Séance du 30/05/2024· Après l’article 1er bis· ministre Même avis que le rapporteur. Le rapport demandé à l’article 1er bis présentera les diverses pratiques outre-mer et évaluera leur impact sur la réussite des élèves. Il s’agira donc d’un rapport complet, qui nous permettra également d’évoquer la question des moyens.Par vos amendements, vous demandez quel est le nombre d’élèves suivant les enseignements de langues régionales outre-mer, le nombre d’établissements proposant des enseignements en langues régionales dites maternelles, par exemple. Ces éléments figureront aussi dans le rapport.En outre, une simple question écrite au ministère de l’éduc…
Séance du 30/05/2024· Après l’article 1er bis· ministre Ne soyez pas si déçu, monsieur Bernalicis : le rapport prévu à l’article 1er bis détaillera évidemment l’ensemble des moyens mobilisés pour atteindre les objectifs de la proposition de loi. Un second rapport ne me paraît pas utile, et j’émettrai donc un avis défavorable.
Séance du 30/05/2024· Après l’article 1er bis· ministre Je n’émettrai pas le même avis que vous, monsieur le rapporteur.
Séance du 30/05/2024· Article 1er bis· ministre Sagesse.
Séance du 30/05/2024· Article 1er bis· ministre Sagesse.
Séance du 30/05/2024· Après l’article 1er· ministre Je m’en remets à la sagesse de l’Assemblée.
Séance du 30/05/2024· Discussion générale· ministre L’une d’entre vous a évoqué le refus de l’exotisation des langues vivantes régionales. Cela est depuis longtemps dépassé : plus personne n’évoque ce sujet dans mon ministère. Nous sommes persuadés que les langues de France constituent un atout important pour notre patrimoine et notre capacité à acquérir une meilleure maîtrise des savoirs fondamentaux. Je m’en suis remise à la sagesse de l’Assemblée sur cette proposition de loi, fort bien exposée par le rapporteur, parce qu’il me semble que son objet est déjà satisfait par la loi Molac qui dispose que la langue régionale est enseignée dans les …
Séance du 30/05/2024· Présentation· ministre C’est aussi le point d’entrée choisi par l’auteur de cette proposition de loi, Frédéric Maillot, que je remercie ainsi que son groupe de la Gauche démocrate et républicaine pour l’occasion qu’ils nous donnent d’avoir ensemble ce débat.Pour tenir compte de cet enjeu, le ministère de l’éducation nationale mène une action résolue en faveur de la promotion et de l’apprentissage des langues régionales, notamment en outre-mer où elles sont nombreuses. Parmi elles, il y a le créole bien sûr, dans toute sa diversité entre les Antilles et La Réunion, mais aussi le shimaoré et le kibushi à Mayotte ou en…
Séance du 30/05/2024· Présentation· ministre …mais je vais garder cette langue au plus profond de mon cœur. Les langues vivantes régionales font partie, comme vient le rappeler M. le rapporteur, du patrimoine de la France dans toute sa diversité. Elles sont à la fois un héritage précieux de notre histoire complexe et un atout important pour l’avenir.En tant qu’ancienne rectrice de l’académie de Toulouse, patrie de l’occitan, je sais toute l’importance que revêt une langue régionale pour l’identité des habitants de nombre de nos territoires. C’est pourquoi je suis très attachée à ce que ces langues soient non seulement préservées mais aus…
Séance du 30/05/2024· Présentation· ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse J’hésite à m’adresser à votre assemblée en patois,…
Séance du 22/05/2024· Éducation prioritaire· ministre Notre objectif est leur réussite et c’est pour elle que nous agissons.
Séance du 22/05/2024· Éducation prioritaire· ministre Je proposerai des évolutions à la rentrée prochaine afin de mieux adapter la politique d’éducation prioritaire à la démographie et aux besoins des élèves.
Séance du 22/05/2024· Éducation prioritaire· ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse Vous avez raison, l’objectif de l’éducation nationale est de répondre aux besoins de chacun des élèves en prenant en considération leurs spécificités. C’est la raison pour laquelle nous travaillons à l’individualisation des besoins pour leur apporter des réponses adéquates.L’éducation prioritaire a, depuis longtemps, fait l’objet d’une attention particulière et bénéficié de moyens importants. Nous avons procédé au dédoublement des classes de CP, de CE1, puis de grande section de maternelle : c’est une avancée réelle. Nous avons déployé dans les écoles de nouveaux personnels d’encadrement et mé…
Séance du 07/05/2024· Groupes de besoins au collège· ministre Enfin, les élèves qui sont porteurs de différents troubles bénéficient de réponses spécifiques, qu’il s’agisse de l’accompagnement par des unités localisées pour l’inclusion scolaire (Ulis) ou de l’appui particulier des accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH). Ils ne relèvent évidemment pas des groupes de besoins et des groupes qui répondent, de façon générale, à la situation des enfants en difficulté. Voilà à quoi nous nous employons ; vous pouvez compter sur notre mobilisation !
Séance du 07/05/2024· Groupes de besoins au collège· ministre …avait proposé un « choc des savoirs » comprenant une vingtaine de mesures, notamment la mise en place des groupes en français et en mathématiques dans les classes de sixième et de cinquième. Nous sommes très attachés à la création de ces groupes, c’est pourquoi nous avons beaucoup travaillé avec les équipes pédagogiques et avec les corps d’inspection sur lesquels nous pouvons nous appuyer – inspecteurs généraux, inspecteurs pédagogiques régionaux, directeurs académiques des services de l’éducation nationale (Dasen). J’étais avec eux ce matin à Poitiers, pour une réunion précisément consacrée …
Séance du 07/05/2024· Groupes de besoins au collège· ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse Votre question me permet de faire le point sur la création des groupes de besoins, dont l’objectif est de remédier à des résultats scolaires insuffisants en fin de collège et à la corrélation forte et persistante entre les inégalités scolaires et les inégalités socio-économiques. Le Premier ministre, lorsqu’il était ministre de l’éducation nationale…
Séance du 06/05/2024· Conséquences des bouleversements menés par le Gouvernement en matière éducative· ministre Je ne suis pas sûre d’avoir la compétence nécessaire pour répondre à l’instant sur l’ensemble du champ sur lequel vous m’interrogez. La réforme de la formation des enseignants, qui répond au déficit d’attractivité que nous avons relevé, nous permet d’offrir un certain nombre de parcours. Les langues régionales, incluses dans les épreuves des concours du premier comme du second degré, lors de l’admissibilité comme de l’admission, seront, me dit-on, naturellement intégrées, sans changement, aux nouvelles épreuves des concours car il s’agit, comme vous l’avez rappelé, d’un concours spécial.Je ne …
Séance du 06/05/2024· Conséquences des bouleversements menés par le Gouvernement en matière éducative· ministre Comme annoncé, l’éducation nationale participera à la réduction de 10 milliards d’euros des dépenses annoncée par le Gouvernement à hauteur de 683 millions d’euros. Cette restitution budgétaire répond à plusieurs principes : afin d’assurer la prochaine rentrée scolaire, j’ai en effet souhaité que tous les postes d’enseignant et toutes les heures supplémentaires annualisées (HSA) soient préservés. Nous avons donc cherché d’autres sources d’économies en écrêtant un certain nombre de dispositifs.Le pacte enseignant, auquel nous avons consacré 744 millions d’euros pour l’année scolaire 2023-2024, …
Séance du 06/05/2024· Conséquences des bouleversements menés par le Gouvernement en matière éducative· ministre S’agissant de l’instruction en famille, je vous rappelle que la loi confortant le respect des principes de la République de 2021 visait à protéger les enfants : c’est bien cet objectif qui a conduit à passer d’une logique de déclaration à un régime d’autorisation. Les équipes académiques qui effectuent les contrôles sont évidemment accompagnées pour traiter équitablement les demandes qui leur parviennent, et c’est bien dans cet esprit que nous y répondons. Néanmoins, c’est la deuxième fois que je suis interrogée sur ce sujet : peut-être faudra-t-il que je vous apporte de plus amples informatio…
Séance du 06/05/2024· Conséquences des bouleversements menés par le Gouvernement en matière éducative· ministre Quand on voit le budget consacré aux services de l’éducation nationale pour assurer l’éducation de nos jeunes, quand on examine l’ensemble des dispositifs qui leur sont offerts, je ne peux pas considérer que les jeunes de cette génération soient sacrifiés.
Séance du 06/05/2024· Conséquences des bouleversements menés par le Gouvernement en matière éducative· ministre Je me contente de reprendre vos termes, monsieur le député : vous avez dit que la génération Macron serait une génération sacrifiée.
Séance du 06/05/2024· Conséquences des bouleversements menés par le Gouvernement en matière éducative· ministre Ensuite, vous avez évoqué la « génération Macron », ces élèves qui seraient sacrifiés.
Séance du 06/05/2024· Conséquences des bouleversements menés par le Gouvernement en matière éducative· ministre …notamment en début de carrière, puisqu’ils perçoivent aujourd’hui 2 100 euros net lorsqu’ils prennent leur premier poste, alors qu’ils ne touchaient que 1 800 euros il y a quelques années. (M. Paul Vannier s’exclame.)
Séance du 06/05/2024· Conséquences des bouleversements menés par le Gouvernement en matière éducative· ministre Je sais qu’il existe parfois des difficultés, mais, avec les personnels d’inspection et les chefs d’établissement, nous essayons de les résoudre autant que possible.Les personnels de l’éducation nationale ne sont pas méprisés, contrairement à ce que vous prétendez. C’est tout à fait inexact, c’est même à l’opposé de ce que nous cherchons à accomplir. Comment, alors que je suis moi-même professeure, pourrais-je mépriser des collègues alors que je sais l’importance de leur rôle dans la formation de notre nation ? Le terme même de « méprisé » n’est pas acceptable, si je peux me permettre cette re…
Séance du 06/05/2024· Conséquences des bouleversements menés par le Gouvernement en matière éducative· ministre Les personnels de l’éducation nationale ne sont pas harcelés : au contraire, nous souhaitons que les réformes, qui visent à mieux prendre en charge les élèves, soient déployées avec leur concours. Comment pourrait-il en aller autrement ?
Séance du 06/05/2024· Conséquences des bouleversements menés par le Gouvernement en matière éducative· ministre S’agissant des personnels de l’éducation nationale, tout d’abord, je ne partage évidemment pas votre opinion, vous vous en doutez, selon laquelle ils seraient « méprisés, harcelés, sous-payés », pour reprendre vos termes.
Séance du 06/05/2024· Conséquences des bouleversements menés par le Gouvernement en matière éducative· ministre Vous évoquez la question de la violence chez les jeunes : on ne peut pas en faire abstraction, même si je ne mésestime pas l’effet de communication que vous avez évoqué.Au sein de l’école, il est important que chaque fait entraîne une réponse de la part des équipes éducatives. Cette réponse doit correspondre à ce que fait l’enfant ; elle doit être graduée et sa nécessité doit être appréciée, qu’il s’agisse d’une punition ou d’une sanction, si l’enfant est plus âgé.Je suis persuadée qu’il faut que l’école se construise avec des règles à respecter. Le cas échéant, le manquement à ces règles doit…
Séance du 06/05/2024· Conséquences des bouleversements menés par le Gouvernement en matière éducative· ministre Au moment où nous parlons, je ne suis pas en mesure de vous donner les chiffres académie par académie. Bien entendu, nous les communiquerons à la représentation nationale dans les meilleurs délais.Pour répondre à votre question avec les chiffres dont je dispose, les demandes auraient donné lieu à une minorité de refus : 5 954 décisions de refus, soit 11,6 % des demandes. Si je comprends bien votre propos, vous contestez ce chiffre annoncé par Mme Thevenot d’après les données que nous avions dû lui fournir.Voici d’autres chiffres que l’on me transmet également à l’instant : 1,5 % des demandes d…
Séance du 06/05/2024· Conséquences des bouleversements menés par le Gouvernement en matière éducative· ministre Pour conforter les équipes travaillant au niveau académique, j’ai également créé une force mobile scolaire qui, dès la rentrée de septembre, viendra en appui à tout établissement qui demanderait à être accompagné dans le domaine éducatif. Je ne vous parle pas des soutiens psychologiques et juridiques, ni du fait que l’État se portera systématiquement partie civile. Tout cela est de nature à former un bouclier de protection autour de nos enseignants. Je vous assure qu’ils ne sont pas seuls. Ils savent que nous sommes à leurs côtés ; c’est évidemment notre premier devoir.
Séance du 06/05/2024· Conséquences des bouleversements menés par le Gouvernement en matière éducative· ministre Nous devons protection à nos professeurs et à l’ensemble de la communauté éducative. Cette protection passe par plusieurs méthodes et moyens. D’abord, lorsque cela est nécessaire, nous organisons une collaboration très forte avec les forces de l’ordre. Cela a été le cas, vous le savez, au lycée Maurice-Ravel, dès que des difficultés y sont survenues. Nous agissons ensuite sur le plan pédagogique : les équipes Valeurs de la République sont à la disposition immédiate des enseignants et des équipes d’établissement.