Séance du 30/04/2024· Blocage des universités· ministre Mais les étudiants de Sciences Po sont de jeunes adultes instruits, qui ne peuvent pas se dissimuler derrière l’ignorance. Je confirme que les procédures disciplinaires concernant des faits antisémites, des faits graves, ne seront abandonnées, ni à Sciences Po Paris ni ailleurs. (Applaudissements sur les bancs du groupe RE.)
Séance du 30/04/2024· Blocage des universités· ministre La surenchère et l’outrance ne font pas de bien à notre démocratie : cela suffit ! (Applaudissements sur les bancs du groupe RE.) Un président d’université a été comparé à un criminel nazi, et j’ai donc porté plainte pour injure publique à un agent public. (Applaudissements sur les bancs du groupe RE.) Des étudiants reprennent le symbole des mains rouges : nous devons condamner fermement ce geste (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NUPES), même si je garde espoir qu’une partie de ces étudiants n’a peut-être pas mesuré sa portée et regrettera de l’avoir commis.
Séance du 30/04/2024· Blocage des universités· ministre Ils instrumentalisent le conflit et manipulent nos étudiants en les appelant au soulèvement.
Séance du 30/04/2024· Blocage des universités· ministre Comme vous l’avez dit, certains irresponsables soufflent sur les braises.
Séance du 30/04/2024· Blocage des universités· ministre Des campus ont ainsi été évacués par les forces de l’ordre, à la demande des chefs d’établissement.
Séance du 30/04/2024· Blocage des universités· ministre C’est pourquoi, lorsqu’elles présentent des risques de trouble à l’ordre public, des conférences sont annulées, comme c’était le cas à Lille.
Séance du 30/04/2024· Blocage des universités· ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche Je réaffirme la position, simple et claire, qui est la nôtre : le débat, c’est oui ; le blocage, ce sera toujours non. (Applaudissements sur les bancs du groupe RE.) J’ai, comme vous, deux priorités. Tout d’abord, que nos étudiants puissent, dans les enceintes sacrées de nos universités, étudier dans de bonnes conditions. Que le cadre démocratique et républicain, ensuite, soit respecté.
Séance du 30/04/2024· Situation dans les universités· ministre …et j’ai porté plainte. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RE.) Honte à ceux qui instrumentalisent le conflit et qui utilisent les étudiants ! Les universités doivent demeurer des lieux d’étude ; leur mission est trop importante et trop précieuse pour qu’on piétine leur image et qu’on empêche leur bon fonctionnement, particulièrement en tentant d’importer une mobilisation américaine. (Mme Clémence Guetté s’exclame.) Je le répète : le débat, oui ; le blocage, non ! (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RE.)
Séance du 30/04/2024· Situation dans les universités· ministre Certains sont même comparés, pour cette raison, à des criminels nazis ; c’est odieux…
Séance du 30/04/2024· Situation dans les universités· ministre Ils réquisitionnent les forces de l’ordre pour mettre fin aux blocages, comme hier à la Sorbonne, mercredi dernier sur le campus Saint-Thomas de Sciences Po Paris ou aujourd’hui à Saint-Étienne.Ils annulent des conférences, lorsqu’elles présentent un risque de trouble à l’ordre public.
Séance du 30/04/2024· Situation dans les universités· ministre Il n’est pas non plus question de suspendre les partenariats scientifiques ou académiques. (Mme Anne-Laurence Petel applaudit.) On ne peut parler de manque d’autorité, alors que les chefs d’établissement prennent leurs responsabilités.
Séance du 30/04/2024· Situation dans les universités· ministre La décision de recourir à la force publique pour rétablir l’ordre relève des chefs d’établissement. (M. Pierre-Henri Dumont s’exclame.) Nous n’y sommes jamais défavorables lorsque la situation l’exige. À Sciences Po Paris, aucune sanction n’est suspendue concernant des faits graves comme les propos et les actes antisémites signalés lors des événements du 12 mars, qui font l’objet d’une enquête administrative.
Séance du 30/04/2024· Situation dans les universités· ministre Nous sommes donc très vigilants et nous resterons fermes. (Exclamations sur plusieurs bancs du groupe LFI-NUPES.)
Séance du 30/04/2024· Situation dans les universités· ministre …encore moins l’incitation à la haine, l’appel à l’insurrection ou l’antisémitisme, qui fait l’objet d’une tolérance zéro.
Séance du 30/04/2024· Situation dans les universités· ministre Toutefois, ils n’autorisent pas tout. Les blocages et les intimidations sont inacceptables,…
Séance du 30/04/2024· Situation dans les universités· ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche Le débat et la liberté d’expression sont au cœur de la vocation des universités dans le monde entier.
Séance du 26/03/2024· Temps partiel thérapeutique dans la fonction publique· ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche Vous avez souhaité interroger Stanislas Guerini au sujet du droit au travail à temps partiel pour raison thérapeutique des fonctionnaires. Ce droit s’inscrit dans la logique des droits complémentaires aux droits à congé pour raison de santé, avec maintien de l’intégralité du traitement, et ne s’apparente pas à un droit à indemnisation en cas d’incapacité de travail. Le dispositif n’a pas vocation à être pérenne, ce qui justifie sa durée d’un an et le délai d’un an pour son renouvellement.Toutefois, le Gouvernement a conscience que les modalités de prise en charge n’étaient pas adaptées à toute…
Séance du 26/03/2024· Mobilité internationale des étudiants· ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche Votre question me permet de rappeler pourquoi l’aide à la mobilité internationale a été créée. Le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche avait alors constaté que la mobilité internationale était beaucoup moins intégrée dans les parcours des formations publiques que dans ceux des formations privées, notamment les EESPIG. Dès lors, l’ouverture de l’aide à la mobilité internationale aux Eespig contreviendrait aux principes qui l’ont vue naître. Je tiens par ailleurs à rappeler que les établissements privés ont la possibilité de développer leurs propres dispositifs d’aide sociale…
Séance du 26/03/2024· Étudiants aidants· ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche Je vous remercie de poser cette question importante pour les étudiants concernés. Lors de la dernière Conférence nationale du handicap (CNH), le Président de la République a annoncé l’octroi de quatre points de charge supplémentaires pour les étudiants en situation de handicap ou aidants d’un parent en situation de handicap. Cette mesure reprend la rédaction de l’article unique de la proposition de loi du président Rapin telle qu’adoptée par le Sénat – je tiens à saluer le travail du président de la commission des affaires européennes du Sénat, ainsi que le vôtre, monsieur Minot. Pour les seul…
Séance du 19/03/2024· Parcoursup· ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche Puisque Mme Belloubet et moi travaillons ensemble et qu’il existe un continuum entre le lycée et l’enseignement supérieur, vous comprendrez que je réponde à la question de M. Bouloux.Cette année, 148 bacheliers se sont retrouvés sans affectation à l’issue de la procédure de Parcoursup ; nous continuons à suivre leur situation pour leur proposer des solutions. L’accompagnement des familles et des élèves ne cesse de s’améliorer chaque année, dans la transparence, pour diminuer leur stress. Comme vous, nous sommes conscients que cette amélioration doit se poursuivre.C’est pourquoi nous travaillon…
Séance du 19/03/2024· Lutte contre l’antisémitisme dans l’enseignement supérieur· ministre Je souhaite continuer à suivre cette ligne : tolérance zéro contre l’antisémitisme, la haine de l’autre et toutes les discriminations.Monsieur le député, ne faites pas offense à vos collègues en leur mentant : Sciences Po Paris n’est pas une zone interdite pour le Rassemblement national, puisque votre collègue, Sébastien Chenu, y donne une conférence ce soir. (Applaudissements sur les bancs du groupe RE, M. Guillaume Gouffier Valente et Mme Stella Dupont s’étant levés, et sur plusieurs bancs des groupes LFI-NUPES, Dem et HOR. – M. André Chassaigne applaudit aussi. – Protestations sur les bancs…
Séance du 19/03/2024· Lutte contre l’antisémitisme dans l’enseignement supérieur· ministre Je ne fermerai pas plus les yeux sur les agissements des groupes communautaristes qui défient la République et ses principes. (Brouhaha.)
Séance du 19/03/2024· Lutte contre l’antisémitisme dans l’enseignement supérieur· ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche Je reprends les propos du Premier ministre : oui, l’antisémitisme est un « poison ». L’antisémitisme, quels que soient ses masques, est un fléau. Notre ligne est claire, c’est la tolérance zéro. (Mme Caroline Parmentier s’exclame.)L’université fait partie intégrante de la société. Elle partage ses forces et ses lumières, mais elle doit aussi affronter ses tensions et ses maux les plus sombres.Vous m’avez interrogée, en particulier, sur les événements survenus à Sciences Po Paris. Comme à chaque fois, ma méthode, c’est l’objectivation des faits. (Exclamations sur les bancs du groupe RN. – M. Ju…
Séance du 13/02/2024· Antisémitisme· ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche Je veux le rappeler avec force : le racisme, l’antisémitisme et l’incitation à la haine, à la violence ou à la discrimination ne sont pas des opinions ; ce sont des délits. Ils sont sanctionnés par la loi et ils n’ont pas leur place dans les établissements d’enseignement supérieur et de recherche. J’y serai particulièrement vigilante, en insistant sur deux points : d’une part, l’université doit demeurer le lieu de débat d’idées qu’elle est par nature, dans le respect des libertés académiques et des principes de la République ; d’autre part, les établissements doivent se prémunir contre tout ac…
Séance du 05/02/2024· Discussion et vote· ministre Monsieur le Premier ministre !
Séance du 05/02/2024· Discussion et vote· ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche Tout en nuance !
Séance du 24/10/2023· Crise du logement étudiant· ministre C’est notre majorité qui, depuis dix ans, a fait le plus pour réformer et mieux doter les bourses étudiantes. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe RE. – Exclamations sur les bancs du groupe LR.)
Séance du 24/10/2023· Crise du logement étudiant· ministre Nous avons également augmenté les APL et gelé les droits d’inscription et les tarifs de la restauration. Enfin, lors de la dernière rentrée, la vie étudiante a bénéficié de 500 millions d’euros supplémentaires, qui ont notamment profité au système des bourses.
Séance du 24/10/2023· Crise du logement étudiant· ministre Comme vous, nous souhaitons que les étudiants travaillent dans de bonnes conditions. La rénovation de 12 000 logements du Crous, sur les 175 000 qui font l’objet de cette opération, est en cours : elle a commencé pour 4 000 d’entre eux et est planifiée d’ici à 2027 pour 8 000 autres.Je rappelle, enfin, que nous gelons les loyers du Crous depuis quatre ans. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RE. – M. Laurent Croizier applaudit également. – M. Louis Boyard s’exclame.)
Séance du 24/10/2023· Crise du logement étudiant· ministre Le logement étudiant pâtit aujourd’hui de la crise du foncier, mais nous identifions actuellement, avec M. le ministre délégué chargé du logement, le foncier disponible pour conduire le plan à son terme. (Exclamations sur quelques bancs du groupe LFI-NUPES.)