Séance du 07/06/2024· Après l’article 6· rapporteure Je sais que ces questions tiennent à cœur au député Raphaël Gérard. Pour autant, cet amendement introduirait une dérogation aux conditions prévues à l’article 6 que nous venons longuement de discuter. Je vous demande de le retirer ; à défaut, mon avis sera défavorable.J’ajoute que je vous souhaite une bonne fin de travaux puisque je laisse la place sur le banc des commissions à Laurence Cristol, rapporteure pour les articles 7 à 15. (Applaudissements sur les bancs des groupes RE, Dem, HOR et GDR-NUPES, et sur plusieurs bancs du groupe LFI-NUPES.)
Séance du 07/06/2024· Article 6 (suite)· rapporteure L’amendement est totalement satisfait par les garanties déjà prévues dans le projet de loi en matière de conditions d’accès, sujet dont nous avons déjà beaucoup parlé ces dernières heures et ces derniers jours.
Séance du 07/06/2024· Article 6 (suite)· rapporteure Nous avons déjà évoqué ces sujets. Mon avis est défavorable.
Séance du 07/06/2024· Article 6 (suite)· rapporteure L’amendement est satisfait. Le projet de loi prévoit déjà que l’accès à l’aide à mourir est conditionné au recueil du consentement du patient. Le consentement implique la manifestation d’une volonté libre et éclairée, laquelle constitue l’une des cinq conditions cumulatives de l’éligibilité à l’aide à mourir. Nous sommes au cœur de l’article 6.Le consentement est recueilli au moment de la demande et réitéré à chaque étape de la procédure jusqu’au moment de l’administration de la substance létale.Le projet de loi apportant toutes les garanties nécessaires, la condition que vous souhaitez introd…
Séance du 07/06/2024· Article 6 (suite)· rapporteure Défavorable.
Séance du 07/06/2024· Article 6 (suite)· rapporteure Avis défavorable : ce serait une rupture d’égalité devant la loi.
Séance du 07/06/2024· Article 6 (suite)· rapporteure Avis défavorable : l’amendement est satisfait.
Séance du 07/06/2024· Article 6 (suite)· rapporteure Sur le fond, les arguments sont les mêmes. L’article 7 du projet de loi apporte des garanties spécifiques concernant les personnes majeures protégées. Les exclure du dispositif serait une atteinte au principe d’égalité devant la loi. En effet, les majeurs protégés se trouvent dans des situations très diverses. Certains sont autonomes et capables de manifester une volonté libre et éclairée. Dans le cas où un majeur protégé ne serait pas en mesure de consentir librement à une procédure d’aide à mourir, l’évaluation médicale du discernement en tiendrait compte et les conditions d’accès à l’aide à…
Séance du 07/06/2024· Suspension et reprise de la séance· rapporteure Avis défavorable.
Séance du 07/06/2024· Article 6 (suite)· rapporteure Si ! En commission !
Séance du 07/06/2024· Article 6 (suite)· rapporteure Avis défavorable : le débat a déjà eu lieu ; pas question d’exclure a priori certaines personnes.
Séance du 07/06/2024· Suspension et reprise de la séance· rapporteure Je confirme !
Séance du 07/06/2024· Article 6 (suite)· rapporteure Il importe de préciser que les professionnels de santé sont déjà en mesure d’identifier les affections réfractaires à un traitement. La prise en compte de ce critère et sa délimitation font l’objet de recommandations de la HAS. Une définition par décret en Conseil d’État n’est donc pas nécessaire, d’où un avis défavorable.
Séance du 07/06/2024· Suspension et reprise de la séance· rapporteure Non ! Le principe est celui de l’auto-administration !
Séance du 07/06/2024· Suspension et reprise de la séance· rapporteure J’émettrai un avis défavorable à tous ces amendements, et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord – nous en avons déjà beaucoup parlé, mais c’est un point important –, l’article 5 affirme l’autonomie de la personne malade, qui se trouve au centre de la décision. L’auto-administration de la substance létale étant la règle, la personne peut y renoncer à tout moment – c’est un élément central de ce projet de loi. Ensuite, je vous renvoie à la condition « être apte à manifester sa volonté de façon libre et éclairée », qui est bien sûr une condition cumulative, ainsi qu’à toutes les procédures déta…
Séance du 07/06/2024· Article 6 (suite)· rapporteure Défavorable.
Séance du 07/06/2024· Suspension et reprise de la séance· rapporteure La procédure, telle que la prévoit l’article 11, le garantit déjà ; son alinéa 3 dispose que le médecin ou l’infirmier « vérifie que la personne confirme qu’elle veut procéder à l’administration ». Avis défavorable.
Séance du 07/06/2024· Article 6 (suite)· rapporteure Défavorable.
Séance du 07/06/2024· Suspension et reprise de la séance· rapporteure Les quelque 1 700 amendements qui les concernent en sont d’ailleurs la preuve. Comme vous, je suis très attentive aux risques de pressions et abus de faiblesse, qui existent bel et bien : nous ne sommes pas naïfs et les garanties que j’évoquais doivent les prévenir.Nul ne conteste la vulnérabilité d’une personne malade, en grande souffrance et qui sait qu’elle va mourir. En revanche, une personne dans cette situation n’est pas dépourvue de discernement et conserve une certaine capacité d’agir et d’exprimer sa volonté.L’une des garanties prévues à l’alinéa 4 de l’article 8 consiste à ce que la …
Séance du 07/06/2024· Suspension et reprise de la séance· rapporteure Ces amendements évoquent des sujets importants, mais qui sont traités après l’article 6. Les articles à venir prévoient de nombreuses garanties procédurales.
Séance du 07/06/2024· Article 6 (suite)· rapporteure Défavorable.
Séance du 07/06/2024· Suspension et reprise de la séance· rapporteure Il est défavorable.
Séance du 07/06/2024· Article 6 (suite)· rapporteure Je serai brève car nous avons déjà eu des heures et des heures de débats sur ces questions. Je rappelle que l’alinéa 10 de l’article 7 dispose que le médecin doit proposer au malade une prise en charge palliative. De plus, les dispositions du titre Ier, que nous avons examinées pendant des jours, prévoient à l’article 1er bis une stratégie décennale sur laquelle je ne reviendrai pas, sinon pour rappeler qu’elle vise à garantir l’accès aux soins palliatifs. L’avis est donc défavorable.
Séance du 07/06/2024· Suspension et reprise de la séance· rapporteure Le projet de loi protège les personnes souffrant de maladies psychiques ou psychiatriques, puisque la cinquième condition cumulative pour accéder à l’aide à mourir est la suivante : « Être apte à manifester sa volonté de façon libre et éclairée. » La conscience, le libre arbitre, le libre choix et le discernement constituent le fil rouge du projet de loi, que nous avons observé tout au long de nos travaux. Pour preuve, je vous renvoie à l’alinéa 3 de l’article 8, qui est très clair et dénué d’ambiguïté : « La personne dont une maladie altère gravement le discernement lors de la démarche de dem…
Séance du 07/06/2024· Suspension et reprise de la séance· rapporteure Le bon déroulement de la procédure et le respect de la volonté de la personne sont déjà suffisamment garantis par les dispositions du projet de loi. Avis défavorable.
Séance du 07/06/2024· Article 6 (suite)· rapporteure Cependant, je le répète, je souhaite travailler avec vous sur cette question dans le cadre de la navette.
Séance du 07/06/2024· Article 6 (suite)· rapporteure J’ai beaucoup de mal à vous donner des avis sur ces amendements et sous-amendements. Nous avons entendu plusieurs propositions : Gilles Le Gendre a ainsi fait référence à une situation qui mérite peut-être d’être prise en considération, Jérôme Guedj a évoqué le cas de l’affection accidentelle et Sophie Errante a suggéré qu’il fallait prévoir une exception en tenant compte de la temporalité.Il me semble prématuré d’inscrire dès maintenant une de ces mesures à l’article 6 sans avoir pris le temps de travailler ensemble sur la procédure. Or il faut prévoir des garde-fous en s’interrogeant sur dif…
Séance du 07/06/2024· Suspension et reprise de la séance· rapporteure Exactement !
Séance du 07/06/2024· Article 6 (suite)· rapporteure Sur cette question comme sur beaucoup d’autres dans le cadre de ce projet de loi, je doute. Ma conviction n’est pas forgée, ma réflexion n’est pas aboutie. J’aimerais que nous prenions le temps de travailler encore sur ce sujet en commission spéciale puis en séance, c’est d’ailleurs pourquoi je vous ai proposé d’attendre la navette.
Séance du 07/06/2024· Suspension et reprise de la séance· rapporteure Oui !