aller au-delà en inscrivant dans la loi des trajectoires à très long terme pourrait être utile pour affirmer notre soutien à la réutilisation des eaux usées, qui est bien plus développée dans d’autres pays, notamment en Espagne. Je m’en remets donc à la sagesse de l’Assemblée.
Séance du 22/05/2026· Article 6 bis (appelé par priorité)· rapporteure pour avis Le Portugal et l’Espagne, qui font partie de ma circonscription, ont très largement recours à la télérelève ; elle y est plutôt bien perçue, parce qu’elle a été développée en tant qu’outil de performance agricole plutôt que de contrôle administratif. Les gains en matière de gestion de l’eau sont réels, ces dispositifs permettant d’être alerté rapidement et d’intervenir sans délai en cas d’anomalie, de fuite ou de rupture d’une canalisation.Cet investissement représente un coût ; il suppose donc un accompagnement financier et technique, destiné à favoriser l’adhésion des exploitants. Les résult…
Séance du 22/05/2026· Après l’article 6 (amendements appelés par priorité)· rapporteure pour avis Avis défavorable : la raison impérative d’intérêt public majeur (RIIPM) est reconnue au cas par cas lors de l’instruction du projet, en fonction de ses caractéristiques.
Séance du 22/05/2026· Après l’article 8 (amendements appelés par priorité)· rapporteure pour avis Si nous partageons l’objectif de protection de la ressource en eau, une interdiction aussi large et absolue ne tient pas compte de la diversité des situations ni des régimes d’autorisation existants. Avis défavorable.
Séance du 22/05/2026· Après l’article 6 (amendements appelés par priorité)· rapporteure pour avis Avis défavorable : cela relève du réglementaire.
Séance du 22/05/2026· Après l’article 8 (amendements appelés par priorité)· rapporteure pour avis L’adoption de cette mesure reviendrait à priver les agences de l’eau d’une ressource essentielle au financement des politiques de prévention. Elle affaiblirait également le signal-prix incitant à la réduction des pollutions à la source. Avis défavorable.
Séance du 22/05/2026· Après l’article 6 (amendements appelés par priorité)· rapporteure pour avis Défavorable.
Séance du 22/05/2026· Après l’article 6 (amendements appelés par priorité)· rapporteure pour avis Suivant la même logique que pour l’amendement précédent, défavorable.
Séance du 22/05/2026· Article 8 (appelé par priorité - suite)· rapporteure pour avis J’indique que, sur les sous-amendements no 2330 et identiques, je m’en remets finalement à la sagesse de l’Assemblée.
Séance du 22/05/2026· Après l’article 6 (amendements appelés par priorité)· rapporteure pour avis L’intention, légitime, de l’amendement est de protéger les agriculteurs dont les pratiques sont encadrées par des autorisations contre des prescriptions d’usage qui viendraient remettre en cause ces autorisations.Cependant, cette limitation de la portée normative du Sage est contraire à la logique même de ce type de document. Le Sage est un outil de planification qui peut, dans son règlement, encadrer des activités autorisées dès lors que cela est nécessaire à l’atteinte du bon état des eaux.L’avis est donc défavorable.
Séance du 22/05/2026· Après l’article 6 (amendements appelés par priorité)· rapporteure pour avis Défavorable.
Séance du 22/05/2026· Après l’article 6 (amendements appelés par priorité)· rapporteure pour avis Les Sage prennent déjà en compte les évaluations socio-économiques. En revanche, ériger en obligation légale la minimisation des impacts agricoles de toute prescription environnementale créerait un rapport de force déséquilibré dans l’élaboration des Sage, au détriment des autres usages et des objectifs de bon état des eaux.L’avis sera donc défavorable.