Séance du 07/05/2024· Liberté de la presse Et il faudrait désormais s’excuser de faire sourire les gens qui ont envie de pleurer de votre passivité ! Si vous vous sentez menacée par des blagues, madame la ministre de la culture, c’est peut-être parce que vous êtes la menace. Quand ferez-vous respecter la liberté de la presse et la liberté d’expression en France ? (Les députés du groupe LFI-NUPES se lèvent et applaudissent. – M. Benjamin Lucas-Lundy applaudit également.)
Séance du 07/05/2024· Liberté de la presse Dans notre pays, un multirécidiviste condamné pour provocation à la haine raciale peut arpenter librement les plateaux de télévision mais un humoriste qui fait une blague approuvée par le tribunal est mis à pied par une radio de service public. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NUPES. – M. Benjamin Lucas-Lundy applaudit également.) Qu’il est triste, ce service public qui se dit Charlie mais qui bâillonne la bande à Charline ! Alors que le poste de Guillaume Meurice est vacant, on dirait même que certains membres du Gouvernement sont candidats pour être humoristes puisque vous arriv…
Séance du 07/05/2024· Liberté de la presse Et pendant ce temps-là, vous interdisez nos réunions publiques, vous nous empêchez de nous exprimer – mais c’est votre silence sur le génocide en cours qui est criminel. Et quand vous parlez, c’est pour mentir au sujet de la jeunesse française qui se mobilise, en faisant passer pour un appel au meurtre ce qui n’est rien d’autre qu’un appel au secours ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NUPES.)
Séance du 07/05/2024· Liberté de la presse Ce vendredi 3 mai, le ministre des affaires étrangères a célébré dans une vidéo la trente et unième édition de la Journée mondiale de la liberté de la presse sans avoir un seul mot pour l’endroit où sont morts les trois quarts des journalistes décédés en 2023. C’est endroit, c’est Gaza ! Car selon le Comité pour la protection des journalistes, c’est en Palestine que plus de 100 journalistes ont été assassinés par l’armée israélienne. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NUPES.) L’incapacité du Gouvernement à dénoncer clairement, en ce jour de célébration de la liberté de la presse dan…
Séance du 29/04/2024· Débat d’orientation et de programmation des finances publiques C’est faux !
Séance du 02/04/2024· Exécution budgétaire de 2024 Vous faites valoir qu’il n’est pas possible de toucher à la mission Remboursements et dégrèvements, car celle-ci est constituée de crédits évaluatifs. Dans ce cas, expliquez-moi pourquoi vous acceptez de modifier de plusieurs centaines de millions d’euros la mission relative à la gestion de la dette publique, qui est constituée de crédits de même nature. Vous justifiez deux décisions contradictoires par le même argument et je ne comprends pas cette incohérence !
Séance du 02/04/2024· Exécution budgétaire de 2024 J’ai écouté les récentes déclarations du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique. Un matin de mars, entre l’écriture de deux bouquins consacrés aux fondements de la personne humaine, Bruno Le Maire s’est réveillé pour sonner l’alerte générale : la France est plongée dans un déficit abyssal.Le réveil est brutal pour un ministre qui, à l’instar de la cigale de la fable, nous chantait la douce musique d’un budget adossé à une croissance de 1,4 %, à rebours des prévisions des institutions les plus sérieuses. Voilà que le Gouvernement ajuste sa prévision…
Séance du 18/03/2024· Après l’article 32 (amendements précédemment réservés) On en vient parfois à se demander si nous sommes là pour faire la loi ou pour nous asseoir dessus. J’ajoute un élément qui révèle votre conception un peu curieuse de l’Union européenne : vous vous lancez dans de grandes envolées lyriques sur l’Europe, mais vous n’êtes pas des européistes ; vous êtes tristement, banalement, des capitalistes. Et vous êtes prêts à aller contre les directives de l’Union européenne dès lors qu’elles améliorent les droits des salariés. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NUPES.) Voilà qui envoie un beau signal ! Cela donne une idée de la place que vous all…
Séance du 18/03/2024· Après l’article 32 (amendements précédemment réservés) Dix ans après – en 2023, donc –, la Cour de cassation a définitivement jugé que la France doit accorder son droit avec celui de l’Union européenne. Et voilà que nous sommes en train de défaire sa décision !
Séance du 18/03/2024· Après l’article 32 (amendements précédemment réservés) Pourquoi ? Parce qu’il s’agit ici de réduire, comme l’a dit mon camarade et collègue Clouet, les droits des salariés.Depuis 2009, la France ne respecte pas les textes européens : le droit français n’est pas conforme à une directive de l’Union européenne relative aux droits des salariés. Ceux dont nous parlons ici, ce sont des salariés qui sont en arrêt maladie d’origine non professionnelle et qui ne peuvent pas bénéficier de leurs congés payés ; ce sont souvent des salariés fragiles – j’insiste là-dessus –, qui ont été atteints de cancer ou de dépression, des gens qui peuvent avoir mis des ann…
Séance du 18/03/2024· Après l’article 32 (amendements précédemment réservés) C’est tout de même curieux : il y a quelques minutes, on nous a dit que nous ne pouvions pas voter des amendements insoumis parce qu’ils ne respectaient pas fidèlement la transposition du droit européen en droit français. Et voilà que vous nous proposez un amendement qui permet précisément de s’affranchir d’une telle fidélité !
Séance du 22/11/2023· Discussion générale Une fois de plus, nous refuserons un projet de loi par lequel l’argent des travailleurs et des Français atterrit dans les poches des plus riches. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NUPES.)
Séance du 22/11/2023· Discussion générale Autre élément incroyable de ce projet de loi : les 2 milliards d’euros pris à l’Unedic. Cet argent est issu des cotisations des travailleurs français ; de ceux qui bossent ! Comme l’État en a pris la sale manie depuis quelques dizaines d’années, une réforme injuste a été imposée aux travailleurs, celle de l’assurance chômage, qui pénalise les plus précaires. Celle-ci a permis de réaliser 2 milliards d’euros d’économies sur le dos de ceux qui bossent, de ceux qui sont dans la galère. Or, au lieu de les rendre aux travailleurs, ces fonds partent dans la poche de l’État, ce que nous n’acceptons p…
Séance du 22/11/2023· Discussion générale À quatorze reprises, vous avez recouru au 49.3 sur les textes budgétaires, qui sont pourtant au cœur de notre contrôle du pouvoir exécutif. Mon discours pourrait s’arrêter là, tant les faits sont accablants pour vous ; je poursuivrai néanmoins, car nous voilà enfin libres de discuter d’un texte financier, en l’occurrence le projet de loi de finances de fin de gestion, ce qui en dit long sur votre conception de la démocratie. À l’école, les enfants apprennent que les parlementaires discutent et élaborent la loi. La réalité est un peu plus cruelle que cela : le Président de la République nous pr…
C’est non seulement malsain et antidémocratique, mais dangereux du point de vue financier. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NUPES.)
Encore une fois, l’État a le même comportement malsain vis-à-vis des collectivités territoriales et de la sécurité sociale. Vous avez supprimé des impôts locaux, payés davantage par les classes sociales les plus aisées que par les plus fragiles – ce qui pose question –, portant atteinte à l’autonomie des collectivités locales qui pouvaient librement déterminer leur assiette.Vous compensez cette suppression par l’argent issu de la consommation populaire. Ainsi, il y a cinq minutes, 60 milliards d’euros de recettes de la TVA ont été affectées à la sécurité sociale. Vous êtes dans l’impasse car v…
Vous affirmez que le bloc communal et les collectivités se portent bien. Elles se portent tellement bien que le rapport de la Cour des comptes sur les finances publiques annonce 2,6 milliards de déficit en 2023 ! Je ne vois pas comment on peut bien se porter avec un tel déficit !
Vous n’avez pas bien écouté Mme Maximi. (Protestations sur les bancs des groupes RE, LR et Dem.)
C’est précisément pour cette raison que cet amendement représente une ligne rouge. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NUPES.)
Vous prenez de l’argent issu des cotisations des travailleurs pour l’envoyer directement dans les poches du patronat !
Vous le réinjectez dans la politique en faveur de l’emploi, c’est-à-dire au bénéfice du patronat et des grandes entreprises.
Dans ce même article, il est écrit noir sur blanc que 60 milliards issus de la TVA, c’est-à-dire de la consommation populaire, seront transférés pour abonder les caisses de la sécurité sociale, parce que vous avez décidé unilatéralement de supprimer des cotisations sociales ; il faut bien les compenser ! La même chose se passe avec l’Unedic. Le rapporteur général nous indique que l’argent est immédiatement réinjecté, mais au bénéfice de qui ? Pas des travailleurs !
Il fût un temps où ce n’était pas le cas : à l’origine, les salariés, représentés par leurs syndicats, et le patronat, représenté par ses organisations, géraient ensemble la sécurité sociale et l’État n’avait pas son mot à dire. À l’instar de ce que vous faites avec la sécurité sociale, vous intervenez pour prendre 2 milliards à l’Unedic.
Vous avez raison : il est ici question de principes. Nous estimons qu’il n’est pas légitime que l’État vienne mettre ses doigts dans le fruit du travail des salariés.
…l’État ne peut pas prendre 2 milliards issus des cotisations des travailleurs : ce n’est pas juste ! Cela en dit long sur ce que fait l’État de l’argent issu des cotisations des travailleurs : il le vole – ou l’accapare, si vous préférez. Les travailleurs ont consenti à ces 2 milliards, et vous les reprenez illégitimement. C’est une ligne rouge – ce n’est pas acceptable. À l’heure où on parle beaucoup du pouvoir d’achat, on a tendance à oublier que le salaire brut, c’est du salaire ! L’État ne peut pas disposer à sa guise de l’argent issu du travail des salariés français. (Applaudissements su…
Sur la question de l’Unedic, vous franchissez une ligne rouge. L’argent de l’Unedic, c’est l’argent des travailleurs : il provient des cotisations sociales. On ne peut donc pas en faire n’importe quoi, n’importe comment. Au moment où l’Unedic sort enfin la tête de l’eau,…
Séance du 17/10/2023· Discussion générale Il y a en France des coins entiers où tout a été abandonné ; cela concerne sûrement certaines de vos circonscriptions. Je croyais que vous en aviez quelque chose à faire !Tout à l’heure, le Gouvernement a dit que la nation doit se reconstruire par le travail et par l’effort. Nous lui recommandons de s’appliquer ces principes : ce n’est pas sérieux d’être aussi aléatoire et approximatif dans les prévisions et dans l’engagement des dépenses. Vous affirmez qu’il n’existe pas de majorité alternative, mais il n’existe même pas de majorité ! À toutes les oppositions, qui soulignent l’insincérité de …
Séance du 17/10/2023· Discussion générale Et vous savez quoi ? Je préfère un déluge fiscal à la sécheresse ! Les Français ne se remettront pas de la sécheresse des finances publiques (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NUPES), parce que nous avons besoin de professeurs, de l’hôpital public, de contrôleurs des douanes, et ainsi de suite. Plutôt le déluge pour financer correctement des professeurs et des soignants (Mme Anne-Laure Blin s’exclame), pour remettre en état les hôpitaux et rénover les commissariats, que de tout laisser tomber en prétendant qu’il n’y a pas assez d’argent !
Nous n’avons plus que quelques heures pour éviter le pire en Palestine. Le samedi 14 octobre, la rapporteure spéciale de l’ONU dans les territoires palestiniens occupés, a déclaré que « les Palestiniens de Gaza courent le risque d’un nettoyage ethnique massif ».Un nettoyage ethnique !En ce moment même, 1 million de Palestiniens sont sous le coup d’un ordre d’évacuation que l’ONG Médecins du monde qualifie d’impensable, d’infaisable et d’irréaliste. Samedi dernier, le président israélien a averti le monde en déclarant à propos des Palestiniens : « C’est toute une nation qui est responsable. » C…
Séance du 17/10/2023· Discussion générale Une caricature, dites-vous ? Mais une caricature, c’est quand Bruno Le Maire nous accuse de proposer un déluge fiscal, alors qu’il ne s’agit que de propositions de bon sens.