Article PREMIER
Dispositif
Supprimer cet article.
Exposé sommaire
Par cet amendement, le groupe parlementaire La France insoumise propose la suppression de cet article 1er rectifiant les recettes et les dépenses des branches de la Sécurité sociale pour 2026.
L'équilibre financier de la Sécurité sociale que présente le Gouvernement acte des moyens insuffisants et des recettes trop basses. Il doit être rejeté.
La Sécurité sociale n'a besoin que d'une augmentation de ses recettes de 3,3 % pour être à l'équilibre. C'est 25 % du total des exonérations de cotisations sociales qui profitent aux grandes entreprises. Par ailleurs, cesser de rémunérer des acteurs financiers via la CADES permettrait de récupérer près de 19 milliards d'euros.
Il n'y a pas de déficit de la Sécurité sociale, si ce n'est celui que le Gouvernement organise sciemment pour justifier ses attaques sur les droits sociaux.
Le Gouvernement indique que la dégradation du solde de la Sécurité sociale, par rapport à ses prévisions, vient d'une progression de la masse salariale de seulement "1,6 % au lieu des 2,3 % prévus en loi de financement initiale pour 2026". L'INSEE observe une inflation à 3 % sur un an : les salaires réels décrochent fortement. Pour mieux financer la Sécurité sociale et pour permettre aux travailleurs du pays de vivre dignement, il faut donc augmenter immédiatement tous les salaires et porter le SMIC à 1700 euros net.
L'objectif de dépenses d'Assurance maladie qui est présenté intègre l'injuste hausse du plafond des franchises, qui va coûter des dizaines d'euros aux plus malades.
Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France insoumise à l'élection présidentielle, défend l'élection des administrateurs de la Sécurité sociale par les assurés eux-mêmes et un pouvoir de lever les cotisations pour ces caisses. De cette manière, les caisses partiront des besoins et lèveront les moyens nécessaires pour y répondre.
Pour toutes ces raisons, le groupe parlementaire la France insoumise s'oppose à cette rectification du tableau d'équilibre 2026, qui valide une politique d'assèchement de la Sécurité sociale et qui refuse de répondre aux besoins sociaux.
Cosignataires
Nadège Abomangoli, Laurent Alexandre, Ségolène Amiot, Farida Amrani, Rodrigo Arenas, Raphaël Arnault, Shéhérazade Bentorki, Ugo Bernalicis, Christophe Bex, Carlos Martens Bilongo, Manuel Bompard, Idir Boumertit, Louis Boyard, Pierre-Yves Cadalen, Aymeric Caron, Sylvain Carrière, Gabrielle Cathala, Bérenger Cernon, Sophia Chikirou, Hadrien Clouet, Éric Coquerel, Jean-François Coulomme, Sébastien Delogu, Aly Diouara, Alma Dufour, Karen Erodi, Mathilde Feld, Emmanuel Fernandes, Sylvie Ferrer, Perceval Gaillard