Exposé sommaire
La Déduction pour Épargne de Précaution (DEP) compte parmi les outils de la politique de gestion des risques en agriculture, et tout particulièrement en viticulture, grâce à la possibilité d’en constituer une partie sous forme de stocks.
Ce dispositif permet aux exploitants de mettre en réserve une partie des résultats dégagés lors des exercices favorables, afin de disposer des ressources nécessaires pour faire face aux périodes de crise et aux aléas auxquels leur activité est particulièrement exposée.
La loi de finances pour 2025 a renforcé ce mécanisme en prévoyant que les sommes mobilisées dans certaines situations, liées à la survenance d’aléas climatiques, sanitaires ou environnementaux, ne soient réintégrées dans le résultat imposable qu’à hauteur de 70 % de leur montant. La loi de finances pour 2026 a prolongé cette évolution en élargissant les situations dans lesquelles cette exonération partielle peut s’appliquer.
Cette mesure était nécessaire pour soutenir l’agriculture, et plus particulièrement le vignoble français. Les crises rencontrées cette année, notamment climatiques, montrent toutefois qu’il convient d’en améliorer encore l’efficacité.
Dans ce contexte, la DEP doit devenir un véritable outil permettant à l’exploitant de constituer des réserves pendant les exercices favorables et de les mobiliser efficacement lorsque survient une crise.
Le présent amendement vise ainsi à renforcer significativement l’efficacité de ce dispositif en dégageant une trésorerie supplémentaire pour les vignerons qui y ont recours lors des aléas : seules 50 %, au lieu de 70 %, des sommes déduites au titre de l’épargne de précaution seraient réintégrées dans le résultat fiscal de l’exploitation.
Cet amendement a été travaillé avec les Vignerons Indépendants de France.