Séance du 22/02/2022· Déclaration du Gouvernement relative à l’engagement de la France au Sahel …et respecte ses partenaires.Nous sommes là pour éviter que le terrorisme ne se propage au reste de l’Afrique de l’Ouest. Et c’est toute la région qui s’engage : le Niger de M. Bazoum, avec la force Takuba, et les pays du golfe de Guinée, qui se mobilisent dans le cadre de l’initiative d’Accra.L’Europe s’engage également, en déployant des moyens financiers. Le principal défi est d’instaurer la bonne gouvernance. D’un côté, la pauvreté pousse les jeunes désœuvrés dans les bras des djihadistes ; de l’autre, la corruption désespère les populations et les jette dans les bras des régimes militaires…
Séance du 22/02/2022· Déclaration du Gouvernement relative à l’engagement de la France au Sahel Ce débat, nous le devons aux cinquante-neuf soldats français morts au combat et à tous les morts civils et militaires du conflit. Ce débat est nécessaire. Il éclaire une page de la longue histoire qui unit nos deux peuples. Il éclaire une lutte commune contre le terrorisme, car le Mali a fait appel à la France au nom de l’état de droit, d’un accord entre nos deux pays et d’une démocratie menacée.C’est donc un combat juste, pour préserver une culture séculaire, celle des manuscrits mythiques de Tombouctou, Djenné, Gao, Kayes ou Ségou, celle que nous a transmise Amadou Hampâté Bâ, dans la belle …
Séance du 06/01/2022· Suspension et reprise de la séance Le sujet est d’importance et il est rare qu’il puisse avoir l’audience dont va bénéficier notre débat, y compris dans la région du monde qui nous occupe.La question du Sahara occidental représente un paradoxe pour nous. D’une part, nous avons avec le Maroc, qui est un pays ami et un partenaire exceptionnel, doté d’une sensibilité très forte, une coopération sans égale dans tous les domaines. D’autre part, nous constatons sur ces territoires du Maroc et du Sahara un conflit gelé depuis une trentaine d’années, laissant sans situation une population ghettoïsée, qui ne se porte pas beaucoup mieux …
Séance du 06/01/2022· Suspension et reprise de la séance À l’origine, je n’avais pas de convictions sur le sujet. Disons que mon hérédité culturelle en la matière était à la fois ouverte et un peu conservatrice en raison de la peur que ce sujet suscite pour les jeunes générations.Je suis élu d’une circonscription assez bourgeoise, voire très bourgeoise par certains endroits. J’ai été frappé de constater que ceux qui m’ont interpellé à plusieurs reprises sur le sujet, dans cette circonscription, n’étaient pas les parents ou les jeunes souhaitant disposer d’un accès plus libre à des activités récréatives renouvelées, mais des parents qui pensaient êtr…
Séance du 23/07/2021· Présentation· rapporteur Nous avons cependant des raisons d’espérer puisque sa mise en œuvre a déjà été largement anticipée par l’industrie touristique, notamment l’Association internationale des voyagistes antarctiques (ou International Association of Antarctica Tour Operators – IAATO). Cette association est un exemple de régulation privée assez efficace, qui a accéléré durant la crise du covid-19 l’application des décisions qu’elle avait prises : la taille des bateaux est limitée à 200 passagers ; leur présence dans les sites sensibles est limitée ; les vitesses sont limitées à 10 nœuds dans les eaux côtières pour p…
Séance du 23/07/2021· Présentation· rapporteur C’est un Normand qui parle !À plus court terme, le consensus actuel formulé par le GIEC – Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat – indique que la hausse du niveau de la mer ne devrait pas dépasser 80 centimètres environ d’ici 2100. Mais il y a une énorme inconnue : l’instabilité de la calotte glaciaire. Toujours selon le consensus du GIEC, celle-ci pourrait conduire à une hausse du niveau des mers pouvant aller jusqu’à 5,4 mètres en 2100, selon les hypothèses les plus hautes. Ces 5,4 mètres de plus conduiraient à submerger des centaines de millions d’humains.À quoi est …
Séance du 23/07/2021· Présentation· rapporteur de la commission des affaires étrangères C’est vraiment un plaisir, pour nombre d’entre nous, d’aborder pendant quelques dizaines de minutes ce sujet qui est très peu présent dans le débat politique alors qu’il détermine – nous l’observons de plus en plus – une large part de notre humanité.L’Antarctique est un cas complètement à part dans le droit international. Vous l’avez dit, monsieur le ministre délégué : ce continent n’est pas de la compétence des Nations unies mais il est géré par un traité très particulier, celui de Washington, que vous avez évoqué et qui a été signé par toutes les grandes puissances en pleine guerre froide. L…
Séance du 04/05/2021· Sanctions diplomatiques de la Russie Monsieur le secrétaire d’État chargé des affaires européennes, Alexeï Navalny est en détention depuis le 17 janvier 2021, au titre d’un jugement que la Cour européenne des droits de l’homme a considéré comme non fondé en droit. Cette détention a fait l’objet d’un rapport que j’ai présenté, au nom de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), le 22 avril dernier.Ce rapport prend en compte le point de vue des Russes et démontre le caractère illégal de sa détention et les atteintes aux droits qu’il subit en prison. L’Assemblée parlementaire a donc voté sa libération immédiate, l’acc…
Je remercie Mme la rapporteure et Mme la ministre de mettre en valeur ces avancées technologiques. Le sujet, même s’il est validé par l’histoire et par le temps, évolue encore. En ce qui concerne les producteurs, en revanche, il me semble que les services devraient remettre leur logiciel à jour ! Dès lors qu’il y a un marché, un grand nombre de producteurs de la filière peinture française pourront réaliser des produits relativement banals, actuellement fabriqués par une dizaine de producteurs.Je prends note avec intérêt de votre volonté de promouvoir cette technologie en élargissant le certifi…
Des vagues de chaleur de plus en plus importantes frappent notre territoire. Parfois, les solutions les plus anciennes sont les plus efficaces. En Méditerranée, notamment en Grèce, ou ailleurs, on voit des toits blancs qui depuis des millénaires constituent naturellement une protection contre la chaleur. Ils trouvent désormais une réplique industrialisée, avec les revêtements réflectifs, autrement appelés toiture fraîche ou coolroofing – pour parler un langage G20. Ces technologies sont très efficaces, elles diminuent le besoin de climatisation, donc la facture énergétique, et elles augmentent…
Séance du 19/02/2021· Après l’article 10 Pour dire la vérité, l’arme diplomatique n’a pas forcément toujours été utilisée pour lutter contre l’immigration clandestine. On doit au Président de la République d’avoir mis ce sujet à l’ordre du jour de façon massive. Merci, monsieur le ministre, d’avoir également impulsé cette politique. Pour être encore un peu plus illustratif que M. le ministre, je préciserai que des ambassadeurs français, basés dans des pays en guerre, ont eu, ces dernières années, des difficultés avec les gouvernements d’accueil qui ont interdit les visas diplomatiques au moment des départs en vacances – ce sont des c…
L’évaluation, surtout quand elle est faite par des structures franco-françaises, se heurte dans le domaine du développement à un problème bien particulier : la prise en compte par le maître d’ouvrage de l’indépendance des pays bénéficiaires, qui ne sont donc pas sous la souveraineté française. C’est pour tenir compte à la fois du problème et de cette réalité que nous proposons la modeste adjonction suivante : « La commission coopère, si elle le juge utile, avec les institutions et organismes d’évaluation des pays bénéficiaires intervenant dans le domaine du développement. » C’est déjà une évid…
Chacun a pu constater, au sein de la commission et parmi les parlementaires qui se sont intéressés au texte, à quel point il est impossible d’avoir une vision globale et transversale de la politique d’aide au développement, d’abord parce que les intervenants sont très nombreux, qu’il s’agisse des différents opérateurs, des banques de développement, des ministères ou encore des agences, mais également parce que les modalités de financement sont multiples – prêts, garanties, aides budgétaires, actions de coopération technique, financements de fonds multilatéraux, etc.Il s’agit désormais d’adopte…
Séance du 19/02/2021· Suspension et reprise de la séance Je vous rappelle, mon cher collègue, qu’il y a quinze ans, tous les bailleurs de fonds auraient déserté le Mali en disant : « La sécurité n’est pas assurée, nous ne pouvons pas exposer les hommes ; contentons-nous donc de faire un petit peu d’aide humanitaire mais pour le reste, abandonnons le terrain. » Depuis dix ans, le paradigme a changé et on estime que, même dans ces territoires, il faut faire tous les efforts pour rétablir les services sociaux de base auprès des populations, ce qui suppose évidemment de répondre à un enjeu de sécurité qui ne peut que s’inscrire dans la continuité entre …
Séance du 19/02/2021· Suspension et reprise de la séance Mon amendement sur l’approche territoriale intégrée répond, je le crois, précisément à la fausse question soulevée par notre collègue Jean-Paul Lecoq.
Séance du 19/02/2021· Article 1er et cadre de partenariat global (suite) Je reviens sur un point qui a fait l’objet d’un débat assez substantiel en commission avec le ministre et nos collègues : le suivi précis du décaissement des prêts et des dons. Cette question est importante, parce qu’on voit très bien aujourd’hui – je pense en particulier aux secteurs en crise et aux populations du Sahel – que les engagements s’accumulent, mais que les décaissements ne suivent pas, ce qui du reste n’est pas forcément le fait du bailleur de fonds, mais tient à des difficultés en termes de capacité d’absorption.Il est très important, lorsqu’on contrôle une politique publique, d’…
Séance du 19/02/2021· Article 1er et cadre de partenariat global (suite) Avec son amendement, M. Da Silva poursuit un objectif très précis : « inciter les États éligibles à l’APD à encourager la lutte contre l’émigration illégale. » À mon sens, il commet un contresens. En réalité, pour lutter efficacement contre l’immigration illégale en coopération avec les États bénéficiaires, il faut limiter le débat à la question des visas.Oui, il est normal de lutter contre l’immigration illégale, et certains États africains sont très engagés sur cette question. Le Niger en est un excellent exemple. En revanche, si les pays partenaires perçoivent dans nos décisions une remise …
Séance du 19/02/2021· Article 1er et cadre de partenariat global (suite) Cet amendement traite de la vocation d’Expertise France, sorte d’animal à deux faces : d’un côté, c’est un opérateur qui déploie une stratégie d’influence pour assurer le bon positionnement de l’expertise française dans les appels internationaux ; de l’autre, c’est le bras armé de l’État pour faire valoir sa vision des politiques publiques dans différents domaines comme l’éducation, la santé, la défense, les affaires sociales ou encore l’environnement.Cet amendement vise à préciser qu’Expertise France, en tant qu’opérateur interministériel, peut contribuer à porter les priorités stratégiques d…
Séance du 19/02/2021· Article 1er et cadre de partenariat global (suite) Excellent amendement !
Séance du 19/02/2021· Article 1er et cadre de partenariat global (suite) Lorsque l’on parle d’éducation au Sahel, on ne parle pas simplement d’une politique éducative visant à renforcer l’emploi des jeunes, comme c’est le cas dans beaucoup d’endroits. Dans cette partie du continent, l’éducation publique a, pour l’essentiel, quasiment disparu. M. le ministre sait parfaitement, par exemple, que, dans la zone dite des trois frontières, 80 % de l’enseignement est devenu privé et qu’il s’agit d’un enseignement confessionnel qui n’offre aucune perspective d’intégration. Quand la jeunesse, au Sahel, doit faire face au défi démographique, à celui de la désertification ains…
Séance du 10/12/2020· Discussion générale· rapporteur suppléant Très bien !
Séance du 10/12/2020· Motion de rejet préalable· rapporteur suppléant Pompier pyromane !
Séance du 10/12/2020· Motion de rejet préalable· rapporteur suppléant C’est petit comme argument, très petit !
Séance du 10/12/2020· Présentation· rapporteur suppléant À cet égard les parlements ouest-africains seront amenés à jouer un rôle déterminant et doivent se saisir dès à présent de problématiques qui ne sauraient constituer l’apanage des seuls chefs d’État.Afin de mener à bien ce travail, des outils existent déjà, tandis que d’autres devront être instaurés. En toute hypothèse, il est important de souligner que, dans l’optique de permettre à l’UMOA, puis à la CEDEAO de gagner en souplesse et de favoriser la création de richesses, la France se tiendra aux côtés de ses partenaires africains, afin de les accompagner au mieux dans une mue qui s’effectuera…
Séance du 10/12/2020· Présentation· rapporteur suppléant Le risque que l’eco CEDEAO ne soit qu’un avatar du naira, la monnaie nigériane, est d’autant plus élevé que le Nigeria plaide pour un abandon de la parité à taux fixe avec l’euro, au profit du recours à un panier de monnaies. Concrètement, une telle opération aurait pour effet d’accroître l’instabilité monétaire de la zone – je pense notamment aux pays en situation de conflit comme le Mali ou le Burkina Faso.Si le débat sur une monnaie unique est légitime et nécessaire afin d’accélérer l’intégration régionale, il ne saurait se suffire à lui-même. En effet, la mise en commun de la monnaie ne se…
Séance du 10/12/2020· Présentation· rapporteur suppléant Les liens historiques entre l’Afrique et la France en pâtiront-ils ? Que nenni, car bien que cet accord distende leurs liens monétaires, il ne les coupe pas tout à fait. En effet, s’il prévoit que la monnaie des pays concernés se nommera désormais eco, et que le dépôt d’une partie des réserves de la BCEAO auprès du Trésor français ne sera plus nécessaire, les autres fondements de l’architecture restent inchangés. Ainsi, la garantie française sera maintenue, de même que la parité fixe avec l’euro, la convertibilité et la libre transférabilité de l’eco.L’objectif poursuivi par cette nouvelle org…
Séance du 10/12/2020· Présentation· rapporteur suppléant Il n’existe pourtant aucune ambiguïté, monsieur Lecoq : la disparition du franc CFA a été pensée pour et avec les pays concernés.
Séance du 10/12/2020· Présentation· suppléant M. Jean François Mbaye, rapporteur de la commission des affaires étrangères En introduction, je tiens à souligner l’implication du rapporteur Jean François Mbaye qui, avec Marc Le Fur, a mené des consultations importantes sur ce sujet, en France et en Afrique.Il me revient de présenter à l’ensemble de l’Assemblée nationale le projet de loi autorisant l’approbation de l’accord de coopération entre le Gouvernement de la République française et les gouvernements des États membres de l’UMOA, conclu le 21 décembre 2019 à Abidjan, qui porte sur la réforme du franc CFA dans sa composante ouest-africaine. Le débat dans cet hémicycle sur un sujet relatif à la souveraineté moné…
Je reprends les propos de notre excellent rapporteur général pour souligner qu’à l’heure actuelle, le niveau de désengagement des assureurs-crédit est plusieurs fois supérieur au montant total des prêts garantis par l’État qui ont été distribués. L’effort que nous fournissons par le biais d’une garantie d’État – d’un dispositif public – est donc plus qu’annihilé par la baisse des garanties apportées par l’assurance-crédit, qui atteint plusieurs centaines de milliards d’euros.Nous avons commencé à travailler avec le Gouvernement à une réforme de l’assurance-crédit, selon les lignes évoquées tou…
Quelles seraient les conséquences de l’adoption de ces amendements ? L’article 15 consacre un compromis, qui permet, pour une somme donnée de garanties de l’État, de maintenir un certain niveau d’engagements publics et un volume d’assurance-crédit précis. Toute diminution du volume de garanties apportées par l’État ou toute augmentation de la quote-part de risque assumée par l’assureur reviendrait à faire baisser très concrètement, directement et mathématiquement le volume de garanties données aux entreprises.C’est pourquoi nous voterons contre ces amendements.