…qui concerne pourtant 12 % des travailleurs et travailleuses. En cause ? Le monde capitaliste…
« Absent » signifie que le député n'a pas pris part au scrutin, pas qu'il était absent de l'Assemblée.
« Absent » signifie que le député n'a pas pris part au scrutin, pas qu'il était absent de l'Assemblée.
…qui concerne pourtant 12 % des travailleurs et travailleuses. En cause ? Le monde capitaliste…
Depuis le début du débat, nous parlons beaucoup de la pénibilité physique, mais peu – voire pas – de la pénibilité psychique,…
…qui tient ses promesses : alors qu’il a menti aux enseignants, aux maçons, aux éducateurs et à la classe populaire, il a, une fois de plus, tenu sa promesse faite à qui ? Au grand patronat.
Je suis ravi que vous ayez vu un territoire dynamique ; je vous le confirme. Mais c’est également un territoire où 300 000 personnes, dont 121 000 gamins, vivent en dessous du seuil de pauvreté.Les chiffres ne sont pas partisans et n’ont pas de couleur politique. Ils vous donnent tort puisque 42 % des Réunionnais partent à la retraite sans taux plein. Quand vous affirmez que l’âge de départ à la retraite à taux plein est de 64 ans, c’est complètement faux, en particulier à La Réunion. Si une personne veut bénéficier d’une retraite à taux plein, elle devra partir à 65, 66 voire à 67 ans. Votre …
À La Réunion, les pensions versées sont les plus faibles de France. En effet 50 % des retraités perçoivent une pension pouvant être inférieure à 850 euros brut par mois. Le montant de la pension moyenne est de 43 % inférieur à celui de l’Hexagone puisqu’un retraité sur deux perçoit une pension de retraite inférieure à 1 480 euros.Au total, à La Réunion, six retraités sur dix disposent d’une pension de retraite dont le montant, 1 049 euros brut, est inférieur au seuil de pauvreté de 1 128 euros pour une personne vivant seule.Allonger la durée de cotisation, alors même que l’entrée sur le marché…
Introduit en commission, l’article 1er A assimile toute occupation sans droit ni titre d’un immeuble à usage d’habitation à un vol, exposant les occupants à des peines pouvant aller jusqu’à sept ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende, au titre de l’article 311-5 du code pénal. L’article 1er A n’opère aucune distinction entre les logements vides et les logements occupés, affirmant ainsi le primat du droit de propriété sur les exigences de sauvegarde de la dignité de la personne – en l’espèce, de personnes dépourvues de logement. Nous proposons donc de le supprimer.L’un d’entre vous a af…
Pour la défense de cet amendement, je m’en remets totalement à ce que vient de dire Mme Simonnet. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NUPES.)
Notre collègue Stéphane Peu propose d’interdire durant la trêve hivernale l’expulsion des personnes entrées dans tout autre lieu que le domicile par voie de fait.
Je vous remercie de reconnaître que j’ai raison mais cela n’apporte pas de réponse aux boulangers qui ferment leurs boutiques les uns après les autres ni aux bouchers qui manifestent aujourd’hui devant le Palais-Bourbon. C’est à eux aussi qu’il faut donner raison, monsieur le ministre.
Ma question s’adresse au ministre délégué chargé du logement.Conçu pour les Français dont le logement est équipé d’un compteur individuel, le bouclier tarifaire exclut nombre d’artisans et de commerçants qui voient leurs factures exploser, notamment les boulangers, dont certains ont fermé boutique, et les bouchers, qui manifestent aujourd’hui devant le Palais-Bourbon, ainsi que beaucoup de simples particuliers, à commencer par les habitants de La Réunion, où ce dispositif ne s’applique pas. En France continentale, alors que l’hiver débute, les habitants des 17 millions de copropriétés, dont 5 …
Monsieur le rapporteur, avant d’être élu de la République, je travaillais dans une boutique solidarité de la Fondation Abbé-Pierre, où j’accueillais des personnes sans logement, qui dormaient dans des bâtiments abandonnés, pour tenter – je dis bien tenter – de passer une nuit tranquille, loin de la violence de la rue. L’abbé Pierre, qui a donc été mon patron pendant onze ans, disait qu’on ne pleure pas devant des chiffres. Laissez-moi toutefois vous en rappeler quelques-uns, déjà mentionnés dans cet hémicycle : le 115 refuse chaque soir un hébergement d’urgence à 6 000 personnes, dont 1 700 en…
Exactement !
Les répercussions des crises qui se sont succédé dans le monde sont démultipliées dans les territoires d’outre-mer où tous les secteurs d’activité dépendent du trafic maritime et aérien. Les entreprises ont du mal à suivre l’explosion du coût du fret, nécessaire à leurs approvisionnements, et beaucoup n’ont pas survécu à la crise. La pénurie des conteneurs, dont le prix a été multiplié par quatre, persiste en raison d’une demande trop forte et du manque de matériaux nécessaires à leur fabrication.Alors que le virus est toujours présent et que l’on craint une nouvelle reprise épidémique, le fre…
À La Réunion, le logement social est né au Chaudron. En 1965, la première pierre fut posée par la Société immobilière du département de La Réunion – SIDR – et les livraisons de logements se succédèrent à un rythme soutenu jusqu’en 1973, année de la neuvième et dernière opération. Aujourd’hui, la grande partie du parc social réunionnais a plus de vingt ans. Il est vétuste, le bâti est souvent dégradé du fait des conditions climatiques difficiles mais aussi des matériaux inadaptés. La réhabilitation est donc devenue un enjeu prioritaire. C’est un volet capital de la politique du logement.Pourtan…
Entre 1999 et 2014, la population des plus de 65 ans a été multipliée par 1,5 en Martinique, en Guadeloupe et à La Réunion. Selon l’Insee, la part des personnes âgées de plus de 60 ans devrait doubler entre 2005 et 2030. Nous allons devoir faire face au défi du vieillissement. Or nos territoires manquent de structures d’accueil : le parc d’Ehpad, dont l’offre est trois fois plus faible dans les territoires d’outre-mer, est déficient, vétuste, voire délabré. En outre, les places en Ehpad sont trop chères pour une grande partie de la population qui vit dans la précarité, avec des pensions de ret…
À La Réunion, le centre régional des ?uvres universitaires et scolaires (Crous) dispose d’à peine 1 500 logements pour près de 8 000 demandes. Le présent amendement vise donc à combler l’insuffisance dramatique de logements pour les étudiants dans les régions d’outre-mer.
La France a interdit l’usage de l’amiante à partir de 1997, mais son usage massif durant les décennies précédentes fait craindre un risque élevé de présence de ce matériau dans le parc de logements sociaux en outre-mer. À La Réunion et aux Antilles, le désamiantage est une composante importante des nombreuses opérations de réhabilitation de logements. Il est aussi très onéreux. Comme dans l’Hexagone, la présence d’amiante sur un chantier provoque des retards et des coûts très importants. L’absence de traitement local des déchets d’amiante renchérit fortement des coûts déjà élevés.Lancée en 202…
Même le RN vote pour !
Je voudrais évoquer un type d’art dont nous avons très peu parlé : les pièces de mobilier, les tableaux et tous les objets prêtés aux différentes administrations par le Mobilier national. Or ce patrimoine disparaît, les chiffres le prouvent : sur 251 000 éléments répertoriés depuis huit ans, 105 000 sont manquants, soit 42 %. Ce chiffre est totalement inacceptable. Il faut renforcer les moyens humains pour répertorier les pièces et éviter la disparition du patrimoine des Français. (Applaudissements sur les bancs des groupes GDR-NUPES et LFI-NUPES.)
Aucun des lieux que vous avez cités, madame la ministre, ne perpétue la mémoire de l’esclavage ; or celui-ci n’a pas seulement marqué l’histoire des territoires d’outre-mer, mais bien celle de la France. (Applaudissements sur les bancs des groupes LFI-NUPES, SOC, Écolo-NUPES et GDR-NUPES.)
Il s’agit de donner aux collectivités territoriales ultramarines, en particulier à La Réunion, les moyens aussi bien humains que financiers d’entretenir et de valoriser le patrimoine local, témoin de la singularité de notre histoire. S’agissant de La Réunion, les difficultés concernent notamment les vestiges de son passé esclavagiste. Diverses actions, dont la constitution d’un atlas de l’esclavage dans l’île, ont été engagées afin de recenser ce patrimoine matériel et immatériel ; il convient de mieux les accompagner et d’aider les collectivités en ce sens. Les anciennes habitations, les lieu…
Permettez-moi d’appeler votre attention sur la situation des personnes intermittentes du spectacle : pour accéder au statut – précaire – d’intermittent, un artiste doit travailler plus de cinq cent sept heures dans l’année. Or, à La Réunion, les cinq grandes salles de spectacle et les quelques bars en activité sur l’île ne permettent pas d’atteindre ce seuil. Nous devons donc assurer une meilleure continuité territoriale pour permettre aux artistes de remplir correctement les critères requis pour être intermittents. Car comment font-ils, à l’heure actuelle ? Ils font payer leurs répétitions et…
Il vise à soutenir la création, la production et la diffusion du spectacle vivant. À La Réunion, notamment, les artistes se heurtent à des difficultés particulières, l’insularité du territoire ne leur permettant pas d’exporter aisément la musique et l’art réunionnais. Il convient donc de favoriser, par l’octroi d’un budget supplémentaire, l’accompagnement des artistes vers l’Hexagone, pour qu’ils y soient mieux représentés et pour qu’ils puissent faire connaître leurs œuvres au-delà de La Réunion.
Nous sommes si fiers de cette part de notre histoire, sombre et douloureuse, que nous voulons qu’elle soit assumée et visible dans l’espace public.Pour reprendre vos mots en commission, madame la ministre, vous devez veiller à ce que les barrières tombent et à corriger les inégalités afin qu’aucun de nos concitoyens, qu’il vive outre-mer ou dans l’Hexagone, n’ait le sentiment d’être au ban de la culture. N’oublions pas que cette dernière est l’interaction de l’homme et de son pays. (Applaudissements sur les bancs des groupes GDR-NUPES, LFI-NUPES et SOC. – Mme Sophie Taillé-Polian applaudit éga…
L’État doit déployer une action plus volontariste !Il nous faut user de la promotion de la culture pour rétablir la justice historique dans les territoires où l’esclavage a sévi : nos bourreaux doivent laisser la place à nos véritables héros ! (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR-NUPES et sur plusieurs bancs du groupe LFI-NUPES.) Pour cela, il faut donner plus de moyens aux collectivités territoriales pour la promotion des œuvres des artistes autochtones, lesquelles rendent hommage aux marrons, courageux, qui ont forgé notre liberté par leur sang. Cela rendra visible notre histoire et…
Du point de vue comptable, ce budget paraît satisfaisant, puisqu’il atteint 4,2 milliards d’euros, en hausse de 7 %. L’effort budgétaire doit être important car les crédits dédiés à la culture dans le plan de relance sont en diminution. La crise sanitaire, économique et sociale nous a montré à quel point des pans entiers de nos vies dépendaient de la culture dans toutes ses dimensions.Ma préoccupation, que vous partagez, je le sais, madame la ministre, c’est l’accès de tous à la culture et l’accompagnement des acteurs dans tous les territoires de France, en particulier ceux d’outre-mer pour qu…
Nous venons d’apprendre qu’une enquête statistique est en cours, ce qui nous fait craindre un nouveau retard, voire l’absence de revalorisation, tant les reports se sont succédé ces dernières années.Ce PLFSS affiche la volonté de rééquilibrer la politique de santé, en développant la dimension préventive grâce à des consultations médicales gratuites aux âges clés de 25 ans, 45 ans et 65 ans. Cette mesure générale, intéressante en soi, devra toutefois, pour être efficace, se décliner au niveau régional, afin de tenir compte des fortes inégalités sociales et territoriales face à la maladie. Elle …
Sans doute comme l’ensemble de mes collègues des outre-mer, mon premier réflexe, à la réception du PLFSS pour 2023, a été de vérifier qu’il reprenait bien l’engagement du Président de la République, annoncé en janvier dernier, d’adapter le financement de nos établissements de santé aux surcoûts qu’ils supportent réellement. Las, zéro ! Nulle trace de la revalorisation du coefficient géographique dans les cinquante-trois articles du texte, et ce malgré l’inflation, malgré le covid-19, malgré la cherté du fret et, donc, malgré l’engagement présidentiel – même si nous y sommes habitués.
Il est bien dommage de parler du PTZ au passé car cet outil, voué à disparaître, dites-vous, permettait à la jeunesse d’accéder à la propriété.À La Réunion, d’où je viens, le prix du foncier est devenu tel qu’il est aujourd’hui quasiment impossible pour un jeune d’acheter de la terre et de construire sans l’aide efficace du PTZ. Je devais moi-même en profiter, même si le projet n’a pas abouti. Si le PTZ n’est pas remplacé, les jeunes à La Réunion ne pourront plus devenir propriétaires. Ce serait bien dommage !
Au pouvoir d’achat, nous préférons le pouvoir de vivre et celui de réussir, afin que l’égalité des chances ne reste pas un concept ministériel. (Applaudissements sur les bancs des groupes GDR-NUPES et LFI-NUPES.)