L’article 7 précise les modalités de présentation d’une demande d’aide à mourir : si un médecin accepte d’examiner la demande d’un patient, il doit informer celui-ci sur son état de santé, sur les perspectives d’évolution de la maladie, sur les traitements et les dispositifs d’accompagnement disponibles. Si l’aide active à mourir ne peut être un droit pour les personnes malades, il nous semble essentiel de préciser que la demande d’examen du dossier en est un.Cet amendement a été travaillé avec l’association pour la recherche sur la sclérose latérale amyotrophique (Arsla) – ou maladie de Charc…
L’article 7 détaille la procédure à suivre pour demander et obtenir l’aide à mourir. Cette procédure est relativement complexe.D’abord, le malade demande à un médecin de bénéficier de l’aide à mourir. Ce médecin ne doit pas être lié au malade par un lien familial, comme l’article le détaille bien. Ensuite, le médecin discute avec le patient de sa maladie, de son évolution et des traitements possibles. Le médecin propose au patient de bénéficier de soins palliatifs – nous les avons souvent évoqués – et lui expose les conditions d’accès à l’aide à mourir, que nous venons de définir. Il indique é…
Il tend à compléter l’article 6 par l’alinéa suivant : « Les patients vivant avec des troubles psychiques sans altération majeure des fonctions cognitives et une affection grave et incurable en phase avancée ou terminale peuvent bénéficier de l’aide à mourir. » Il précise ainsi l’accès à l’aide à mourir des personnes qui vivent avec des troubles psychiques. Ce sujet exige que le législateur fasse preuve de discernement. Il faut à la fois que ces personnes soient accompagnées contre les envies suicidaires liées à ces troubles, et qu’elles puissent exprimer leur souhait d’en finir lorsque leur s…
Nous sommes plusieurs ici à ne pas bien comprendre ni l’amendement ni les avis. Certains d’entre nous sont membres de groupes d’études ayant trait au handicap, notamment celui sur l’autisme, dont vous êtes le président, monsieur Bazin. Nous travaillons avec les MDPH. Les personnes handicapées sont déjà suivies par les MDPH ; elles les connaissent bien. Pourquoi le médecin les renverrait-il vers elles ? C’est hors sujet !
Non !
Séance du 07/06/2024· Suspension et reprise de la séance Je vous encourage à étudier ce sujet plutôt que de déposer de tels amendements. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe RE.)
Séance du 07/06/2024· Suspension et reprise de la séance Chers collègues, j’ai lu vos amendements avec attention. Vous parlez d’affections, de maladies, de troubles et de pathologies psychiatriques, et proposez d’exclure de l’accès à l’aide à mourir les Français qui en souffrent, soit 12,5 millions de nos compatriotes. Par ailleurs, un jeune sur deux risque une dépression. Nous parlons donc d’un nombre très important de personnes, que vous voulez exclure de l’accès à l’aide à mourir au motif qu’il faudrait les protéger. De quelle protection parlez-vous, chers collègues ? Quelle hypocrisie !Mon collègue Jean-François Rousset l’a dit beaucoup mieux qu…
Séance du 07/06/2024· Suspension et reprise de la séance Comment ça, « protéger » ? Qu’est-ce que cela veut dire ?
Je présente l’amendement de mon collègue M. Raphaël Gérard.Le recueil de la volonté du malade est à la base de tout. Nous devons nous assurer que celle-ci s’est exprimée de façon libre et éclairée. Pour un certain nombre d’entre nous, les directives anticipées représentent la solution face à certaines maladies ou affections, notamment des maladies neurodégénératives. Quoi de plus évident que de se référer aux volontés du malade qu’il aura exprimées, selon des modalités à discuter entre nous, au moment le plus proche de sa perte de discernement dans le cadre de ses directives anticipées ?
Séance du 06/06/2024· Suspension et reprise de la séance Cet amendement a été déposé à l’initiative de ma collègue Julie Delpech. Elle propose de compléter l’alinéa 6 par les mots suivants : « conformément aux dispositions des articles L. 426-17 à L. 426-19 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ». Il s’agit de clarifier le critère de résidence stable et régulière des étrangers qui demanderont l’aide à mourir, en l’alignant sur celui établi en vue d’obtenir la carte de résident longue durée-UE. Une telle précision contribuerait non seulement à la clarté, mais aussi à la cohérence du dispositif.
Vous parlez de la situation des LR ?
Séance du 03/06/2024· Avant l’article 4 quater Nous sommes transparents !
Séance du 03/06/2024· Après l’article 4 (suite) Il s’agit d’un amendement prônant une politique publique globale. Je n’y parle ni des écoles, ni des enfants, ni des programmes scolaires. Je ne sais donc pas d’où vient la remarque de Mme Genevard. Par ailleurs, pour avoir été adjointe au maire chargée de l’éducation à Lyon et pour avoir – hélas ! – connu des deuils dans des écoles, je sais que nous avons des médecins et des psychologues scolaires qui accompagnent les familles et les enfants qui en ont besoin.
Séance du 03/06/2024· Après l’article 4 (suite) Préparé avec l’association spécialisée Empreintes, il propose l’organisation d’une campagne d’information et de sensibilisation relative au deuil et à l’accompagnement des personnes endeuillées.Il a sa place dans ce texte car le deuil constitue un enjeu social, économique et sanitaire. Parmi les 88 % de Français qui ont vécu un deuil, 12 % ont contracté une maladie après la perte d’un proche. Le Gouvernement pourrait se saisir du sujet dans une approche de santé publique en mettant en place une campagne complète, avec de l’information et de la prévention, et avec la prise en charge et l’accomp…
Séance du 03/06/2024· Après l’article 4 (suite) Comme l’ont dit mes collègues, cet amendement est le fruit d’un travail et d’un échange avec le collectif Handicaps. Il prévoit la mise en place d’une communication alternative et améliorée dans tous les cas où une personne se trouve dans l’impossibilité, partielle ou totale, de s’exprimer.Nous parlons ici de personnes porteuses de handicap. Cependant, le recours à la communication alternative et améliorée peut aussi être envisagé pour des personnes atteintes de maladie grave, par exemple soumises, en raison de leur souffrance, à une sédation, plus ou moins profonde, donc à moitié endormies, e…
Cela n’a rien à voir ! Vous confondez.
Séance du 05/03/2024· Scolarisation des enfants handicapés Je vous remercie pour votre réponse. Les familles sont en grande souffrance, les enfants aussi. Vous pouvez compter sur les députés pour travailler avec vous dans ce domaine.
Séance du 05/03/2024· Scolarisation des enfants handicapés J’aurais souhaité interroger Mme la ministre déléguée chargée des personnes âgées et des personnes handicapées sur l’ouverture de nouvelles places en institut médico-éducatif (IME). Dans ma circonscription, des parents me confient régulièrement les grandes difficultés qu’ils rencontrent pour scolariser leurs enfants en situation de handicap. Les handicaps sont parfois très lourds et leur inclusion dans des établissements classiques n’est pas toujours la meilleure solution pour le bien de l’enfant. Si la loi de 2005 pour l’égalité des droits et des chances, qui reconnaît à tout enfant porteur d…
Séance du 14/02/2024· Explications de vote C’est petit !
Séance du 31/01/2024· Vote sur l’ensemble· rapporteure Après ce vote et l’adoption par notre assemblée de la proposition de loi créant le délit d’homicide routier, mes premières pensées vont aux victimes et à leurs familles. Je les remercie d’avoir partagé leur expérience avec une dignité incroyable. (Les députés des groupes RE, LR, Dem et HOR se lèvent et applaudissent, en se tournant vers les tribunes du public.) Je remercie aussi les associations qui ont été motrices dans l’élaboration du texte et à qui nous devons tant. Merci à vous tous, chers collègues, pour votre vote, ainsi qu’aux cosignataires de cette proposition de loi. Ce travail colle…
Séance du 31/01/2024· Explications de vote· rapporteure Stigmatisation des jeunes !
Séance du 31/01/2024· Après l’article 3· rapporteure Il s’agit d’une demande de rapport : défavorable.
Séance du 31/01/2024· Après l’article 3· rapporteure Favorable à cette coordination.
Séance du 31/01/2024· Article 3· rapporteure Si.
Séance du 31/01/2024· Article 3· rapporteure C’est le médecin qui statuera sur cette éventuelle incompatibilité lors de la visite médicale.
Séance du 31/01/2024· Article 3· rapporteure Il est en effet identique à l’amendement no 83 de Mme Jacquier-Laforge, avec qui nous avons travaillé à cette proposition de rédaction globale de l’article 3 car c’est à elle que nous devons cette disposition, introduite par la commission. Il ne s’agit pas, ici, de remettre en cause son esprit, mais d’y introduire quelques précisions.En effet, ces amendements, qui s’inspirent des travaux du comité interministériel de la sécurité routière, tendent à fusionner certaines des mesures proposées par ce dernier avec l’article 3, lequel vise, je le rappelle, à soumettre à un examen médical tout conduc…
Séance du 31/01/2024· Article 1er octies· rapporteure Défavorable.
Séance du 31/01/2024· Article 1er sexies· rapporteure Vous souhaitez supprimer cette disposition qui rendrait systématique la suspension, par le préfet, du permis d’un conducteur ayant pris le volant sous l’empire d’un état alcoolique ou après avoir consommé des stupéfiants. Rappelons que la consommation d’alcool et la consommation de stupéfiants sont, respectivement, les deuxième et troisième causes d’accidents mortels de la route. L’article – comme le précédent, qui concernait les excès de vitesse – nous permettra donc de prévenir plus efficacement la mise en danger des autres conducteurs, des cyclistes et des piétons, en agissant sur les facte…
Séance du 31/01/2024· Article 1er ter· rapporteure Cette proposition de loi est claire et cohérente ; elle a fait l’objet, depuis plusieurs mois, d’un travail transpartisan, mené également avec les associations de victimes. Comme nous l’avons clairement expliqué lors de la discussion générale, puis à l’occasion de chaque amendement, elle a pour objectif de créer l’infraction d’homicide routier et d’élargir le champ des peines complémentaires. Cet amendement n’est donc pas compréhensible, à l’instar des autres amendements de suppression que vous avez déposés à chaque article.Permettez-moi de saluer mon collègue Bruno Studer, qui nous a permis d…
Séance du 31/01/2024· Après l’article 1er· rapporteure de la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République L’information des parties civiles, notamment des familles, est un sujet important, que nous avons abordé à plusieurs reprises hier et lors des auditions en commission. Nous y sommes très sensibles car nombre des demandes formulées par les associations sont parfaitement légitimes.Toutefois, nous avons choisi de ne pas intégrer ces points dans notre proposition de loi pour une raison assez simple, que vous comprendrez sûrement : les règles de recevabilité nous interdisant de procéder avec ce texte à des évolutions générales de la procédure pénale, il ne nous a pas semblé juste de procéder à des …