Séance du 30/04/2024· Motion de rejet préalable· rapporteur Vous procédez ensuite à un amalgame en confondant la confidentialité des juristes d’entreprise et le secret professionnel des avocats.Or il s’agit d’une confidentialité in rem, attachée à la consultation elle-même, et non in personam, attachée, comme le secret professionnel des avocats, à la personne du juriste d’entreprise. Par ailleurs, elle s’applique uniquement à la relation de ce dernier avec le chef d’entreprise. J’ajoute qu’à la différence du secret professionnel des avocats, qui est absolu, la confidentialité pourra, grâce au dispositif proposé, être levée par l’entreprise elle-même. E…
Séance du 30/04/2024· Motion de rejet préalable· rapporteur Vous évoquez un mécanisme dérogeant au droit commun. Pardonnez-moi, cher collègue, mais le legal privilege des consultations de juristes d’entreprise existe partout dans le monde, dans tous les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), à l’exception de deux d’entre eux : l’Italie et le Luxembourg – vous avez omis de le préciser. Une telle prérogative n’est pas contraire au droit commun. L’exception, à l’heure actuelle, est française et nous cherchons à la supprimer.
Séance du 30/04/2024· Présentation· rapporteur J’espère vous avoir convaincus du bien-fondé de cette proposition de loi. Elle répond à la demande impérieuse des entreprises françaises qui souhaitent voir leur sécurité renforcée, notamment la sécurité juridique de leurs échanges. (Applaudissements sur les bancs des groupes RE, Dem et HOR.)
Séance du 30/04/2024· Présentation· rapporteur La procédure de levée de confidentialité a été complétée pour prévoir l’intervention d’un commissaire de justice, qui garantit que les consultations ne seront pas altérées ou détruites dans l’attente de la décision du juge sur leur confidentialité.La commission a également adopté, sur proposition de notre excellente collègue Caroline Yadan, une disposition transitoire pour les juristes d’entreprise déjà en poste et qui ont obtenu leur diplôme avant la réforme licence-master-doctorat – LMD.À l’inverse, ayant entendu les inquiétudes exprimées par les avocats, j’ai été défavorable à ce que la for…
Séance du 30/04/2024· Présentation· rapporteur Dans son arrêt du 14 septembre 2010, Akzo Nobel Chemicals Ltd et Akcros Chemical Ltd contre Commission européenne, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) n’interdit pas aux États membres de prévoir dans leur droit interne la confidentialité des consultations rédigées par les avocats internes et les juristes d’entreprise. Cet arrêt exclut simplement la confidentialité lorsque les autorités de contrôle de l’Union européenne font usage de leur pouvoir. De surcroît, ses rédacteurs constatent que plusieurs États membres ont fait le choix de la confidentialité, sans s’en émouvoir particuliè…
Séance du 30/04/2024· Présentation· rapporteur de la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République Nous avions déjà voté les dispositions que prévoit la proposition de loi dont nous entamons l’examen, en adoptant la loi d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027, dite loi justice, mais le Conseil constitutionnel, les considérant comme des cavaliers législatifs, les a malheureusement censurées.Le Sénat les a reprises, en y apportant quelques modifications, mais, par respect pour le travail accompli à l’Assemblée en première lecture de la loi « justice » et pour sécuriser le dispositif, j’ai déposé la présente proposition de loi afin que nous nous prononcions en ta…
Séance du 30/04/2024· Article 1er (suite)· rapporteur Je suis assez sensible à l’argumentation du garde des sceaux. Puisque la possibilité de sanctionner le chef d’entreprise – qui est l’objectif que nous poursuivons – existe déjà, je retire l’amendement.
Séance du 30/04/2024· Article 1er (suite)· rapporteur Il est le fruit de nos réflexions en commission des lois. Le texte initial prévoyait une sanction pour le juriste qui apposerait frauduleusement le sceau de la confidentialité sur un document.Or, je tiens à le souligner, Ugo Bernalicis a appelé notre attention sur le fait que nous ne prévoyions pas de sanctionner l’employeur qui exercerait des pressions sur son salarié afin qu’il appose frauduleusement le sceau de la confidentialité sur un document. Nous proposons donc que ce type de comportement fasse l’objet d’une sanction pénale spécifique, en le punissant des peines prévues à l’article 441…
Séance du 30/04/2024· Article 1er (suite)· rapporteur Très défavorable. Vous souhaitez que le juge ne soit pas contraint par des critères précis pour lever la confidentialité des documents ; qu’il puisse, au fond, la lever dans n’importe quelles circonstances. Cela ne peut pas fonctionner. Il est prévu qu’il peut lever la confidentialité des documents lorsque ceux-ci ont eu pour finalité de faciliter ou d’inciter à la commission de manquements aux règles applicables. La marge laissée au juge est donc suffisamment large.
Séance du 30/04/2024· Article 1er (suite)· rapporteur Le délai de quinze jours est le bon. Il est équilibré. Nous parlons du délai de saisine du juge pour contester la confidentialité alléguée par une entreprise. Avec un délai trop long, la pièce litigieuse resterait trop longtemps entre les mains du commissaire de justice. Une fois saisi, le juge peut ouvrir la procédure ; en quinze jours, c’est parfaitement réalisable. Avis défavorable.
Séance du 30/04/2024· Article 1er (suite)· rapporteur Défavorable.
Séance du 30/04/2024· Article 1er (suite)· rapporteur Défavorable. Votre amendement, qui prévoit de créer une procédure spécifique de levée de la confidentialité pour les opérations des autorités administratives, comporte deux écueils. D’abord, il aboutirait à supprimer un degré de juridiction et réduirait donc les possibilités de recours des parties. Cela ne me paraît vraiment pas opportun.Ensuite, la rédaction que vous proposez supprime plusieurs étapes de la procédure, sans offrir de solution alternative s’agissant par exemple des critères de levée de la confidentialité ou de l’intervention du commissaire de justice.
Séance du 30/04/2024· Article 1er (suite)· rapporteur Défavorable.
Séance du 30/04/2024· Article 1er (suite)· rapporteur L’article 122-9 du code pénal prévoit déjà les causes d’exonération de responsabilité pénale des lanceurs d’alerte. Cette proposition de loi ne modifie pas cette disposition. Avis défavorable.
Séance du 30/04/2024· Article 1er (suite)· rapporteur Il sera le même pour les amendements nos 5, 6 et 7, par lesquels vous proposez que la confidentialité ne soit pas opposable aux organisations syndicales et aux représentants du comité social et économique. Nous avons déjà eu ce débat en commission.En premier lieu, la confidentialité est opposable à des parties externes à l’entreprise, que ce soit dans le cadre de litiges commerciaux, civils ou de procédures administratives. Or ni les organisations syndicales ni les représentants du CSE ne sont des parties externes.En second lieu, la proposition de loi ne modifie pas la liste des documents mis …
Séance du 30/04/2024· Article 1er (suite)· rapporteur Défavorable.
Séance du 30/04/2024· Article 1er (suite)· rapporteur Il est défavorable.
Séance du 30/04/2024· Article 1er (suite)· rapporteur Au fond, ces amendements ont le même objectif que ceux dont nous avons déjà discuté. À vouloir empêcher que la confidentialité soit opposée à l’AMF, à l’ACPR et à l’Autorité de la concurrence, vous supprimerez la matière administrative du champ d’application des règles de confidentialité : vous auriez pu vous montrer plus clairs à ce sujet.Nous en revenons donc exactement à des amendements dont nous avons déjà discuté et qui visaient à amoindrir le périmètre d’application de la confidentialité. Comme nous l’avons déjà dit, nous n’y sommes pas favorables.Nous avons auditionné Noëlle Lenoir, anc…
Séance du 30/04/2024· Article 1er (suite)· rapporteur Nous nous sommes déjà exprimés au sujet du périmètre de la confidentialité des consultations. Avis défavorable.
Séance du 30/04/2024· Article 1er (suite)· rapporteur …ces documents leur permettront de déterminer si une infraction est caractérisée ou non.Pour toutes ces raisons et pour préserver la cohérence et le périmètre de cette proposition de loi, avis défavorable.
Séance du 30/04/2024· Article 1er (suite)· rapporteur Mais les autorités administratives indépendantes n’ont pas besoin de l’analyse juridique effectuée dans le cadre de ces consultations pour déterminer si elles vont engager une procédure administrative ou pénale.On ne vous sent pas très à l’aise aux entournures, monsieur Coulomme : l’organisation d’une pénurie de médicaments, que vous avez citée en exemple, est caractéristique d’une infraction pénale. (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NUPES.) Dans ce cas de figure, la confidentialité ne pourra pas être opposée aux autorités administratives. Compte tenu de l’ensemble des documents qu’ell…
Séance du 30/04/2024· Article 1er (suite)· rapporteur Vous proposez peu ou prou de vider de sa substance la proposition de loi, car elle prévoit de conférer la confidentialité aux consultations en matières civile, commerciale et administrative. Je vais vous apporter deux éléments de réponse complémentaires, qui vous conduiront, je l’espère, à retirer vos amendements.Pour circonscrire le périmètre de la confidentialité et éviter les fantasmes entourant les documents soumis ou non à ce principe, nous venons de préciser ce qu’était une consultation juridique : des avis et des conseils relatifs à l’application d’une règle de droit. Vous avez voté con…
Séance du 30/04/2024· Article 1er (suite)· rapporteur Ce tunnel !
Séance du 30/04/2024· Article 1er (suite)· rapporteur Si, on peut en parler, avec plaisir !
Séance du 30/04/2024· Article 1er (suite)· rapporteur C’est une infraction !
Séance du 30/04/2024· Article 1er (suite)· rapporteur L’adoption de cet amendement viderait la proposition de loi de sa substance. Avis défavorable.
Séance du 30/04/2024· Article 1er (suite)· rapporteur Il s’agit bien de viser les tiers au document et non pas des tiers à la procédure. Il serait illogique d’opposer la confidentialité à des tiers à la procédure, et pas aux autres parties. Demande de retrait ; à défaut, avis défavorable.
Séance du 30/04/2024· Article 1er (suite)· rapporteur de la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République Nous avons déjà eu le débat, mais cet amendement est le premier d’une série, avec plusieurs variantes. Nous avons trouvé un équilibre, satisfaisant, que je ne souhaite pas modifier : il faut préserver la confidentialité des consultations dans les matières civile, commerciale et administrative, en excluant les matières les plus sensibles – le fiscal et le pénal.Vous évoquez le cas des autorités administratives. Nous avons prévu des garde-fous afin qu’elles puissent demander la levée de la confidentialité quand elles ont un doute sur le fait qu’une consultation juridique présente tous les critèr…
Très bien ! Un peu de bon sens !
Madame la présidente, on ne sait pas s’il est pour ou contre !