Séance du 22/01/2024· Suspension et reprise de la séance· rapporteur Les amendements apportent une précision utile dans la mesure où différentes parties de l’immeuble peuvent être concernées. Avis favorable, donc, sous réserve de l’adoption de mes sous-amendements qui précisent que, si un arrêté concerne des lots privatifs ou des parties communes, l’expropriation ne vise que les lots privatifs concernés par ledit arrêté. Les parties communes ne peuvent être concernées seules.
Séance du 22/01/2024· Suspension et reprise de la séance· rapporteur Votre proposition revient à inciter les copropriétaires à attendre les travaux d’office ! Ces travaux ne doivent pas entraver une démarche plus globale de sauvegarde des immeubles en cas de désordre remédiable. Il s’agit bien d’éviter que les copropriétaires subissent un désordre qui deviendrait irrémédiable. Arrêtez de semer des embûches !
Séance du 22/01/2024· Suspension et reprise de la séance· rapporteur Votre imagination est débordante pour semer des embûches et rendre les dispositions inopérantes…Évidemment, nous sommes défavorables, d’autant que les durées d’exécution des arrêtés sont généralement prévues par les arrêtés eux-mêmes.
Séance du 22/01/2024· Suspension et reprise de la séance· rapporteur Je m’en remets à la sagesse de l’Assemblée, craignant que cette précision ne soit excessive. Je laisse le Gouvernement nous donner sa position, à laquelle nous nous rallierons.
Séance du 22/01/2024· Suspension et reprise de la séance· rapporteur Il semble qu’il y ait une incompréhension. Le texte dispose que deux arrêtés non exécutés sont nécessaires dans une période de dix ans pour que la procédure puisse être mise en œuvre et votre amendement risque donc d’être contre-productif, par exemple si un deuxième arrêté n’est pris qu’au bout de huit, neuf ou dix ans. Demande de retrait. À défaut, avis défavorable.
Séance du 22/01/2024· Suspension et reprise de la séance· rapporteur Le débat va être récurrent. Vous souhaitez, en amont des difficultés, pouvoir éventuellement procéder à des expropriations afin de bloquer le processus de dégradation. Mais le Conseil d’État nous a alertés : le droit de propriété est constitutionnellement garanti et il faut préserver l’équilibre.C’est l’intérêt des deux arrêtés prévus par le texte. Nous en avons discuté en commission, et adopté un amendement du groupe Socialistes et apparentés visant à préciser que l’expert mandaté doit démontrer le risque de poursuite de la dégradation de l’immeuble du fait des désordres déjà constatés. Ne fr…
Séance du 22/01/2024· Article 3· rapporteur Le texte précise bien qu’on peut exproprier une partie seulement de l’immeuble – nous aurons prochainement l’occasion de revenir sur le sujet. Je ne suis pas d’accord avec vos arguments et je pense qu’au contraire, l’ensemble de ces arrêtés doivent être pris en compte pour pouvoir justifier l’expropriation, dès lors que la double exigence d’avoir fait l’objet de deux arrêtés distincts et d’un rapport démontrant un risque de dégradation semble être un garde-fou suffisant pour éviter des expropriations abusives.Nous faisons les efforts nécessaires pour rester sur cette ligne de crête qui nous pe…
Séance du 22/01/2024· Article 3· rapporteur Je reprends le même argument que tout à l’heure : vous voulez complexifier le système en empêchant la puissance publique d’utiliser les outils dont elle dispose pour mener des opérations qui sauvent le cadre de vie, le patrimoine et les intérêts des habitants. Avis défavorable.
Séance du 22/01/2024· Article 3· rapporteur Mon cher collègue, j’ai le sentiment que vous cherchez à complexifier le système pour le rendre inopérant. Je vous rappelle qu’on peut exproprier une partie seulement d’un immeuble ; dans ce cas, des copropriétaires expropriés conserveraient un morceau de la base foncière, mais pas le reste. Nous avons précisément voté le contraire en commission, donc avis défavorable.
Séance du 22/01/2024· Article 7 bis· rapporteur Votre modestie va trop loin, monsieur Bazin, car votre amendement n’est pas que rédactionnel. Il a son importance. On ne peut pas faire sans les maires, je suis d’accord, d’autant plus que pour des raisons de géographie administrative, il peut arriver que les terrains concernés soient à cheval entre deux communes. J’émettrai donc un avis favorable. Tout cela doit se faire en bonne complicité.
Séance du 22/01/2024· Article 3· rapporteur Favorable.
Séance du 22/01/2024· Article 7 bis· rapporteur Sous réserve de son adoption, j’émettrai un avis favorable sur l’amendement no 172.
Séance du 22/01/2024· Article 7 bis· rapporteur Le décret de 1987 et le sous-amendement de Mme Bonnet ajoutant la notion de « décence » concernent les relations locatives, les locaux mis en location. L’hébergement est encadré lui aussi : l’obligation d’assurer un hébergement décent est prévue par le code de la construction et de l’habitation, à l’article L 521-3-1 sur lequel s’appuient les arrêtés de police. Un décret peut tout à fait compléter les dispositions en vigueur, mais pas en faisant référence au décret de 1987 ni en introduisant la notion de décence : mon sous-amendement vise donc à limiter la rédaction de l’amendement à la seule …
Séance du 22/01/2024· Article 3· rapporteur Il y a aussi des situations administratives très complexes, en particulier dans les cas d’indivisions successorales. Notre collègue Emeline K/Bidi, absente aujourd’hui, aurait pu nous parler de cette situation très courante en outre-mer – sous réserve d’inventaire, je pense que ce n’est pas différent dans l’Hexagone.Le dispositif proposé vient en aide aux copropriétaires qui rencontrent ces difficultés. Croyez-vous vraiment qu’une mairie décidera par pur plaisir de se mettre dans une situation porteuse de contentieux et susceptible d’entraîner des obligations de relogement ?C’est une chose de …
Séance du 22/01/2024· Article 3· rapporteur L’exposé sommaire de l’amendement no 38 affirme : « Les immeubles dégradés, qu’ils soient détenus en copropriété ou en monopropriété, sont la conséquence d’une paupérisation de leurs propriétaires. » Il y a là une ambiguïté, qui témoigne soit d’une méconnaissance, soit d’une envie de cacher la réalité. Bien sûr, il est vrai qu’il y a des propriétaires paupérisés et, dans une logique d’aller vers, nous allons les chercher pour leur apporter des aides, leur permettre de bénéficier de l’initiative gouvernementale, etc.Mais tous les propriétaires ne sont pas dans cette situation. Il existe des pro…
Séance du 22/01/2024· Article 7 bis· rapporteur L’un des enjeux les plus importants des opérations de rénovation lourde et de démolition-reconstruction des immeubles – le fameux recyclage – concerne le relogement des résidents à titre temporaire. La solution trouvée en commission était de les héberger sur des terrains, souvent situés à proximité et destinés à un futur aménagement, attendu parfois depuis très longtemps, ayant fait l’objet d’autorisations de construction temporaire. Nous avions trouvé un équilibre en parlant d’hébergement « d’urgence » mais il nous est apparu plus précis, souple et efficace, à la réflexion, de parler d’héberg…
Séance du 22/01/2024· Article 6· rapporteur …en développant des arguments auxquels j’ai déjà répondu lors de l’examen de l’article 3, c’est qu’il faudrait laisser les maires d’une ville de 10 000 habitants se débrouiller pour traiter un immeuble dégradé, avec l’aide de quelques centaines d’agents communaux dont très peu sont compétents en matière d’urbanisme, sans pouvoir déléguer cette mission à des concessionnaires. C’est absurde. Je suis convaincu que les maires qui se réclament de votre obédience le font.
Séance du 22/01/2024· Article 6· rapporteur Je ne souhaite pas allonger les débats mais je rappellerai tout de même, pour mémoire, que l’article 6 vise à transformer les concessions d’aménagement en simples concessions. Arrêtons de demander aux maires de prévoir un cheminement piéton au milieu de nulle part afin qu’ils puissent se prévaloir de la réalisation d’une opération d’aménagement.Cet outil devrait permettre d’atteindre l’objectif poursuivi, à savoir le traitement des copropriétés dégradées, par exemple les immeubles dégradés au sein des OPA (organisations professionnelles agricoles).Ce que vous nous avez dit,…
Séance du 22/01/2024· Après l’article 5 bis· rapporteur Défavorable.
Séance du 22/01/2024· Après l’article 5 bis· rapporteur Je suis sensible à l’idée qu’il faille professionnaliser l’acte de louer, ainsi que les syndics et les copropriétés. Néanmoins, le texte prévoit de créer un syndic d’intérêt collectif à l’article 5 bis. Le plus important, pour l’heure, me semble d’en assurer le bon fonctionnement dans le cadre juridique défini. Je vous propose d’en rester là et de retirer votre amendement ; à défaut, j’émettrai un avis défavorable.
Séance du 22/01/2024· Article 5 bis· rapporteur Nous souhaitons attribuer un agrément à des syndics d’intérêt collectif pour tenir compte du fait, précisément, que trop souvent, les personnes compétentes manquent – je pense aux administrateurs et aux mandataires judiciaires. L’agrément garantira donc la compétence des professionnels chargés d’intervenir mais également leurs moyens. Ce dispositif me paraît très utile et il me semble justifié de l’étendre aux bailleurs sociaux. C’est en effet moins une charge que nous leur confions que la possibilité d’améliorer leur action. Leur expertise et leur professionnalisme leur permettent d’ailleurs …
Séance du 22/01/2024· Après l’article 1er· rapporteur Il vise à élargir le champ d’intervention de l’association Foncière logement. Cette filiale du groupe Action logement, investie de missions d’intérêt général, chargée des programmes de mixité sociale et elle-même dotée d’une filiale d’intervention contre l’habitat indigne – Digneo – a alerté la commission sur les difficultés rencontrées durant ses opérations, du fait d’une définition légale trop étroite de son périmètre d’intervention. L’amendement propose d’y inclure les Opah, les ORI et les opérations de résorption de l’habitat insalubre (RHI) pour que Foncière logement puisse intervenir dan…
Séance du 22/01/2024· Article 1er· rapporteur Avis défavorable, ou demande de retrait, malgré le soutien que les députés du Rassemblement national expriment à leur collègue. Qu’est-ce qu’une ORI, en réalité ? Une opération au périmètre défini pour sauvegarder des bâtiments avant qu’il ne soit trop tard et faire en sorte que leurs habitants puissent continuer à y vivre. Je ne veux pas ouvrir un débat qui serait forcément trop long, mais solliciter l’avis des architectes des bâtiments de France (ABF) avant de commencer une ORI ne favorisera pas la souplesse. Nous voulons que la coordination de l’action publique se fasse vite et bien ; l’ajo…
Séance du 22/01/2024· Après l’article 3 bis· rapporteur En revanche, je vous rejoins sur le fait que le système actuel est inefficace. C’est pourquoi nous avons déposé un amendement – ne nous cachons pas derrière notre petit doigt, il porte sur le même sujet – visant à autoriser une intervention dans les quatre-vingt-seize heures suivant l’apparition de constructions illicites. Nous ne nous inscrivons pas dans une course contre la montre complètement absurde et dérisoire : nous soutenons qu’il faut éviter l’installation de bidonvilles.
Séance du 22/01/2024· Après l’article 3 bis· rapporteur …et que, ce faisant, ce serait le droit qui s’installerait, c’est méconnaître le terrain, la réalité de ces territoires et leurs contraintes.
Séance du 22/01/2024· Article 1er· rapporteur Demande de retrait ou avis défavorable. Lisez bien l’article 1er tel qu’il est issu de la commission, cher collègue : « Après le mot amélioration, la fin de la première phrase du premier alinéa de l’article L. 313-4 du code de l’urbanisme est ainsi rédigée :, de rénovation, y compris énergétique lorsqu’elle conduit à une amélioration de la performance énergétique du logement […] ». Vous n’êtes pas étranger à cette évolution du texte, me semble-t-il. Le travail effectué en commission satisfait votre souhait alors que la rédaction que vous proposez à présent alourdirait considérablement le dispo…
Séance du 22/01/2024· Après l’article 3 bis· rapporteur Alors que le phénomène commence à se généraliser en Guyane, il survient évidemment aussi à Mayotte dans des proportions inimaginables. Nous sommes d’ailleurs incapables de donner un chiffre exact, mais nous dépassons sans doute les 100 000 clandestins pour une population qui s’élève officiellement à 280 000 habitants.Des garanties sont apportées aux personnes concernées par les démolitions, garanties qui permettent d’assurer un équilibre entre l’atteinte portée aux libertés et la préservation de la sécurité. En effet, l’article 11-1 de la loi du 23 juin 2011 dispose qu’une « proposition de rel…
Séance du 22/01/2024· Après l’article 3 bis· rapporteur Je vous invite à cet égard à contacter la maire de Saint-Laurent-du-Maroni, qui vous expliquera que la différence avec l’Hexagone, cher collègue Bayou, est qu’un village de tôle peut apparaître en moins de quarante-huit heures en Guyane en raison de l’immigration clandestine.
Séance du 22/01/2024· Article 1er· rapporteur Ce projet de loi n’est pas le bon véhicule. Des textes ont été adoptés en matière d’accessibilité : la loi Elan instaure ainsi des quotas en matière de logements adaptés ; à l’époque, les débats avaient été très riches.Aujourd’hui, nous examinons un dispositif qui vise à garantir la sécurité et la salubrité des biens. Votre amendement aurait pour effet de renchérir considérablement les travaux réalisés. Pour ces raisons, j’émets un avis défavorable.
Séance du 22/01/2024· Après l’article 3 bis· rapporteur L’avis de la commission est défavorable et je regrette, sans qu’il s’agisse d’un reproche, que les élus mahorais et guyanais ne soient pas présents ce soir pour s’exprimer sur cette question.