Il est important que la représentation nationale dispose d’un état des lieux des besoins humains de la base industrielle et technologique de défense (BITD). Les carences en ouvriers qualifiés constituent un problème majeur, les industriels l’ont souligné, notamment dans le cadre du groupe de travail sur l’économie de guerre et l’équipement des forces, auquel j’ai participé. Nous ne pouvons pas faire l’impasse sur cette question : il serait sage que le Parlement dispose des chiffres exacts des besoins dans les secteurs concernés et connaisse les moyens que le Gouvernement a adoptés au bénéfice …
Séance du 26/05/2023· Suspension et reprise de la séance Très bien !
Séance du 26/05/2023· Suspension et reprise de la séance Et nous ?
Séance du 26/05/2023· Article 2 et rapport annexé (suite) L’horizon géopolitique de la France étant mondial par son histoire et par ses intérêts, son ambition doit la conduire à sortir, non de l’Otan, mais du commandement intégré de l’Otan, pour retrouver sa liberté d’action et pratiquer une diplomatie fondée sur trois principes majeurs : indépendance, équidistance et constance, comme l’a souvent rappelé Marine Le Pen. Dans une période d’instabilité et d’incertitude mondiale, la France doit retrouver une position équilibrée et crédible d’arbitre. L’amendement tend donc à supprimer le mot « totalement » pour réaffirmer l’indépendance morale, stratégiq…
Ce mode de financement est un retour au monde antérieur à l’actuelle LPM, laquelle avait fait reposer les Opex uniquement sur le budget du ministère des armées. Ce changement de fonctionnement nous paraît donc essentiel, afin de ne pas grever le budget du ministère des armées durant les opérations extérieures et alors que la défense engage la nation dans son ensemble.Lors des discussions en commission, cet article a fait l’objet d’un consensus général et notre groupe y sera favorable, tout en restant bien sûr attentif au respect de l’alinéa 4, qui prévoit que le Parlement est informé du bilan …
L’article 4 porte sur le financement des Opex qui, en cas de surcoût, ferait l’objet d’une solidarité interministérielle. Nous saluons ce mode de financement, que le programme de Marine Le Pen prévoyait en 2022.
Séance du 26/05/2023· Article 2 et rapport annexé (suite) Cet amendement d’appel vise à alerter sur le fait que les partenariats se passent de discours et doivent avant tout privilégier les actes concrets. En matière de défense, cela doit se traduire en particulier par l’achat réciproque de matériel. Nous avons trop vu certains de nos partenaires – je ne les citerai pas de nouveau, car nous en avons parlé à plusieurs reprises – privilégier du matériel américain alors que la France proposait des offres équivalentes.À offre égale, un partenaire doit privilégier la France pour l’achat de son matériel militaire.
Séance du 26/05/2023· Article 2 et rapport annexé (suite) Je comprends parfaitement. Toutefois, comme l’amendement précédent, ceux-ci constituent un hommage. Je les maintiens donc.
Séance du 26/05/2023· Article 2 et rapport annexé (suite) Dans la droite ligne de l’amendement de M. Jacobelli, il faut s’assurer que les forces spéciales ne souffriront pas dans le futur de failles capacitaires. En effet, nous craignons que les moyens nécessaires à leur action et à leur entraînement fassent défaut. L’amendement no 66 vise donc à inclure dans le rapport annexé un objectif de renforcement de ceux-ci.J’en viens à l’amendement no 67. Le conflit ukrainien a montré que le profil des missions confiées aux forces spéciales devra évoluer, pour prendre en compte un besoin croissant d’agilité, comme le souligne notamment la BFSA – la brigade d…
Séance du 26/05/2023· Article 2 et rapport annexé (suite) Je vous remercie, monsieur le président Bourlanges !
Séance du 26/05/2023· Article 2 et rapport annexé (suite) …quand la réforme qui a cassé le corps diplomatique a été adoptée, et je pense que votre ministère en est directement affecté. En effet, quand il y a moins de diplomates et moins d’attachés culturels, moins de soft power, ce sont les militaires qui se retrouvent en première ligne. C’est exactement ce qui se passe en Afrique dans des régimes qui ont été travaillés au corps par des pays comme la Russie et la Turquie, et qui deviennent hostiles. C’est ainsi que nous avons dû partir du Mali, par exemple. Je me permets de revenir sur ce sujet parce qu’il est essentiel.
Séance du 26/05/2023· Article 2 et rapport annexé (suite) Je le défendrai très rapidement parce que je pense connaître votre réponse, mais il me tient quand même à cœur. Il évoque la complémentarité entre l’armée et la diplomatie. Vous allez me répondre que ce n’est pas votre fief, si je puis dire ; cependant, monsieur le ministre, ce n’est peut-être pas votre périmètre ministériel, mais vous étiez déjà membre du Gouvernement…
Séance du 26/05/2023· Article 2 et rapport annexé (suite) D’accord.
Séance du 26/05/2023· Article 2 et rapport annexé (suite) Il s’agit d’un amendement rédactionnel, tendant à rédiger l’alinéa 61 au présent et non au futur, dont l’usage apparaît ici superfétatoire : il est inutile d’annoncer que les forces françaises « auront un rôle majeur à jouer » alors qu’elles le font déjà. Nous proposons donc d’indiquer qu’elles « jouent un rôle majeur ».
Séance du 26/05/2023· Article 2 et rapport annexé (suite) La France doit, même dans le cadre de coopérations, conserver une parfaite maîtrise du développement, de la mise en œuvre et de l’emploi de ses capacités d’action, qu’elles soient communes ou autonomes. Nous souhaitons donc ajouter, à la première phrase de l’alinéa 61 du rapport annexé, les mots « propres » et « souveraines » pour qualifier les capacités d’action de la France.
Séance du 25/05/2023· Suspension et reprise de la séance Je serai également rapide. N’oublions pas que c’est à la demande du gouvernement malien que nous sommes intervenus dans ce pays, afin de sauver les populations des hordes d’égorgeurs – ce qui a d’ailleurs aussi permis de sauver le patrimoine classé par l’Unesco à Tombouctou. Quant à notre intervention en Centrafrique, l’opération Sangaris a permis d’éviter que ne se produise un nouveau Rwanda.
Séance du 25/05/2023· Suspension et reprise de la séance Dans ce cas, n’écrivez pas n’importe quoi !
Séance du 25/05/2023· Suspension et reprise de la séance Arrêtez de dire des bêtises !
Séance du 25/05/2023· Suspension et reprise de la séance C’est dingue !
Séance du 25/05/2023· Suspension et reprise de la séance N’importe quoi !
Séance du 25/05/2023· Suspension et reprise de la séance Le conflit en Ukraine a montré à quel point il est nécessaire de maîtriser les systèmes d’armes de la défense sol-air. Dans ce domaine si stratégique, avant de rechercher des coopérations européennes, il est indispensable de privilégier la BITD française. L’objet de l’amendement est de la remettre à l’honneur, sans exclure des coopérations hors de l’Union européenne.
Séance du 25/05/2023· Article 2 et rapport annexé (suite) J’aurais aimé rebondir sur plusieurs points mais je ne le ferai pas, pour ne pas freiner nos travaux. Je trouve regrettables les avis sur cet amendement. L’une des photographies de la superbe exposition qui a lieu actuellement dans la salle des pas perdus montre une jeune femme en action au Sahel ; elle s’intitule justement « Un soldat en observation ». (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RN.)
Séance du 25/05/2023· Article 2 et rapport annexé (suite) Avec plus de 16 % de femmes dans ses effectifs, l’armée française n’a pas à rougir de la comparaison avec d’autres pays, en Europe et dans le monde. Elle est en effet la quatrième armée la plus féminisée. Les femmes sont une trentaine au rang d’officier général et, depuis 1998, toutes les fonctions leur sont ouvertes. Avec des taux de féminisation de 61 % dans le service de santé des armées (SSA), de 11 % dans l’armée de terre, de 15 % dans la marine nationale et de 24 % dans l’armée de l’air et de l’espace, les femmes sont pleinement intégrées et reconnues pour leur engagement. C’est un honne…
Séance du 25/05/2023· Article 2 et rapport annexé (suite) Alors que le taux de féminisation des effectifs de l’armée française approche 16 %, certains obstacles demeurent à l’intégration des femmes. La plus grande difficulté que rencontre une femme embrassant la carrière des armes est liée à sa vie de famille. Pour beaucoup, notamment pour les femmes sous-officiers et officiers, la maternité reste toujours délicate à concilier avec l’avancement. Lorsqu’un événement familial, tel qu’une grossesse ou une naissance, survient à un moment crucial de la carrière de ces femmes – lors de la préparation d’un brevet militaire professionnel, de l’École de guerr…
Séance du 24/05/2023· Article 2 et rapport annexé (suite) Il vise à prendre en compte la recommandation de la commission d’intégrer l’amendement no DN62 au point 1.3 du rapport annexé. Certains acteurs, étatiques ou non, utilisent la désinformation, la propagande et la manipulation des opinions publiques afin de susciter un sentiment antifrançais, notamment dans le Sahel : pensez au Mali, au Burkina Faso, à la fin de l’opération Barkhane. Compte tenu du rôle de ces éléments dans les menaces hybrides auxquelles notre pays est confronté, l’amendement prévoit que l’alinéa 18 soit complété par la phrase : « La maîtrise de ces nouveaux espaces de conflict…
Séance du 24/05/2023· Article 2 et rapport annexé (suite) Il importe de ne pas sombrer dans une vision irénique qui nous ferait croire invariable la position de nos partenaires stratégiques : le monde n’étant ni dual ni manichéen, ceux-ci, sans devenir des compétiteurs directs, peuvent tenter, par des stratégies hybrides, de nous déstabiliser ou d’agir à l’encontre de nos intérêts, même vitaux. Rappelons, parmi d’autres, l’affaire Aukus, ou affaire des sous-marins. Je viens ainsi d’apprendre que la loi de programmation militaire brésilienne met la France au nombre des menaces potentielles pour les intérêts du pays !Le rapport annexé doit tenir compte…
Séance du 24/05/2023· Article 2 et rapport annexé (suite) Conformément aux discussions que nous avons eues en commission et aux recommandations du ministre, nous devons affirmer la nécessité de relocaliser nos données sensibles sur le territoire national. Il s’agit évidemment d’un élément central du renforcement de la protection de nos territoires face aux menaces actuelles et futures, protection qui passe obligatoirement par la maîtrise des fonds marins. La lutte informationnelle, les ingérences et la multiplication des conflictualités hybrides rendent cette relocalisation urgente – d’autant qu’elle permettrait également de créer des emplois directs…
Séance du 24/05/2023· Article 2 et rapport annexé (suite) Même en s’entendant bien avec certains pays, nous ne pouvons pas pratiquer l’interopérabilité avec n’importe qui, et cet amendement nous paraît donc curieux.
Séance du 24/05/2023· Article 2 et rapport annexé (suite) Notre zone économique exclusive a été l’un des angles morts des débats en commission. Elle est pourtant un élément essentiel de notre politique de protection du territoire national. La ZEE de la France est la deuxième plus importante du monde, après celle des États-Unis, puisqu’elle s’étend sur une superficie de plus de 11 millions de kilomètres carrés. Il faut donc tenir compte de la tyrannie des distances et défendre nos eaux territoriales, les zones de pêche et les ressources minérales. À ce titre, la ZEE, qui constitue un point stratégique de notre politique de défense et de sécurité natio…
Séance du 23/05/2023· Article 2 et rapport annexé (suite) L’amendement pourrait être conservé sans la mention de la mise en condition d’emploi, car je maintiens qu’il est important de préciser que la cession ou le partage ne sont pas envisageables.