Imbécile !
« Absent » signifie que le député n'a pas pris part au scrutin, pas qu'il était absent de l'Assemblée.
« Absent » signifie que le député n'a pas pris part au scrutin, pas qu'il était absent de l'Assemblée.
Imbécile !
Vous avez de l’agriculture une conception plutôt restrictive, qui ne correspond plus à la réalité ni à celle défendue par l’Inrae. Vous n’avez aucune ambition en matière d’enseignement supérieur et de recherche dans les domaines de la biologie végétale et de l’écologie, qui sont pourtant indispensables pour mener à bien la bifurcation écologique. Pour protéger les insectes grâce aux haies, par exemple, nous avons besoin de chercheurs, d’ingénieurs et d’étudiants de niveau master qui connaissent la biodiversité. C’est un impensé de votre projet de loi. (Applaudissements sur les bancs du groupe …
Nous soutiendrons cet amendement, parce qu’on se heurte toujours au même problème : vous voulez former davantage d’agriculteurs, mais sans y consacrer les moyens nécessaires, notamment s’agissant du nombre d’enseignants. C’est la même chose qu’avec les médecins : M. Attal a déclaré vouloir augmenter le nombre de médecins, mais cette grande annonce n’a pas été suivie de l’ombre d’une augmentation du nombre de praticiens hospitaliers, de maîtres de conférences et de professeurs. Comment alors espérez-vous qu’ils soient formés ? C’est toujours le même débat ! Pour mettre en cohérence votre volont…
Nous insistons sur la recherche publique, car sur de tels sujets, l’indépendance de la recherche à l’égard du monde de l’entreprise est importante. Une anecdote me permettra de bien me faire comprendre : quand je cherchais une bourse de thèse, on m’avait notamment proposé de travailler sur les pesticides, avec un financement de Monsanto – j’avais refusé.Une firme comme Monsanto peut influencer les recherches, mais ce n’est pas le seul problème : comment voulez-vous que les citoyens aient confiance dans les résultats de la recherche si ceux qui la financent sont en quelque sorte juge et partie …
Comme dans l’amendement qui vient d’être présenté, il s’agit de rehausser les exigences de la formation continue en matière de transition agroécologique et climatique, pour en faire une priorité. C’est un enjeu central.L’article 2 a deux objectifs : il faut former plus d’agriculteurs – nous n’avons cessé de promouvoir cette idée – et il faut mieux les former à la problématique du changement climatique. Je veux insister sur l’importance de la formation, qui représente une partie de la solution. C’est grâce à la formation qu’on avait réussi le grand tournant productiviste des années 1960. Ce tou…
Tout cela montre qu’il faut engager une bifurcation très rapidement, d’autant qu’on observe le même phénomène pour les émissions de gaz à effet de serre.Notre agriculture a besoin de plus de bras pour compenser la baisse de rendements qu’entraînera une moindre intensivité. Il faut donc former plus d’agriculteurs. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NUPES.)
Les chiffres, je les connais, chers collègues : j’ai été membre du conseil scientifique de l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae) pendant cinq ans ! (Applaudissements sur les bancs des groupes LFI-NUPES et Écolo-NUPES. – M. Inaki Echaniz applaudit également.)
La rapporteure dit que mon amendement est satisfait. La question que je me pose, c’est de savoir pourquoi la toute première version de l’article 2 n’a pas été conservée par le Gouvernement – ce sont des personnes travaillant dans les services du ministère de l’agriculture qui ont appelé notre attention sur ce changement de rédaction. Le mot « doivent » est finalement absent du projet de loi et nous proposons dans notre amendement de le réintroduire. Il ne s’agit pas de se contenter de dire que l’on veut tendre vers ; le rôle de l’État est de s’assurer qu’il y ait suffisamment d’enseignants pou…
Monsieur Lavergne, vous n’avez pas dû m’écouter : à aucun moment, je n’ai reproché la baisse du nombre d’agriculteurs à ce gouvernement. J’ai simplement établi un constat.Les chiffres que vous avez cités permettent d’illustrer la différence entre la transition et la bifurcation. Lorsque vous mettez en évidence une augmentation du nombre de formations après une longue période de baisse, vous vous référez à une logique de transition, trop lente à nos yeux par rapport à la bifurcation. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NUPES.)
Monsieur le ministre, nous vous invitons à vous montrer courageux (Applaudissements sur les bancs des groupe LFI-NUPES et SOC) et à revenir à la version initiale de votre ministère, en indiquant dès le début de l’article 2 que des moyens seront alloués pour augmenter le nombre d’agriculteurs et réaliser la bifurcation écologique. (Mêmes mouvements.)
…puisque nous ne la réduisons pas, contrairement à vous, à un solde positif de la balance commerciale, mais y intégrons la capacité des populations à décider souverainement de la provenance et de la qualité de leur alimentation ; ensuite, celui de la bifurcation écologique. Pour relever ces deux défis, il nous faut davantage d’agriculteurs – la reconnaissance de cette nécessité est au cœur des amendements que nous avons déposés. Or le nombre d’agriculteurs baisse tendanciellement, et un quart d’entre eux partiront bientôt à la retraite, ce qui nous conduit vers une agriculture sans paysans. Ce…
Les politiques de formation et d’orientation, que nous allons examiner à l’occasion de la discussion de l’article 2, doivent tenir compte des défis que doit relever l’agriculture. Or, cela ne vous surprendra guère, nos façons d’appréhender ces enjeux sont différentes, ce qui n’est pas sans effet sur nos manières de concevoir la formation.Selon nous, les grands défis sont d’abord celui de la souveraineté alimentaire, dont nous n’avons pas la même définition,…
Ce n’est pas moi qui suis atteint d’un lymphome, mais bien les agriculteurs. Ce ne sont pas mes enfants, nos enfants, qui sont atteints d’un cancer mais leurs enfants. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NUPES.) Cette question est très importante. Nous pourrions donc trouver un consensus en disant par exemple que nous avons besoin d’une agriculture qui protège à la fois les agriculteurs et les écosystèmes.Que je sache, le plan Écophyto ne constituait pas une insulte envers les agriculteurs. À l’époque, le Gouvernement avait déclaré qu’il était nécessaire de réduire de 50 % en dix ans…
Évidemment le tonnage est beaucoup plus élevé si l’on compte les produits utilisés en agriculture biologique et les produits de biocontrôle, pour la raison que vous avez citée.J’aimerais à présent répondre aux collègues qui pensent que mes propos seraient dirigés contre les agriculteurs. Les premiers à attaquer, par exemple, Monsanto aux États-Unis pour sa responsabilité dans les maladies professionnelles sont les agriculteurs eux-mêmes.
L’amendement vise à mettre l’accent sur ces formations car cela nous semble nécessaire – et cela devrait faire consensus. Cela ne signifie pas, bien entendu, que les autres formations ne sont pas importantes – nous en avons déjà discuté en commission des affaires culturelles et de l’éducation.J’aimerais apporter une précision s’agissant des chiffres que je vous ai donnés – même si je sais bien qu’il n’est pas évident de suivre attentivement tout ce qui est dit dans l’hémicycle. Il s’agit des chiffres de tonnage hors biocontrôle et hors agriculture biologique – je les ai revérifiés entre la séa…
En 2009, on utilisait 55 tonnes de pesticides – chiffre qui n’inclut pas ceux auxquels on a recours dans le cadre de l’agriculture biologique. En 2018, on en utilisait 63 tonnes. Si vous faites le calcul – c’est du niveau CM2 –, l’augmentation entre ces deux années s’élève à 14 %, alors que nous nous étions engagés à une baisse de 50 % en dix ans. Voilà pourquoi nous ne faisons pas confiance au Gouvernement, notamment à sa capacité à appliquer un plan Écophyto II prévoyant une baisse de l’usage des pesticides de 50 % d’ici à 2025 – d’ailleurs, vous êtes revenu sur cet engagement. Et voilà pour…
…je vais essayer de préciser ce qu’elle recouvre selon nous. Face à la crise écologique, nous estimons que nous devons adapter nos pratiques agricoles, notamment pour atténuer les effets du changement climatique. Premièrement, elles doivent donc émettre moins de CO2, ce qui suppose notamment d’utiliser moins d’intrants, y compris ceux qui sont peu dangereux pour la santé car eux aussi émettent du CO2. Je le signale donc aux députés du Rassemblement national : une baisse globale de tous les intrants est nécessaire à cause du changement climatique.Deuxièmement, nos pratiques agricoles doivent êt…
Il vise à donner la priorité aux formations spécialisées dans la bifurcation écologique. Puisque je sais, monsieur le ministre, que vous n’aimez pas cette expression,…
Nous le pensions aussi !
C’est pour cela que nous ne vous faisons pas confiance et que nous demandons des chiffres clairs. Il n’est pas vrai que des chiffres de ce genre n’apparaissent pas dans la loi : par exemple, dans la loi du 24 décembre 2020 de programmation de la recherche pour les années 2021 à 2030 et portant diverses dispositions relatives à la recherche et à l’enseignement supérieur, figurent des plafonds en matière d’emploi. Il est donc possible d’en fixer dans la loi sur l’enseignement supérieur, puisque cela a déjà été fait, y compris par votre Gouvernement.Vous pouvez donc le faire et nous dire combien …
En effet, nous ne vous faisons pas confiance et nous avons de bonnes raisons pour cela. Ce matin, j’ai rappelé que vous aviez proposé d’augmenter le nombre de médecins formés mais que vous n’aviez pas du tout pensé à augmenter celui des maîtres de conférences des universités-praticiens hospitaliers (MCU-PH). Cet après-midi, je me contenterai de vous dire que le ministère de l’enseignement supérieur, fidèle à la politique macroniste, a proposé, sans y dédier les moyens nécessaires, de remplacer le diplôme universitaire de technologie (DUT) par un bachelor universitaire de technologie (BUT) qui …
Certains modèles polluent tout de même un peu !
Son objectif est de passer à 100 % d’agriculture biologique à l’horizon 2050. Mes collègues ont commencé à vous expliquer pourquoi c’est nécessaire, mais je voudrais vous rappeler les enjeux.Il est urgent de réduire drastiquement l’empreinte écologique de notre agriculture ; c’est, en théorie, l’objectif de ce projet de loi. En effet, l’alimentation contribue à 24 % à l’empreinte carbone des Français. Par ailleurs, la population d’oiseaux et d’insectes connaît une chute brutale, due à une augmentation de 10 % des ventes de pesticides dans notre pays depuis 2008 – chiffre que vous oubliez trop …
Je voudrais aborder un sujet central pour la santé en prenant un exemple concret : l’hôpital Nord de Marseille, qui a connu cet automne une crise aiguë en radiologie. Il manquait des manipulateurs radio, ce qui a contraint les soignants à reporter de nombreuses interventions et à se contenter d’assurer les urgences. J’ai été indigné par cette situation. Comment une telle pénurie est-elle possible dans la deuxième ville de France ?Des manipulateurs radio m’ont apporté des explications. Tout d’abord, les effectifs ont diminué, alors même que l’activité a augmenté de 20 %, les politiques de santé…
Pour mener une politique de prévention efficace, il faut disposer d’une vision claire des enjeux et des risques sanitaires, d’une surveillance sanitaire et d’une recherche de qualité pour établir des diagnostics fiables, et de moyens suffisants.Je distingue cinq enjeux de santé publique. Le premier est le vieillissement de la population, qui augmente la prévalence des pathologies liées au grand âge comme les maladies d’Alzheimer ou de Parkinson, et engendre des difficultés spécifiques de prise en charge des personnes âgées. Le deuxième est une épidémie d’obésité, avec une prévalence plus élevé…
C’est pour cela que vous ne trouvez plus de profs de danse – et plus de profs tout court, du reste. Ce problème des moyens, comme toujours en Macronie, vous refusez de le considérer ! Nous voterons donc contre le texte.
Cette proposition de loi mettra réellement en danger un certain nombre de pratiques culturelles ; c’est pourquoi des acteurs du hip-hop, mais pas seulement, s’y sont opposés. Le véritable problème du monde de la danse réside dans l’absence de moyens – en matière d’accès à la formation, mais surtout de revalorisation salariale : les rémunérations sont insuffisantes !
C’est cette hâte que nous avons critiquée tout au long de l’examen du texte. Vous avez rejeté notre proposition de réécriture visant à clarifier l’article 1er, si bien que le texte impose d’être diplômé d’État, non pour se prévaloir du titre de professeur de danse, ce que j’aurais compris, mais pour donner des cours rémunérés, sous peine d’une amende de 15 000 euros !Quelques améliorations ont certes été apportées, et je remercie nos camarades d’outre-mer d’avoir permis que le texte progresse au sujet de la concertation, mais aussi que le monde des animateurs et de l’éducation populaire n’en s…
…nous sommes pour la professionnalisation et pour davantage de qualifications ! Seulement, tel n’était pas l’objet du débat. Formulée autrement – nous avons d’ailleurs longuement échangé à ce sujet –, cette proposition de loi aurait certainement reçu notre soutien. Vous êtes allés trop vite et avez procédé de façon confuse.Trop vite, d’une part parce que vous passez de la création d’un diplôme d’État – idée intéressante – à son obtention obligatoire pour enseigner, d’autre part parce que cette obligation, qui ne s’appliquait qu’à trois danses, les concernera désormais toutes.
Non, monsieur Maillard, nous n’avons pas perdu notre boussole :…