Si le Gouvernement ne veut pas entendre parler d’une éventuelle hausse de la fiscalité, c’est parce qu’il a bien compris le danger que cela représenterait.
…entre juin et septembre, pour en tirer d’indispensables revenus complémentaires.On ne lutte pas contre la crise du logement en augmentant les impôts des Français.Le plus gros scandale de cette proposition de loi, chers collègues, c’est que pendant que vous augmentez les taxes et les impôts pesant sur les petits propriétaires français, vous refusez de vous attaquer aux plateformes du numérique, lesquelles sont protégées par Emmanuel Macron – comme Airbnb, qui ne paie toujours pas ses impôts en France. On tabasse les petits mais on protège les grands ! (Applaudissements sur les bancs du groupe …
Je rappellerai d’abord à M. Piquemal que nous ne dirigeons pas la mairie de Nice. Vous devez confondre : le maire de Nice est Christian Estrosi – un grand ami d’Emmanuel Macron. Lionel Tivoli est simplement député d’une circonscription des Alpes-Maritimes.L’article 3 – sans doute le plus contestable de cette proposition de loi – vise, disons-le clairement, à accroître la fiscalité pesant sur les petits propriétaires qui exercent à titre marginal l’activité de location saisonnière. L’alignement de la fiscalité des meublés de tourisme sur le régime microfoncier dans les zones tendues ainsi que l…
…des logements dont le DPE est mauvais ne sont pas nécessairement des logements indignes, dégradés ou dangereux. Nous devons nous prémunir contre cette confusion. Nous ne cessons d’ailleurs d’interpeller le Gouvernement à propos de la faible fiabilité de ces DPE, sur lesquels se fonde pourtant sa politique du logement. Je ne reviendrai que rapidement sur les conclusions des études menées par l’université de Cambridge, par la Cour des comptes et encore récemment par Hello Watt, car je les mentionne à chacune de mes interventions, mais elles déplorent cette faible fiabilité en constatant que 70 …
Nous regrettons que le présent article ait été ajouté en commission : il comporte des considérations relatives aux économies d’énergie et à l’émission de gaz à effet de serre, alors que l’objet de ce projet de loi est la résorption – souhaitable – de l’habitat indigne ou dangereux. Un tel ajout nous éloigne de cet objectif, comme nous le craignons depuis que nous avons commencé à examiner le texte.Tous nos amendements – sachez-le, chers collègues – visent à éviter que la lutte contre l’habitat indigne ou dangereux ne devienne le prétexte à l’expropriation abusive de logements ayant fait l’obje…
Séance du 22/01/2024· Suspension et reprise de la séance Cet amendement tend à exclure l’exercice du droit d’expropriation lorsque les mesures de rénovation prescrites par l’arrêté de mise en sécurité ou de traitement de l’insalubrité ont été exécutées d’office. Si le but de l’expropriation est bien la mise en sécurité du bâtiment, et non l’accaparement de bâtiments et de terrains, il n’y a aucune raison que le bâtiment, une fois sécurisé ou rénové, soit exproprié.
Séance du 22/01/2024· Suspension et reprise de la séance Cet amendement vise à préciser les effets de la publication des arrêtés de mise en sécurité ou de traitement de l’insalubrité au regard du droit d’expropriation. Le texte prévoit que deux arrêtés non exécutés sont nécessaires sur une période de dix ans pour que la procédure puisse être mise en œuvre, mais ne précise pas le temps nécessaire pour apprécier l’inexécution du second arrêté. Le présent amendement fixe cette durée à deux ans.
Cet amendement, également dû à ma collègue Florence Goulet, tend à réserver à la puissance publique le bénéfice du droit d’expropriation d’un immeuble dégradé à titre remédiable. Il convient de s’assurer que le pouvoir d’expropriation ne constitue pas un moyen détourné pour un opérateur privé, fût-il détenu en partie par l’État, de réaliser des opérations de promotion immobilière à peu de frais.
Cet amendement de ma collègue Florence Goulet vise à exclure le terrain d’assiette du champ de l’expropriation d’un bien insalubre ou dégradé à titre remédiable. Puisque la loi du 24 mars 2014 pour l’accès au logement et un urbanisme rénové, dite loi Alur, a introduit la distinction entre la propriété du foncier et celle du bâti, il convient de faire usage de cette même distinction dans le présent texte.En effet, si le but est bien la rénovation des bâtiments et non l’accaparement des terres appartenant aux Français, il est logique que l’expropriation soit limitée aux bâtiments en question. Le…
Comme je viens de l’exposer, le principal écueil de ce projet de loi réside selon nous dans l’incapacité de l’État à apporter une compensation aux propriétaires expropriés et l’absence de garde-fous face à d’éventuelles dérives en matière d’expropriation.Dans son application, ce projet de loi risque sérieusement de se heurter aux blocages des services municipaux et des administrations, qui seront dans l’incapacité de reloger en masse les propriétaires expropriés.Le relogement des publics les plus fragilisés, comme les personnes en situation de handicap ou les personnes âgées – en effet, ce son…
L’accélération de la procédure d’expropriation nous pose un sérieux problème de proportionnalité. Elle constitue – il faut bien le dire – une nouvelle attaque du droit de propriété alors que ce projet de loi ouvre la voie à une non-indemnisation en cas de refus d’un relogement. La compensation est la grande faiblesse de ce projet de loi qui tend à exproprier à vil prix les petits propriétaires paupérisés résidant dans des immeubles qu’ils n’ont tout simplement pas les moyens d’entretenir.D’ailleurs, ce projet de loi est assez flou quant aux capacités de relogement des municipalités concernées …
Cet amendement de repli vise à supprimer les alinéas 22 et 23 de l’article 2 pour protéger les copropriétaires d’un risque de surendettement.L’entrée définitive dans le patrimoine du syndicat des copropriétaires des versements consentis par les copropriétaires eux-mêmes et leur affectation au remboursement du prêt des autres copropriétaires, prévues dans l’alinéa 22, nous semblent déraisonnables. La mutualisation de la dette doit être mieux cadrée et l’irréversibilité du versement nous paraît disproportionnée.Quant à l’alinéa 23, il prévoit l’absence d’obligation pour l’acquéreur de rembourser…
Cet amendement déposé par mon collègue Hervé de Lépinau vise à allonger à trois mois, au lieu de deux, le délai accordé aux copropriétaires pour manifester leur refus de souscrire au prêt collectif. Il tend également à ce que le délai de six mois, accordé au copropriétaire ayant manifesté son refus pour payer intégralement sa quote-part de travaux, coure à compter de la notification qu’il fait de ce refus, et non à compter de la notification qui lui est faite du procès-verbal de l’assemblée générale.
…vis-à-vis de mesures qui représentent des milliards d’euros de dépenses. Il faut savoir raison garder. (« Bravo ! » sur les bancs du groupe RN.)
Nous voulons simplement prendre un peu de distance…
Monsieur le ministre, la précarité énergétique, parlons-en ! C’est le Gouvernement qui en est responsable. Les factures d’électricité ont augmenté de 44 % en deux ans, et une nouvelle hausse de 9 % à 10 % est prévue le 1er février. Peut-être faut-il commencer par là, si l’on veut lutter contre ce phénomène.Nous sommes évidemment favorables à la rénovation énergétique des logements, mais nous regrettons que toute votre politique soit fondée sur des diagnostics de performance énergétique très peu fiables. Ainsi, un rapport publié récemment explique que 70 % des notes des DPE ne sont pas fiables.
Pas du tout !
Il s’agit de réserver la souscription du prêt collectif de financement des travaux à ceux d’entre eux qui portent sur la structure, l’habitabilité, la salubrité ou la sécurité de l’immeuble, en excluant les travaux dits de performance énergétique.En effet, le régime du prêt collectif tel qu’il est prévu dans le texte revient pratiquement à forcer les copropriétaires récalcitrants à souscrire le prêt collectif. Une telle atteinte à la liberté contractuelle ne saurait se justifier que pour les rénovations réellement indispensables. Or les travaux prétendument de performance énergétique ne sont p…
Par cet amendement, nous souhaitons préserver les copropriétaires d’un risque d’endettement mal calibré, faute d’un contrôle préalable de leur capacité individuelle d’emprunt.L’inflation n’épargne pas les charges de copropriété, qui explosent, notamment sous l’effet de la hausse des prix de l’énergie. Au reste, les défaillances ne cessent d’augmenter. En 2023, 130 000 copropriétés ont enregistré des niveaux d’impayés dépassant le seuil d’alerte. Selon l’Anah, ces copropriétés fragiles ont vu leur taux d’impayés bondir de 80 %. Le nombre de copropriétés affichant plus de 20 % d’impayés a été mu…
Nous estimons que l’article présente un véritable risque pour les propriétaires, en encourageant les copropriétés à s’endetter massivement pour réaliser des travaux de rénovation, d’amélioration ou d’isolation des immeubles. Si certains peinent à réaliser ces travaux, il faut bien comprendre que c’est dû à un manque de moyens, lesquels sont d’autant réduits que l’inflation a sérieusement fait croître les prix ces dernières années.L’article ouvre la porte à un endettement collectif des copropriétaires sans appréciation de la solvabilité de chacun, et pose plusieurs questions. Quelles garanties …
Séance du 06/12/2023· Discussion générale Face à la technocratie et à la déconnexion macroniste, vivement l’alternance de 2027 et l’arrivée de l’imagination au pouvoir avec Marine Le Pen ! (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)
Séance du 06/12/2023· Discussion générale Nous remettrons de la liberté là où vous l’avez brimée, et de l’autorité là où vous vous êtes défaussés.
Séance du 06/12/2023· Discussion générale Le Rassemblement national entend rétablir, dès 2027, les bases d’une politique du logement ambitieuse, associée à une politique d’aménagement de grande envergure, capable de rétablir un équilibre entre les territoires.
Séance du 06/12/2023· Discussion générale Les Français ne supportent plus votre absence de vision, ce logiciel de pensée étriqué, cette inflation législative concoctée par de petits technocrates gris, s’évertuant à créer toujours plus de contraintes, de normes et de taxes.Vous l’aurez compris : nous sommes farouchement opposés à cette proposition de loi au titre trompeur et aux dérives idéologiques d’une majorité alliée à la NUPES, dans sa guerre contre les petits propriétaires.
Séance du 06/12/2023· Discussion générale Après tout, il a été corédigé par le Parti socialiste avec l’appui du ministre délégué chargé du logement, lui-même un ex-socialiste.
Séance du 06/12/2023· Discussion générale …imposant la multiplication de normes et une hausse des impôts, comme seules réponses à la crise du logement.
Séance du 06/12/2023· Discussion générale Cette majorité se prétend libérale, mais ce texte n’est qu’un condensé de vieilles mesures socialistes…
Séance du 06/12/2023· Discussion générale Vous êtes restés dans l’entre-soi en oubliant de consulter les citoyens Français, les petits propriétaires, ceux qui seront directement pénalisés par la hausse de la fiscalité que vous leur préparez.
Séance du 06/12/2023· Discussion générale …marqué par la spécificité des stations balnéaires, comme dans ma circonscription dans l’Aude, a été méprisé.
Séance du 06/12/2023· Discussion générale …dans les villes du littoral atlantique ou à Paris et le monde institutionnel qui ont contribué à la construction de cette loi. Le littoral méditerranéen, notamment languedocien,…