Séance du 04/06/2024· Suspension et reprise de la séance Le groupe Écologiste, comme de nombreux autres, est partagé. Pour ma part, je considère que nous ne pouvons laisser de côté la volonté de patients qui n’ont plus aucune possibilité, par exemple en raison d’un accident imprévisible, d’en réitérer l’expression. La sédation profonde et continue n’est pas la même chose que l’absorption d’un produit létal (Mme Annie Vidal applaudit) : si c’était le cas, nous n’aurions pas besoin de légiférer à nouveau. Le choix entre sédation et aide à mourir doit être celui du patient ; c’est la raison pour laquelle je soutiendrai ces amendements, même si je rejoi…
Séance du 03/06/2024· Avant l’article 4 quater Néanmoins, ils admettent que tous les soins et toute l’attention qu’ils peuvent prodiguer ne suffisent pas, dans certains cas, à surmonter les douleurs. N’abandonnons pas ceux qui nous demandent la possibilité d’achever leur vie en accord avec la conception qu’ils ont de leur propre dignité. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe Écolo-NUPES.)
Séance du 03/06/2024· Avant l’article 4 quater Nous les remercions d’ailleurs de leur engagement.
Séance du 03/06/2024· Avant l’article 4 quater En effet, nombre de malades qui ont accès aux soins palliatifs expriment quand même la volonté d’accélérer leur fin de vie. Comme nous tous, j’ai échangé avec des professionnels des soins palliatifs qui, il est vrai, sont très majoritairement défavorables à l’aide à mourir. Cette idée les heurte car ils croient en leur métier, et c’est bien normal.
Séance du 03/06/2024· Avant l’article 4 quater C’est en effet un réel problème. Nous avons fait de notre mieux pour progresser en la matière, y compris en garantissant juridiquement l’accès aux soins palliatifs. Nous avons bien travaillé, mais il reste à rendre effectives les dispositions votées. Cependant, on ne peut pas s’opposer à l’aide à mourir au motif que tous n’ont pas accès aux soins palliatifs.
Séance du 03/06/2024· Avant l’article 4 quater Certains justifient leur rejet du titre II par le fait que les soins palliatifs ne sont pas actuellement accessibles à tous.
Séance du 03/06/2024· Avant l’article 4 quater Notre définition de la dignité est effectivement différente de celle de Mme Lavalette. Je crois qu’il revient à chacun d’entre nous, dans la situation où la vie l’a mené, de juger de sa propre dignité. Ce n’est pas à l’ensemble des êtres humains d’en juger pour chacun, mais à chacun pour soi-même.
Séance du 03/06/2024· Avant l’article 4 quater (suite) Je ne suis pas membre de la commission spéciale et j’étais très curieuse d’entendre les arguments des uns et des autres pour essayer de toucher au fond du sujet, dans le respect des sentiments et des convictions de chacun. Je pense néanmoins que les termes du débat ont été posés et l’intervention précédente montre que nous commençons à nous laisser aller à des diatribes qui n’y ont pas leur place. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RE. – Exclamations sur les bancs du groupe RN.)Les Françaises et les Français qui nous regardent attendent de nous non pas que nous passions des heures …
Comme l’a dit le collègue Bazin, on n’est pas à l’abri de la malveillance. La comparaison entre l’espace numérique et un compte en banque fait office de contre-argument. Un compte en banque est certes sécurisé, mais on voudrait que les directives anticipées, étant donné le type de décisions qu’elles contiennent, le soient davantage.Il faudrait donc que tous les proches sachent qu’ils ne peuvent pas les modifier. Il doit y avoir une règle qui leur dise clairement : vous ne pouvez pas modifier les directives anticipées !
Encore heureux ! Mais cela suffit-il pour accepter qu’une personne de confiance, un parent ou un proche modifie le contenu des directives anticipées ? Je suis perplexe.
Justement, cher collègue : on y accède de la même manière.
Notre débat était un peu confus, mais nous commençons à nous faire une idée plus précise de notre responsabilité. Malheureusement, je ne suis pas sûre qu’il soit possible de comparer le traitement précis des directives anticipées d’une personne et la gestion d’un compte en banque, qui présentent des différences radicales.
Je n’étais pas là, mais c’est un fait. D’ailleurs, vous êtes obligés d’en parler pendant des heures et d’y revenir sans arrêt – je ne suis pas la première à le faire. C’est donc une difficulté majeure et nous ne vous suivons pas sur ce point.Quand on rédige des directives anticipées et qu’on se projette dans ces situations difficiles, il me semble problématique, au regard du respect des souhaits de chacun, de penser que la personne n’aurait pas le droit d’émettre un avis sur ce qu’elle préférerait, entre la sédation profonde et continue et l’aide active à mourir. Il existe déjà un dispositif d…
Madame la ministre, plaider l’étanchéité entre les titres d’un texte unique est difficile, et cela a des limites.
Le groupe Écologiste est favorable au maintien de cette disposition. Nous soutenons avec d’autres que la rédaction des directives anticipées doit être accompagnée et mûrement réfléchie, mais cette réflexion doit permettre d’envisager une situation où la personne a perdu conscience : les directives anticipées servent, dans ce cas, à donner l’information aux soignants. Ensuite, en tout état de cause, une discussion collégiale a lieu entre les médecins et la personne de confiance, mais l’information concernant l’aide à mourir peut être précieuse pour comprendre les souhaits profonds de la personn…
Séance du 30/05/2024· Discussion générale Je remercie Steve Chailloux, Frédéric Maillot et leurs collègues du groupe Gauche démocrate et républicaine de nous donner l’occasion d’échanger nos points de vue sur les identités et sur ce que nous avons de commun. Merci à eux de mettre au cœur du débat la question des langues, qui est intimement politique. Il est difficile de m’exprimer après Steve, Frédéric et Paul, dont on ne peut qu’admirer l’engagement personnel et l’expérience quasi charnelle des langues régionales.Cette discussion est ô combien précieuse dans un moment politique où les liens de colonialité en Nouvelle-Calédonie-Kanaky…
Pourquoi plus de largesses ? C’est faux !
C’est universel, madame !
Séance du 30/05/2024· Discussion générale Arrêtez de reprendre les termes de l’extrême droite !
Séance du 29/05/2024· Discussion générale Absolument !
Séance du 27/05/2024· Discussion générale Absolument !
Séance du 21/05/2024· Réforme de l’assurance chômage Ça y est, c’est reparti !
Séance du 21/05/2024· Réforme de l’assurance chômage Vous parlez de la fin du chômage de masse, mais il y a encore 7,5 % de chômeurs en France, c’est-à-dire des centaines de milliers de personnes, sans parler de la potion « précarité, précarité, précarité » que vous administrez aux gens ! (Applaudissements sur les bancs du groupe Écolo-NUPES et sur quelques bancs des groupes LFI-NUPES et GDR-NUPES.)
Séance du 21/05/2024· Réforme de l’assurance chômage Les partenaires sociaux, particulièrement le patronat, n’avaient aucun intérêt à trouver un accord, puisqu’ils savaient très bien que vous en profiteriez pour taxer une fois de plus les salariés. C’est exactement votre stratégie !
Séance du 21/05/2024· Réforme de l’assurance chômage En raison de votre politique libérale d’augmentation de la précarité, ils se retrouvent en situation d’insécurité sociale. Pouvez-vous quand même nous donner des éléments, notamment des détails de la nouvelle punition collective que vous préparez contre les salariés dans votre prochaine réforme de l’assurance chômage ? (Applaudissements sur les bancs du groupe Écolo-NUPES et sur quelques bancs du groupe GDR-NUPES. – Mme Danièle Obono applaudit aussi.)
Séance du 21/05/2024· Réforme de l’assurance chômage Personne n’est à l’abri du chômage ; vous avez beau stigmatiser les chômeurs prétendument fainéants pour faire passer la pilule aux salariés en poste, ce sont bien les droits de l’ensemble des travailleurs et des travailleuses que vous attaquez et appauvrissez sans cesse.
Séance du 21/05/2024· Réforme de l’assurance chômage Madame la ministre du travail, qu’avez-vous fait pour les salariés après la honteuse réforme des retraites, dont l’objectif était d’économiser 19 milliards sur le dos des femmes, des seniors, et au-delà, de tous les travailleurs ? M. Olivier Dussopt, puis vous-même, vous aviez promis une grande loi travail sur la prévention des risques professionnels et la santé au travail, sur les seniors et le marché de l’emploi. Au lieu de cela, après avoir supprimé les comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), vous avez enchaîné les réformes de l’assurance chômage, toujours en dé…
C’est vraiment n’importe quoi !
Oui, répondez !
Vous pouvez parler avec moins de condescendance, je vous prie ?