Sur un sujet comme celui-là, vous faites de l’obstruction ?
« Absent » signifie que le député n'a pas pris part au scrutin, pas qu'il était absent de l'Assemblée.
« Absent » signifie que le député n'a pas pris part au scrutin, pas qu'il était absent de l'Assemblée.
Sur un sujet comme celui-là, vous faites de l’obstruction ?
Par conséquent, si des jeunes viennent toquer à votre porte en vous demandant « 10 milliards ou un sort », j’espère que vous aurez eu le temps de faire les courses. (Mêmes mouvements.) En attendant vos excuses et les 10 milliards, à samedi, monsieur le premier ministre ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP, dont plusieurs députés se lèvent. – M. Frédéric Maillot se lève et applaudit. – Mme Sandrine Rousseau applaudit également.)
Sur les bancs de La France insoumise, j’ai au moins cinq noms de personnalités qualifiées qui seraient capables de répondre aux préoccupations des lycéens et d’occuper votre poste, ce n’est donc pas un problème. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)Vous n’avez pas répondu aux revendications, les manifestations vont donc continuer. Il se trouve que la prochaine a lieu samedi, le jour d’Halloween.
Il existe donc maintenant trois types de jeunes : ceux qui sont acceptés dans le public – pas toujours dans la filière de leur choix –, ceux qui ont été recalés mais qui ont les moyens d’aller dans le privé et ceux, enfin, qui n’ont rien du tout. Vous avez procédé à une réforme du lycée pour organiser une compétition entre adolescents âgés de 15 à 18 ans afin de savoir qui aura accès à la filière qui déterminera le reste de sa vie. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – M. Marc Pena et Mme Sandrine Rousseau applaudissent également.) C’est pour cette raison que les chiffres de la …
Vous avez baissé les moyens des lycées et des universités publiques pour faire émerger les écoles privées dont le chiffre d’affaires a explosé de 150 % depuis qu’Emmanuel Macron est à l’Élysée. (Mêmes mouvements.) En bonus, vous les avez abreuvées de subventions publiques. Maintenant, leurs formations sont même directement référencées sur Parcoursup.
Personne ne parle de supprimer une plateforme de centralisation des dossiers, ce n’est pas le sujet ! L’important est de comprendre quelle politique cette plateforme sert. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Parcoursup est une plateforme de sélection au service de votre vision politique libérale.
Vous nous dites qu’on ne peut pas abroger Parcoursup parce qu’on serait incapable de traiter les dossiers sans la plateforme – je pourrais dire que cette rhétorique n’est pas de votre niveau, mais je crains que ce soit le cas.
Dire que vous allez abroger Parcoursup en 2028, c’est-à-dire au moment où vous ne serez plus là, c’est prendre les gens pour des idiots.
Enfin, vous n’auriez pas dû mentir sur le nombre de professeurs, clairement insuffisant pour garantir un professeur devant chaque classe. Vous avez annoncé 500 professeurs et 500 psychologues supplémentaires, mais cela ne suffit pas pour garantir que tous les élèves en bénéficieront. Ces derniers ne vous demandent pas un MacBook par classe ni une cantine gastronomique, mais simplement l’égalité scolaire ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – Mme Sandrine Rousseau applaudit également.) Même après un mois de mobilisation, vous êtes incapables de la leur fournir !Surtout, monsieur…
Vous n’auriez pas dû mentir sur le bâti scolaire : beaucoup de départements et de régions n’ont pas les capacités financières suffisantes pour débloquer le prêt qui doit permettre la rénovation des bâtiments.
Vous n’auriez pas dû mentir en disant que les bourses seraient indexées sur l’inflation, alors que vous ne rattrapez pas les trois dernières années de gel et que vous continuez même de geler les APL. Vous n’auriez pas dû mentir sur les journées qui s’étalent de 8 heures à 18 heures, contre lesquelles vous ne faites rien, alors que l’une des principales revendications du mouvement porte sur ce point. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)
Vous n’auriez pas dû oublier de parler des lycéens de la voie professionnelle et de leurs problèmes de stage – je pense aussi aux alternants. Vous n’auriez pas dû oublier de parler du manque d’infirmières et de conseillers d’orientation. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.) Vous n’auriez pas dû oublier de parler des élèves en situation de handicap et de leurs accompagnants, les AESH. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Vous n’auriez pas dû oublier de parler de ce que vous faites aux étudiants étrangers en réformant les aides personnelles au logement et les f…
Si vous n’avez pas la dignité de démissionner après ce que vous leur avez fait, ayez au moins celle de présenter des excuses à ces jeunes et à leur famille !Vous leur avez aussi manqué de respect en choisissant de faire vos annonces devant des influenceurs plutôt que devant un lycée d’outre-mer. Les lycéens ultramarins ont en effet été les premiers à se mobiliser. Ils se battent pour le droit à la considération, pour l’égalité et même pour le droit à l’eau. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP et sur quelques bancs du groupe EcoS. – M. Frédéric Maillot applaudit également.)
La première chose que vous devriez faire, monsieur le premier ministre, c’est leur présenter des excuses (Mêmes mouvements ), d’abord pour avoir dit qu’ils étaient manipulés par La France Insoumise, ce qui insinue qu’ils ne savent pas penser par eux-mêmes ; pour les avoir caricaturés comme des brûleurs de poubelles et, surtout, pour les violences policières – pour les coups de matraque, le gaz lacrymogène, les gardes à vue abusives, les sanctions disciplinaires, les mutilations et les éborgnements. Les jeunes sont tous solidaires des adolescents que vous avez mutilés et éborgnés et pour qui vo…
Qu’est-ce qui vous permet de dire que les jeunes vont finalement rentrer dans le rang ? Après tout ce qu’ils ont fait, il est évident qu’ils ne vont pas simplement retourner en classe. Affirmer le contraire relève d’un manque de respect de votre part ! Vous avez un immense problème de respect à l’égard de la jeunesse française ! (Mêmes mouvements.)
Vous savez très bien que vos annonces ne répondent pas à leurs attentes.
Aucun lycéen de ce pays ne va soudain se dire : Tiens, cela fait des semaines que je suis mobilisé et j’ai enfin obtenu ce que je demandais !
Monsieur le ministre de l’éducation nationale, vous dites que les lycéens auront une heure de pause pour déjeuner. Mais dans certains lycées, ce n’est pas suffisant ! Quant au plafond de vingt-huit élèves par classe, il ne concernera que les secondes car, on le sait bien, il n’y a pas de problème de classes surchargées en première et en terminale. Descendez de votre tour d’ivoire ! (Mêmes mouvements.) C’est insupportable de devoir écouter vos discours tant ils sont déconnectés de la réalité !
Je voulais commencer mon intervention en étant tranquille et poli. Mais je vous ai écoutés et ce que j’ai entendu m’a exaspéré ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Vous n’êtes capables de rien de mieux face au mouvement de jeunesse le plus important depuis des décennies ? Vous êtes caricaturalement mauvais ! (Mêmes mouvements.) Monsieur le ministre de l’enseignement supérieur, comment pouvez-vous dire que seules soixante-dix personnes restent recalées sur Parcoursup ? Vous rendez-vous compte de l’énormité de ce que vous dites ?
Personne ne propose ça ! C’est insultant, en fait !
Une sélection pour entrer au gouvernement, ce serait bien !
C’est quoi cette bande de nuls ?
Ah oui, ce sont les gens qui sont trop bêtes !
Vous n’y croyez pas vous-même ! C’est factuellement faux !
Il est mauvais, vous le savez !
Ça fait deux ans qu’on vous en parle !
Pour mettre des profs devant les classes !
C’est vous qui votez comme eux !
Nous sommes au bord de la récession ; vous ne pouvez dire que la politique de l’offre a fonctionné. Le Rassemblement national ne vous propose aucune solution – ce sont des menteurs. Nous, nous en avons une : puisque 50 % du PIB dépend de la consommation nationale, de la consommation populaire, augmentez les salaires ! Si, comme l’estime l’Insee, 15 % à 40 % des primes de partage de la valeur servent à contourner ces augmentations, mettez un terme à ce dispositif d’exonération de cotisations sociales, cela fera rentrer de l’argent dans les caisses !Depuis 2024, me semble-t-il, 18 milliards d’eu…
Ce qu’il y a d’étonnant dans ce débat, c’est que vous ne dressez aucun bilan de vos politiques. Or il suffit de sortir dans la rue – j’allais dire : de traverser la rue – pour se rendre compte qu’elles n’ont pas fonctionné.