Séance du 06/06/2024· Suspension et reprise de la séance Je remarque que vous n’avez pas souhaité supprimer la mention de la nationalité française, madame Genevard… Madame la rapporteure, il existerait bien une solution : qu’au cours de la navette parlementaire, Mme la ministre lève le gage, ce qui permettrait à tous de bénéficier de la couverture par la sécurité sociale.J’espère, madame la ministre, que ce que vous décrivez permettra l’application de cet alinéa aux situations dont nous parlons, mais il y en aura probablement qui n’entreront pas dans ce cadre. D’abord, tous les intéressés ne possèdent pas un titre d’assurance maladie ; ils viennent …
Séance du 06/06/2024· Suspension et reprise de la séance Il tend à supprimer le caractère cumulatif des critères de stabilité et de régularité de la résidence en France : celle-ci devrait être stable « ou » – non « et » – régulière. Les critères que vous évoquez, madame la ministre, c’est-à-dire ceux retenus par la sécurité sociale, empêcheront d’accéder au nouveau dispositif 600 000 à 700 000 travailleurs sans papiers. Les collègues qui veulent les exclure profitent, comme nous, de leur présence : ce sont eux qui nettoient nos bureaux, gardent les enfants, entretiennent les rues, prennent soin des personnes âgées (Exclamations sur les bancs du grou…
Nous voterons contre ces amendements. Je suis particulièrement sensible au fait que l’on reconnaisse l’enfant comme sujet de droit, et je voudrais que ce soit le cas dans toutes les politiques publiques. (Mme Sandrine Rousseau applaudit.) Cependant, nous rencontrons une limite éthique, et nous sommes à un stade trop précoce de la réflexion pour bien légiférer en la matière. Cela soulève des questions psychologiques, mais également juridiques, puisque la décision reposerait in fine sur les parents ou les tuteurs légaux, et non sur la personne malade. Si nous voulions aller dans ce sens, ce que …
Cela fait partie des questions sur lesquelles j’ai beaucoup changé d’avis. Il me reste encore des doutes, mais à l’heure actuelle, je pense qu’il faut réserver l’administration de la substance létale au patient et au soignant, sans l’ouvrir à une tierce personne. Comme il s’agit d’un acte médical, il est cohérent qu’un soignant le réalise. Au cours de mes réflexions, il m’était apparu que l’administration par une tierce personne volontaire pouvait être un acte d’amour, et je crois toujours que cela peut l’être, mais au-delà de l’impact psychologique, cette possibilité nous ferait sortir d’une …
En outre, cela me semble de nature à rigidifier la procédure. L’invocation de la clause de conscience correspond rarement à un refus permanent de pratiquer certains actes : elle permet au médecin d’en décider au cas par cas, quand il considère que l’acte n’est pas adapté à la situation. Ajouter la notion de volontariat reviendrait à figer la décision, alors que la réalité est plus nuancée.
Comme d’autres collègues, je crains que si elle est inscrite dans le texte, la notion de volontariat serve ensuite à conditionner l’accès à d’autres actes médicaux, comme l’IVG. Celle-ci a heureusement été constitutionnalisée il y a peu, mais nous courons toujours le risque que les conditions qui l’entourent soient révisées, et la double clause de conscience reste en vigueur. Nous créerions donc un précédent dangereux, alors même que la clause de conscience permet déjà au médecin de refuser un acte – le patient est alors réorienté.
Oui, c’est faux !
Pour en revenir à la forme, monsieur Petit, c’est bien dans l’article 5 que sont apportées des précisions sur les personnes appelées à administrer la substance létale.Les amendements ne portent pas sur la tierce personne que désignerait le patient mais sur la possibilité qui lui serait offerte, même s’il est en mesure de s’administrer lui-même la substance létale, de demander à un médecin de le faire.Nous avons eu de longs débats sémantiques sur les mots d’euthanasie, d’aide à mourir et de suicide assisté. Je ne les néglige pas, ils ont eu leur intérêt. Toutefois, nous avons tranché en commiss…
Séance du 03/06/2024· Après l’article 4 (suite) Cet amendement, particulièrement important à mes yeux, est assez différent de ceux que nous avons déposés pour permettre un meilleur accès de toutes les personnes, qu’elles soient ou non en situation de handicap, aux documents d’information relatifs aux soins palliatifs, aux soins d’accompagnement ou à l’aide à mourir. Il s’agit ici de mettre l’expression de la personne en situation de handicap au cœur des décisions qui la concernent.Vous aurez noté que ce texte inquiète certaines associations de personnes handicapées, notamment celles qui luttent contre le validisme. Ces dernières estiment qu…
Séance du 03/06/2024· Après l’article 4 (suite) Dans ces moments difficiles, les proches se sentent investis de la mission de faire respecter les volontés de la personne, et il arrive qu’ils estiment, à juste titre ou non, que la décision prise collégialement n’est pas en adéquation avec lesdites volontés. La seule possibilité prévue par la loi est alors l’action en justice. Or celle-ci est lourde et coûteuse. À l’instar du collectif Handicaps, nous proposons de créer une procédure de médiation, qui permettrait de sortir par le haut et de manière apaisée de telles situations. Cette médiation pourrait être assurée conjointement par trois per…
À l’issue de la discussion du titre I, je veux dire que mon groupe et moi-même demeurerons vigilants, attentifs et déterminés à ce que les moyens nécessaires pour garantir l’accès aux soins palliatifs et déployer les maisons d’accompagnement soient bien au rendez-vous. Nous y veillerons lors de l’examen des textes budgétaires à venir.Nous en venons au titre II ; il y aura au sein de cet hémicycle, mais aussi à l’intérieur de mon groupe, des avis différents. Mais j’espère que nous aurons tous en tête, malgré nos divergences, celles et ceux pour lesquels nous sommes ici.Nous pensons tous à des p…
Vous ne parlez jamais de solidarité !
Quand on a un débat sur des mots à cette heure-ci, il faudrait presque que chacun sorte son dictionnaire pour déterminer quelle est la meilleure formulation. « Informer » sur les directives anticipées nous semble être la première étape à franchir dans notre société. Nous discutions récemment entre députés pour savoir qui avait rédigé ses directives anticipées. Nombre de participants à la discussion, dont moi, ne savaient même pas à quoi cela devait ressembler ni ce qu’on pouvait bien y inscrire. Je pense donc que, dans un premier temps, il faut informer sur les directives anticipées avant de p…
Je connais les textes en vigueur. Nous vous proposons précisément de les modifier, afin de reconnaître aux personnes sous tutelle leur personnalité juridique. Si leurs facultés cognitives ne sont pas particulièrement altérées, reconnaissons-leur la possibilité de décider de leur avenir. Ce serait reconnaître leur liberté et leur donner une possibilité d’émancipation. Si des raisons justifient effectivement qu’elles soient placées sous tutelle, elles doivent pouvoir, en revanche, rédiger leurs directives anticipées et rester maîtres de leur corps et du choix de leur fin de vie.
Nous avons redéposé cet amendement issu des propositions formulées par le collectif Handicaps : l’objectif est que les personnes placées sous tutelle dont les fonctions cognitives ne sont pas altérées puissent rédiger leurs directives anticipées, sans solliciter au préalable l’autorisation du juge des tutelles. Cette disposition permettrait non seulement de lever un obstacle supplémentaire pour ces personnes, mais également de reconnaître en tous lieux leur personnalité juridique, comme le prévoit la Convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées. Elle favoriserait …
C’est la même chose par écrit !
La création des maisons d’accompagnement constitue, à mes yeux, une réponse réelle aux besoins des malades isolés ou dont les logements ne sont pas adaptés, de leurs proches et des équipes pluridisciplinaires. Ces structures offrent en outre une solution alternative à l’hospitalisation, parfois difficilement vécue et source de rejet dans le parcours de soins. Quand la fin de vie à domicile n’est pas possible ou pas souhaitée, une maison d’accompagnement est un espace adapté pour certains malades.Puisqu’elles correspondent à un véritable besoin, il est cependant souhaitable de sécuriser le dépl…
Séance du 30/05/2024· Discussion générale En réalité, vous vous en fichez du logement !
Séance du 30/05/2024· Discussion générale Il est question de logement !
Séance du 30/05/2024· Discussion générale Eh oui !
Séance du 30/05/2024· Discussion générale Cette manière de légiférer a été largement documentée et dénoncée, notamment par des parlementaires. Je pense au rapport sénatorial de 2020 intitulé « Différenciation territoriale outre-mer : quel cadre pour le sur-mesure ? ». Il s’agit ni plus ni moins d’une rupture d’égalité entre les citoyens ultramarins et ceux de l’Hexagone.Au cours de nos débats en commission des lois, j’ai entendu des collègues qui, tout en soulignant l’intérêt porté aux réalités ultramarines, rejetaient ce texte au motif que les demandes formulées par Davy Rimane ne permettraient pas de renforcer l’attention à ces ques…
Séance du 30/05/2024· Discussion générale Je parle ce soir au nom du groupe GDR, composé pour moitié de députés ultramarins. Ils sont souvent définis comme tels, alors qu’ils sont aussi, et avant tout, des députés de gauche, progressistes, indépendantistes, qui défendent la justice sociale et environnementale.Nos travaux communs m’ont appris – nous ont appris – combien les réalités ultramarines sont riches de diversité. Or, dans les textes, ces réalités aux multiples visages sont souvent réduites à un ou deux articles chapeautés du titre générique « Dispositions relatives à l’outre-mer ».Le texte que nous examinons vise justement à me…
Séance du 30/05/2024· Discussion générale Vous êtes les fossoyeurs de la sécurité sociale !
Séance du 30/05/2024· Discussion générale Oui !
Séance du 30/05/2024· Discussion générale Lors de son audition, le professeur Alain Supiot a montré que l’inscription des principes de la république sociale au rang constitutionnel avait permis de freiner la remise en cause de notre modèle.Alors, allons plus loin ! Il nous revient, en tant que constituants, de proposer une solution, d’apporter cette précision nécessaire. Sinon, qui le fera ?Cette proposition de loi constitutionnelle pourrait aussi permettre au Conseil constitutionnel de faire valoir l’identité constitutionnelle de la France en la matière, faisant ainsi primer certaines règles nationales sur des règles européennes. Nou…
Séance du 30/05/2024· Discussion générale Ils l’attaquent sur un flanc qui, jusqu’ici, ne faisait que peu l’objet d’attaques de la part du capital et du patronat. Mais pour combien de temps encore ?Nous regrettons que la majorité ait usé d’explications alambiquées pour justifier le rejet de ce texte. Elle a, de fait, associé sa voix à celle du Rassemblement national pour refuser d’inscrire cette institution dans notre texte suprême. Je forme donc le vœu qu’elle se ressaisisse en séance et adopte cette proposition de loi, utile tant sur le fond que sur la forme.Vous l’aurez compris, la sécurité sociale n’est pas un acquis tombé du ciel…
Séance du 30/05/2024· Discussion générale Aujourd’hui, comme hier, les risques sociaux n’en ont pas – et ils n’en auront jamais. (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR-NUPES et sur plusieurs bancs des groupes LFI-NUPES, SOC et Écolo-NUPES.)Réaffirmons donc haut et fort la vocation universelle de la sécurité sociale. C’est le principe qui a présidé à sa naissance, puis à son développement et, désormais, grâce à ce texte, à son avenir. Refuser d’inscrire la sécurité sociale dans la Constitution dès aujourd’hui, c’est permettre, demain, d’entraver cette vocation comme beaucoup le veulent déjà, y compris sur ces bancs.À l’extrême d…
Séance du 30/05/2024· Discussion générale Ses votes successifs dans l’hémicycle l’ont démontré depuis longtemps mais, dorénavant, il ne s’en cache plus. Pour les députés du groupe RN, la seule question qui vaille la peine d’être soulevée, c’est de savoir si celui qui bénéficie de la sécurité sociale est né sur le sol français.Heureusement qu’en 1945, personne ne s’est demandé si la maladie ou la vieillesse avaient une nationalité.
Séance du 30/05/2024· Discussion générale « Jamais nous ne tolérerons que soit renié un seul des avantages de la sécurité sociale. Nous défendrons à en mourir, et avec la dernière énergie, cette loi humaine et de progrès[…]. » Ce sont les mots, tenus à cette même tribune en octobre 1950, peu avant sa disparition, par Ambroise Croizat, qui fut ministre du travail et de la sécurité sociale. Son combat était celui de la solidarité et de la dignité. Son but était de libérer nos concitoyens de l’angoisse du lendemain.Près de trois quarts de siècle plus tard, nous voici réunis dans le cadre de la niche de notre groupe pour débattre de la pr…
Séance du 29/05/2024· Article 1er (suite) Ce qui est faux !