Séance du 07/06/2024· Suspension et reprise de la séance M. Juvin a raison d’appeler notre attention sur ce qui n’est autre que le discernement, c’est-à-dire l’aptitude à manifester sa volonté. Cependant, nous en discuterons à l’article suivant : il n’est donc pas nécessaire de le faire ici.
Par ailleurs, je précise qu’il est difficile – mais certes pas impossible – pour l’équipe médicale d’apprécier la douleur, a fortiori lorsqu’il s’agit d’une douleur réfractaire. Dans la mesure où les conditions sont cumulatives, la portée de ces amendements serait minime s’agissant d’un patient inconscient. Peut-être même seraient-ils inopérants. En effet, dans un tel cas, on ne peut jamais affirmer que la douleur physique est réfractaire – le patient, bien sûr, n’étant pas en état de dire qu’il souffre.
Je vous remercie, chers collègues, d’avoir soulevé des problèmes très particuliers en évoquant des situations extrêmes, par exemple un accident ou un autre événement qui plongeraient dans le coma une personne ayant auparavant obtenu un feu vert pour l’aide à mourir. Au passage, je souligne qu’il convient d’apprécier la profondeur d’un coma car il existe en la matière différents stades, du coma réversible jusqu’à la décérébration totale en cas d’accident violent et à l’état de mort cérébrale – qui autorise le prélèvement d’organes –, sachant que, par ailleurs, les patients cérébrolésés sont att…
Séance du 07/06/2024· Suspension et reprise de la séance Nous parlons de la douleur !
Eh oui !
Séance du 06/06/2024· Article 5 bis (suite) Je suis donc très favorable à l’adoption de l’amendement de Mme la rapporteure. (Mme Natalia Pouzyreff applaudit.)
Séance du 06/06/2024· Article 5 bis (suite) Elle reste une possibilité, encadrée par les strictes conditions dont nous allons débattre à l’article 6.
Séance du 06/06/2024· Article 5 bis (suite) Les professionnels de santé mettent en œuvre tous les moyens à leur disposition pour que ce droit soit respecté.La rédaction défendue par Mme la rapporteure revient sur la création d’un droit supplémentaire à l’aide à mourir en proposant la possibilité d’accéder à une aide à mourir. En aucune façon, cela ne fait de l’aide à mourir un droit.
Séance du 06/06/2024· Article 5 bis (suite) L’article 5 bis prévoit que toute personne a le droit à une fin de vie digne et au meilleur apaisement possible de la souffrance.
Tout à fait !
Dans une impasse, il faut faire marche arrière !
Oui, parce qu’elle veut !
Je suis favorable au libre choix du patient, qui souffre et prend la décision majeure de mettre fin à sa vie, de se tourner vers un soignant ou une tierce personne qui l’accepte, qui n’est pas obligé de le faire et qui en aucun cas ne va « commettre » un acte. Je pense que les termes que nous utilisons sont lourds de sens. La tierce personne ne « doit » pas ; elle « va » pratiquer l’acte. Elle ne commet pas un délit, mais agit pour le patient, par solidarité avec lui. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes RE, LFI-NUPES et SOC.) Je trouve particulièrement cruel de dire au patient : t…
Séance du 04/06/2024· Suspension et reprise de la séance L’aide à mourir correspond à une situation clinique spécifique – un patient pour qui on ne dispose plus de possibilités thérapeutiques et qui souffre. Il faut établir un diagnostic, discuter entre soignants et prendre une décision quant à la demande. C’est donc bien dans le code de la santé publique qu’il faut inscrire cette disposition. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RE.)
Séance du 04/06/2024· Suspension et reprise de la séance Comme l’a dit M. le député Dharréville, il n’existe pas de liberté absolue, ni de droit de créance en matière de fin de vie ; il existe seulement une possibilité. Le citoyen dont nous parlons, monsieur Isaac-Sibille, n’est pas n’importe quelle personne qui déciderait de mettre fin à sa vie, mais quelqu’un en fin de vie dont on n’arrive pas à soulager les souffrances. M. le député Pradié a raison de parler d’agonie, bien que ce mot soit tabou.Dans quelques jours, nous commémorerons le débarquement de Normandie. Vous avez peut-être entendu comme moi les témoignages d’anciens du commando Kieffer …
Séance du 04/06/2024· Suspension et reprise de la séance …il n’est pas question d’une euthanasie de propreté sous prétexte qu’ils auraient rédigé des directives anticipées dans ce sens. (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes RE, RN, LR et Dem. – Exclamations sur plusieurs bancs du groupe LFI-NUPES.)
Séance du 04/06/2024· Suspension et reprise de la séance …parce que l’on aura pris les précautions prévues par l’article 6 et que le patient aura réitéré sa demande jusqu’au dernier moment. Je frémis à l’idée que quelqu’un puisse retirer la vie à son semblable alors que celui-ci ne serait plus en mesure de confirmer qu’il le souhaite. Dans les hôpitaux, les Ehpad, des patients grabataires ont perdu conscience depuis des mois, voire des années :…
Séance du 04/06/2024· Suspension et reprise de la séance En tant que médecin et en tant qu’homme, je ne conçois de concourir à la mort d’autrui que s’il me le demande, les yeux dans les yeux, au moment même où cela va se produire. Nous accéderons à une requête justifiée par une maladie grave et incurable, causant des souffrances réfractaires,…
Séance du 03/06/2024· Article 4 ter· rapporteur Sagesse. (« Ah ! » sur les bancs du groupe RN.)
Séance du 03/06/2024· Article 4 bis· rapporteur Je suis un peu surpris que l’amendement no 2607 ne soit pas tombé du fait de l’adoption du précédent. Pour les mêmes raisons, je vous demande de le retirer, sans quoi la commission émettra un avis défavorable.
Séance du 03/06/2024· Article 4 bis· rapporteur Défavorable.
Séance du 03/06/2024· Article 4 bis· rapporteur Le PMSI exclura la plupart des cas à domicile, sur lesquels il est difficile d’avoir des chiffres, comme l’a indiqué le rapport Chauvin. Je m’en remets à la sagesse de l’Assemblée.
Séance du 03/06/2024· Après l’article 4 (suite)· rapporteur Favorable.
Séance du 03/06/2024· Après l’article 4 (suite)· rapporteur Défavorable.
Séance du 03/06/2024· Après l’article 4 (suite)· rapporteur Avis défavorable.
Séance du 03/06/2024· Après l’article 4 (suite)· rapporteur Défavorable.
Séance du 03/06/2024· Après l’article 4 (suite)· rapporteur L’avis est défavorable pour les mêmes raisons que précédemment. Je souligne l’interaction de ces structures régionales avec le Comité consultatif national d’éthique, et l’enrichissement qu’ils apportent à la réflexion, que ce soit sur les soins d’accompagnement ou sur l’aide à mourir.
Séance du 03/06/2024· Après l’article 4 (suite)· rapporteur Il est défavorable.
Séance du 03/06/2024· Après l’article 4 (suite)· rapporteur Il est défavorable. Il ne me paraît pas souhaitable et il me semble surtout extrêmement complexe de hiérarchiser les proches d’un malade en fin de vie.
Séance du 03/06/2024· Après l’article 4 (suite)· rapporteur Il est crucial de s’assurer du caractère effectif de la communication avec les patients et de leur capacité de compréhension, surtout lorsqu’ils rencontrent des difficultés à s’exprimer. Certains malades comprennent en effet fort bien ce qui leur arrive, mais ne sont pas totalement en capacité d’énoncer leur volonté, d’affirmer leur capacité de discernement, ou d’exprimer leur sentiment. Tout moyen contribuant à atténuer ces difficultés est digne d’intérêt. Votre amendement, vous l’aurez compris, ne présente guère de portée normative, mais il constitue une réaffirmation de principe. Je m’en re…