Séance du 09/12/2020· Après l’article 11 À ceux qui voudraient nous opposer la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme – CEDH –, je rappelle que l’article 17 de la Constitution donne au Président de la République le pouvoir de grâce. Il existerait donc toujours un moyen de voir commuée cette peine de perpétuité réelle. Cela pourrait même faire l’objet d’un mécanisme automatique au bout de vingt-cinq ou trente ans de peine.
Séance du 09/12/2020· Après l’article 11 Contrairement à notre amendement sur les réductions de peine, celui-ci n’a pas été déclaré irrecevable, mais tous les deux s’inscrivaient dans la même logique : renforcer l’effectivité de la peine.En effet, il est bien compréhensible que nos compatriotes n’admettent pas que la peine effectivement purgée soit largement inférieure à celle qui a été prononcée. Les Français sont légitimement choqués par les nombreux cas de récidive, alors même que la peine précédente n’a pas été entièrement accomplie.Cet amendement propose donc de renverser la logique existante en matière de perpétuité. Actuelleme…
Nos collègues du groupe Les Républicains s’en souviennent peut-être, c’est Jean-Paul Garraud, aujourd’hui député européen élu sur la liste RN, qui avait lancé dès novembre 2015 l’idée d’un parquet national antiterroriste. Si cette idée a été reprise l’année dernière par le Président de la République, il lui manque en sa constitution actuelle un élément important, à savoir le maillage territorial.Afin d’y remédier, cet amendement propose d’installer au sein des JIRS des délégués du procureur de la République antiterroriste.L’imbrication de la grande délinquance et du terrorisme est une réalité.…
Séance du 08/12/2020· Article 1er(suite) L’amendement no 103 vise à supprimer l’ensemble des dispositifs qui permettront au procureur européen, qui ne sera pas soumis à la Constitution française, d’appliquer des mesures privatives de libertés. Comme cela a été dit lors de l’examen des amendements de suppression de cet article, la justice est une fonction régalienne et souveraine, ce qui apparaît de manière particulièrement concrète lorsqu’elle prive des hommes de liberté.Aux termes de l’article 66 de la Constitution, « l’autorité judiciaire » – française, cela va de soi – est la « gardienne de la liberté individuelle » en France. Ain…
Séance du 08/12/2020· Article 1er(suite) Non, ce n’est pas la même chose ; dans le cas contraire, je ne serais pas ici aujourd’hui. Je vous le répète, je représente un mouvement qui s’intitule Rassemblement national. Il semblerait d’ailleurs que ce soit sa fête ce soir. Vous m’en voyez d’ailleurs ravie parce que, comme on dit, en politique, l’important est de faire parler de soi. Je vous remercie donc de parler du Rassemblement national.
Séance du 08/12/2020· Article 1er(suite) Avant de présenter l’amendement, je souhaiterais vous indiquer que moi aussi, j’ai levé la main pour demander la parole, monsieur le président. Il est vrai que je ne suis pas très grande, aussi peut-être ne m’avez-vous pas vue.Je souhaiterais également dire à ceux qui ont manifestement fait un arrêt sur image et qui demeurent à l’ère du Front national, que je fais partie d’un mouvement, que je représente ce soir, dont le nom est Rassemblement national. (Exclamations sur les bancs du groupe LaREM.)
L’amendement a pour objet la suppression de l’article 1er créant un parquet européen. J’ose espérer que tous ceux qui sont attachés à la notion de souveraineté et qui la défendent sur les plateaux de télévision – je pense bien sûr aux députés du groupe Les Républicains – voteront en sa faveur.
C’est une nouvelle fois au détour d’un projet de loi de transposition que vous envisagez de rogner un peu plus la souveraineté nationale et d’affaiblir les prérogatives régaliennes de l’État.Évidemment, les Français ne seront pas consultés, mais cela fait bien longtemps que vous ne vous en souciez plus. Il faut dire que la possibilité de créer un parquet européen est prévue par l’article 86 du TFUE, grâce au traité de Lisbonne – vous savez, ce traité auquel les Français s’étaient opposés par référendum !Il faut bien sûr lutter contre la fraude, Marine Le Pen l’évoque régulièrement. Pour ce fai…
Séance du 02/12/2020· Avant l’article 1er Par principe, légiférer n’est pas chose aisée, mais il est plus complexe encore de légiférer sur un acte, l’adoption, qui aura des conséquences sur la vie tout entière, tant de l’enfant que des parents. Il est dès lors compréhensible, et même indispensable, que la main du législateur tremble sur de tels sujets, et qu’il prenne toutes les précautions, même les plus infimes. Pour certains, l’ajout de la mention d’ « intérêt supérieur de l’enfant » dans ce titre Ier paraîtra accessoire, voire superflu. En réalité, il n’en est rien. Au contraire, cette notion trouve sa source même dans la Conventi…
C’est un amendement d’appel aux droits de l’enfant en cas de séparation du couple adoptant non marié. En ouvrant encore davantage les possibilités d’adoption, le texte qui nous est présenté tend à confondre les droits de l’enfant et le droit à l’enfant. Au lieu de multiplier les candidats à l’adoption, nous devrions donner la possibilité à un maximum d’enfants d’être adoptés par un couple le plus stable possible. En cas de séparation du couple non marié, rien n’a été prévu, malheureusement, pour garantir les droits de l’enfant adopté.Je le répète, ce texte a pour objectif d’augmenter les droit…
Dans sa rédaction actuelle, l’article 364 du code civil dispose que l’adopté reste dans sa famille d’origine et qu’il y conserve tous ses droits, notamment ses droits héréditaires. Au premier abord, cette rédaction pourrait prêter à confusion, ou du moins ne pas être suffisamment explicite. En effet, contrairement à l’adoption plénière, l’adoption simple ne rompt pas les liens entre l’adopté et sa famille d’origine : elle lui confère, en quelque sorte, un double lien de filiation. Dans cet esprit, la nouvelle rédaction proposée par l’article 1er de la proposition de loi permet d’expliciter dav…
Il vise à supprimer cet article ajouté en commission.L’IVG chirurgicale est un geste très particulier qui doit rester dans les seules mains des médecins. Cet article témoigne, une fois encore, de l’approche idéologique des auteurs de l’amendement en commission sur ce sujet, approche déjà dénoncée lors de l’examen de la proposition de loi visant à renforcer le droit à l’avortement.Soyez sûrs que nos compatriotes n’ont absolument pas besoin d’idéologie pour sortir de la crise sanitaire et économique, voire sociale, qui les touche aujourd’hui. J’ajoute que si la formation des médecins obstétricie…
Si la télésanté comporte certains avantages, elle présente également des risques, celui notamment d’une aggravation de la fracture numérique ou de failles de sécurité. Elle risque également de développer une faille sanitaire entre les établissements de santé qui pourront bénéficier de la présence effective des praticiens et ceux qui ne pourront avoir accès à certains spécialistes qu’au travers de la télésanté.La télésanté est la promesse d’une médecine qui s’émancipe des territoires, permettant aux patients de bénéficier de consultations médicales n’importe où. Nous pensons cependant qu’il est…
Les ARS sont devenues de véritables mini États dans l’État et semblent quelquefois déconnectées des problèmes structurels de terrain. Les protocoles de coopération entre professionnels de santé constitueront une avancée s’ils ont pour effet d’étendre le périmètre d’activité des paramédicaux tout en garantissant la qualité et la sécurité des soins. Les professionnels de santé sont des personnes responsables qui sont parfaitement en mesure de modifier et d’améliorer les protocoles en garantissant les exigences de qualité et de sécurité des soins. Ils participent d’ailleurs déjà activement à leur…
Le très net recul de la majorité lors des travaux en commission souligne bien que la création d’auxiliaires médicaux en pratique avancée n’est souhaitée par personne – et moins encore par les premiers concernés, les médecins. Pour ne pas se déjuger, la majorité a transformé l’article 1er en une demande de rapport.Chers collègues de la majorité, il n’est pas grave de reconnaître que l’on s’est trompé. Allez au bout de votre logique et soyez cohérents en supprimant cet article. Dans le domaine de la santé, le Gouvernement a clairement autre chose à faire que de produire ce genre de rapport.
Séance du 02/11/2020· Mission « Santé » (état B) Cet amendement vise à créer un pôle public d’éradication de l’amiante doté d’un budget de 8 millions d’euros. Bien que la fabrication et la commercialisation de celle-ci soient interdites depuis 1997, les risques d’inhalation et de contamination subsistent malheureusement. On considère que l’amiante est la cause d’environ 300 décès par an en France ; d’ici à 2050, elle pourrait encore faire jusqu’à 100 000 victimes, selon les travaux de l’Institut de veille sanitaire ; 90 % des bâtiments construits avant le décret du 7 février 1996 contiennent de l’amiante, alors que seuls 2 % des déchets amia…
Séance du 02/11/2020· Mission « Santé » (état B) En tant que professionnelle de santé, je peux vous dire que dans les hôpitaux comme dans les cabinets, nous diagnostiquons de plus en plus de complications neurologiques, cardiaques et autres de la maladie de Lyme, et je peux vous assurer qu’elle va devenir sous peu un enjeu de santé publique.Parce que prévenir revient moins cher que guérir, le présent amendement vise à allouer 30 millions d’euros à la recherche contre cette maladie.
Séance du 02/11/2020· Mission « Santé » (état B) La situation actuelle, caractérisée par un afflux d’immigrés clandestins, tous potentiellement bénéficiaires de l’AME…
Séance du 02/11/2020· Mission « Santé » (état B) Depuis le 1er janvier 2000, l’AME prend en charge 100 % des dépenses de soins médicaux des personnes étrangères résidant en France, sans aucune avance de frais.Nous rappelons que nous ne sommes pas favorables à la suppression de toute aide médicale d’urgence pour les étrangers, y compris en situation irrégulière ; un tel dispositif permet en effet de combattre la diffusion de certaines épidémies et de sauver des personnes en urgence absolue. Cependant, l’explosion des dépenses au titre de l’AME ne peut plus être assumée raisonnablement par les finances publiques, c’est-à-dire par l’argent des …
Séance du 02/11/2020· Après l’article 58 Cet amendement de Bruno Bilde va dans le sens de ce que vient de dire Mme la ministre déléguée.Au cours des trente dernières années, Mayotte est devenue une terre d’immigration importante pour les habitants des autres îles de l’archipel des Comores. Il s’agit d’une migration principalement économique, familiale et sanitaire. Par exemple, selon un rapport d’information rendu en 2015 par les députés Claude Goasguen et Christophe Sirugue, le centre pédiatrique de Médecins du monde ne reçoit que 20 % d’enfants affiliés à la sécurité sociale. À Mayotte encore plus qu’ailleurs, il est donc urgent de…
Séance du 02/11/2020· Après l’article 58 Ce soir, nous parlons d’argent et de budget, mais aussi d’humanité. Je rappelle à cet égard que les députés du Rassemblement national ne sont pas opposés au fait de soigner des étrangers en situation irrégulière. C’est vrai, l’AME permet de sauver des vies et de limiter la propagation des épidémies.Cependant, le budget de l’AME représente une charge particulièrement importante pour les finances publiques. Je rappelle qu’un nombre trop élevé de nos concitoyens font l’impasse sur des soins dentaires ou d’optique. En pleine crise sanitaire, le Gouvernement entend faire passer une augmentation de …
Séance du 27/10/2020· Mission « Administration générale et territoriale de l’État » (état B) En 2019, plus de 112 000 étrangers ont acquis la nationalité française, seules 75 personnes ayant vu leur demande refusée. Depuis de nombreuses années, la nationalité française est attribuée avec une trop grande facilité. Tous les droits et les avantages qui l’accompagnent sont ainsi distribués au plus grand nombre.Il importe de rappeler que la France doit demeurer souveraine dans la détermination des conditions d’accès des étrangers à son territoire. Autrement dit, elle doit choisir son immigration, comme le font déjà des pays tels que le Canada ou l’Australie.Les nombreuses lois relatives à …
Séance du 27/10/2020· Mission « Administration générale et territoriale de l’État » (état B) Les chiffres de l’insécurité sont une nouvelle fois particulièrement préoccupants et la réponse de l’État est manifestement absente. La montée de l’insécurité n’est pas inexorable : elle pourrait être endiguée si l’on faisait preuve d’une réelle volonté politique et si l’on donnait à l’ensemble des forces de l’ordre les moyens d’agir. L’État a le devoir d’assurer la sécurité des citoyens. Pourtant, depuis de nombreuses années, les effectifs et les moyens alloués aux forces de l’ordre stagnent ou régressent.Il y a désormais une urgence en matière de sécurité. L’augmentation exponentielle du nom…
L’article 10, dont nous demandons la suppression, prévoit la mise en place pour 2021 d’une contribution exceptionnelle des organismes de complémentaire santé à la prise en charge des coûts engendrés par l’épidémie de covid-19. Elle serait justifiée par le fait que leurs dépenses auraient été minorées par la crise sanitaire. Il nous semble toutefois nécessaire d’anticiper les effets négatifs d’une telle disposition, comme c’est le cas pour toute mesure fiscale. Elle risque en effet de pénaliser in fine les assurés, sur lesquels pourrait être répercuté son coût. N’oublions pas que de nombreux Fr…
Cet amendement de repli prend acte du refus du Gouvernement de pérenniser le dispositif d’exonération lié à l’emploi de travailleurs occasionnels demandeurs d’emploi. Par conséquent, nous souhaitons qu’il soit au moins prolongé jusqu’en 2026, afin d’atténuer les effets de cette suppression pour nos agriculteurs.
L’article 8 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2019 procède à la suppression, à compter du 1er janvier 2021, du dispositif d’exonération lié à l’emploi de travailleurs occasionnels demandeurs d’emploi. Cette suppression serait particulièrement néfaste pour le monde agricole, déjà très fragilisé depuis de nombreuses années.Pour de nombreux exploitants agricoles, le recours aux travailleurs saisonniers est indispensable. Cette suppression, si elle devait être confirmée, aurait pour effet direct de pénaliser financièrement nos agriculteurs. Une réalité douloureuse doit être rapp…
Séance du 07/10/2020· Discussion générale Très bien !