Et on n’est pas d’accord !
« Absent » signifie que le député n'a pas pris part au scrutin, pas qu'il était absent de l'Assemblée.
« Absent » signifie que le député n'a pas pris part au scrutin, pas qu'il était absent de l'Assemblée.
Et on n’est pas d’accord !
J’ai mal à la France des Lumières, qui permet qu’on transforme des gens en torches humaines au nom de la lutte contre l’obscurantisme. J’ai mal à ma France de la Révolution, qui défigure la démocratie même, en justifiant qu’on affame 2 millions de personnes en son nom.Le Conseil de sécurité des Nations unies se réunit aujourd’hui. La France doit annoncer la suspension des échanges économiques avec Israël et demander l’intervention immédiate des casques bleus. Rafah n’est pas qu’une frontière, c’est un miroir. Voilà ma question, monsieur le Premier ministre : si vous ne faites rien, comment pou…
Alors que la Norvège, l’Espagne et l’Irlande ont reconnu l’État palestinien, vous osez placer la France dans le camp des complices. J’ai mal à ma France, me disent beaucoup de nos concitoyens (« Oh ! » sur plusieurs bancs des groupes RE, RN et LR. – Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NUPES.) Moi aussi, j’ai mal à ma France, patrie des droits de l’homme devenue patrie du droit du plus fort.
Au cessez-le-feu, vous avez préféré le dîner aux chandelles, avec le soutien des génocidaires. La porte-parole du Gouvernement se prenait en selfie avec l’un des influenceurs de l’armée israélienne, perdant son dernier Instagram de dignité. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NUPES.)
Pire, le soir de l’offensive sur Rafah, en refusant de sermonner Israël lors du dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), vous lui avez donné votre bénédiction.
Alors que la Cour internationale de justice a ordonné à Israël de cesser son offensive sur Rafah, une cinquantaine de personnes sont mortes calcinées dans un camp de réfugiés. Un enfant a été décapité. L’hôpital de Rafah a cessé de fonctionner et les chars viennent d’entrer dans la ville. Cela va faire huit mois que le monde regarde 2 millions de personnes vivre en enfer, enfermées sans eau, sans nourriture, sans médicament. (Applaudissements sur les bancs des groupes LFI-NUPES et Écolo-NUPES. – M. Sébastien Jumel applaudit également.) Des victimes de cet abattoir à ciel ouvert se filment en t…
Arrêtez de prendre les agriculteurs pour des imbéciles. Je ne pense pas qu’ils vous auraient aussi bien accueillis sur les ronds-points si vous leur aviez dit toute la vérité au sujet de vos votes. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NUPES. – Exclamations sur les bancs du groupe Dem.)
C’est donc bien votre parti qui a voté à 94 % en faveur de l’accord de libre-échange avec la Nouvelle-Zélande il y a à peine quelques semaines ? (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NUPES. – Mme Béatrice Roullaud applaudit également.)Je poserai la même question à M. de Fournas : votre parti fait bien partie du groupe Identité et démocratie (ID) au Parlement européen ? Il a voté à 60 % pour le traité avec la Nouvelle-Zélande.
Je m’interroge : Mme Blin appartient bien au parti Les Républicains ? Ainsi que M. Le Fur ? Et votre parti appartient bien au groupe du Parti populaire européen (PPE) au Parlement européen ?
A-t-il oublié que le Soudan est frappé de sanctions économiques depuis une vingtaine d’années ? Voilà le niveau du débat que vous nous imposez. C’est une honte ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NUPES.)
C’est une vaste blague ! Vous voulez signer des traités de libre-échange avec les Talibans, ou avec le Soudan ? M. Sitzenstuhl ne s’intéresse au Soudan que quand il s’agit de minimiser le massacre des Palestiniens.
M. Sitzenstuhl a également eu le très mauvais goût de citer trois pays en guerre : l’Afghanistan, la République démocratique du Congo et le Soudan. La famine y serait prétendument due au fait que nous ne signons pas de traité de libre-échange avec ces pays-là !
Est-ce que vous protégerez ces pays de l’explosion de la spéculation sur les matières premières agricoles, alors que vous aurez contribué, pendant des décennies, à les rendre dépendants et vulnérables au moindre changement du cours mondial du blé ? (Mme Manon Meunier applaudit.)
Je regrette également que M. Sitzenstuhl ne soit plus là, car il a dit de véritables énormités. Il est dommage que ce débat serve à justifier le soutien aux gros modèles agro-industriels, dans l’objectif de nourrir les populations du monde qui ne peuvent, prétend-on, le faire elles-mêmes du fait de leur climat.La famine est politique ; ses premières causes sont politiques. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NUPES.) Cela fait des décennies que nous exportons de force un modèle agricole intensif, fondé sur les climats tempérés occidentaux et pas du tout adapté aux climats secs ou…
Alors pourquoi ne votez-vous pas contre les traités de libre-échange ?
Non !
Ce qui est agaçant, avec ce Gouvernement, c’est que vous répondez à côté.Vous avez arrêté le leasing social au bout de deux mois, sans jamais prévenir les consommateurs français que l’enveloppe était limitée dans le temps. Les gens se sont rués dessus parce qu’ils en ont besoin, notamment dans les ZFE, et vous avez brutalement mis fin à cette politique. Ce n’est pas acceptable.Vous dites ensuite que le prix des véhicules électriques baisse ; mais c’est parce que vous faites référence au prix de ceux qui sont fabriqués à l’étranger. C’est de cela que je vous parle : comment faire pour que baiss…
Mais vous l’avez arrêté !
Ma question porte sur l’ensemble du secteur automobile. On vend souvent, à la télévision, le mirage de Dunkerque. Mais la réalité du secteur automobile français, vous le savez, est bien plus sombre.Seulement 23 % des véhicules achetés en France sont fabriqués sur notre territoire, contre 56 % en 2003. Notre balance commerciale est clairement déficitaire dans ce secteur d’activité, et le nombre d’emplois y est passé de 300 000, en 2000, à 190 000, aujourd’hui. Les syndicats estiment que plus de 100 000 emplois pourraient encore disparaître d’ici dix ans, si vous ne changez pas de politique.Le v…
Vous n’en savez rien !
Nous ne l’avons pas entendu sur le sujet et nous savons qu’il est un peu plus réservé sur ce texte. Que se passera-t-il au Sénat, lorsque les représentants du luxe frapperont à sa porte pour se plaindre des menaces de mesures de rétorsion commerciale de la part de la Chine ? Que se passera-t-il lorsque les places de marché, telles qu’Amazon, viendront s’assurer qu’elles ne sont pas concernées par les seuils de l’interdiction de publicité ? Compte tenu de la manière dont le texte est rédigé, deux options sont possibles : soit, en 2030, nous appliquerons un malus de 10 euros pour Shein et de 30 …
…qu’il s’agisse de l’interdiction de la publicité pour les marques d’ultrafast fashion (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NUPES) ou du système de bonus-malus indexé sur l’affichage environnemental.Permettez-moi tout d’abord de saluer Mme la rapporteure, qui a porté cette proposition de loi à bout de bras, avec énormément de conviction. (Applaudissements sur les bancs des groupes LFI-NUPES et HOR, ainsi que sur plusieurs bancs des groupes RE, Dem, SOC et Écolo-NUPES.) Si nous sommes parvenus à ce texte aujourd’hui, c’est grâce à elle, ainsi qu’au travail des ONG, des acteurs de…
Reconnaissons-le, ce texte comporte des avancées très importantes,…
Nous souhaitons, nous aussi, renforcer les sanctions en cas de manquement à l’interdiction de faire de la publicité. Il existe différents types de publicité, à des coûts très variables. Une campagne d’affichage d’une grande marque de mode sur un bâtiment public parisien peut ainsi se chiffrer à 1 million d’euros, voire bien davantage. Si les sanctions sont trop faibles, l’entreprise préférera payer une amende plutôt que de renoncer à communiquer. Le montant des amendes doit donc être relevé si nous voulons que les articles 1er et 3 produisent des effets.
S’agissant des quotas, la Fabrique de l’industrie a écrit dans une tribune que la Chine met en place des quotas pour protéger son industrie, et que faire de même serait peut-être le seul moyen de relocaliser la production en France. Les doubles discours, ça suffit ! (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NUPES.)
Les négociations ont débuté il y a dix ans et l’Union européenne ne propose toujours rien pour limiter les importations de textile. C’est pour cette raison que nous prônons le fait d’avancer à l’échelle nationale et de pousser nos partenaires européens à faire de même. Cela fait des années que l’Union européenne stagne sur cette question.Comme le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières ne concerne que les matières premières, il pénalisera même la production en France de produits semi-finis. Il encourage en effet à fabriquer hors de France des pièces détachées pour les y importer – c’est …
Je souhaite réagir à la discussion qui a eu lieu précédemment.Excusez-moi, collègues du Rassemblement national, mais vous êtes dans le flou le plus total. (Mme Caroline Abadie s’exclame.) Vous ne cessez de dire qu’il faut relocaliser l’industrie en France ; nous vous présentons un mécanisme qui a fait ses preuves pour protéger la filière du textile – la suppression en 2005 des accords multifibres a signé la mort de l’industrie textile française, comme M. Bricout l’a rappelé – et vous votez contre la réintégration de ce mécanisme, seul à même de préserver et de contribuer à relocaliser l’indust…
Ils ne sont pas censés être pour la relocalisation ?
Ces amendements relèvent de la fausse bonne idée. Évidemment, nous sommes favorables à ce que la commercialisation des invendus ne soit pas pénalisée. Cependant, s’il est déjà très difficile, dans le commerce physique, de vérifier qu’un produit est bien un invendu, cela relève de la mission impossible dans le cas des plateformes du commerce en ligne, qui constituent une véritable jungle. Nous évoquons l’interdiction de la publicité pour les entreprises proposant plus de 1 million de références par an. Or, si un site internet commercialisait plus de 1 million de références de produits invendus …
Je salue le sous-amendement du Gouvernement. Je suis en effet très agréablement surprise, monsieur le ministre, que vous acceptiez d’intégrer les places de marché dans le dispositif. Cela fait trop longtemps que ces entités, qui pratiquent un dumping très problématique pour nos petits commerces, échappent frauduleusement à diverses règles en France, qu’il s’agisse de la TVA ou de l’écocontribution. Je me réjouis donc que nous avancions ensemble dans ce domaine. Nous voterons pour votre sous-amendement. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RE.)