Séance du 29/04/2024· Présentation· rapporteur Le Haut Conseil est chargé de garantir la stabilité financière, et une telle mission requiert la plus grande des vigilances. Nous gardons à l’esprit la crise de 2008, qui a mis des milliers d’Américains à la rue, et les a contraints à dormir dans leur voiture. Ce séisme a d’ailleurs précipité la création du HCSF, qui reste et restera un rempart contre la dérégulation.Pour autant, une telle mission doit s’exercer sous le regard attentif des Françaises et des Français, et plus particulièrement de leurs représentants, qui auront un rôle à jouer dans la définition de ces normes si importantes.Ains…
Séance du 29/04/2024· Présentation· rapporteur de la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire J’ai l’honneur de soumettre à la représentation nationale ma proposition relative au Haut Conseil de stabilité financière (HCSF), après des semaines de débats enrichissants avec les acteurs du secteur et toutes les parties prenantes à l’Assemblée nationale.Rappelons que le Haut Conseil a été créé en 2013 pour assurer la surveillance macroprudentielle du système financier dans son ensemble et en préserver la stabilité et la capacité à assurer une contribution soutenable à la croissance économique. Le HCSF est également chargé de faciliter la coopération et l’échange d’informations entre les ins…
Séance du 29/04/2024· Article 2· rapporteur Si nous avions adopté, moyennant quelques modifications, le texte de la commission, nous aurions estimé, dans quelques mois ou quelques années, que celui-ci a considérablement renforcé le Haut Conseil de stabilité financière. Compte tenu du vote qui vient d’intervenir et de la version de l’article 1er qui a été adoptée, je considère que les objectifs que nous nous étions fixés en matière de transparence et de démocratisation du HCSF, en voulant ouvrir sa composition à des représentants de l’Assemblée nationale et du Sénat et étendre le périmètre de son intervention, ne peuvent être atteints. C…
Séance du 29/04/2024· Article 2· rapporteur En l’occurrence, nous proposons que le HCSF prévoie une sorte de clause de revoyure. Je rappelle qu’en l’état actuel des choses, l’ordre du jour des réunions et les propositions du Haut Conseil n’émanent que d’une seule personne : le gouverneur de la Banque de France. Celui-ci a la maîtrise de l’ordre du jour, et rien ne l’oblige à remettre certaines mesures en discussion. Je ne comprends pas comment l’Assemblée nationale pourrait admettre qu’une seule personne – qui que ce soit – décide à la fois de l’ordre du jour et des propositions du HCSF. Aujourd’hui, aucun de ses membres ne peut ajouter…
Séance du 29/04/2024· Article 2· rapporteur Nos collègues de La France insoumise voulaient tout à l’heure davantage de réunions du HCSF pour étudier des décisions déjà prises. À présent, ils en veulent moins.
Séance du 29/04/2024· Article 2· rapporteur D’un côté, il conviendrait de laisser une certaine liberté au HCSF pour fixer les critères de dérogation et de ne pas trop alourdir la rédaction de l’article du code monétaire et financier. De l’autre, la précision proposée par cet amendement a le mérite de clarifier l’intention du législateur : mieux prendre en compte les capacités financières des emprunteurs, au moyen de la notion de reste à vivre. Je formule donc un avis de sagesse.
Séance du 29/04/2024· Article 2· rapporteur Cette précision n’est pas nécessaire sur le plan légistique, mais elle a le mérite de clarifier l’intention de l’article 2. Avis favorable.
Séance du 29/04/2024· Article 2· rapporteur L’amendement vise à supprimer l’obligation pour le HCSF, lors de sa prise de décision relative aux conditions d’octroi de crédit, de tenir « compte du niveau d’application par [les] entités [soumises à ces décisions] des exigences prudentielles définies par le règlement (UE) no 575/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 concernant les exigences prudentielles applicables aux établissements de crédit et aux entreprises d’investissement et modifiant le règlement (UE) 648/2012 » – CRR.L’objectif de cet alinéa est de rappeler que le respect des normes dites Bâle III doit être expr…
Séance du 29/04/2024· Article 2· rapporteur Un tel dispositif serait sans lien avec le mandat du HCSF, qui est d’assurer la stabilité financière de l’ensemble du système économique et donc d’anticiper la dévaluation d’un type d’actifs et de décider des politiques d’investissement des établissements bancaires. Je crains, par ailleurs, que ce coussin supplémentaire ne dégrade la capacité des banques à octroyer des prêts, ce qui va totalement à l’encontre de l’objectif de la proposition de loi. J’émets donc un avis défavorable.
Séance du 29/04/2024· Article 2· rapporteur À l’écoute de vos prises de parole et de la présentation de vos amendements, j’ai l’impression que vous discutez de l’article 2 dans la version initiale de la proposition de loi. En effet, l’article 2 tel qu’il est soumis à votre examen aujourd’hui ne remet pas en cause le pouvoir normatif du HCSF et la règle d’effort de 35 %. Comme aujourd’hui, il reviendra toujours à cette instance de définir le taux d’endettement applicable – 33 %, 35 %, 40 %, peu importe –, puisque rien ne lui interdit d’édicter des normes et de les imposer aux établissements bancaires. De plus, rien dans l’article 2, tel …
Séance du 29/04/2024· Suspension et reprise de la séance· rapporteur Vous souhaitez faire passer de quatre à six le nombre de réunions de décision du HCSF. À l’occasion de leurs auditions, les membres du HCSF nous ont pourtant informés qu’ils tenaient tous les mois une réunion de travail. Ainsi, rien ne les empêche de tenir plus de quatre réunions par an. L’avis de la commission sera défavorable si l’amendement n’est pas retiré : nous souhaitons maintenir le texte tel qu’il est rédigé.
Séance du 29/04/2024· Article 1er· rapporteur Cet amendement est problématique parce qu’il ne définit pas les courants économiques, ouvrant la voie à une appréciation politique. Son adoption remettrait en cause l’indépendance du HCSF, alors qu’il prétend précisément la garantir, comme en témoigne son exposé sommaire. Il importe de laisser les personnalités qualifiées participer aux travaux du Haut Conseil. Avis défavorable.
Séance du 29/04/2024· Article 1er· rapporteur De même que certains amendements précédents, ils ont pour seul et unique objectif d’amoindrir, voire de supprimer, le rôle des parlementaires destinés à entrer au HCSF. Or si des représentants des deux chambres participent à la gouvernance de celui-ci, c’est pour y jouer un rôle important, en prenant part aux votes et aux décisions. Avis défavorable.
Séance du 29/04/2024· Article 1er· rapporteur Je souscris aux arguments de Mme Hai, dont l’amendement est identique au mien.
Séance du 29/04/2024· Article 1er· rapporteur Ainsi que je l’ai déjà indiqué, les amendements nos 37 et 44 garantiront la représentativité. Les présidents des deux chambres se mettent déjà d’accord sur leurs nominations pour des raisons de parité : ils le feront aussi pour assurer le pluralisme au sein du HCSF, où le critère premier de nomination doit être la compétence. Il faut laisser les désignations avoir lieu, après audition par les commissions des personnes pressenties. Avis défavorable.
Séance du 29/04/2024· Article 1er· rapporteur Défavorable, au profit des amendements identiques nos 37 et 44, que nous examinerons bientôt, et qui visent à assurer la présence des oppositions parlementaires au sein du HCSF.
Séance du 29/04/2024· Article 1er· rapporteur Avis favorable : cet amendement sera utile à la clarté et la cohérence du texte.
Séance du 29/04/2024· Article 1er· rapporteur Nous avons demandé que les parlementaires appelés à siéger au HCSF soient auditionnés – tout comme les personnalités qualifiées – et ne soient pas soumis à des intérêts extérieurs ou de lobbying. Cela correspond aux enjeux d’indépendance qui doivent constituer notre unique préoccupation à propos de ces désignations. Avis défavorable, en particulier parce que la majorité des trois cinquièmes risque d’être difficile à atteindre, ce qui pourrait bloquer les désignations et empêcher l’entrée de parlementaires indépendants, compétents, au HCSF.
Séance du 29/04/2024· Article 1er· rapporteur Les trois personnalités qualifiées membres du HCSF sont complètement indépendantes, choisies uniquement en raison de leurs compétences dans les domaines monétaire, financier ou économique et soumises à de strictes obligations déontologiques fixées par l’article L. 631-2-3 du code monétaire et financier. Nommées par le ministre de l’économie et par les présidents des deux chambres du Parlement, elles apportent une contribution technique, ainsi qu’une expertise. Les auditions en commission n’ayant rien révélé qui puisse faire remettre en cause ce système, bien au contraire, j’émets un avis défav…
Séance du 29/04/2024· Article 1er· rapporteur J’espère que l’équilibre que je viens d’évoquer, incluant l’engagement d’une représentation de l’opposition au sein du HCSF, sera confirmé dans quelques minutes.Quant à prévoir un plus grand nombre de parlementaires, j’avais déposé à ce sujet un amendement que j’ai retiré, comme s’est engagé à le faire le président de la commission. Rien n’empêchera les présidents des commissions des finances d’auditionner les membres du HCSF, peut-être de façon plus courante que précédemment : ce sera l’occasion d’un vrai débat avec tous les parlementaires.
Séance du 29/04/2024· Article 1er· rapporteur …d’une part parce que je suis très attaché à l’équilibre trouvé en commission, d’autre part parce que des amendements quasi identiques à ceux-ci ont été repoussés par cette même commission il y a une quinzaine de jours.
Séance du 29/04/2024· Article 1er· rapporteur Il est défavorable,…
Séance du 29/04/2024· Article 1er· rapporteur Je souhaitais préciser, en particulier à Philippe Brun, que l’adoption de cet amendement ferait tomber les autres concernant l’article 1er, et que disparaîtrait avec eux tout le travail accompli en commission. Vous avez dit lors de la discussion générale, cher collègue, que vous étiez satisfait que l’Assemblée nationale et le Sénat, y compris, éventuellement, des membres de l’opposition, soient représentés au sein du HCSF : je tiens à vous signaler que votre vote pour aurait un effet contraire à celui que vous avez souhaité en retirant votre propre amendement.
Séance du 29/04/2024· Article 1er· rapporteur Ceux qui rencontrent des difficultés sont ceux qui sont obligés de louer dans le secteur privé, où aucune norme n’interdit de consacrer à son logement la moitié de ses revenus. Toutes les études démontrent que la paupérisation vient de là. Il est légitime de s’interroger sur ces normes. La représentation nationale peut être rassurée : cette proposition de loi ne remettra pas en cause la solidité du système financier français, elle apportera seulement au HCSF davantage de transparence et de pragmatisme. Demande de retrait ; à défaut, avis défavorable.
Séance du 29/04/2024· Article 1er· rapporteur Le système français de crédit immobilier est sûr : le taux de difficulté concernant ces prêts n’est que de 0,75 %. Ce ne sont pas les crédits immobiliers qui surendettent les Français.
Séance du 29/04/2024· Article 1er· rapporteur Lorsque le HCSF a été créé, je le répète, il ne formulait que des recommandations ; depuis 2021, il édicte des normes qui s’imposent aux établissements bancaires et aux Français. Les conditions ne sont plus les mêmes. Vous évoquez les risques d’instabilité financière et bancaire, mais notre organisation est solide, soumise aux normes issues des accords de Bâle III et contrôlée par la Banque de France, la Banque centrale européenne (BCE) et l’Autorité des marchés financiers (AMF).Tous les tests effectués pour mesurer la solidité des établissements bancaires européens démontrent que les six gran…
Séance du 29/04/2024· Article 1er· rapporteur de la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire Je répondrai en reprenant certains éléments de la discussion générale. Nous proposons d’intégrer paritairement – cela a été acté en commission – un député et un sénateur au sein du HCSF, afin que le Parlement y soit représenté. Cette instance, dont vous estimez le rôle purement technique, édicte en effet des normes qui s’imposent aux Français. Jusqu’en 2021, elle s’est bornée à des préconisations : ce n’est désormais plus le cas. Il est donc normal et important que le Parlement participe à ses débats et puisse s’y exprimer. Actuellement, la présence des personnalités qualifiées désignées par l…
Séance du 22/01/2024· Après l’article 5 bis L’amendement no 284 vise à doter les copropriétés, comportant au moins cinq lots principaux, d’un syndic professionnel. Il ne s’agit donc pas de généraliser ce dispositif à toutes les copropriétés.Je suis convaincu que les questions relatives à la transition énergétique, dans le cadre de laquelle doit être notamment réalisé un DPE (diagnostic de performance énergétique), à la rénovation, à l’insalubrité, requièrent une expertise telle qu’il est indispensable de professionnaliser la gestion des copropriétés. Dans les années à venir, ce sujet devra être étudié si nous voulons vraiment lutter con…
Séance du 22/01/2024· Après l’article 5 bis Il vise à doter les copropriétés dégradées, comportant au moins cinq lots principaux, d’un syndic professionnel ou d’un syndic d’intérêt collectif, si elles font au surplus l’objet des procédures prévues aux articles 29-1 A et 29-1 de la loi du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis.Si en région parisienne, seuls 15 % des copropriétaires font appel à un syndic bénévole, on dénombre près d’un tiers des copropriétés, soit 31 %, ayant opté pour un syndic bénévole dans les communes rurales, et plus d’un quart – 28 % – dans les agglomérations de moins de 20 000 habit…
Je comprends bien les propos du rapporteur et du ministre. Il est compliqué en effet de modifier la répartition des responsabilités mais je reste convaincu qu’il nous faut réfléchir à la création d’un ordre professionnel ou de toute autre structure qui permettrait de professionnaliser le secteur et d’analyser le fonctionnement des syndics, plutôt que de faire appel au juge pour sanctionner et pénaliser. Nous aurions sans doute dû adopter une approche différente afin de sécuriser l’affectation d’un syndic aux copropriétés dégradées ; la difficulté de trouver un syndic constitue parfois un frein…