Séance du 22/02/2022· Transports ferroviaires Je voulais surtout mettre l’accent sur les difficultés financières que rencontre cette société. J’ai envoyé plusieurs courriers à Bercy pour demander si l’on pouvait déroger à son statut de coopérative pour l’aider financièrement afin qu’elle puisse lancer son premier service de train de voyageurs sur l’axe Bordeaux-Lyon le 11 décembre de cette année, mais il ne m’a pas été répondu.
Séance du 22/02/2022· Transports ferroviaires Ma question s’adresse à M. le ministre délégué auprès de la ministre de la transition écologique, chargé des transports. Dans ma circonscription de Montluçon dans l’Allier, j’entends depuis près de cinq ans combien nos concitoyens sont fatigués de se sentir isolés, de peiner à trouver du travail ou un service de santé accessible, de se voir limités dans leur activité économique ou encore tout simplement de ne pouvoir voyager librement en raison d’un coût d’accès très élevé. L’un des problèmes majeurs provient d’un réseau ferroviaire complètement laissé à l’abandon depuis au moins une trentaine…
Séance du 02/02/2022· Évaluation de la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel Tenant compte des évolutions – des révolutions – numériques et robotiques qui touchent de plein fouet le monde professionnel, nous avons voulu, par la loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel, construire une société de compétences en améliorant la formation professionnelle. Grâce au rapport très complet réalisé par nos collègues, que je remercie, nous pouvons dès à présent étudier ses effets.Si les avancées concernant l’offre de formation sont exceptionnelles – la rénovation du CPF est un réel succès –, les bilans de compétences et la VAE devraient faire l’ob…
Séance du 25/01/2022· Présentation· rapporteure de la commission mixte paritaire C’est avec beaucoup de bonheur et de fierté que je m’exprime devant vous aujourd’hui. Le 14 décembre 2021, la commission mixte paritaire a trouvé un accord sur la proposition de loi interdisant les pratiques visant à modifier l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne. Ce texte a été le fruit d’un long travail : c’est le 25 janvier 2018, il y a quatre ans jour pour jour, que j’ai été contactée par Aurélien, un jeune homme qui, après avoir lancé une alerte sur les réseaux sociaux, a partagé une pétition pour mettre fin à ce que nous appelons communément les thérapies de conver…
Séance du 05/10/2021· Article 1er· rapporteure Votre amendement, si j’ai bien compris, vise le cas des personnes s’interrogeant sur leur orientation sexuelle ou leur identité de genre qui iraient solliciter un avis. On ne peut ni ne doit les empêcher d’aller chercher des réponses à ce qui semble leur causer des troubles, auprès de psychiatres, de médecins, ou même de religieux. Reste que les personnes qu’elles consultent ne sauraient en aucun cas leur proposer de thérapies de conversion, au risque d’être condamnées. Avis défavorable.
Séance du 05/10/2021· Article 1er· rapporteure La notion de comportement est bien moins imprécise que vous l’imaginez. Elle existe déjà dans notre droit, notamment pour définir le harcèlement. Avis défavorable.
Séance du 05/10/2021· Article 1er· rapporteure Votre amendement est satisfait dans la mesure où les actes de pression, de contraintes et de violences sont compris dans la définition actuelle. Je suis cependant en désaccord avec vous quant à la restriction des thérapies de conversion à cette seule définition. Nous avons volontairement retenu la définition la plus large possible pour que certaines pratiques ne soient pas exclues, notamment les plus perverses, qui reposent sur la manipulation mentale. J’émets donc un avis défavorable.
Séance du 05/10/2021· Article 1er· rapporteure Vous proposez de supprimer les mots « ou l’identité de genre » ; c’est un sujet dont nous avons déjà parlé tout à l’heure. Quant à l’accompagnement auquel vous faites référence, il est effectivement important. L’objet du texte n’est pas d’empêcher l’accompagnement des jeunes qui découvrent leur orientation sexuelle ou leur identité de genre. Au contraire, la commission prône et le texte prévoit l’accompagnement bienveillant d’un psychiatre, d’un psychologue, d’un médecin, d’un prêtre, d’un rabbin ou encore d’un imam pour accompagner le jeune dans l’acceptation de ce qu’il est. Le but est de l’…
Séance du 05/10/2021· Titre· rapporteure Je vais moi-même être cohérente en donnant un avis défavorable.
Séance du 05/10/2021· Après l’article 4· rapporteure Je vais rester en cohérence avec ce que j’ai dit tout à l’heure : pour ces demandes de rapport, avis défavorable.
Séance du 05/10/2021· Article 4· rapporteure Mon avis sur les rapports ne variera pas. Défavorable.
Séance du 05/10/2021· Avant l’article 1er· rapporteure En somme, vous soulevez la question suivante : l’identité de genre constitue-t-elle un concept juridique solide ? Le genre est un concept juridiquement fondé, à partir d’une définition qui n’est pas idéologique mais scientifique, par exemple celle de la convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique : « les rôles, les comportements, les activités et les attributions socialement construits qu’une société donnée considère comme appropriés pour les femmes et les hommes. » De la notion de genre découle celle d’ident…
Séance du 05/10/2021· Avant l’article 4· rapporteure Ma réponse sera la même pour l’ensemble des demandes de rapport. La commission des lois, qui essaie de limiter l’adoption de nouvelles demandes de rapport, a émis un avis défavorable.En effet, le Parlement a aussi pour rôle de procéder au contrôle de l’action du Gouvernement. Nous le savons bien, puisque nous avons mené une belle mission d’information ensemble, avec Bastien Lachaud, qui a même été désigné rapporteur d’application. Les demandes de rapport sont aussi le moyen, pour certains de nos collègues, d’interpeller le Gouvernement ou de l’inciter à agir dans le domaine réglementaire. Mada…
Séance du 05/10/2021· Après l’article 3· rapporteure L’amendement est couvert par la proposition de loi, car dissuader ou entraver un changement de sexe est souvent synonyme d’une volonté de modifier ou de réprimer l’identité de genre d’une personne.En revanche, ce texte n’est pas adapté pour traiter des parcours de transition, sujet infiniment plus large et complexe. La balle est dans le camp du pouvoir réglementaire. Je vous renvoie à la proposition de résolution déposée par notre collègue Valérie Petit et vous propose de retirer votre amendement.
Séance du 05/10/2021· Après l’article 3· rapporteure En ce qui concerne votre souhait d’informer les élèves sur les questions relatives à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre, le code de l’éducation prévoit déjà différentes modalités d’information, dont deux me paraissent couvrir vos attentes : l’article L. 312-16 prévoit une information et une éducation à la sexualité, notamment dans le but d’apprendre le respect dû au corps humain et de sensibiliser aux violences sexistes ou sexuelles ; l’article L. 312-17-1 prévoit une information en matière de lutte contre les préjugés sexistes.Pour ce qui est du plan d’actions contre les discrimi…
Séance du 05/10/2021· Présentation· rapporteure …qui a constitué le collectif « Rien à guérir », et celui des associations qui soutiennent quotidiennement les victimes. Celles-ci luttent aujourd’hui pour qu’aucun autre enfant ne subisse le même sort dans le futur.Souvent élevées dans des milieux fermés, les victimes, sous emprise mentale, ne se remettent que rarement des thérapies de conversion : on a pu leur infliger des sévices corporels, ou encore effacer leurs souvenirs d’enfant au point qu’elles n’ont plus de prise sur leur propre existence, leur propre vie, et peinent plus tard à se construire librement. Ne négligeons pas les séquelle…
Séance du 05/10/2021· Présentation· rapporteure Mais les autorités religieuses que j’ai rencontrées sont formelles : rien dans les textes sacrés ne justifie de telles horreurs. Par ailleurs, la France ayant retiré l’homosexualité et les troubles de l’identité de genre de la liste des affections psychiatriques, ces thérapies ne reposent sur aucun fondement médical ou thérapeutique. Il nous faut donc les condamner fermement.Souvent à destination d’enfants, d’adolescents ou de jeunes adultes, ces pratiques ont des effets dramatiques sur leur santé mentale et physique. Les témoignages des victimes sont d’ailleurs édifiants. « Je me sentais détr…
Séance du 05/10/2021· Présentation· rapporteure de la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République Parler de « thérapies de conversion » en France, en 2021, peut sembler surprenant tant ces pratiques moyenâgeuses sont barbares et contraires à nos valeurs et à nos droits fondamentaux. Certains de nos concitoyens en sont pourtant victimes, victimes d’être qui ils sont, victimes de leur identité. Aujourd’hui, dans notre pays, certains tentent de faire croire à nos enfants qu’ils sont malades, malades d’aimer et malades d’être. Ces bourreaux prétendent pouvoir, par des moyens divers d’une extrême violence, changer l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne. Ici, dans cet hémic…
Séance du 05/10/2021· Article 3· rapporteure Je n’ai jamais prononcé le mot de vaginoplastie, je n’ai parlé d’aucune intervention. Je disais que le médecin laissait en l’état le corps de la petite fille en supposant simplement qu’il s’agissait du corps d’un petit garçon. Mon avis est toujours défavorable. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes LaREM et Dem.)
Séance du 05/10/2021· Article 3· rapporteure Nous débattons d’identité de genre et de réalisation de sa sexualité.Imaginons le cas d’une petite fille qui naîtrait avec une hyperplasie congénitale des surrénales. Pour ceux qui n’y comprennent rien, cela signifie un clitoris surdéveloppé. Il est possible qu’à la naissance, les médecins s’imaginent que cette petite fille, qu’ils n’ont pas identifiée comme telle, soit de sexe masculin. Cet enfant va grandir, et peut-être que son identité de genre correspondra au sexe masculin – ce serait un miracle, mais ce serait parfait. Il est aussi possible que son identité de genre soit celle d’une fill…
Séance du 05/10/2021· Article 3· rapporteure Si le thème des intersexes n’est pas abordé dans ce texte, c’est justement parce que cette proposition de loi n’a pas de rapport avec l’intersexuation.
Séance du 05/10/2021· Article 3· rapporteure Conformément à mes avis aux articles précédents, puisqu’il s’agit toujours de l’identité de genre, avis défavorable.
Séance du 05/10/2021· Avant l’article 3· rapporteure Conformément à ce qui a déjà été dit aux articles 1er et 2, l’avis est défavorable.
Séance du 05/10/2021· Après l’article 2· rapporteure L’article 2 crée une circonstance aggravante générale pour les faits commis en vue de modifier l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne. Cette circonstance aggravante s’appliquera donc à l’ensemble des infractions à l’exception de quelques-unes, qui sont listées à l’article 132-77 du code pénal. Votre amendement est donc pleinement satisfait : demande de retrait.
Séance du 05/10/2021· Article 2· rapporteure Je vais également donner un avis défavorable à ces amendements qui ne font que répéter ceux qui ont été présentés à l’article 1er.
Séance du 05/10/2021· Article 2· rapporteure Même avis qu’à l’article 1er, où vous aviez déjà tenté de substituer au mot « modifier » le mot « contraindre » : défavorable.
Séance du 05/10/2021· Article 2· rapporteure Nous avons déjà eu un long débat tout à l’heure sur la suppression des mots « l’identité de genre ». Je vais donc m’abstenir de donner d’autres arguments : avis défavorable.
Séance du 05/10/2021· Après l’article 1er· rapporteure …alors qu’elles sont parfois indispensables. J’y suis donc doublement défavorable.Monsieur Breton, les traitements de substitution ne sont accessibles aux mineurs qu’à partir de 16 ans. Vous semblez dire que ce choix ne serait qu’un effet de mode : il faut pourtant se rendre compte de la complexité de ce parcours et de la volonté qu’il exige. Il s’agit souvent de mineurs qui, dès leur plus jeune âge, ont manifesté le souhait de changer de sexe et qui utilisent, à partir de la puberté, des bloqueurs hormonaux pendant plusieurs années avant de recourir à des traitements plus avancés. De telles d…
Séance du 05/10/2021· Après l’article 1er· rapporteure Monsieur Di Filippo, je vous rappelle l’état du droit en la matière : les opérations de changement de sexe sont d’ores et déjà interdites aux mineurs. Votre amendement pourrait même avoir pour effet d’interdire les opérations sur des personnes intersexes,…
Séance du 05/10/2021· Article 1er(suite)· rapporteure Je partage votre préoccupation, ma chère collègue, parce que je pense qu’il est en effet important de souligner le rôle de ces plateformes. L’avis est donc favorable.