Proposition de loi visant à protéger la langue française des dérives de l’écriture dite inclusive · visant à interdire l'usage de l'écriture inclusive
Amendement n° AC4 Non soutenu
Mme Soumya Bourouaha GDR-NUPESet 2 cosignataires· Commission des affaires culturelles et de l'éducation· déposé le 24 novembre 2023· sort le 29 novembre 2023
En clair
Résumé en cours…
Article PREMIER
Dispositif
Supprimer cet article.
Exposé sommaire
Les cosignataires (mot épicène participant à l'écriture inclusive) s'opposent à l'interdiction par la loi de ce qui est défini ici comme "néologisme" et pratiques typographiques. La définition de néologisme est plus que floue. Nous comprenons que sont visés les mots comme "Celleux" ou "Iels" . Ce dernier est cependant présent dans le dictionnaire "Le Robert" en raison de son usage de plus en plus répandu. Rappelons aussi que le né(e) est présent depuis des décennies sur le document le plus officiel qui soit : la carte d'identité.
La langue est une matière vivante, qui se construit par l'usage. Elle n'est pas non plus neutre. Le masculin l'emporte sur le féminin n'est pas une règle absolue et participe à la construction d'une domination du masculin sur le féminin. Si les usages évoluent vers le souci d'une langue qui traduit une volonté d'égalité entre les genres, ce n'est certainement pas à la loi de s'y opposer.
Il ne s'agit pas de faire du point médian ou de l'usage de nouveaux mots l'alpha et l'omega de la lutte en faveur de l'égalité des genres. Mais vouloir l'interdire par la loi, en criant à la destruction de la langue française, est une perte de temps au service d'un discours politique qui lui est exclusif.
Cosignataires
Scrutin public
Pas de scrutin public : sort « Non soutenu » décidé à main levée ou sans vote.
Amendements identiques
« Absent » signifie que le député n'a pas pris part au scrutin, pas qu'il était absent de l'Assemblée.