Monsieur le Premier ministre, la lutte contre les discriminations, l’accès aux soins pour les plus vulnérables, les inégalités territoriales, l’isolement social, l’inégalité d’accès aux services publics sont autant de thèmes abordés par le Défenseur des droits, dans le rapport annuel d’activité 2019 qu’il a rendu public hier. Ces thèmes recoupent les réalités quotidiennes vécues par beaucoup de mes concitoyens de l’agglomération de Roubaix, où se concentrent les difficultés sociales les plus criantes, comme les énergies et les initiatives locales les plus innovantes, qui donnent foi en l’aveni…
Permettez-moi, monsieur le président, de préciser qu’il s’agit, pour moi aussi, de ma dernière intervention dans cet hémicycle. Venant d’être élu maire de Hem, dans le Nord, je m’apprête à quitter les bancs de cette assemblée, dont j’ai l’honneur de faire partie depuis 2002. (Applaudissements sur de nombreux bancs.) Je voudrais, au préalable, remercier l’ensemble de nos collègues, pour la richesse des débats et la diversité de nos échanges. Représenter nos concitoyens, échanger et débattre, c’est l’essence même de la démocratie, c’est l’honneur du Parlement. Je citerai André Diligent, qui fut …
Séance du 05/02/2020· Questions sur le logement social et les politiques de peuplement Le règlement général du programme national de rénovation urbaine mis en œuvre par l’agence nationale pour la rénovation urbaine – ANRU – encadre les modalités de reconstitution de l’offre locative sociale à l’issue des démolitions engagées dans le cadre des opérations de rénovation urbaine. Ce faisant, il applique les conclusions du comité interministériel du 6 mars 2015, précisant notamment que cette reconstitution doit être effectuée, par principe, hors du quartier d’intervention et, plus généralement, hors des QPV.Certes, des exceptions à ce principe sont prévues. Toutefois, les dérogations…
Séance du 05/02/2020· Questions sur le logement social et les politiques de peuplement Le logement des publics défavorisés dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville – QPV – est une question particulièrement sensible.Pour les acteurs locaux, notamment les maires, les bailleurs sociaux et les intercommunalités, le défi consiste à articuler le relogement des publics prioritaires, tels qu’ils sont définis à l’article L. 441-1 du code de la construction et de l’habitation, avec leur volonté de rééquilibrer la sociologie des populations vivant dans les QPV.Les priorités sont nombreuses, et toutes également légitimes. Outre les publics mentionnés à l’article précité d…
Le groupe UDI, Agir et indépendants est favorable à un système de retraite qui garantit l’égalité pour tous les Français, un système qui assure la solidarité de tous les actifs, du public comme du privé, selon des règles communes. Nous encourageons cette démarche d’unification. Cependant, celle-ci appelle notre vigilance sur un point : celui du devenir de la contribution de l’État en tant qu’employeur.Les cotisations versées par les employeurs du public et du privé varient actuellement de manière significative. Le taux de cotisation des employeurs du privé est de 16,3 %, quand l’État cotise à …
Enfin, nous espérons que les retraites des proches aidants, qui s’occupent d’un enfant handicapé ou d’un parent, seront valorisées ; vous savez que notre groupe est sensible à cette thématique.Sur tous ces sujets, le groupe UDI, Agir et indépendants sera à vos côtés, madame la ministre, pour construire un régime pérenne et d’équité, et il espère que le Gouvernement saura, en temps utile, l’écouter.
Ils le pourraient d’autant moins que le Conseil d’État a souligné combien l’étude d’impact – pourtant fournie – apparaissait, pour certaines des dispositions, insuffisante. La conviction de notre groupe est que, sur un texte aussi essentiel, se laisser tenter à restreindre l’examen parlementaire de ses dispositions, c’est favoriser l’enlisement du débat et bien sûr l’obstruction, et ce alors même que cette réforme des retraites doit permettre d’aborder des problèmes fondamentaux, qui concernent la vie de nos concitoyens, et d’y apporter des solutions.Ainsi, cette réforme doit être l’occasion d…
Aussi étonnant que cela puisse paraître, il n’est pas impossible que les parlementaires, y compris en dehors du groupe majoritaire, contribuent utilement, par leurs initiatives, à l’élaboration d’un texte en l’amendant, en y apportant leurs contributions. Sur une réforme aussi fondamentale, le Gouvernement ne perdrait rien à laisser aux assemblées le temps d’un examen rigoureux et constructif du texte, permettant de le compléter dans le sens de cette plus grande justice que vous recherchez. Il ne perdrait rien non plus à prévoir le temps nécessaire pour associer le Parlement, et cette fois de …
Pourtant, nous pensons encore possible de sauver cette réforme, si tant est que vous acceptiez que le temps de la négociation avec les partenaires sociaux, dans le cadre de la conférence de financement, soit une séquence réelle de concertation, une séquence qui ouvre le temps nécessaire à l’élaboration des conditions d’un équilibre financier sincère et pérenne de notre système de retraite, sans contraindre le Parlement à adopter ce texte sans connaître les détails du financement de la réforme, et si tant est que vous acceptiez également que le temps du débat au Parlement soit une vraie séquenc…
Nos compatriotes sont attachés au modèle social français et à son système de retraite qui en est la clef de voûte. Mais ils sont conscients des défauts de ce système : sa complexité, avec ses quarante-deux régimes, l’existence de régimes spéciaux dont la justification n’est plus évidente, les inégalités de niveaux de pension, la diversité des régimes de réversion, l’insuffisante prise en considération de la pénibilité et des carrières fractionnées. C’est la raison pour laquelle le groupe UDI, Agir et indépendants pense nécessaire une réforme systémique qui permette de faire évoluer nos régimes…
Séance du 08/01/2020· Débat sur les politiques de l’emploi De même, nous devons entendre les employeurs lorsqu’ils expliquent combien le coût d’un contrat de professionnalisation est élevé pour leur entreprise, au regard du temps que passe le salarié dans leurs murs.Les réponses passent ensuite par les contrats aidés. Les entrées en parcours emploi compétences – PEC – ont enregistré une nette baisse en 2019 : 78 153 contrats avaient été signés fin septembre, contre un peu plus de 92 000 en 2018. Les chiffres semblent confirmer la difficile montée en charge de ce dispositif censé remplacer les contrats aidés. Dans ce contexte, on s’explique mal que, ce…
Séance du 08/01/2020· Débat sur les politiques de l’emploi Avec plus de 260 000 emplois créés en un an – mesure réalisée au troisième trimestre dernier – et un taux de chômage de 8,5 %, notre pays semble avoir renoué avec une trajectoire positive en matière d’emplois en 2019.Étant essentiellement portée par le dynamisme de la croissance, cette trajectoire reste incertaine ; le Gouvernement table d’ailleurs sur un ralentissement de la croissance en 2020. Par ailleurs, cette situation globale cache bon nombre de disparités.Ces disparités sont tout d’abord humaines : les ressorts du chômage diffèrent selon qu’on est jeune ou senior, diplômé ou peu qualif…
Séance du 06/11/2019· Mission « Travail et emploi » (état B) Madame la rapporteure spéciale, la moitié des emplois francs ont été signés dans mon territoire, où j’ai piloté cette mission, ce qui prouve bien son efficacité car les résultats n’ont pas été aussi probants dans les autres territoires, où les acteurs concernés ne se sont pas assis autour d’une table pour travailler ensemble. Les emplois francs ne sont en effet qu’un dispositif. Pour assurer sa réussite, il faut trouver l’entreprise, prendre le temps d’expliquer et d’accompagner, se donner les moyens de motiver tout le monde, des élus locaux au personnel de Pôle emploi, autour du demandeur d’e…
Séance du 06/11/2019· Mission « Travail et emploi » (état B) Cet amendement tend à financer une expérimentation.En effet, j’ai conduit une mission particulière à la métropole lilloise afin d’analyser la situation de l’emploi dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville. L’ensemble des acteurs de l’insertion, de l’emploi, de l’accompagnement, de l’économie ont été associés à ce travail. Le Medef était présent, lui aussi. Nous avons ainsi réalisé que la plupart des acteurs menaient leurs actions de leur côté, sans effet de levier possible puisque les autres en ignoraient tout. J’ai piloté cette étude avec les services de la métropole lilloi…
Séance du 06/11/2019· Mission « Travail et emploi » (état B) Du moment que les maisons de l’emploi continuent à recevoir 5 millions d’euros, je consentirai avec plaisir à retirer mon amendement.
Séance du 06/11/2019· Mission « Travail et emploi » (état B) D’où l’amendement de la commission des finances, qui ne diffère du mien que par la provenance des fonds : je propose de les prélever sur les crédits de fonctionnement du ministère, estimant que le train de vie de l’État pourrait être un peu réduit au profit de l’emploi local.
Séance du 06/11/2019· Mission « Travail et emploi » (état B) À l’époque, le budget des maisons de l’emploi s’élevait à 100 millions d’euros. Au motif que certaines ne fonctionnaient pas, ce budget a été réduit. Il aurait même été supprimé l’an dernier, si un amendement de la commission des finances visant à rétablir une ligne de crédits à hauteur de 5 millions d’euros n’avait pas été adopté. Comme on cherche à supprimer de nouveau cette ligne cette année, la commission propose de la rétablir, au même niveau.Si je rappelle les faits, c’est qu’on a l’impression que les maisons de l’emploi ont toujours été financées, alors que ce n’était le cas ni l’année …
Séance du 06/11/2019· Mission « Travail et emploi » (état B) Mon amendement no 1553 figure dans cette série d’amendements, ce qui me pousse à intervenir.J’étais présent, ainsi que Gérard Cherpion, lors de l’adoption de la loi de programmation pour la cohésion sociale ; la création des maisons de l’emploi ne visait pas seulement à réunir l’Agence nationale pour l’emploi et les ASSEDIC, il s’agissait aussi de réunir autour d’une même table les acteurs économiques, les acteurs de l’emploi et les collectivités territoriales de manière à produire un effet de levier.
Séance du 06/11/2019· Mission « Travail et emploi » (état B) Ce serait pourtant de la vraie solidarité !
Séance du 06/11/2019· Mission « Travail et emploi » (état B) D’un point de vue économique, la rentabilité est assurée par celui qui apporte de la valeur ajoutée. Les métiers des services ou de la fonction publique ne répondent pas à cette définition ; ce sont des emplois qui coûtent. Ce critère n’est donc pas pertinent. D’un point de vue humain en revanche, ces métiers s’efforcent de rétablir de la cohésion sociale, de faire revenir l’emploi dans des quartiers où le chômage est extrêmement élevé, et de redonner de la dignité à des personnes qui sont parfois au chômage de très longue date.Cela fait maintenant plusieurs années, madame la ministre, que je …
Séance du 06/11/2019· Mission « Travail et emploi » (état B) Cet amendement vise à élargir l’expérimentation « territoires zéro chômeurs de longue durée », pour plusieurs raisons. Il s’agirait d’abord de démontrer que le Gouvernement entend s’attaquer au chômage de longue durée dans les quartiers et les secteurs où il continue à progresser. Cela permettrait ensuite de respecter les propos du Président de la République, qui a annoncé cet élargissement il y a déjà plus d’un an, à l’occasion de la présentation de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté. Enfin, cela démontrerait que, dans les quartiers prioritaires de la politiqu…
Séance du 06/11/2019· Mission « Travail et emploi » (état B) Notre groupe soutient cet amendement. Dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville, certaines associations ont en effet subi le choc de la suppression des emplois aidés. Certaines s’en sont remises, certes, parce qu’elles ont trouvé les moyens financiers pour cela ; mais je pense surtout aux centres sociaux. Les députés du Nord, s’il en reste quelques-uns sur nos bancs, savent que 50 % des centres sociaux français sont situés dans les Hauts-de-France, et, parmi eux, 50 % se trouvent dans la métropole lilloise.Dans les quartiers de Roubaix, ville la plus pauvre de France, un cent…
Je termine, madame la présidente. Enfin, l’expérimentation « Territoires zéro chômeur de longue durée », engagée en 2016, doit être étendue dès cette année 2020.Notre groupe déterminera son vote sur la mission « Travail et emploi » selon les réponses apportées aux questions que je viens d’évoquer. (Applaudissements sur les bancs du groupe UDI-Agir.)
Nous proposerons aussi d’accentuer la mobilisation des acteurs de l’emploi dans les QPV, avec une nouvelle expérimentation territoriale qui facilitera la mise en œuvre d’un plan d’action commun en réunissant les initiatives des employeurs, du service public de l’emploi, et celles des collectivités locales.
Le groupe UDI, Agir et Indépendants aborde l’examen de cette mission en se montrant vigilant sur plusieurs points.Sur la santé au travail tout d’abord, il nous paraît urgent de retrouver une réelle dynamique de prévention des risques professionnels associant services de santé au travail, partenaires sociaux, médecins du travail et leurs équipes pluridisciplinaires. Chacun de ces intervenants accomplit aujourd’hui sa tâche avec rigueur.Les plans santé au travail qui se sont succédé depuis dix-neuf ans ont permis de mobiliser les différents acteurs de la santé au travail autour d’objectifs parta…
L’apprentissage et l’alternance posent problème. Ce ne sont pas les apprentis qui manquent mais les entreprises qui les accueillent. En France, l’apprentissage ne décolle pas parce qu’il n’y a pas assez d’entreprises pour accueillir les apprentis en alternance, que ce soit dans le cadre de contrats d’apprentissage ou de contrats de professionnalisation.Ce problème ne doit pas être pris à la légère : il faut absolument que les entreprises s’y retrouvent. Autrement, s’il leur coûte plus cher d’accueillir un apprenti – qui doit également suivre des heures de cours – que de recruter un salarié ord…
Il vise à lutter contre les déserts médicaux. Comme vous le savez, si les professions paramédicales sont contraintes par les ARS – agences régionales de santé – à s’installer dans ces zones, ce n’est pas le cas pour les médecins.Des politiques incitatives existent déjà, mais les aides à l’installation nous semblent insuffisantes pour régler le problème de la désertification médicale. L’amendement vise à créer des zones franches, qui permettraient d’encourager l’installation des médecins dans des zones données, grâce à une exonération de charges sociales d’une durée définie par décret.La questi…
Je soutiens pour ma part l’amendement de Paul Christophe, devenu celui de la commission des affaires sociales : que l’on exige un accord dans les grandes entreprises, pourquoi pas ? Elles ont généralement les moyens de le conclure. Mais arrêtons de penser que les TPE en signeront ! Si l’on veut tuer le commerce et les TPE, continuons comme ça ! (Applaudissements sur les bancs du groupe UDI-Agir ainsi que sur plusieurs bancs du groupe LR.)
Je voudrais rappeler au Gouvernement qu’un accord d’intéressement, c’est d’abord une négociation entre les parties. Ce n’est pas un document qui, venu du ministère, est mis en ligne avant d’être signé par les gens. Tout l’intérêt de tels accords, c’est de rapprocher le salarié et l’employeur ; il ne s’agit pas de recopier des papiers conçus par je ne sais trop qui au ministère ! Un papier qui vient d’en haut, cela s’appelle une circulaire, non un accord d’intéressement…J’appelle votre attention sur l’URSSAF, qui se montre aujourd’hui très méticuleuse s’agissant de ce genre de documents, et qui…
Monsieur le rapporteur général, vous êtes favorable à l’amendement no 700, puisque vous êtes le rapporteur de la commission – on ne demande pas l’avis de M. Véran.