Article 25 · alinéa Alinéa 3
Dispositif
Compléter l’alinéa 3 par les mots :
« , y compris, à la demande du mineur, de l’un de ses représentants légaux ou de la personne ou du service auquel il est confié, et indépendamment de tout dépôt de plainte, le recueil et la conservation des éléments de preuve des violences subies, dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État ».
Exposé sommaire
Les violences faites aux enfants, en particulier les violences sexuelles et l’inceste, sont le plus souvent révélées tardivement, parfois des années après les faits. Au moment où l’enfant est accueilli en UAPED, ni lui ni le parent protecteur ne sont toujours prêts à déposer plainte. Les constatations médico-légales qui ne sont pas réalisées et conservées à ce moment sont perdues.
Le recueil de preuves sans plainte est déjà proposé aux victimes majeures de violences conjugales et sexuelles dans un nombre croissant d’établissements de santé. Cet amendement du Groupe Ecologiste et Social l’étend aux UAPED, qui disposent déjà d’une compétence médico-légale. Il permet de recueillir et de conserver ces éléments à la demande du mineur ou d’un adulte qui le protège, pour qu’une plainte puisse être déposée plus tard dans de bonnes conditions.
Cosignataires
Pouria Amirshahi, Christine Arrighi, Clémentine Autain, Léa Balage El Mariky, Lisa Belluco, Karim Ben Cheikh, Benoît Biteau, Nicolas Bonnet, Cyrielle Chatelain, Alexis Corbière, Hendrik Davi, Emmanuel Duplessy, Charles Fournier, Marie-Charlotte Garin, Damien Girard, Steevy Gustave, Catherine Hervieu, Jérémie Iordanoff, Julie Laernoes, Tristan Lahais, Benjamin Lucas-Lundy, Julie Ozenne, Sébastien Peytavie, Marie Pochon, Jean-Claude Raux, Sandra Regol, Jean-Louis Roumégas, Sandrine Rousseau, François Ruffin, Eva Sas, Sabrina Sebaihi, Danielle Simonnet, Sophie Taillé-Polian, Boris Tavernier, Nicolas Thierry, Dominique Voynet