Séance du 05/06/2024· Discussion générale En novembre dernier, nous avons découvert des étoiles de David taguées sur des façades d’immeubles à Paris et en banlieue. Le service de l’État Viginum a pu identifier un lien avec un réseau russe responsable de la diffusion de photos et de son amplification artificielle. Dans le contexte de la guerre entre Israël et le Hamas, cette opération d’ingérence numérique russe visait à semer la confusion et à créer des tensions dans le débat public en France. Ce n’est qu’un exemple des ingérences étrangères qui se multiplient. Grâce à internet, aux réseaux sociaux, à l’intelligence artificielle, ou p…
Séance du 05/06/2024· Explications de vote Nous nous opposerons à la motion de rejet préalable. (Applaudissements sur les bancs du groupe DEM.)
Séance du 05/06/2024· Explications de vote Ce texte est attendu et nécessaire. Nous avons été trop longtemps naïfs et nous n’avons pas su prendre en charge les ingérences étrangères. Il comprend une nouveauté, que je développerai dans la discussion générale : l’instauration d’un débat sur l’intelligence économique au Parlement, tous les deux ans, qui permettra le contrôle des acquisitions étrangères d’entreprises françaises. Ce débat est absolument nécessaire.
Séance du 07/05/2024· Bilan de la stratégie nationale de sécurité numérique Je souhaite évoquer la transposition de la directive NIS 2, à laquelle tous les États de l’Union européenne devront avoir procédé au plus tard le 17 octobre prochain. Révisant la directive du Parlement européen et du Conseil du 6 juillet 2016 concernant des mesures destinées à assurer un niveau élevé commun de sécurité des réseaux et des systèmes d’information dans l’Union, dite NIS, la directive NIS 2, publiée le 27 décembre 2022 au Journal officiel de l’Union européenne, a un champ d’application beaucoup plus étendu, car elle concerne onze secteurs jugés essentiels et sept secteurs important…
Séance du 07/05/2024· Bilan de la stratégie nationale de sécurité numérique Je souhaite vous interroger sur la mutualisation des antennes relais, à même d’assurer leur acceptation par la population ainsi que leur protection, dans le cadre du New Deal mobile. J’associe mon collègue Philippe Vigier à cette question, qu’il n’a pas pu poser lui-même.Prenons l’exemple de L’Oie, en Vendée, dans ma circonscription. Alors que la commune dispose déjà d’un mât avec deux opérateurs, l’implantation d’un nouveau mât est prévue par deux autres opérateurs pour couvrir une zone blanche, à 100 mètres du mât actuel. Évidemment, un collectif se mobilise. Le mât devant être installé sur …
En vous opposant à ces amendements, vous prenez le risque de détruire la loi Sren, madame la rapporteure.
…et fragilisera l’intégralité des discussions que nous sommes en train de mener sur le numérique. C’est un véritable problème mais vous ne voulez pas l’entendre !La Commission a encore écrit la semaine dernière à la secrétaire d’État chargée du numérique pour lui indiquer que les dispositions initiales du texte Sren n’étaient pas conformes au droit européen et qu’il fallait trouver un point d’accord. Nous sommes en cours de négociation. La commission mixte paritaire nous permettra d’en définir les termes et d’intégrer à l’intérieur du projet de loi Sren les dérives sectaires.
…règlement européen adopté avec le soutien de la France lorsque notre pays présidait le Conseil de l’Union.Nous sommes confrontés à un problème de cohérence et je rejoins Mme la secrétaire d’État quand elle souligne que les dérives sectaires pourront être intégrées à la liste établie dans la loi Sren, lorsque nous aurons trouvé un accord avec la Commission, ce qui sera sans doute le cas dans les jours qui viennent.L’obligation de notifier ce dispositif à la Commission européenne vous fera aller droit dans le mur…
Madame la rapporteure, nous essayons en vain de vous convaincre. Vous ne pouvez pas dire que les dispositions de l’article 4 A risquent de percuter la loi Sren ; c’est une certitude : elles percuteront ce projet de loi. La Commission européenne nous a déjà répondu par trois fois que les dispositions de ce projet de loi n’étaient pas conformes au droit de l’Union et qu’elles venaient notamment empiéter sur les prérogatives relevant du Digital Services Act (DSA),…
Il tend à corriger une erreur matérielle dans le texte de l’amendement. Dans le cadre du projet de loi Sren, nous avons des discussions très serrées avec la Commission européenne. Or la rédaction de l’article 4 A nous mettrait en difficulté lorsque nous devrons défendre devant elle l’équilibre que nous tentons d’obtenir dans le projet de loi Sren. En l’état, cet article est anticonventionnel – contraire au droit de l’Union. Nous devons donc absolument adopter l’amendement de Mme Morel sous-amendé et renvoyer aux travaux relatifs au projet de loi Sren l’intégralité de la discussion avec la Comm…
Séance du 06/12/2023· Discussion générale Malgré un arsenal législatif et réglementaire solide, les discriminations persistent, et les victimes renoncent trop souvent à engager une procédure judiciaire car il est difficile de prouver qu’elles subissent des discriminations. Dès lors, il faut trouver des outils pour accompagner le droit existant, mieux lutter contre les discriminations et dissuader leurs auteurs : un service placé sous le contrôle de la Première ministre est donc le bienvenu et, au nom du groupe Démocrate, j’en salue la création.Les tests de discriminations, utilisés depuis longtemps dans d’autres pays, ont déjà largeme…
Séance du 13/10/2023· Article 15 (suite) Je rejoins mon collègue Saulignac pour regretter que l’article 15 ne mentionne pas de façon explicite que les Jonum sont interdits aux mineurs. Cette interdiction doit être effective, notamment grâce à un système de vérification de l’âge. Je rappelle que la Fédération addiction compare la capacité addictive de ces jeux à celle de la cigarette ou de la pornographie. Nous devons intégrer ce fait à notre réflexion. Il ne suffit donc pas de dire que ces jeux sont réservés aux majeurs : il faut explicitement dire qu’ils sont interdits aux mineurs. Vous n’aimez pas la loi bavarde, mais notre express…
Séance du 13/10/2023· Article 15 (suite) Il faut expliquer les choses pour que nous ayons de la perspective et que nous sachions ce qui sera accepté. Il nous a été dit au début de l’examen de l’article 15 qu’un tiers des 150 amendements relatifs aux Jonum seraient approuvés, mais il eût fallu commencer par nous dire lesquels : cela nous aurait permis de gagner du temps et de savoir ce qui est jugé acceptable par le Gouvernement.
Séance du 13/10/2023· Article 15 (suite) Dans ce cas, il faut le dire et dire pourquoi, cher collègue Balanant.
Séance du 13/10/2023· Article 15 (suite) Pouvons-nous avoir l’assurance que les amendements devant être adoptés ultérieurement interdiront bien l’accès à ces jeux aux mineurs, et ce avec un contrôle complet de l’âge des joueurs et non une simple case à cocher ?En effet, en tant que parlementaire – même de la majorité –, je ne trouve pas convenable de ne pas avoir obtenu d’explications sur cet amendement. Entendre seulement qu’il s’agit d’un avis « défavorable », alors que nous sommes au cœur du sujet…
Séance du 13/10/2023· Article 15 (suite) Cet amendement de notre collègue Blanchet, qui vise à ce que les Jonum soient réservés aux adultes, mérite que nous nous y attardions un peu plutôt que de nous contenter d’un simple avis « défavorable ».
Séance du 13/10/2023· Article 15 (suite) …chez les jeunes majeurs, puisque nous allons en exclure les mineurs – et encore, nous ne sommes pas sûrs d’y parvenir, puisque l’on n’appliquera pas les règles de vérification d’âge comme on le fait pour la pornographie –, avec des risques sociaux très importants (M. Arthur Delaporte applaudit), comme celui de ne plus aller travailler, ainsi que des risques financiers. Il faut absolument que l’expérimentation soit beaucoup plus courte ; c’est le minimum pour un article que nous aurions dû supprimer. Sinon, le Conseil constitutionnel va commencer à trouver que cela fait beaucoup.
Séance du 13/10/2023· Article 15 (suite) Merci de me donner la parole pour défendre ces amendements. Dans son communiqué de presse, la Fédération addiction dit très exactement qu’« [A]u-delà des opérateurs actuels […], n’importe quel acteur pourra s’engouffrer dans ce système dérogatoire et contourner la réglementation en proposant des cryptomonnaies plutôt que des gains en euros : l’Autorité nationale des jeux ne serait plus en mesure de contrôler les pratiques des opérateurs. La Fédération addiction appelle à ne pas ouvrir cette nouvelle boîte de Pandore. » Il y a une addiction phénoménale, on le sait ; c’est fait pour, c’est pour …
Séance du 13/10/2023· Article 15 (suite) …afin que nous menions une réflexion, pour le long terme, sur l’intégralité des jeux en ligne. À défaut, il faut absolument adopter ces amendements ; c’est le minimum du minimum. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NUPES. – Mme Soumya Bourouaha et M. Aurélien Taché applaudissent aussi.)
Séance du 13/10/2023· Article 15 (suite) Nous allons désormais examiner une série d’amendements qui visent à rendre la législation aussi protectrice que possible. Ceux dont nous discutons tendent à classer les Jonum dans la catégorie des jeux d’argent et de hasard. Le principe, en France, est celui de la prohibition des jeux d’argent. Il s’agit d’instituer une nouvelle dérogation pour les Jonum, sans quoi ils entreront en concurrence avec les casinos.Monsieur le ministre délégué, vous vous êtes étonné du dépôt d’une série d’amendements relatifs aux casinos en ligne. En réalité, il aurait fallu ouvrir un débat sur l’intégralité des je…
Séance du 13/10/2023· Article 15 (suite) Si nous n’avions pas légiféré, le cadre légal aurait été très simple : ils auraient été soumis au contrôle de l’ANJ, ce qui ne posait aucun problème.
Séance du 13/10/2023· Article 15 (suite) Je n’ai pas pu m’exprimer lors de l’examen des amendements de suppression. À titre personnel, j’ai voté en leur faveur, car je considère que l’article 15 n’est pas suffisamment bien construit. Il soulève un véritable problème de constitutionnalité, car il crée une rupture d’égalité devant la loi. (Mme Ségolène Amiot, M. Arthur Delaporte et M. Aurélien Taché applaudissent.)Les Jonum sont, très clairement, des jeux d’argent et de hasard.
Séance du 13/10/2023· Après l’article 10 bis Comme nous l’avons indiqué tout à l’heure, nous sommes favorables à ces deux amendements qui ont fait l’objet d’un travail important et qui permettent de résoudre une grande partie des problèmes soulevés.Néanmoins, j’aimerais répondre à Mme la rapporteure que je suis totalement en désaccord avec les propos qu’elle a tenus au sujet des amendements précédents.Ce que vous ont dit les hyperscalers à propos des demandes d’accès de la part de l’État américain est faux. Le Fisa – Foreign Intelligence Service Act – comme le Cloud Act – Clarifying Lawful Overseas Use of Data Act – et le nouveau décret …
Non !
L’amendement écologiste me semblant être le bon vecteur pour traiter cette question, je vous propose de le préférer au vôtre.
Je partage l’avis de la rapporteure et du ministre délégué : l’amendement no 260 a été retravaillé de façon à répondre à la demande de Mme Amiot. Je propose donc d’adopter l’amendement qui en découle, en précisant que la transmission de ces données aux entreprises qui utilisent des services informatiques est un véritable enjeu, ne serait-ce que pour permettre à ces dernières de remplir leurs propres obligations réglementaires. Lorsqu’une entreprise doit dresser un bilan énergétique et écologique de ses activités, elle a le plus grand mal à obtenir les informations pertinentes auprès des fourni…
Pour montrer qu’il y a une vraie différence entre l’amendement de Mme la rapporteure et le mien, je vais comparer les deux rédactions.Dans le vôtre, madame la rapporteure, vous faites référence aux « informations relatives aux juridictions compétentes eu égard à l’infrastructure déployée pour le traitement des données dans le cadre de leurs différents services ». Dans le mien, je fais référence à « la juridiction à laquelle est soumise l’infrastructure informatique déployée pour le traitement des données de leurs services individuels ». Ma rédaction est beaucoup plus précise que la vôtre.L’ame…
Pour ma part, je vois quand même une très grande différence entre la rédaction que vous avez proposée en commission spéciale et celle que vous proposez aujourd’hui, et entre les amendements nos 116 et 1048. Pourquoi ne pas renvoyer la totalité des modalités à un décret, ce qui permettrait de décliner tous les points, pas seulement le premier ? Mon amendement no 116 retranscrit l’article 24 c du Data Act à la virgule près, ce que ne fait pas tout à fait votre amendement no 1048. Je ne vais donc pas le retirer, et je vous propose de l’adopter de préférence à l’amendement no 1048.
Contrairement à ce que vous avez prétendu en commission spéciale, le présent article ne correspond pas exactement au Data Act car il n’intègre pas certains éléments – et cela ressemble à un choix délibéré.Vous ne pouvez pas demander aux parlementaires de coller à ce règlement et ne pas le faire vous-même. Vous nous demandez d’être très prudents concernant les conventions et de rester le plus près possible du droit européen. Et pour une fois que nous vous proposons de nous aligner complètement sur le droit européen, vous nous dites qu’il faut s’en écarter.Lorsqu’il entrera en vigueur, le Data A…
Il procède du même esprit que les amendements précédents, mais sa rédaction est un peu différente : c’est une totale retranscription du règlement sur les données, le Data Act, adopté en « trilogue ». Pourquoi avoir fait ce choix, madame la rapporteure, alors que vous nous dites que nous devons coller au Data Act à la virgule près et l’appliquer sans l’interpréter ?