« Absent » signifie que le député n'a pas pris part au scrutin, pas qu'il était absent de l'Assemblée.
Deuxième session extraordinaire 2017 · 15e législature · compte rendu complet
Séance du 28 septembre 2017 (1e séance)
Présidence de Mme Carole Bureau-Bonnard
Après l’article 7 bis
Mme Marie Guévenoux (LAREM). Messieurs Pajot et Chenu, il n’y a pas de Bisounours dans cette assemblée ; il y a des parlementaires qui considèrent que vos discours et vos mesures, toutes plus dangereuses les unes que les autres, ne servent qu’à faire prospérer l’islamisme radical. Tout cela, c’est sans doute pensé, puisque vous avez fait de l’islamisme radical et des peurs des Français votre fonds de commerce. Que voulez-vous au fond ? La guerre civile ? Nous, nous souhaitons la République, avec des libertés et de la sécurité pour tous les Français. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe REM.)
M. Olivier Marleix (LR). On a entendu beaucoup de citations. Je voudrais répondre à l’intervention de notre collègue du MODEM et de la députée du groupe La République en marche, en citant à mon tour un très beau discours : « Sommes-nous en guerre ? La question a en réalité peu d’importance, car les terroristes djihadistes, en nous frappant trois jours consécutifs, y ont apporté une nouvelle fois la plus cruelle des réponses.« Il faut toujours dire les choses clairement : oui, la France est en guerre contre le terrorisme, le djihadisme, et l’islamisme radical. »Ces phrases ont été prononcées ici même, dans cet hémicycle, par Manuel Valls, alors Premier ministre de la France, au lendemain des attentats meurtriers de Charlie Hebdo. Il ne faudrait pas que, le temps passant, nous finissions par renoncer à un constat que nous avions tous partagé à l’époque sur ces bancs, en applaudissant de manière unanime, de l’extrême droite à l’extrême gauche, le Premier ministre Manuel Valls. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LR.)
M. José Evrard (NI). Lorsque j’ai commencé ma carrière professionnelle, il y a bien longtemps, je travaillais à Paris. J’ai été bercé par une chanson qui disait : « J’aime flâner sur les grands boulevards ». Cette chanson avait au moins le mérite de la joie de vivre. Depuis, j’ai trouvé un drôle de changement. Quand je me balade, je trouve des blocs de béton, je trouve des soldats dont la mission est d’assurer ma sécurité. Je n’ai plus la même joie de me balader dans Paris qu’au temps de ma jeunesse. C’est parce que, comme mon collègue vient de le rappeler, nous sommes en guerre. Lorsque l’on est en guerre, on organise la résistance. Quand les blés sont sous l’orage, bien fou qui fait le délicat pour ne pas prendre en considération la nécessité d’organiser la lutte contre l’islamisme terroriste. (Applaudissements parmi les députés non inscrits.)
(L’amendement no 164 n’est pas adopté.)
Mme la présidente (LAREM). La suite de la discussion est renvoyée à la prochaine séance.
Ordre du jour de la prochaine séance
Mme la présidente (LAREM). Prochaine séance, cet après-midi, à quinze heures :Suite de la discussion du projet de loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme.La séance est levée.
(La séance est levée à treize heures cinq.)
La Directrice du service du compte rendu de la séance de l’Assemblée nationale Catherine Joly