Séance du 03/11/2026· Emprunt national· premier ministre …qui pourront en disposer avec la même liberté et profiter de la même défiscalisation – par définition, les intérêts du livret A ne font l’objet d’aucun prélèvement. Tout cela contribuera à notre souveraineté, ce qui est conforme à la philosophie qui inspire votre question.Nous continuons par ailleurs de travailler sur le livret D que propose votre groupe. Son plafond sera plus élevé et les fonds qui y seront placés seront bloqués pendant dix ans. Il n’intéressera donc pas le même public que le livret A. Il convient également d’avancer s’agissant de l’affectation des fonds en question.Je vous …
Séance du 03/11/2026· Emprunt national· premier ministre Dans les semaines qui viendront, le ministre Lescure mènera une dernière concertation avec la place bancaire, Bercy et la Caisse des dépôts afin de fixer le nouveau plafond entre 25 000 et 30 000 euros. Cela nous permettra de mobiliser l’épargne des Français,…
Séance du 03/11/2026· Emprunt national· premier ministre Quelque 84 % des Français ont déposé des fonds sur un livret A. C’est un dispositif populaire, surtout parce que l’argent que l’on y dépose demeure entièrement disponible, ce qui n’est pas le cas du livret D que vous proposez. Cela montre bien que ces livrets n’intéresseront pas forcément les mêmes Français et ne répondront en tout cas pas nécessairement aux mêmes besoins.Historiquement, le livret A a financé le logement social. Nous avançons en vue de le mobiliser pour le développement du nouveau nucléaire et nous irons plus loin, notamment pour soutenir le programme d’adaptation du bâti publ…
Séance du 03/11/2026· Emprunt national· premier ministre La mobilisation de l’épargne est un beau sujet financier, mais aussi citoyen : ce sont les citoyens, contribuables, épargnants, qui sont appelés à mobiliser des fonds pour répondre aux besoins de la nation.Vous parlez de relocaliser la dette française. Ce n’est pas notre problème prioritaire. En effet, 70 % de cette dette est détenue par des Européens, dont 40 % par des Français. En outre, nous n’avons pas de problème d’émission : nous parvenons évidemment à emprunter sur les marchés financiers. Notre véritable problème tient plutôt au coût de la dette, comme l’a indiqué Roland Lescure à de no…
Séance du 28/10/2026· Déclaration du gouvernement, suivie d’un débat, sur l’avenir du processus d’orientation et d’affectation des lycéens dans l’enseignement supérieur· premier ministre Exactement !
Séance du 28/10/2026· Déclaration du gouvernement, suivie d’un débat, sur l’avenir du processus d’orientation et d’affectation des lycéens dans l’enseignement supérieur· premier ministre C’est faux !
Séance du 28/10/2026· Déclaration du gouvernement, suivie d’un débat, sur l’avenir du processus d’orientation et d’affectation des lycéens dans l’enseignement supérieur· premier ministre Les ministres de l’enseignement supérieur, Philippe Baptiste, et de l’éducation nationale, Édouard Geffray, vont préciser ces engagements.Aux jeunes qui nous écoutent : nous attendons beaucoup de vous ; vous avez le droit d’attendre beaucoup de nous. À nous de vous donner des raisons concrètes de croire que vos efforts ouvriront réellement des portes. (Applaudissements sur les bancs des groupes EPR et Dem. – M. Lionel Duparay applaudit également.)
Séance du 28/10/2026· Déclaration du gouvernement, suivie d’un débat, sur l’avenir du processus d’orientation et d’affectation des lycéens dans l’enseignement supérieur· premier ministre Et, bien sûr, il y a le défi démographique qui est devant nous. Il touche actuellement l’enseignement scolaire mais ne manquera pas de toucher les universités à l’horizon de dix ans. Comment nous assurer que nous formerons suffisamment d’ingénieurs, de soignants, d’artisans ou d’enseignants pour répondre aux besoins de notre population et faire tourner l’économie de demain ? C’est sur ces choix que nous attendons chaque groupe politique. Du concret, du précis, du sérieux, loin des postures faciles.
Séance du 28/10/2026· Déclaration du gouvernement, suivie d’un débat, sur l’avenir du processus d’orientation et d’affectation des lycéens dans l’enseignement supérieur· premier ministre C’est aussi de notre responsabilité de ne pas former des cohortes entières de jeunes à des métiers qui bientôt n’existeront plus ; et, à l’inverse, de nous assurer que les jeunes Français soient bien formés pour relever les nouveaux défis qui nous attendent.
Séance du 28/10/2026· Déclaration du gouvernement, suivie d’un débat, sur l’avenir du processus d’orientation et d’affectation des lycéens dans l’enseignement supérieur· premier ministre Comment prendre en compte la révolution de l’intelligence artificielle, qui va détruire des emplois et en créer d’autres ?
Séance du 28/10/2026· Déclaration du gouvernement, suivie d’un débat, sur l’avenir du processus d’orientation et d’affectation des lycéens dans l’enseignement supérieur· premier ministre …ou les orienter plus fortement ? Jusqu’où garantir leur libre choix ? Quels prérequis exiger pour leur admission ? Gardons-nous une plateforme nationale commune ou acceptons-nous la multiplication des procédures locales et le risque d’une opacité accrue ? Quelle place donner aux besoins du pays et de ses métiers, sans étouffer les aspirations individuelles ? Le même dispositif doit-il accueillir les nouveaux bacheliers, ceux qui se réorientent et ceux qui reprennent leurs études ? Le baccalauréat doit-il rester le premier grade de l’enseignement supérieur ou devenir seulement le diplôme qui c…
Séance du 28/10/2026· Déclaration du gouvernement, suivie d’un débat, sur l’avenir du processus d’orientation et d’affectation des lycéens dans l’enseignement supérieur· premier ministre Comment départager les candidats : par une sélection assumée ? En acceptant de revenir au tirage au sort ? Cette sélection doit-elle concerner toutes les formations, ou certaines seulement ? Comment éviter de dévaloriser les autres ? Voulons-nous classer les candidats…
Séance du 28/10/2026· Déclaration du gouvernement, suivie d’un débat, sur l’avenir du processus d’orientation et d’affectation des lycéens dans l’enseignement supérieur· premier ministre Les questions peuvent sembler techniques mais les réponses engagent notre conception de l’égalité, du mérite et de la liberté, dans leur confrontation au réel.
Séance du 28/10/2026· Déclaration du gouvernement, suivie d’un débat, sur l’avenir du processus d’orientation et d’affectation des lycéens dans l’enseignement supérieur· premier ministre Sa crédibilité se mesurera à l’aune de décisions précises, finançables et applicables dès la rentrée prochaine. Une grande partie de ces mesures se traduira par des amendements gouvernementaux au projet de loi de finances. Chacun pourra les améliorer et devra assumer ses propositions, leur coût, la manière de les financer et ses votes. Voilà pourquoi j’ai souhaité ce débat, en toute transparence.Il n’est pas question de refaire le match de la création de Parcoursup. Son remplacement est décidé ; maintenant, il faut dire ce que nous voulons construire.
Séance du 28/10/2026· Déclaration du gouvernement, suivie d’un débat, sur l’avenir du processus d’orientation et d’affectation des lycéens dans l’enseignement supérieur· premier ministre S’il faut une loi, sur quelles règles pouvons-nous réunir une majorité ? Pour quelle évolution de l’orientation et de l’accès à l’enseignement supérieur ? Nous venons chercher des propositions et des engagements précis, non des slogans ou des promesses sans fondement sérieux.La méthode pour les semaines qui viennent est fixée. Dès demain, les ministres réuniront les représentants des lycéens, à nouveau, et les conseillers régionaux sur la question des bâtiments : quelles urgences, quels travaux, quel calendrier ? Les régions ont la responsabilité des lycées depuis 1983. L’État les accompagnera…
Séance du 28/10/2026· Déclaration du gouvernement, suivie d’un débat, sur l’avenir du processus d’orientation et d’affectation des lycéens dans l’enseignement supérieur· premier ministre On peut en effet dénoncer ensemble un système et vouloir, ensuite, deux systèmes profondément opposés. Mesdames et messieurs les députés, il faut maintenant entrer dans le détail – c’est précisément l’objet de notre débat.Qu’attendez-vous du système d’enseignement supérieur français ? Quel rôle souhaitez-vous lui confier ? Quels critères d’admission proposez-vous ? Quelle place accordez-vous au baccalauréat et au contrôle continu ? Comment répondre lorsque les demandes dépassent les places disponibles ? Comment accompagner ensuite les étudiants vers la réussite, y compris professionnelle ?Pour…
Séance du 28/10/2026· Déclaration du gouvernement, suivie d’un débat, sur l’avenir du processus d’orientation et d’affectation des lycéens dans l’enseignement supérieur· premier ministre Mais ce chantier exige une clarification politique. Derrière les critiques formulées à l’égard de Parcoursup, certains souhaitent une sélection plus affirmée pour l’accès aux études supérieures universitaires ; d’autres veulent au contraire supprimer intégralement toute sélection.
Séance du 28/10/2026· Déclaration du gouvernement, suivie d’un débat, sur l’avenir du processus d’orientation et d’affectation des lycéens dans l’enseignement supérieur· premier ministre Ce processus doit être plus soutenu au lycée, dès la seconde, (Mme Danielle Brulebois applaudit) et enjamber le baccalauréat pour viser la réussite des jeunes dans l’enseignement supérieur, s’assurer qu’ils auront des débouchés et, le cas échéant, leur offrir la possibilité de se réorienter en cours de cursus. Se tromper de voie à 18 ans ne doit pas condamner la suite d’un parcours.
Séance du 28/10/2026· Déclaration du gouvernement, suivie d’un débat, sur l’avenir du processus d’orientation et d’affectation des lycéens dans l’enseignement supérieur· premier ministre Mais dès la campagne de 2027 – celle qui sera accessible aux élèves en décembre 2026 –, les critères d’admission devront être compréhensibles, et chaque refus, expliqué et motivé. La transition sera donc organisée pour les prochains bacheliers.L’orientation est un long processus qui commence dès la classe de cinquième avec la découverte des métiers.
Séance du 28/10/2026· Déclaration du gouvernement, suivie d’un débat, sur l’avenir du processus d’orientation et d’affectation des lycéens dans l’enseignement supérieur· premier ministre …10 000 places en BTS (brevet de technicien supérieur), 4 000 en IUT (institut universitaire de technologie) et 1 000 dans les formations de santé. Cette répartition est à discuter avec les partenaires sociaux.Dès la rentrée 2027, le montant des bourses suivra l’inflation afin de préserver le pouvoir d’achat des étudiants. Nous proposons également, dans les instances qui animent le système scolaire, de l’établissement au Conseil supérieur de l’éducation, de renforcer la représentation lycéenne, notamment celle de la voie professionnelle. Faire confiance aux jeunes, c’est leur donner une vraie …
Séance du 28/10/2026· Déclaration du gouvernement, suivie d’un débat, sur l’avenir du processus d’orientation et d’affectation des lycéens dans l’enseignement supérieur· premier ministre Nous créerons 500 postes supplémentaires de professeur et poursuivrons l’effort afin que chaque professeur absent soit remplacé. Des amendements en ce sens seront déposés dans le cadre du projet de loi de finances pour 2027.Nous reverrons les emplois du temps, garantirons une pause déjeuner d’une heure et réexaminerons en profondeur la place du contrôle continu. La santé mentale continuera d’être une priorité grâce à la création de 500 postes de psychologues, d’infirmiers et d’assistants sociaux dès 2027.L’État consacrera 1 milliard d’euros d’investissement aux bâtiments des universités, et 4 …
Séance du 28/10/2026· Déclaration du gouvernement, suivie d’un débat, sur l’avenir du processus d’orientation et d’affectation des lycéens dans l’enseignement supérieur· premier ministre …elles vont du professeur que l’on retrouve devant sa classe à la place que l’on obtient dans l’enseignement supérieur, du temps nécessaire pour déjeuner le midi à la bourse qui permet de poursuivre ses études dans de meilleures conditions.Elles prennent au sérieux ce que les jeunes nous disent de leur quotidien, autant que leurs aspirations. Cette cohérence compte : un élève qui a confiance dans son avenir est d’abord un élève qui apprend dans de bonnes conditions. Les revendications des lycéens sont cohérentes ; c’est un tout qui se tient.C’est pourquoi nous plafonnerons les classes de secon…
Séance du 28/10/2026· Déclaration du gouvernement, suivie d’un débat, sur l’avenir du processus d’orientation et d’affectation des lycéens dans l’enseignement supérieur· premier ministre Certes, des choses ont été faites, sans doute de manière insuffisante. Mais ne mentons pas aux jeunes : jamais la nation n’a investi autant dans l’éducation nationale et dans l’enseignement supérieur. Ce sont d’ailleurs deux des rares ministères qui verront encore leur budget augmenter l’année prochaine.Nous avons fait des efforts pour réduire le nombre d’élèves par classe – même s’il est évident qu’il faut désormais aller plus loin et plus vite, nous y reviendrons. Les réformes du baccalauréat comme de Parcoursup ont permis, en leur temps, de sortir de situations problématiques pour de nombre…
Séance du 28/10/2026· Déclaration du gouvernement, suivie d’un débat, sur l’avenir du processus d’orientation et d’affectation des lycéens dans l’enseignement supérieur· premier ministre À force de courir derrière la jeunesse pour recueillir sa colère, une partie de la classe politique finit par lui refuser toute autre perspective, avec facilité et parfois même avec opportunisme, comme si elle avait, au fond, davantage besoin de son désarroi que de sa réussite.
Séance du 28/10/2026· Déclaration du gouvernement, suivie d’un débat, sur l’avenir du processus d’orientation et d’affectation des lycéens dans l’enseignement supérieur· premier ministre Depuis plus de trois semaines, des lycéens et des étudiants nous interrogent sur la place que notre pays leur prépare. Nous leur devons des réponses et ce débat doit permettre à chacun de dire lesquelles il est prêt à construire, très concrètement, et quelles mesures indispensables il est prêt à voter.Ces jeunes ont grandi avec l’épidémie de la covid, l’isolement, un nouveau contexte géopolitique marqué par des guerres nouvelles, l’irruption de l’intelligence artificielle (IA) dans nos vies et, bien sûr, l’anxiété climatique. Ils entendent parler de crises, mais rarement des opportunités qui s…
Séance du 27/10/2026· Attentat de Trappes· premier ministre Madame la présidente de l’Assemblée nationale, dans le discours que vous avez prononcé à l’ouverture de cette séance, vous avez su trouver le ton et les mots justes. (Applaudissements sur les bancs des groupes EPR et Dem et quelques bancs du groupe DR.)Je le dis avec beaucoup de tristesse et de gravité : j’ai le souvenir d’attentats terroristes passés – quel qu’en ait été le motif, sous des gouvernements de gauche ou de droite – qui avaient entraîné un réflexe d’unité républicaine pour défendre les valeurs de la République. (Les députés des groupes EPR, DR, Dem, HOR et LIOT se lèvent et applau…
Séance du 27/10/2026· Attentat de Trappes· premier ministre Il a été présenté en conseil des ministres en juillet dernier et nous aurons l’occasion de l’inscrire rapidement à l’ordre du jour du Parlement. En effet ce combat culturel et politique doit être mené non seulement par les paroles mais aussi par les actes, et notamment par les votes. (Applaudissements sur les bancs des groupes EPR et LIOT et plusieurs bancs des groupes DR, Dem et HOR.)
Séance du 27/10/2026· Attentat de Trappes· premier ministre Ce projet de loi n’a rien à voir avec le terrorisme, mais il participe très clairement des combats politiques et culturels qu’il faut mener contre l’antisémitisme et contre le racisme.
Séance du 27/10/2026· Attentat de Trappes· premier ministre Je le redis : dans la République, on ne peut pas opposer un mort à un autre mort. Il faut rejeter la violence et l’ambiguïté insupportable et intolérable dont j’observe ici et là quelques remous.Puisque la lutte contre le racisme et l’antisémitisme nous mobilise, le gouvernement a proposé un projet de loi visant justement à durcir un certain nombre de dispositions en matière de racisme.
Séance du 27/10/2026· Attentat de Trappes· premier ministre Madame la présidente de l’Assemblée nationale, mesdames et messieurs les députés, chère famille, monsieur le maire de Trappes, permettez-moi de reprendre, avec la même gravité, les mots que vous venez de prononcer, madame la présidente Chatelain, ainsi que ceux que la présidente de l’Assemblée nationale a très justement employés en ce début de séance pour dire l’émotion profonde qui traverse le pays. On le sent tous et on le sait tous depuis plusieurs jours.Face à ce drame absolument épouvantable, j’ai évidemment une pensée pour la famille de la victime, à qui j’adresse mes condoléances, ainsi…