Séance du 14/05/2024· Article 1er (appelé par priorité - suite) Il vise à repousser d’un an le délai d’adoption de la loi organique organisant les prochaines élections pour le renouvellement général du Congrès et des assemblées de province en le mettant en cohérence avec la date des élections la plus tardive évoquée par le Conseil d’État, c’est-à-dire dans dix-huit mois. C’est une proposition de bon sens parce que nous pourrions encore reporter l’élection d’un an si la loi organique était adoptée au plus tard le 1er octobre 2025. Ce serait une manière de donner du temps au temps et d’aboutir aux solutions permettant la mise en place des nouvelles instituti…
Séance du 14/05/2024· Article 1er (appelé par priorité - suite) Personne ne le fait.
Séance du 14/05/2024· Article 1er (appelé par priorité - suite) Mais la démocratie n’est pas abolie ! Qui parle de la rétablir ?
Séance du 14/05/2024· Article 1er (appelé par priorité - suite) Vous prenez le risque de convoquer des élections qui pourraient être boycottées par une partie des acteurs refusant le processus en cours. Ainsi, vous prenez un risque d’illégitimité. Dès lors, conserver le corps électoral actuel n’est pas la situation qui présente le plus grand risque juridique.
Séance du 14/05/2024· Article 1er (appelé par priorité - suite) Le cadre juridique actuel sur le gel du corps électoral est constitutionnel. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous devons modifier la Constitution.La seule question concerne l’inconventionnalité éventuelle, c’est-à-dire la contradiction avec la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). Comme l’a indiqué Danièle Obono, la Cour de cassation, haute juridiction de notre pays, juge qu’à ce stade, il n’y a pas de risque d’inconventionnalité. Les avis divergent ; il n’existe pas de certitude.Finalement, si vous convoquez des élections, cela signifie que toute votre stratégie a échoué.
Séance du 14/05/2024· Article 1er (appelé par priorité - suite) L’argument que le ministre répète avec un peu trop d’autorité, selon lequel si le texte n’est pas voté, les élections seront annulées, procède d’une lecture abusive de l’avis du Conseil d’État qui relève un risque d’inconventionnalité.
Séance du 14/05/2024· Article 2 (appelé par priorité - suite) Nous proposons un délai de huit jours au lieu de dix, mais nous aurions pu proposer onze, douze ou treize jours ! Nous aurions pu déposer autant d’amendements qu’il y a de jours dans l’année. Mais pour raccourcir nos débats, nous nous contentons de cet amendement de principe. Pourquoi un délai de dix jours ? Pourquoi pas huit ou douze ? Nous soulignons ainsi les limites de ce texte qui demeure très flou. Nous pourrions conserver ce délai de dix jours, mais qu’en serait-il si l’accord était trouvé dans la nuit du neuvième au dixième jour ? Il y aurait alors un scrutin, et tout serait fini.Notre…
Séance du 14/05/2024· Article 2 (appelé par priorité - suite) Nous aurions pu décliner cet amendement à l’infini.
Séance du 14/05/2024· Article 2 (appelé par priorité - suite) Il vise à faire en sorte que ce ne soit pas seulement le Premier ministre qui puisse saisir les présidents des deux assemblées, mais également le président du Congrès de la Nouvelle-Calédonie. M. le ministre de l’intérieur et des outre-mer a dit que vous vouliez rétablir la démocratie, mais je considère pour ma part qu’en Nouvelle-Calédonie, la démocratie fonctionne toujours. Le Congrès fait partie de ses institutions et son président est légitime pour saisir les présidents des deux chambres, le Sénat et l’Assemblée nationale, pour qu’eux-mêmes constatent politiquement l’existence d’un accord.…
Séance du 14/05/2024· Situation en Nouvelle-Calédonie La démocratie passe aussi par le respect du consensus et d’une méthode. Un accord ne se négocie pas sous la pression.
Séance du 14/05/2024· Situation en Nouvelle-Calédonie Je regrette que ce soit le ministre de l’intérieur qui m’ait répondu et non le Premier ministre, aux abonnés absents sur ce dossier majeur alors que, depuis trente-cinq ans, c’est le locataire de Matignon qui est l’artisan patient du dialogue. Monsieur le Premier ministre, ressaisissez-vous ! Votre responsabilité demeure essentielle. Suspendez cette réforme, car c’est elle qui a provoqué la situation que nous connaissons depuis trois jours et qui nous inquiète !
Séance du 14/05/2024· Situation en Nouvelle-Calédonie Deux surveillants pénitentiaires ont été assassinés dans l’exercice de leur métier et un troisième est grièvement blessé. Le groupe Socialistes exprime sa profonde solidarité envers les familles endeuillées et les agents pénitentiaire, trop souvent déconsidérés. (Applaudissements sur les bancs du groupe SOC et sur de nombreux autres bancs.)La Nouvelle-Calédonie a connu une nouvelle nuit de violences. La gravité de ce qui s’y passe nous inquiète profondément. La représentation nationale doit faire preuve de la plus grande retenue et d’un sens aigu des responsabilités. Le groupe Socialistes cond…
Séance du 13/05/2024· Article 1er (appelé par priorité - suite) Un chercheur, Sylvian Brouard, propose une estimation concurrente de 17 000 personnes. On a du mal à estimer précisément le nombre de personnes du fait des problèmes de non-inscription et de mal-inscription – la Nouvelle-Calédonie n’est pas dans le registre électoral unique. Il existe donc de réelles difficultés à mesurer les effets de la réforme. Mais au-delà, qu’en est-il du principe qui la guide ? Tel est le véritable enjeu. Malheureusement, vous n’avez toujours pas répondu sur ce point.
Séance du 13/05/2024· Article 1er (appelé par priorité - suite) Je voudrais revenir sur le nombre de personnes actuellement exclues de la liste électorale. Les chiffres que vous avez donnés, monsieur le ministre, sont ceux de l’Institut de la statistique et des études économiques (ISEE) de la Nouvelle-Calédonie, qui sont cités à la page 42 du rapport de la commission des lois du Sénat : 12 441 natifs seraient actuellement exclus de la liste et environ 13 400 citoyens français résidant en continu depuis au moins dix ans deviendraient éligibles à l’inscription.
Séance du 13/05/2024· Article 1er (appelé par priorité) Non !
Séance du 13/05/2024· Article 1er (appelé par priorité) Vous mentez ! Ce n’est pas possible, c’est une attaque personnelle !
Séance du 13/05/2024· Article 1er (appelé par priorité - suite) Ben oui !
Séance du 13/05/2024· Article 1er (appelé par priorité) Je crois que le Gouvernement n’est pas présent lors de la discussion en commission de réformes constitutionnelles. Ce n’est pas un reproche ! Je veux seulement dire que la discussion dans l’hémicycle nous permet de dialoguer et d’échanger des arguments.Monsieur le ministre, vous dites à peu près : « Nouméa, c’est fini. » Moi, je vous lis l’avis que le Conseil d’État a rendu en décembre dernier, page 3 : « le Conseil d’État considère que le cadre juridique applicable à la Nouvelle-Calédonie en vertu de la loi organique du 19 mars 1999 », c’est-à-dire de l’accord de Nouméa, « demeure applicable …
Séance du 13/05/2024· Article 1er (appelé par priorité) C’est l’occasion de nouer avec M. le ministre le dialogue que nous n’avons pas pu avoir en commission, puisqu’il ne pouvait être présent.
Séance du 13/05/2024· Discussion générale C’est dans la Constitution française !
Séance du 13/05/2024· Article 1er (appelé par priorité - suite) Plus loin, dans le point 5, l’ONU note « les préoccupations que continuent de susciter les difficultés rencontrées dans le déroulement des élections provinciales concernant les diverses interprétations qui continuent d’être faites des dispositions relatives au corps électoral restreint […], et encourage la puissance administrante et les Néo-Calédoniens à répondre à l’amiable et pacifiquement aux inquiétudes de tous les intervenants conformément à la législation en vigueur dans le territoire et en France, tout en respectant et en faisant respecter l’esprit et la lettre de l’accord de Nouméa ».V…
Séance du 13/05/2024· Article 1er (appelé par priorité - suite) Pour rebondir sur les amendements précédents, la résolution votée par l’Assemblée générale de l’ONU il y a moins de six mois n’a rien du satisfecit que vous prétendez. Les Nations unies s’y déclarent conscientes que, « après la tenue du troisième référendum sur l’autodétermination, […] la Nouvelle-Calédonie se trouve désormais dans la phase la plus critique de son développement politique », ajoutant que l’Organisation doit aider « les Néo-Calédoniens à exercer leur droit à l’autodétermination […] ».
Séance du 13/05/2024· Article 1er (appelé par priorité - suite) Il vise à n’appliquer la réforme constitutionnelle qu’au prochain scrutin des élections provinciales – et j’espère que les collègues issus de la droite républicaine, notamment, soutiendront cet amendement, qui reprend la proposition défendue au Sénat par Philippe Bas.Vous n’avez de cesse de répéter qu’il faut qu’on avance, qu’on trouve un accord. Or, comme nous l’avons déjà dit tout à l’heure, l’évolution du corps électoral ne peut s’inscrire que dans un périmètre d’ensemble : s’il est à ce point urgent de mener cette réforme, comme le prétend le Gouvernement – j’avoue n’avoir toujours pas com…
Séance du 13/05/2024· Discussion générale Bravo !
Séance du 13/05/2024· Discussion générale Bravo !
Séance du 13/05/2024· Article 1er (appelé par priorité - suite) Je voudrais également la parole, madame la présidente !
Séance du 13/05/2024· Explications de vote C’est pourtant ce que veut le Président de la République.
Séance du 13/05/2024· Explications de vote On n’obtiendra pas l’égalité avec ce texte.
Séance du 13/05/2024· Motion de rejet préalable C’est très méprisant pour la représentation nationale. Me répondrez-vous sur le fond ?
Séance du 13/05/2024· Article 1er (appelé par priorité - suite) C’est un ensemble !