Et d’autres étaient à la Concorde !
« Absent » signifie que le député n'a pas pris part au scrutin, pas qu'il était absent de l'Assemblée.
« Absent » signifie que le député n'a pas pris part au scrutin, pas qu'il était absent de l'Assemblée.
Et d’autres étaient à la Concorde !
En effet !
Dès la période révolutionnaire, nous avions des forces de l’ordre qui défendaient les manifestants, mais qui luttaient aussi contre la violence ! (Applaudissements sur les bancs du groupe RE. – Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NUPES.)
« Si, par les progrès d’un attroupement ou émeute populaire, […] l’usage rigoureux de la force devient nécessaire ; un officier civil […] ou commissaire de police […] se présentera sur le lieu de l’attroupement ou du délit, prononcera à haute voix ces mots : Obéissance à la loi ; on va faire usage de la force ; que les bons citoyens se retirent. »
Antoine Léaument et moi la citons souvent ; c’est une de nos passions communes. Néanmoins, vous n’avez pas cité la loi du 3 août 1791 relative à la réquisition et à l’action de la force publique contre les attroupements, adoptée en pleine période révolutionnaire, onze jours seulement avant l’adoption de la loi Le Chapelier qui remet en cause le corporatisme. Permettez-moi de vous lire son article 26, car il est intéressant et pourrait casser la vision des choses sur laquelle repose votre mythologie révolutionnaire.
…vous vous êtes laissé aller dans votre intervention à une forme de révisionnisme inacceptable. Vous avez cité, entre autres, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen ; très bien.
Nous ne considérons pas que la République est mauvaise lorsqu’elle se défend elle-même – c’est son droit, c’est même l’État de droit. Voilà la grande différence avec votre vision des choses.Vous avez évoqué la période révolutionnaire et, ce faisant,…
Nous ne considérons pas que la République est mauvaise lorsqu’elle lutte contre les groupuscules violents.
Nous ne considérons pas que la République est mauvaise lorsqu’elle protège les manifestants.
C’est une évidence : nous ne sommes pas du même côté de la barrière.
Elle n’est pas, selon vous, le fait des groupuscules violents, ni des black blocs, mais des forces de l’ordre et du Gouvernement. Au reste, nous examinerons dans un instant un amendement qui va tout à fait dans ce sens.Eh bien voyez-vous, nous ne sommes pas du même côté de la barrière.
J’ai beaucoup apprécié l’intervention de M. Mathieu – sa nuance, son désir de construire un débat civique dans l’hémicycle. Nous avons bien compris votre version des faits et, hélas, celle de votre groupe politique : vous considérez que la responsabilité de la violence est d’abord le fait de la police et du Gouvernement. Voilà ce que vous dites !
Pas du tout !
Ce n’est pas le sujet.
Eh bien, vous avez tort !
Il y a déjà eu une commission d’enquête, mon cher collègue, il faut vous renseigner !
C’est la responsabilité de toutes les femmes et de tous les hommes politiques !
Parfois seulement…
Soyons attentifs et exigeants !
C’était moins clair tout à l’heure ! (M. le rapporteur désigne la gauche de l’hémicycle.)
Enfin quelqu’un de raisonnable !
Mais pas du tout !
Ni dans la caricature, ni dans les mensonges !
Grotesque !
J’espère que le propos sera plus doux qu’en commission des lois !
…mais rappelons aussi son article 10, en vertu duquel la manifestation des opinions ne doit pas venir troubler l’ordre public établi par la loi. Citons aussi son article 4, aux termes duquel « [l]a liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui ». Quant à l’article 5, il prescrit que « [l]a loi – celle que nous votons – n’a le droit de défendre – c’est-à-dire d’interdire – que les actions nuisibles à la société ». Et quoi de plus nuisible à notre société, mes chers collègues, que des groupes d’individus violents qui s’en prennent, comme je le disais, à des mouvements populai…
Il nous appartient par conséquent de nous prononcer sur la création de cette commission d’enquête, pour juger non seulement de sa recevabilité juridique, mais aussi de son opportunité, dans le cadre de nos travaux parlementaires. La semaine dernière, les trois conditions de recevabilité posées par notre règlement intérieur ont été reconnues satisfaites par la commission des lois, à une très large et plurielle majorité. Premièrement, l’objet de l’enquête a été jugé suffisamment précis. Deuxièmement, aucune autre commission d’enquête n’a examiné ce même sujet au cours des douze derniers mois. Tr…
Le 4 avril dernier, les présidents des groupes Renaissance et Horizons ont déposé une proposition de résolution tendant initialement à la création d’une commission d’enquête pour étudier la structuration, le financement et l’organisation des groupuscules concernés, et la conduite des manifestations illicites violentes entre le 16 mars et le 4 avril.Je veux préciser ceci dès à présent, afin d’écarter toute forme de mauvais procès : cette proposition ne pouvait être faite dans le cadre d’un droit de tirage, pour la simple et bonne raison que le groupe majoritaire ne dispose pas d’un tel droit, c…
Très juste !
Défavorable.