Je ne la ramènerais pas, car c’est un rapport commandé par la ministre du travail, de l’emploi et de l’insertion qui affirme que la rémunération mensuelle des agents d’entretien est de 764,10 euros. Qui, ici, vivrait un mois avec 764,10 euros ? Qui relève ce défi ? Y a-t-il ici une seule personne pour lever le bras et dire qu’il le ferait ?
À propos des agents d’entretien, je vous rappelle à la réalité, que vous le vouliez ou non : vous avez vidé cette loi pour que rien n’en demeure. (Exclamations sur plusieurs bancs du groupe LaREM.) De toute façon, vous avez eu deux ans pour revenir avec une loi, mais avez-vous proposé une seule fois à cette tribune un texte relatif aux agents d’entretien ? Rien, zéro, nada ! Une mesure pour que ces personnes ne soient plus en temps partiel contraint ? Rien. Quelque chose pour que leur rémunération ne soit plus inférieure au SMIC ? Rien, et cela depuis deux ans. Franchement, si j’étais vous, je…
On vous donne des chiffres !
Nous arrivons quasiment au terme de l’examen de cette proposition de loi. Au cœur de la crise du covid, le Président de la République avait déclaré : « Il nous faudra nous rappeler que notre pays tout entier repose, aujourd’hui, sur ces femmes et ces hommes que nos économies reconnaissent et rémunèrent si mal. » Il s’agissait notamment de ce qu’il appelait les « salariés de la deuxième ligne ».Le rapport Erhel, commandé par la ministre du travail, de l’emploi et de l’insertion, nous informe beaucoup sur ces dix-sept métiers identifiés de la deuxième ligne et nous apprend qu’ils sont, pour la p…
C’est faux !
Séance du 20/01/2022· Article 1er (suite) En outre, monsieur Mattei, vous avez eu cinq ans devant vous : le moins que l’on puisse dire est que vous avez effectivement abordé ce sujet avec un très grand calme ! En cinq ans, vous n’avez rien fait (Exclamations sur plusieurs bancs des groupes LaREM et Dem), rien proposé en la matière. Dans les formations de la majorité en vue de l’élection présidentielle et des élections législatives, l’humeur est tout aussi calme, et personne ne semble pressé d’avancer sur un sujet que vous ne mettrez jamais en avant dans vos programmes. Mme la ministre déléguée nous informe pour sa part que la réforme …
Séance du 20/01/2022· Article 1er (suite) Finalement, cette proposition de loi procède du même esprit que la précédente. En prévoyant que les accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) bénéficient d’un salaire décent, le groupe Socialistes et apparentés s’inspirait du programme présenté en 2017 par Emmanuel Macron. Cela n’a pas empêché la majorité de voter contre le texte, contre le programme d’Emmanuel Macron. Lui-même issu des rangs socialistes, le Président de la République, élu sur un programme social-libéral, souffre d’une sorte d’hémiplégie : il n’a retenu que la partie libérale de ce programme, oubliant la partie so…
Séance du 20/01/2022· Explications de vote Oui, et pas que dans les paroles ! Vous les payez avec des mots !
Nous voilà sur le fil du texte et ce qui me marque, c’est le silence du Gouvernement. Nous sommes venus dire que la mutualisation est une catastrophe : pas de réponse. Nous sommes venus dire que les parents doivent se débrouiller avec leur carnet de chèques et que l’éducation nationale donne la consigne de privilégier le recrutement privé au détriment du service public : là encore, pas de réponse, rien. À la fin de l’examen de ce texte, les AESH sont toujours au SMIC et toujours sous le seuil de pauvreté !
Du fait de la mutualisation, non seulement ces postes sont précaires et sous-payés, mais on casse le sens du travail des AESH. Vous n’avez rien dit sur les accompagnantes libérales : quand les parents en ont les moyens, on fait entrer dans l’éducation nationale du personnel privé. Qu’est-ce que cela veut dire ? On a des AESH quand on a un bon chéquier, mais on doit se débrouiller avec du low-cost dans le service public ! Comment expliquez-vous qu’on ait donné pour consigne, dans toutes les académies, de faire entrer du personnel libéral ? On n’est pas capable de fournir un véritable service pu…
Madame la secrétaire d’État, je note que depuis le début, vous n’avez pas eu un mot sur le bilan de la mutualisation.
S’il en était ainsi, je pense que les choses changeraient beaucoup plus vite ! Au lieu de cela, j’entends des propos de dame patronnesse : « Regardez les petits trucs qu’on leur a donnés. Elles devraient être contentes avec ça ! », alors que les AESH ne perçoivent même pas le salaire minimum. Le mot « décent » figurait dans le programme du Président de la République. Mais vous rendez-vous compte de l’indécence de cette situation, de l’indécence qu’il y a à envoyer tous les jours au travail des gens qui s’occupent d’enfants en situation de handicap, qui se dévouent et qui, finalement, touchent …
Veuillez m’excuser, madame la secrétaire d’État : ce n’est pas mon amendement qui est flou, mais votre programme ! En outre, tout le monde comprend bien qu’un salaire décent, c’est au minimum le salaire minimum, que vous devriez verser aux accompagnants d’enfants en situation de handicap puisque vous êtes leur employeur direct. Vous dites que nous avons des objectifs communs, mais c’est inexact : moi, je veux le SMIC, et je le veux ce soir !Aucun d’entre vous ne parviendrait à remplir son frigo et faire son plein de gazole avec 760 euros par mois ! Vous parlez de grille indiciaire rénovée et d…
C’est donc le programme du candidat Macron en 2017 qui était imprécis !
Chers collègues de la majorité, j’ai apporté ma Bible, ou plutôt la vôtre : le programme sur lequel Emmanuel Macron a été élu en 2017, celui sur lequel vous aussi avez été élus. Je lis à la page 23 : les accompagnants d’enfants en situation de handicap auront « un salaire décent ». Vous êtes aux affaires depuis cinq ans, et le salaire moyen des AESH est actuellement de 760 euros par mois. Personne dans cet hémicycle ne peut considérer que c’est là un salaire décent. De même, quand on interroge le Président de la République, il est bien conscient que ce n’est pas un salaire décent.Je vous deman…
Séance du 20/01/2022· Discussion générale (suite) C’est le code du travail !
Séance du 16/01/2022· Texte adopté par l’Assemblée nationale en nouvelle lecture Nous, nous sommes ici pour dire que si l’hôpital public va mal, c’est de votre faute, de la faute de la France d’en haut (Protestations sur plusieurs bancs du groupe LaREM. – Applaudissements sur quelques bancs du groupe FI), c’est la conséquence des décisions que vous avez prises, des promesses que vous n’avez cessé de trahir ! (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe FI.)
Séance du 16/01/2022· Texte adopté par l’Assemblée nationale en nouvelle lecture Le Président de la République réussit un deuxième coup : pointer du doigt les non-vaccinés, disant que tout est de leur faute, et faire en sorte que les Français d’en bas se déchirent. Comme à Calais, les gens regardent le statut vaccinal de leurs voisins, se contrôlent les uns les autres, s’accusent mutuellement. Quand on regarde ainsi la société d’en bas, on ne s’occupe plus de celle d’en haut.
Séance du 16/01/2022· Texte adopté par l’Assemblée nationale en nouvelle lecture La désespérance était politique. C’est alors qu’arrive le variant omicron et qu’intervient le génie de Macron. Le Président de la République naturalise le social : le virus est responsable de tout, ce qui dédouane le politique. Or si l’hôpital va mal, c’est en raison de vos choix politiques, c’est le fruit de vos décisions !
Séance du 16/01/2022· Texte adopté par l’Assemblée nationale en nouvelle lecture …de réduire de 1 milliard d’euros les crédits destinés aux hôpitaux dans le budget de la sécurité sociale, et de ne créer aucun poste de réanimateur après avoir promis un grand plan d’investissement dans les hôpitaux. En définitive, ce fut zéro, zéro, zéro !
Séance du 16/01/2022· Texte adopté par l’Assemblée nationale en nouvelle lecture À ce moment-là, le constat était clair : c’était la faute du ministre des solidarités et de la santé et du Président de la République qui, en pleine année d’épidémie de covid-19, avaient décidé de supprimer 5 700 lits,…
Séance du 16/01/2022· Texte adopté par l’Assemblée nationale en nouvelle lecture Il faut le reconnaître : c’est un coup de génie que réussit Emmanuel Macron. (« Ah ! » sur plusieurs bancs du groupe LaREM.) Un coup de génie du cynisme !Que se passait-il à l’automne ? Les hôpitaux craquaient déjà : à Saint-Calais, à Laval, au Bailleul, à La Flèche, à Mamers, à Moissac, partout en France.
Séance du 16/01/2022· Rappel au règlement C’est vous qui persistez !
Séance du 16/01/2022· Motion de rejet préalable Nous serons une minorité ici à vous dire non. Nous sommes peut-être aussi une minorité au-dehors, mais ce sera notre honneur et notre fierté de dire non à ce projet désastreux pour l’avenir ! (Applaudissements sur les bancs des groupes FI et GDR. – Mme Martine Wonner applaudit également. – Exclamations sur plusieurs bancs du groupe LaREM.)
Séance du 16/01/2022· Motion de rejet préalable Vos visages, extérieurement, n’ont pas vieilli, je vous rassure… mais vos âmes ? Qu’avez-vous fait de vos âmes ? (Vives exclamations sur les bancs du groupe LaREM.) Que leur infligez-vous, quand vous avancez depuis un an à coups de mensonges successifs ? (Mêmes mouvements.) « Je l’ai dit, je le répète : la vaccination ne sera pas obligatoire », dixit Macron ; puis, en avril : « Le passe sanitaire ne sera jamais un droit d’accès qui différencie les Français », avant le célèbre « j’ai très envie de les emmerder ». Qu’infligez-vous à vos âmes quand vous instituez avec fierté et cynisme la tromper…
Séance du 16/01/2022· Motion de rejet préalable « Ce matin, les personnes de plus de 65 ans qui n’ont pas reçu leur troisième dose seront désactivées. » Entendant cette phrase à la radio à la mi-décembre, j’ai songé que nous avions plongé, en quelques mois, dans un scénario de science-fiction, dans un univers que même Orwell n’avait pas imaginé : parce que leur statut vaccinal n’est pas à jour – mais, finalement, peu importe le prétexte retenu, qu’il s’agisse de la vaccination ou d’un autre –, leur QR code n’est plus valide et des millions de Français ne peuvent plus accéder aux bistros, aux restaurants, aux bibliothèques, aux cinémas, ou e…
Et pour l’augmentation du tarif des péages au 1er février ?
Avec qui ? Avec M. Macron !
C’est un amendement de bon sens : les sociétés d’autoroute ont bénéficié des concessions pendant assez longtemps ; n’en rajoutons pas. Nos camarades socialistes permettent ainsi de démasquer l’hypocrisie du ministre délégué et de la majorité qui déclarent : « Nous ne prolongerons pas les concessions, ne vous inquiétez pas, elles ont assez duré, il faut simplement attendre leur échéance, en 2034 ou 2084 ». Pourtant, quand nous proposons un amendement en ce sens, M. le ministre délégué se contente de le rejeter d’un « défavorable » ! Ça, c’est un argument ! Chapeau ! J’imagine que votre ministèr…
…n’ont pas été effectués, qu’ils sont inutiles ou que leur coût a été surévalué ne vous paraît-il pas constituer un motif pour rompre celui-ci, ou le renégocier en faveur de l’État et des Français ?Enfin, nos camarades socialistes avaient déposé un amendement visant à relever les taxes sur les sociétés d’autoroute, que vous rejetez au nom de la clause de neutralité fiscale prévue dans le protocole d’accord. Or une brèche existe : je vous répète qu’un recours a été déposé devant le Conseil d’État afin d’annuler cette clause, car M. Macron n’était pas habilité à la signer, n’étant à l’époque ni …