Séance du 05/06/2024· Discussion générale …grâce au génie, au courage et aux richesses de la France, et non par la vénalité, les spéculations et les ambitions potentiellement déplacées d’investisseurs financiers déconnectés de l’économie réelle française dans laquelle évoluent nos entreprises. Marine Le Pen propose ainsi de créer un fonds souverain français afin d’augmenter la rémunération de l’épargne des Français et l’orienter vers des secteurs stratégiques, dont l’attractivité de notre pays et l’innovation.Malgré les quelques garde-fous introduits par le Sénat, le texte fait peser trop de risques sur les PME, leur souveraineté et, …
Séance du 05/06/2024· Discussion générale Le constat est clair : les petites et moyennes entreprises manquent d’un accès au financement. Au Rassemblement national, nous considérons que le financement d’une entreprise doit être pensé de manière concentrique – je l’ai déjà dit mais je n’ai pas été entendu : il doit provenir d’abord des propriétaires de l’entreprise, puis des salariés, de l’entourage, d’investisseurs départementaux, régionaux, nationaux, européens et, en dernier recours, internationaux. Si nous devons ouvrir le financement des entreprises, la part maximale du financement doit provenir du cœur de l’entreprise. Il y va de …
Les revendications des agriculteurs révèlent que les formalités administratives et l’excès de normes entravent la liberté d’action et la marge de manœuvre des professionnels du secteur agricole. Cet amendement vise à simplifier les procédures régissant les haies, en supprimant les dispositions introduisant de nouvelles contraintes réglementaires. Au demeurant, la nouvelle section relative à la protection des haies prévoit déjà que l’autorité compétente peut exiger des éléments complémentaires et, si nécessaire, ajouter des prescriptions.« Simplifier, simplifier, simplifier. » Mentait-il alors …
En vertu du code de l’urbanisme, les projets de destruction d’une haie sont soumis à une procédure de déclaration préalable, qui requiert actuellement l’obtention d’un accord de l’autorité compétente. Afin de simplifier la procédure, il est proposé de remplacer cette exigence par un avis simple de l’autorité en question. « Simplifier, simplifier, simplifier », disait-il pourtant… (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)
Séance du 29/04/2024· Débat d’orientation et de programmation des finances publiques Mille milliards de dettes !
Exactement !
Si notre objectif, comme dans tout parlement, était de dégager un consensus, notre amendement devrait recueillir un avis favorable car notre proposition est exactement à mi-chemin entre celle de Mme Maximi qui veut diminuer le plafond de capitalisation boursière et celle de M. Sitzenstuhl qui veut le quintupler. Finalement, la position médiane du groupe Rassemblement national est la voie de la raison. (Sourires sur plusieurs bancs du groupe RE.)
Comme je l’ai expliqué précédemment, cet amendement vise à abaisser à 300 millions d’euros le nouveau plafond.J’en profite pour rassurer notre collègue de Courson : comme il l’a dit, le rapporteur n’est pas arc-bouté ; Bercy, si !
Je vais défendre les amendements nos 88 et, si vous le permettez, 89. Le premier vise à supprimer l’article 2 puisqu’il augmente les risques pesant sur les entreprises cotées concernées par l’extension de l’éligibilité à l’actif des FCPR. Nous souhaitons limiter ces risques qui menacent les PME, alors qu’elles sont moins capables de surmonter des crises d’investissement.En cas de rejet de l’amendement no 88, l’amendement no 89 vise à limiter la hausse du plafond à 300 millions d’euros – au lieu des 500 millions prévus par le texte. Je l’avais proposé avant l’examen du texte en commission. Même…
Séance du 10/04/2024· Article 1er (suite) Il vise la suppression de l’alinéa 12. En effet, je peine à comprendre pourquoi vous limitez dans la durée ces actions de préférence. En agissant ainsi, vous attirerez des investisseurs de court terme, puisque les investisseurs ne pourront pas s’appuyer sur une vision de long terme. Cela fait obstacle à la souveraineté des entreprises, dont vous vous réclamez depuis le début de la discussion. En effet, une vision de long terme requiert un plan d’investissement de long terme.Si cet amendement n’est pas adopté, Jean-Philippe Tanguy défendra des amendements de repli.
Séance du 10/04/2024· Article 1er (suite) …puisqu’elle a voté contre cet amendement qui allait dans le même sens que les siens. C’est assez curieux.
Séance du 10/04/2024· Article 1er (suite) Nous voterons ces deux amendements. En accordant une exclusivité aux salariés, ils vont un peu plus loin que le précédent qui leur donnait seulement la priorité. Je souligne d’ailleurs l’incohérence des votes sur l’amendement no 80 rectifié. Je constate que la NUPES fait passer la lutte contre le Rassemblement national avant l’intérêt général…
Séance du 10/04/2024· Article 1er (suite) J’ai évoqué hier, dans la discussion générale, le principe selon lequel le financement d’une entreprise doit se faire de façon concentrique : il doit provenir d’abord de la famille, puis des employés ; ensuite, on peut ouvrir vers l’extérieur. Conformément à ce principe, nous proposons, par cet amendement, de donner aux employés un accès prioritaire aux actions de préférence.Cette mesure présenterait plusieurs vertus. Premièrement, l’investissement serait réalisé pour de bonnes raisons, puisque les employés investiraient dans leur entreprise pour lui permettre d’innover, de prospérer, d’embauc…
Séance du 10/04/2024· Explications de vote À plusieurs reprises, j’ai parlé de financement par cercles concentriques, une notion qui me semble importante. Cela consiste à partir du centre de l’entreprise, c’est-à-dire des personnes réellement investies en faveur de la croissance de leur entreprise – plutôt que de celle de leurs capitaux. Vous avez préféré ne pas borner votre dispositif et traiter ces questions par-dessus la jambe et de façon antidémocratique.Pour toutes ces raisons, et c’est bien dommage car nos entreprises avaient besoin d’un texte sérieux, nous serons obligés de voter contre ce texte. (Applaudissements sur les bancs …
Séance du 10/04/2024· Explications de vote Or vous n’avez à aucun moment évoqué une telle hypothèse au cours des débats qui ont précédé. Votre seule contrainte, vous l’avez d’ailleurs dit, était de déposer vos amendements à seize heures cinquante-six – avant dix-sept heures, donc – afin de respecter les délais impartis.Par ailleurs, vous auriez pu, grâce à ce texte, remettre les salariés au cœur de l’entreprise, mais là encore, c’est un rendez-vous manqué. Nous avions déposé plusieurs amendements allant dans ce sens. Ils visaient par exemple à ouvrir en priorité aux salariés et à la famille des entrepreneurs la possibilité de financer …
Séance du 10/04/2024· Explications de vote C’est une façon pour vous de reprendre le pouvoir sur certains éléments du texte.
Séance du 10/04/2024· Explications de vote Ce texte aura été une succession de rendez-vous manqués. Sur le principe, nous ne sommes pas opposés à la petite révolution que représente l’accès de nos PME aux marchés financiers – je l’avais dit au moment de la discussion générale –, car nous sommes conscients qu’elles rencontrent des problèmes de financement.Le premier rendez-vous manqué qui caractérise ce texte, c’est cependant l’absence de travail sérieux. Ce que j’avais dit dans mon intervention lors de la discussion générale se confirme à la fin de l’examen du texte : vous avez conçu un projet-proposition de loi par-dessus la jambe. Vo…
Séance du 10/04/2024· Article 1er (suite) Cet amendement, déposé à l’initiative de mon collègue Tanguy, tend lui aussi à supprimer l’alinéa 6, relatif aux actions de préférence. Les arguments ont été avancés à plusieurs reprises hier soir.Nous sommes d’ailleurs partis du mauvais pied, monsieur le rapporteur, puisque lorsque nous avons présenté les amendements de suppression de l’article, vous nous avez reproché d’avoir déposé en parallèle des amendements visant à ouvrir le dispositif, alors que, comme je vous l’ai expliqué, nous voulons revenir sur certains outils ou introduire des garde-fous. La preuve : nous voulons supprimer l’alin…
Séance du 10/04/2024· Après l’article 11 Je serai bref, puisqu’on rencontre ici le même problème que pour le précédent amendement du Gouvernement, qui demande de nouveau à être habilité à légiférer par ordonnance. Je tenais simplement à vous remercier, madame la ministre, d’avoir bien voulu accepter de respecter le délai de dépôt de vos amendements visant à demander au Parlement de vous laisser agir à sa place : merci bien !
Séance du 10/04/2024· Après l’article 10 (suite) Avec quatre minutes d’avance ! Grand prince !
Séance du 10/04/2024· Rappels au règlement Sur le fondement de l’article 45 de la Constitution, monsieur le président. Cela a été signalé tout à l’heure s’agissant de l’amendement no 101 rectifié, mais il importe d’indiquer qu’en ce qui concerne les amendements nos 101 rectifié, 128 et 105, l’article 45 de la Constitution n’est probablement pas respecté. J’abonde donc dans le sens de ce que vient de dire ma collègue Eva Sas sur l’antiparlementarisme de cette méthode qui tend à tout régler par ordonnances. (Mme Béatrice Roullaud applaudit.)
Séance du 10/04/2024· Après l’article 10 Il suffit de lire la première phrase de son exposé sommaire pour s’en rendre compte : « l’amendement vise à modifier des pans du droit des sociétés afin de faciliter la gouvernance des entreprises ». « Des pans » ! Comme je le disais lors de la discussion générale, ce projet de loi déguisé a été fait par-dessus la jambe, à tel point que des articles entiers sont ajoutés sous forme d’amendements à la fin du texte – les amendements nos 128 et 105 du Gouvernement viendront s’ajouter à celui-là, en proposant de légiférer par ordonnances. Le contournement du Parlement est assez manifeste et, à mon …
Séance du 10/04/2024· Après l’article 10 Cet amendement nous renvoie à ce que je disais au début de l’examen du texte : je regrette – je ne suis d’ailleurs pas le seul – que celui-ci ait été déposé sous forme de proposition de loi, donc sans étude d’impact, dans le but de contourner le Parlement.
Non ! (Sourires sur plusieurs bancs du groupe RN.)
Nous demandons également la suppression de cet article, qui prévoit d’autoriser la commercialisation et la communication promotionnelle par des prestataires de service d’investissement agréés en France, en particulier sur les marchés non réglementés. Il permet de faire la promotion par des investisseurs étrangers, hors Espace économique européen, du placement de l’épargne des particuliers. Comme l’a souligné Mme Chikirou, de tels placements n’ont aucune vertu sur l’investissement réel : 99 % des transactions financières ont lieu sur le marché secondaire, contre seulement 1 % sur le marché prim…
J’entends vos arguments, monsieur le rapporteur, mais entendez également les miens : nous aimerions vous faire confiance, mais nous ne disposons d’aucune étude d’impact et des questions restent encore en suspens.Conformément aux termes de la loi de blocage, cet amendement de repli prévoit que la communication des informations ne doit pas être de nature à porter atteinte à la souveraineté, à la sécurité, aux intérêts économiques essentiels de la France ou à l’ordre public. Si vous êtes convaincu que ce n’est de toute façon pas le cas, cet amendement ne changera rien. Nous pouvons donc espérer, …
L’article vise en effet à étendre aux prestataires de services d’investissement la possibilité de communiquer des informations aux homologues de l’AMF et de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR). Il est indiqué dans l’exposé des motifs que « cette mesure est bien sans impact sur l’article 1er » de la loi du 26 juillet 1968 relative à la communication de documents, dite loi de blocage, qui interdit de transmettre « à des autorités publiques étrangères » toute information « dont la communication est de nature à porter atteinte à la souveraineté, à la sécurité, aux intérêts éc…
Séance du 09/04/2024· Article 1er (suite) C’est vous qui avez fermé la porte !
Séance du 09/04/2024· Article 1er (suite) Je ne retirerai donc pas mon amendement. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)
Séance du 09/04/2024· Article 1er (suite) Vous vous montrez en effet fermés à tout débat et à l’introduction de garde-fous. Bercy vous impose un texte et vous restez droit dans vos bottes, sans écouter les propositions qui vous sont faites, y compris celles qu’a formulées l’Autorité des marchés financiers dans cette fameuse lettre que le président Coquerel a réussi à obtenir.