Séance du 26/09/2023· Article 1er (suite) Certaines questions restent, à cette heure, sans réponse.Vous avez eu l’habitude de déverser des milliards d’argent public, sans contrepartie, sur les entreprises, avec des résultats peu favorables. Or, cette fois, s’agissant d’un minimum social, le RSA, qui s’élève à quelque 600 euros, la contrepartie est maximale.Au départ, le Gouvernement avait pour objectif d’imposer quinze heures d’activité hebdomadaires aux bénéficiaires du RSA. En réalité, ce texte étend cette obligation à tous les demandeurs d’emploi, y compris ceux qui bénéficient de l’allocation chômage d’aide au retour à l’emploi (A…
Séance du 18/07/2023· Patrimoine des grandes fortunes françaises Où est la République, sans l’égalité ? Où est la République, sans la justice sociale ? (De nombreux députés du groupe LFI-NUPES se lèvent et applaudissent.)
Séance du 18/07/2023· Patrimoine des grandes fortunes françaises Où est la République, en effet, quand une petite poignée s’approprie tout et qu’il ne reste rien pour les autres ? (Mêmes mouvements.) La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 affirme que l’impôt est également réparti « entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés. » Pourtant, pour la quasi-totalité de la population, le système fiscal est progressif, alors qu’il devient régressif pour les 0,1 % les plus riches. (Mêmes mouvements.) Le taux d’impôt sur le revenu des milliardaires est proche de zéro. Une telle accumulation ne peut se faire que sur le dos des autres. (« E…
Séance du 18/07/2023· Patrimoine des grandes fortunes françaises « Ceux qui ont pris tout le plat dans leur assiette, laissant les assiettes des autres vides, et qui ayant tout disent avec une bonne figure, une bonne conscience, "Nous, nous qui avons tout, nous sommes pour la paix !" […] : les premiers […] provocateurs, c’est vous ! » Ces mots sont de l’abbé Pierre. À coup sûr, ils auraient suffi à ce que vous l’excluiez de votre arc républicain. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NUPES.)Toutefois, où se cache la République, dans votre arc républicain ? Je vous le demande.
Séance du 26/06/2023· Après l’article 1er Elles ne le font pas !
Séance du 26/06/2023· Après l’article 1er Vous évoquez régulièrement la valeur travail. Mais vous refusez systématiquement de parler de la valeur du travail. Or travailler a un coût – cela a été rappelé par plusieurs collègues –, notamment pour se déplacer et se rendre à son lieu de travail. Et le salaire ne permet pas toujours de vivre correctement de son travail. Encore, si tout le monde connaissait dans l’entreprise une période de vaches maigres, on pourrait en discuter. Mais vous savez que ce n’est pas le cas : les superprofits explosent et se cachent derrière l’inflation. Vous êtes la minorité présidentielle qui a consacré en 201…
Séance du 26/06/2023· Après l’article 1er …que vous nous proposez aujourd’hui. C’est un peu comme une partie du jeu Taboo : en haut de la carte est noté « Partage de la valeur », mais le mot qu’il est interdit de prononcer, c’est « salaire » !
Séance du 26/06/2023· Après l’article 1er Par cet amendement, nous prônons l’instauration d’un mécanisme de négociation automatique à chaque revalorisation du Smic : nous voulons de véritables hausses du Smic, qui s’appliquent à l’ensemble de l’échelle des salaires et profitent à tous les travailleurs modestes.Collègues, comprenez l’absurdité du débat…
Séance du 26/06/2023· Après l’article 1er Les données du ministère du travail, du plein emploi et de l’insertion indiquent que sur les 171 branches suivies par le Gouvernement, 86 ont des minima conventionnels inférieurs au Smic. Nous savons bien que de la Macronie jusqu’à l’extrême droite, vous êtes opposés à l’augmentation du Smic ; vous avez d’ailleurs voté contre.
Séance du 26/06/2023· Après l’article 1er L’ouverture d’une négociation sur la révision des classifications est certes nécessaire, compte tenu du nombre de salariés se trouvant bloqués au niveau du Smic, voire en dessous, mais elle n’est pas suffisante. Par cet amendement, nous proposons que se tiennent, dès la rentrée prochaine, des négociations sur l’échelle des salaires dans chaque branche.L’inflation ne cesse de grignoter les salaires, qui n’augmentent pas. Ils baissent même, de 2 % en moyenne. En revanche, pour les grands patrons, notamment du CAC40, c’est plus que jamais la fête. Les PDG de Sanofi, de Dassault Systèmes, de Telep…
Séance du 26/06/2023· Avant l’article 1er Nous abordons l’examen de ce texte, dont le titre évoque le partage de la valeur au sein de l’entreprise. Permettez-moi de rappeler où nous en étions précédemment : en août 2022, devant le Medef, Bruno Le Maire disait : « Je ne sais pas ce que c’est qu’un superprofit ». Nous avons donc l’intention de le lui expliquer, puisque les grands groupes nationaux sont les champions du monde des dividendes. Les entreprises du CAC40 ont versé 55,2 milliards aux actionnaires au printemps 2018, 63,4 milliards en 2019 et 80 milliards en 2022. Sur un échantillon de vingt-six groupes du CAC40, les versements …
Séance du 26/06/2023· Suspension et reprise de la séance Nous l’avons répété à de multiples reprises depuis le début de nos débats, avec un Smic, on ne vit pas correctement. Nous avons aussi beaucoup parlé des nombreuses branches au sein desquelles les minima conventionnels demeurent même inférieurs au Smic. En effet, près d’un an après l’adoption de la loi d’août 2022 sur le pouvoir d’achat, seul un tiers des branches concernées ont révisé leurs minima conventionnels.C’est donc pour aller dans le sens que vous prôniez vous-mêmes que, par cet amendement, nous proposons d’ouvrir rapidement des négociations, dès la rentrée, au 1er septembre, dans tout…
Séance du 26/06/2023· Suspension et reprise de la séance Qu’est-ce qui justifie que dans une même entreprise, quelqu’un gagne 1 484 fois plus que le salarié moyen ?Nous proposons ici que « les organisations liées par une convention de branche se réunissent exceptionnellement à partir du 1er septembre 2023 pour négocier un encadrement des salaires par la mise en place d’un ratio entre la rémunération la plus faible et la rémunération la plus élevée au sein de l’entreprise ». Vous savez que nous sommes partisans d’un écart de rémunération maximum de un à vingt mais, puisque doit prévaloir le dialogue social, permettez au moins aux partenaires de négoc…
Séance du 26/06/2023· Suspension et reprise de la séance Surtout, est-ce supportable quand un Français sur trois ne dispose plus que de 100 euros sur son compte dès le dix du mois ?En dix ans, toujours, la part consacrée à la rémunération du travail dans la valeur ajoutée est passée de 61 % à 51 %, soit une baisse de dix points. Oxfam a calculé que chaque salarié du CAC40 aurait pu toucher un chèque de 10 000 euros en moyenne, l’an dernier, si l’on avait continué à redistribuer les richesses de la même façon qu’il y a douze ans. Au top 3 des écarts de rémunération, le PDG de Teleperformance gagne 1 484 fois ce que gagne le salarié moyen de l’entrepr…
Séance du 26/06/2023· Suspension et reprise de la séance Que fait-on de son argent quand on gagne 66 millions d’euros en une année ? Quels besoins humains nécessitent 66 millions d’euros par an ?
Séance du 26/06/2023· Suspension et reprise de la séance Le dirigeant le mieux payé, celui de Stellantis, Carlos Tavares, a gagné 66 millions d’euros en 2021, soit l’équivalent de 3 420 Smic.
Séance du 26/06/2023· Suspension et reprise de la séance En dix ans, l’écart de rémunération entre le salaire moyen et le salaire moyen des dirigeants des cent plus grandes entreprises cotées en Bourse est passé de soixante-quatre à quatre-vingt-dix-sept. Pendant la même période, les PDG de ces grandes entreprises ont augmenté leur rémunération de 66 % tandis que celle des salariés n’a augmenté que de 21 % et le Smic de 14 %.
Séance du 23/05/2023· Conditionnement du versement du RSA Le traitement des chiffres du chômage est ainsi fait qu’une personne qui bénéficie d’un contrat très court, parfois inférieur à un jour, sort des statistiques du trimestre. Cela permet au Gouvernement de se targuer d’une baisse historique du chômage, alors que la réalité sociale demeure. Les gens veulent de véritables emplois, pérennes et correctement payés.
Séance du 23/05/2023· Conditionnement du versement du RSA Lors de son allocution télévisée du 17 avril, le Président de la République a annoncé le durcissement des conditions de versement du RSA, désormais soumis à la réalisation de quinze à vingt heures d’activités hebdomadaires. Cette annonce a été confirmée lors de la remise, le 19 avril, du rapport de la mission de préfiguration de France Travail, futur nom de Pôle emploi. Déjà expérimenté dans dix-huit départements, et alors même que le conseil départemental de la Seine-Saint-Denis s’en est récemment désengagé, ce conditionnement serait généralisé à tout le territoire national dès 2024.Pourtant,…
Séance du 11/04/2023· Mesures sociales contre la boucle « prix-profits » À plus de 6 % sur un an, l’inflation a déjà atteint un nouveau record et devrait continuer à augmenter pendant plusieurs mois. Elle est tirée principalement par l’augmentation des prix de l’énergie et des produits alimentaires. Huile d’olive : + 20 %. Beurre : + 22 %. Riz : + 25 %. Farine : + 37 %. Sucre : + 54 %. Depuis 2017, la hausse des prix de l’énergie atteint même 110 % pour le gaz naturel et 140 % pour le fioul.La hausse des profits a bien été la première raison de la forte augmentation des prix de la production alimentaire au cours du second semestre 2022. L’augmentation des profits d…
Séance du 20/03/2023· Discussion et votes …et autour des organisations syndicales ce jeudi car la rue…. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NUPES après que la présidente a coupé le micro de l’orateur.)
Séance du 20/03/2023· Discussion et votes Et quoi qu’il en soit, vous tous qui nous entendez par-delà ces murs : prenez la rue dès aujourd’hui…
Séance du 20/03/2023· Discussion et votes …et non pas le Président de la République enfermé dans son palais. Or, depuis le début de ce quinquennat, comme tant de fois durant le précédent, cette souveraineté populaire a été censurée. Il y a moins d’un an, alors qu’il venait d’être élu, Emmanuel Macron se disait conscient que les Français ayant voté pour lui au second tour avaient été nombreux à le faire davantage contre l’extrême droite que pour son programme. Il ajoutait que ce vote l’obligeait. Qu’est donc devenue cette obligation ? Censurée ! La réponse des Français ne se fit pas attendre puisque le Président de la République fut ba…
Séance du 20/03/2023· Discussion et votes Le temps est suspendu. En cet instant et comme rarement, dans nombre d’endroits du pays, de la maison au café du coin, des lieux de travail à la rue, les regards sont tournés vers notre assemblée – la maison du peuple, de par la présence des représentants qu’il a élus. On nous écoute. On nous regarde. On attend avec espoir le résultat de notre vote sur cette motion de censure. Car dans quelques minutes, si 287 d’entre nous le décident, la volonté de deux tiers des Français de renvoyer ce gouvernement et son injuste réforme des retraites peut devenir une réalité. En République, il n’y a qu’un s…
Séance du 14/03/2023· Réforme des retraites Dans le courrier de réponse qu’il a adressé aux responsables syndicaux à propos de la réforme des retraites, le Président de la République reprend à son compte le tissu de mensonges que le Gouvernement nous sert depuis le début du débat parlementaire.Le premier des mensonges consiste à affirmer que le déficit justifierait la réforme. Dans le document publié par le Gouvernement, qui fait office d’étude d’impact, le déficit est artificiellement gonflé, en tablant sur une diminution de la contribution de l’État. Les déficits y sont affichés en euros courants, sans tenir compte de l’inflation, et …
Séance du 16/02/2023· Suspension et reprise de la séance …et grèvent les finances de la sécurité sociale ? (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NUPES.)
Séance du 16/02/2023· Suspension et reprise de la séance Comment peut-on exiger des Français qu’ils travaillent deux années supplémentaires alors que grâce au fruit de leur travail, les dividendes versés aux actionnaires ont progressé en dix ans de 70 %, un chiffre qui monte à 90 % si l’on inclut les rachats d’actions – nous sommes là au cœur de la rente, de l’improductif –, pendant que les salaires augmentaient d’à peine 10 % et que l’investissement productif reculait de 5 % ?Ces amendements visent à soumettre à cotisations ces rachats d’actions, qui ont atteint 24 milliards d’euros en 2022. Les actionnaires ne risquent aucunement de subir les effe…
Séance du 16/02/2023· Après l’article 2 (suite) Cette réforme, qui va sacrifier deux années de la vie de tous les Français, n’est qu’un prétexte pour respecter vos engagements européens et pour financer vos cadeaux fiscaux et autres exonérations de cotisations.Or l’urgence consiste à réduire le manque à gagner induit par les exonérations de cotisations sociales. Le besoin de financement de la sécurité sociale et de l’État est entretenu par les dispositifs qui privent la sécurité sociale de cotisations et l’État de nombreuses recettes. La Cour des comptes évalue le coût des niches sociales à 90 milliards, soit 3,6 points de PIB. Les exonérat…
Séance du 16/02/2023· Après l’article 2 (suite) On a l’impression – cela n’a rien d’étonnant – de revenir à un précédent débat, sur le pouvoir d’achat des Français, au cours duquel vous aviez tout fait, absolument tout, pour éviter l’essentiel : l’augmentation des salaires. Vous continuez de parler à l’envi de la valeur travail, en évitant toujours de parler de la valeur du travail. Oui, le travail a un prix, parce qu’il produit la richesse. Ce qui pourrait à terme provoquer un déficit, c’est la diminution des ressources allouées au système de retraite. Le problème ne vient pas des dépenses qui ne seraient pas maîtrisées, mais des recettes …
Séance du 16/02/2023· Après l’article 2 (suite) Comme les précédents, cet amendement vise donc à soumettre ces dividendes, fruit de la richesse produite par le travail, aux cotisations sociales. Plutôt que de sacrifier deux années de vie des Français qui galèrent déjà pour finir le mois, partagez ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NUPES.)