L’article 15 bis exige des Jonum de lutter contre le jeu pathologique, mais rien ne contraint les entreprises à limiter l’inscription des personnes interdites de jeu, ni à repérer les personnes vulnérables et à les préserver ainsi des dangers du jeu excessif. Cet enjeu est primordial et sa prise en compte déterminera notre vote sur cet article.
Il vise à préciser que l’ANJ, chargée de contrôler le respect par les Jonum de leurs obligations légales, tient compte des technologies qu’ils utilisent.
Séance du 13/10/2023· Article 15 (suite) Nous avons tous le souci de protéger les mineurs et je voudrais donner quelques explications au sujet de l’amendement que j’ai précédemment défendu : nous pensions minimiser les risques en interdisant que ces jeux soient payants pour les joueurs entre 16 et 18 ans.L’amendement no 1046 tend à protéger les 18-25 ans contre les risques d’addiction. Afin de leur apprendre à manipuler les sommes en jeu et à jouer en toute sécurité, nous proposons de créer un plafond de dépense maximale mensuel.
Séance du 13/10/2023· Article 15 (suite) Dans l’hypothèse où il n’existerait pas de barrières strictes à l’entrée pour les mineurs, il vise à ce que les entreprises de jeu proposent des versions non monétisées, et surtout non monétisables, afin de pas créer de risques d’addiction.
Séance du 13/10/2023· Article 15 (suite) Il vise à restreindre le champ d’application de l’article 15 aux jeux de fantasy sportive et hippique, afin de limiter la prolifération incontrôlée de jeux dans l’espace numérique.
Séance du 13/10/2023· Hommage au professeur tué à Arras L’acte commis aujourd’hui au lycée Gambetta-Carnot d’Arras est effroyable. Il a causé la mort d’un enseignant et blessé deux personnes. Mes premières pensées vont aux victimes et à leurs familles, auxquelles j’exprime le profond soutien de tous les députés du groupe Les Républicains.La République a été frappée en plein cœur trois ans après le terrible décès de Samuel Paty. Nous devons être d’une fermeté intransigeante vis-à-vis de ces crimes abominables.Nous saluons le courage exceptionnel de ceux qui, au péril de leur vie, ont tenté de maîtriser l’assaillant dans la cour de l’établissement, a…
Séance du 11/10/2023· Article 17 (appelé par priorité) Il vise à assurer une certaine cohérence avec l’objectif de l’article 17, à savoir procéder à une centralisation des données devant être transmises aux communes éligibles. Les communes n’auront plus besoin de s’adresser à chaque plateforme pour obtenir des informations sur les meublés de tourisme loués sur leur territoire : elles pourront directement les consulter au travers d’un portail unique.
Séance du 11/10/2023· Article 17 (appelé par priorité) Je ne toucherai à rien, monsieur le président ! (Sourires.)
Comme les précédents, il vise à responsabiliser davantage les plateformes et à inverser la charge de la preuve en exigeant de l’auteur qu’il démontre, dans un délai de quarante-huit heures, qu’il avait bien obtenu le consentement de la personne concernée. Le droit de la victime s’en trouverait ainsi renforcé.
Nous demandons aussi d’étendre le champ d’application de la peine complémentaire aux provocations directes et publiques à commettre certaines infractions graves d’atteintes aux personnes et aux biens. Il faut pouvoir poursuivre en justice un internaute qui a appelé à la dégradation ou à la destruction d’un bien.
J’adhère à ce qui vient d’être dit : ces amendements identiques visent à ce que le contrôle d’un compte dans le cadre d’une peine de bannissement ne porte pas préjudice aux personnes partageant le foyer ou le compte d’accès de l’intéressé. À cet égard, comment la suspension s’appliquera-t-elle s’agissant des comptes liés, c’est-à-dire des comptes qui donnent accès à plusieurs applications ?
Nous proposons de supprimer la notion d’évidence et d’ajouter que la sanction s’applique si la publication est intervenue sans le consentement de la personne « ou de celui de ses héritiers légaux lorsque la personne est décédée ».
Je vous remercie pour ces explications et j’accède à votre demande de retrait, tout en exprimant certaines réticences au sujet du premier amendement visant à renforcer la peine de bannissement. Compte tenu des incertitudes concernant l’identité numérique et du peu de barrières à l’entrée des réseaux sociaux, les personnes qui feront l’objet de cette peine la contourneront aisément en créant un nouveau compte. J’espère que vos amendements seront adoptés, mais j’ai peu d’espoir, je le répète, quant à leur efficacité. Je pense donc que nous serons amenés à discuter à nouveau de ce sujet.
Cet amendement du groupe Les Républicains reprend pour partie un amendement déposé par le sénateur Patrick Chaize et s’inscrit dans la continuité du groupe de travail qui a été lancé à la suite de l’examen du texte au Sénat. Il vise à permettre aux autorités administratives compétentes d’émettre des injonctions aux plateformes de réseaux sociaux, afin que celles-ci retirent ou bloquent les contenus incitant de manière manifeste à l’émeute, à l’atteinte aux bâtiments publics ou à l’atteinte aux personnes.
Séance du 04/10/2023· Discussion générale …nous proposons de le réintroduire en partie, tout en tenant compte des défis auxquels les fournisseurs de stockage de données, entreprises comme administrations, sont confrontés. Il s’agit de fixer un cap pour renforcer la protection collective des données sensibles contre les risques liés aux législations étrangères.Soulignons également le rôle majeur confié par le texte à l’Arcom. L’article 25 désigne l’Arcom, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) et la DGCCRF comme autorités nationales chargées de la mise en œuvre du DSA. Nous saluons le rôle de coordinateur de c…
Séance du 04/10/2023· Discussion générale Quant à l’article 10 bis A, adopté au Sénat mais supprimé en commission spéciale,…
Séance du 04/10/2023· Discussion générale La vigilance et l’adaptabilité sont nos maîtres mots. Ce texte est nécessaire, notamment pour protéger les mineurs des sirènes de l’industrie pornographique. Mais si son objet est plus que légitime, les défis techniques seront nombreux et les exemples d’autres pays doivent nous inciter à une vigilance accrue et à des efforts redoublés. Nous resterons également attentifs au cadre de référence défini par l’Arcom ainsi qu’à son utilisation.S’agissant de l’article 15 visant à réguler les jeux à objets numériques monétisables, les membres du groupe Les Républicains insistent sur la nécessité de sou…
Séance du 04/10/2023· Discussion générale Le projet de loi visant à sécuriser et réguler l’espace numérique traite d’une question complexe et technique, qui façonne notre époque et notre avenir : la régulation du monde numérique. L’ère de la digitalisation constitue un changement majeur qui bouleverse nos usages, notre économie et notre façon d’appréhender les relations humaines.C’est fort de cette conviction profondément ancrée que j’ai proposé, en mars 2022, de créer dans notre assemblée une commission du numérique aux côtés des autres commissions permanentes, pour appuyer et aiguiller leur travail. Une réflexion régulière et exhaus…
Séance du 04/10/2023· Motion de rejet préalable Le groupe Les Républicains estime que nous abordons une question essentielle : la régulation du numérique, cruciale pour notre avenir et notre souveraineté. Divers sujets doivent impérativement faire l’objet d’une nouvelle législation. Voter pour cette motion reviendrait à considérer que ces débats n’ont pas lieu d’être, que ces enjeux n’ont pas leur place dans notre droit. Nous sommes à un carrefour numérique, face à des décisions qui influenceront l’avenir de notre pays. Par conséquent, il faut un débat. Aussi nous opposerons-nous à la motion de rejet. (Applaudissements sur les bancs du grou…
Séance du 04/10/2023· Article 1er (suite) Je tiens à exprimer une inquiétude. Le référentiel proposera aux plateformes et aux sites un choix entre différentes solutions pour vérifier l’âge de l’utilisateur, notamment celle du double anonymat. Or ces solutions n’auront pas la même efficacité en matière de protection des données personnelles et de respect de l’anonymat. Cela risque de poser un véritable problème : les plateformes et les sites choisiront bien évidemment ce qui est le plus adapté de leur point de vue, plutôt que du point de vue de l’utilisateur.Monsieur le ministre délégué, pouvez-vous nous garantir que l’anonymat sera ga…
Séance du 04/10/2023· Article 1er (suite) Nous partageons l’objectif affiché par le Gouvernement de contrôler davantage les sites pornographiques en formulant cette obligation de moyens. Toutefois, et nous l’avons déjà indiqué, les différentes solutions quant à la forme du référentiel posent problème. En effet, nous ignorons s’il s’agira d’une vérification de la carte d’identité ou du double anonymat, qui semble être d’ailleurs l’exception française puisqu’aucun autre pays n’utilise cette technique à ce jour. C’est un point dont il nous faut véritablement débattre.Aussi pensons-nous qu’il est souhaitable, voire nécessaire, que le Parl…
Le rétrofit présente de nombreux avantages en matière de climat, de qualité de l’air, d’économie circulaire, d’équité sociale, d’emploi et de résilience de l’industrie. Il abaisse le coût d’entrée vers l’électromobilité, puisque seule la motorisation thermique est remplacée. C’est pourquoi notre amendement vise à accélérer le développement du rétrofit en France, en soutenant l’industrialisation de chaînes de production sur notre sol.
Séance du 21/07/2023· Suspension et reprise de la séance Aux termes de cet amendement, les produits ayant obtenu le label écologique de l’Union européenne seraient présumés satisfaire aux critères comprenant des aspects environnementaux. Ce label a pour but de réduire l’impact négatif de la production et de la consommation sur l’environnement, la santé, le climat et les ressources naturelles. Bien évidemment, seuls les produits qui satisfont à des exigences strictes en matière de qualité environnementale peuvent recevoir ce label.
Nous proposons d’ajouter dans la procédure de passation de marché les critères RSE précisés dans la norme ISO 26000. La prise en compte de la démarche sociale contribuera à développer les bonnes pratiques dans les entreprises.
Je propose que les tuteurs légaux du titulaire d’un plan d’épargne avenir climat aient un droit de regard sur la gestion financière de ce plan. L’amendement vise à intégrer dans le texte la notion de responsabilisation du titulaire et le consentement du représentant légal aux propositions de ce dernier – ce consentement devant être explicite.
Cet amendement tend à supprimer l’alinéa 16. En effet, certains labels financiers, comme GreenFin, ne prennent pas en considération le financement d’entreprises participant à la construction ou à l’exploitation d’installations produisant de l’énergie nucléaire. De ce fait, le recours aux labels est parfois abusif, et il convient de ne pas y faire référence ici.
Séance du 13/06/2023· Après l’article 1er Il vise à intégrer pleinement les parlementaires au conseil d’administration des ARS. Il s’agit d’augmenter le rôle et le pouvoir des parlementaires et de renforcer leur dialogue avec les ARS.
Séance du 13/06/2023· Article 1er (suite) Il porte sur les compétences du directeur général de l’ARS et vise à améliorer l’accès aux soins de deuxième recours – je pense à la cardiologie ou encore à la pédiatrie. Dans mon département de l’Oise, par exemple, la situation n’est pas enviable, 45 % des parents rencontrant des difficultés d’accès à un pédiatre.
Séance du 31/05/2023· Discussion générale Il est urgent de donner un cadre de référence au métier d’influenceur afin de protéger les consommateurs, en particulier les plus jeunes et les plus vulnérables.Nous voterons en faveur de cette proposition de loi ; elle constitue une avancée pour imposer un cadre légal strict à une activité qui s’est développée de façon exponentielle. Nous espérons que le Gouvernement donnera les moyens nécessaires à sa mise en application. (Applaudissements sur les bancs du groupe LR.)
Séance du 31/05/2023· Discussion générale Le 23 janvier dernier, la DGCCRF a publié une étude accablante, montrant que 60 % des influenceurs et des agences contrôlées ne respectent pas la réglementation sur la publicité et le droit des consommateurs.Cette proposition de loi est une première étape. Elle renforce un appareil juridique qui responsabilisera et, le cas échéant, sanctionnera les influenceurs, leurs agences, les annonceurs et les plateformes de diffusion. Le groupe Les Républicains se félicite que l’activité d’influenceur ait été définie de façon très précise. Nous sommes ravis que plusieurs de nos propositions aient été ret…